ASSE – FC Nantes (1-1) : la Forez Académie est prévisible

Question : avec des nuls à domicile et des défaites à l’extérieur, dans combien de temps va-t-on se retrouver relégables ?

Le match résumé en 1 phrase : « Deux mi-temps, deux visages »

Alors que je n’attendais rien de ce mâche, j’ai failli être agréablement surpris quand j’ai vu la teneur de la première mi-temps stéphanoise. Las, l’embellie n’aura duré que quarante-cinq minutes, la deuxième période verra les Verts sombrer, Perrin se blesser et Lacroix cartonner. Un dimanche classique quoi.

  

La compo :

Alors que BeIn nous annonce Selnæs en 10, on voit tout de suite que le 4-3-3 est plus que classique. Retour de M’Bengue à gauche mais pas de Pierre-Gabriel à droite, visiblement écarté pour souffler un peu. Au milieu, Pajot est titulaire pour le 458e mâche de suite, Diony est toujours seul en pointe : visiblement, Sablé n’a toujours pas compris ce qui ne fonctionnait pas dans cette équipe.

 

Le mâche :

Incroyable. Je n’avais pas vu un début de mâche aussi réussi depuis au moins 3 mois. Pour une fois, les Verts sont dangereux, combinent plutôt bien et se créent de véritables occasions. La première est à l’actif de Dabo qui fracasse la barre d’une belle demi-volée (11e) avant que la foudre ne tombe sur le Chaudron : Pajot décoche une mine du droit à 25 m qui vient se loger dans la lucarne droite de Tatarusanu (1-0, 38e). Un but extraordinaire dans l’exécution d’un joueur qui avait réussi à ne pas marquer dix minutes avant seul au point de penalty. Sainté rentre aux vestiaires avec cet avantage mérité, Ruffier n’ayant presque pas été inquiété. La deuxième mi-temps est l’inverse de la première : les Verts subissent, font de grosses erreurs de relance et/ou de marquage, pour se faire sanctionner d’un but gag de Sala qui se fait dégager dans la tête par Lacroix (1-1, 61e). Ce bon Suisse rentré cinq minutes avant pour remplacer Perrin, blessé. Sainté est sous l’eau, Selnæs colmate comme il peut les fuites multiples dans la coque stéphanoise, Ruffier réalise 2 arrêts déterminants mais sera bien content de voir la tête plongeante de Ngom, seul aux 6 m, passer au-dessus de sa barre alors qu’il était battu (90e+4)

Encore une fois, on a vu les grosses lacunes de cette équipe. Devant, aucun attaquant n’arrive à avoir une occasion dangereuse, le but et la barre viennent de deux milieux de terrain. Ce 4-3-3 est voué à l’échec en alignant des Pajot, Dabo (oui, oui, j’y reviendrai) ou Bamba. À cela j’y vois 2 raisons :

  • Diony est beaucoup trop seul devant et s’il s’est montré combatif, il n’arrive pas à avoir un ballon potable. On l’a même vu se déporter sur le côté et centrer sauf qu’il ne peut pas être au départ et à la fin de l’action ;
  • Le milieu est une véritable passoire : Pajot et Dabo n’assument aucune tâche défensive, laissant trop souvent Selnæs se démerder. Quant aux solutions de relance, on a bien vu le nombre de fois où Ruffier a dû allonger pour trouver un joueur démarqué.

Je n’ai pas de solution miracle, mais je me dis que, quitte à vouloir faire jouer Diony, autant le mettre dans les meilleures conditions en lui accolant un autre attaquant. Avec le retour de Cabella, on peut même tenter le 4-4-2 losange sous cette forme :

=====Selnæs=====

=Diousse===Hernani=

=====Cabella=====

==Diony==Søderlund==

Oui, je mets le grand Norvégien qui servirait de pivot (rôle que ne sait pas assumer Diony), je fous Bamba sur le banc parce qu’il a trop usé de crédits sans jamais réellement prouver qu’il les méritait vraiment, et Dabo aussi parce que qu’il faut aussi quelqu’un capable de seconder Selnæs dans les tâches défensives. Ce que Diousse peut mieux faire, à mon avis. Hernani jouera relayeur plus offensif et sera une arme intéressante sur coup de pied arrêté ou sur les deuxièmes ballons qui traînent pour allumer une grande chiche (non, parce que Pajot ne mettra pas des lucarnes toutes les semaines). Dimanche prochain, on joue Marseille, on arrive avec un statut de victime annoncé, alors pourquoi ne pas tenter ce coup plutôt que de blinder l’axe avec un avec 3-5-2 complètement bancal comme face à Bordeaux. Mais pour ça, il faudrait peut-être que Sablé arrête de penser comme un milieu défensif à tendance bétonneur…

Quand j’ai vu Pajot décrocher la toile d’araignée à 30 m…

 

Le résumé du mâche :

  

Les notes :

Ruffier (à bout de nerfs, 3/5) :

Chaque gros plan sur son visage est l’illustration du mot « exaspéré ». Un peu comme moi quand je vois Pajot titulaire. Quelques arrêts déterminants, mais il ne m’a pas rassuré sur les balles aériennes en profondeur.

