Costa Rica – Panama (0-0) puis Trinidad-et-Tobago (2-1) : la Ticos académie se maintient à flot

Coucou mes amours !

Je vous écris cette petite carte postale depuis la Bosnie-Herzégovine, où j’assiste au congrès annuel de l’Association scientifique internationale de boulologie. On est venus de partout sur le globe pour comparer nos boules en pierre. J’aime bien Sarajevo, en plus en ce moment le temps y est moite et les étudiants sont mignons, ça me rappelle ma jungle. Bref, je n’ai pas beaucoup de temps pour vous parler de mes Ticos d’amour, qui ont quand même joué deux matchs qualificatifs pour la coupe du monde la semaine dernière. Voici en quelques mots ce qu’il faut en retenir, c’est-à-dire de toute façon pas grand chose.

Boule bosnienne (et deux jeunes stagiaires du congrès, avec qui nous avons sympathisé).

Costa Rica – Panama : 0-0

Que la rédaction me pardonne, je ne mets pas les jolies compositions préparées par la fédération : elles sont très belles, mais inexactes. Faisons moche, mais rigoureux, en bons scientifiques :

Keylorgasme

Waston – Acosta – Gonzalez (exclu, 53e)

Gamboa – Ruiz – Borges – Azofeifa (Guzman, 69e) – Bolaños (Campbell, 45e) – Oviedo

Venegas (Ureña, 88e).

Ah, je vous avais prévenu que c’était laid, hein. Mais notre 541 habituel est bien de sortie, que nous pouvons aussi appeler 361 en fonction du placement des latéraux. Dans tous les cas, avec un tel schéma, une animation pusillanime et un résultat en rapport, notre sélectionneur Oscar Ramirez est pour le moins contesté (mais il reste malgré tout plus beau que le vôtre).

En lui même, le match ne vaut pas grand chose, excepté ce tir lointain d’Oviedo sur la barre. Le reste du temps, Panaméens et Costariciens passent leur temps à se taper dessus. Plus exactement, nos adversaires pourrissent sciemment le match, et nous tombons volontiers dans le panneau (mention spéciale à Giancarlo Gonzalez, expulsé pour mieux savoir boxer que son adversaire). En infériorité numérique, la seconde mi-temps est un sommet d’ennui, rythmé par quelques escarmouches dans les dernières minutes.

Le résumé (d’un site panaméen, nous ne sommes pas sectaires) :

 

Costa Rica – Trinité-et-Tobago : 2-1

Interdiction absolue de perdre ce  second match à domicile, contre le concurrent le plus faible du groupe qui plus est. Du coup, El Machillo se sent pousser un accès de Bielsisme et propose ceci :

Keylorgasme

Waston (Umana, 22e) – Acosta – Calvo

Gamboa – Borges Oviedo

Campbell – Ruiz – Venegas (Guzman, 60e)

Ureña (Wallace, 82e)

 Après 45 secondes, Francisco Calvo ouvre le score sur corner.  Malgré ce bon départ, les Trinidadistes Trinitobingiens  pouilleux d’en face ont bien des occasions d’éprouver les talents de Keylor Navas et, par la même, la sensibilité de mes muqueuses. Hélas, après une résistance très érotique à mon goût, Kaylorgasme rend les armes de manière assez navrante, peu aidé par la défense. C’est alors que Bryan Ruiz se met en tête de rappeler à tout le monde ce qu’est le football  : d’un dribble savoureux suivi de sa spécialité d’extérieur du pied enrobé de soie, il intime l’ordre aux Antillais de ne pas chercher à se prendre pour d’autres. La deuxième n’ajoute pas grand chose au tableau (si ce n’est une faute d’Umaña en pleine surface, superbement ignorée) : les grandes envolées footballistiques sont encore loin, la Russie un peu moins désormais.

Le résumé :

 

Les notes :

Keylor Navas (3/5 et 4/5) : Spectateur au premier match,  stimulateur cyprinique au second (à l’exception de ce petit raté sur le but encaissé). A part ça, je n’ai guère apprécié le mot d’excuse du Real pour le dispenser de la prochaine Copa de Oro  : « je vous prie d’excuser l’absence de Keylorgasme pour cause de football moderne », c’est un motif un peu condescendant.

Boule à zéro (quand je serai présidente, ce sera la coiffure nationale costaricienne).

Kendall Waston (3/5 et NN) : Brute épaisse essentielle à notre défense bien mièvre : attention, certains arbitres pourraient finir par se montrer moins conciliants quand sa tonicité s’exprime en pleine surface. Rapidement sorti sur blessure au second match.

Johnny Acosta (3/5 et 2/5) : Correct la plupart du temps, avec la réserve que ce « correct » semble constituer son niveau maximal. De là le risque d’accident, par exemple cette perte de balle aboutissant à l’égalisation de Trinidad.

Giancarlo Gonzalez (0/5 et susp.) : Le Palermitain, futur Bolognais dit-on, a tenu à faire profiter tout le monde de son expérience du haut niveau européen en montrant aux novices ce qu’il ne faut surtout pas faire. Ainsi s’énerver des provocations adverses, finir par frapper un joueur de l’autre camp et faire jouer son équipe à dix pendant toute une mi-temps.

Francisco Calvo (abs. et 3/5) : Correct, comme son camarade Acosta, si ce n’est que son accident à lui a plutôt consisté en un but marqué sur corner. Personnellement, je préfère.

Michael Umaña (abs. et 2/5) : Etre amené à tirer par le maillot Cristiano Ronaldo en pleine surface, cela peut se comprendre pour n’importe quel défenseur au monde. En être réduit à cet expédient face à l’avant-centre de Trinidad, c’est beaucoup moins flatteur.

Boule à zéro (bis) (ajoutez-y tous les sous-entendus que vous voulez, je m’en moque).

Bryan Oviedo (3/5 et 3/5) : Comme le précédent, même s’il faut être bien déprimé pour voir une renaissance dans un transfert à Sunderland. Bref, une belle activité sur son aile malgré quelques moments défensifs très douteux.

Randall Azofeifa (2/5 et abs.) : Un nom et un physique qui nourrissent le fantasme d’être par lui brutalement prise dans une arrière-salle de saloon. Je suis d’autant plus attristée de son match de notaire.

Celso Borges (3/5 et 3/5) : 100e match en sélection pour le discret métronome de l’équipe. Cet homme est beau, cet homme est sage, cet homme est intelligent. il est plus discret que mon Keylorgasme et mon Bryan Ruiz d’amour, mais je l’aime presque autant que mes chouchous. Mon cœur est suffisamment grand, de toute façon.

Christian Bolaños