Janko (protéiné, 2/5) :

S’il passait autant de temps à travailler ses centres plutôt qu’à pousser de la fonte, il ne serait jamais venu à Sainté. Au moins, il essaie de proposer des solutions et ça amène du mouvement devant. Défensivement par contre,  il est toujours à la ramasse, plus en retard qu’un train de la SNCF.

Théophile-Catherine (motif de désespoir, 1/5) :

J’ai l’impression que c’est de pire en pire. Aux fraises sur le marquage de Ngom (sur le but et la grosse occasion de fin de match), il a raté tout ce qu’il a voulu faire ou presque. Et pour que ça se remarque quand on joue à côté de Léo Lacroix, c’est qu’il a vraiment fait un sacré match de merde.

Perrin (confirmation, 1/5) :

Il a plutôt contrôlé en première mi-temps, avant de sombrer en deuxième, pas aidé par sa blessure. À peine revenu qu’il squatte de nouveau l’infirmerie, ça commence à sentir plus le sapin que chez Ikea pour la carrière de notre capitaine…

==> remplacé à la 55e par Lacroix (non noté), qui prend un carton, se met quasiment un CSC et donne toujours l’impression de ne pas savoir jouer au football. Un calvaire avec une teinture blonde.

M’Bengue (faute de mieux, 2/5) :

C’est pas génial, mais ça suffit quand on voit ce qu’on a par ailleurs. Correct défensivement, il ne prend pas assez son couloir pour dédoubler même s’il s’est créé une belle occasion en première mi-temps.

Selnæs (au niveau, 3/5) :

Dans un milieu aussi étanche qu’une passoire, Ole a essayé de colmater les brèches et de proposer une solution à la relance. Ça a fonctionné au début, avant qu’il ne passe son temps à essayer de rattraper les conneries de Pajot et Dabo pendant 30 minutes.

Dabo (à quoi tu sers ?, 2/5) :

Certes, il met une belle barre à la 11e minute, mais après… Rien. Il a disparu des débats, défensivement inutile et offensivement quelconque. Beaucoup trop égoïste pour réussir dans une équipe en perdition collectivement, il donne l’impression de ne jouer que pour sa gueule.

Pajot (essepcionnul, 2/5) :

Alors j’ai pensé lui mettre la moyenne au début, parce qu’à but exceptionnel, note exceptionnelle (pour lui). Et puis j’ai revu ses stats : 11 ballons gagnés pour 20 perdus, 50% de passes réussies. Tu te fous de la gueule de qui, Vincent ?

Bamba (ça ne sert à rien d’insister, 1/5) :

La starlette n’a pas marqué, a perdu 23 ballons sans se procurer une occasion, mais pourra se targuer d’avoir gratté une passe décisive. Une passe latérale pourrie qui n’est décisive que parce que Pajot sort un geste hors du commun. Ses agents sont déjà en train de chercher tous les angles de caméras possibles pour l’ajouter sur sa compilation YouTube.

==> remplacé à la 79e par Søderlund (non noté), qui n’est pas un génie du foot, on le sait. Mais rares sont ceux qui peuvent faire la différence sur aussi peu de temps.

Diony (on tente le coup ?, 2/5) :

Je pense que c’est la première fois que je le vois autant courir. C’est encourageant, mais ça reste maigrichon (pas comme lui). Je l’ai évoqué plus haut : il n’arrivera à rien dans ce système, donnons-lui sa chance en 4-4-2.

Monnet-Paquet (va falloir y aller, 1/5) :

Deux occasions, deux ratés : une fois parce qu’il a trop pris son temps, l’autre parce qu’il s’est précipité. C’était son 300e mâche en Ligain dimanche, on a toujours l’impression de voir un débutant.

==> remplacé à la 69e par Cabella (non noté), dont on attendait le retour avec impatience. Mais sans doute trop, malheureusement.

 

La question minitel : la question aime le football anal.

Alors ? On l’avait dit ou pas que ça serait de la merde face aux Canaris ? Et ben, ils ont failli nous faire mentir pendant une mi-temps. Et puis après… Champagne ! Mais qu’est-ce qui a été le plus spectaculaire finalement ?

 

Duel au sommet entre Pajot et Lacroix, et pour une fois, c’est le grand badinguet suisse qui l’emporte. Après le doublé de Pogba, le trophée de la question reste dans les mains d’un autre grand artisan du football anal, et c’est mérité. S’il fait un petit score, au vu des commentaires que j’ai lu, Sablé est loin de faire l’unanimité, et ça peut se comprendre quand on voit le jeu proposé : certes, il a récupéré une équipe en miettes après une raclée historique. Mais pour l’instant, son bilan c’est deux nuls et deux défaites, 4 buts marqués pour 9 encaissés. Plutôt lamentable et inquiétant, surtout que le calendrier jusqu’à la trêve (Marseille, Monaco, Guingamp) n’incite pas à l’optimisme.

  

Roland Gromerdier

  

HorsJeu recrute donc si le cœur vous en dit, lancez-vous ! 

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

2 Comments

  1. Un 4-4-2 ? Et pourquoi pas un 4-2-4 ? A Saint Etienne, on ne sait pas marquer, il faut s’y faire. Autant jouer la déf comme à Montpellier…

    Je l’ai mauvaise contre ton club l’ami, navré, mais c’est encore une histoire de crève-coeur,vos attaquants me font trop de peine sur MPG (Et oui, je me plains encore…)

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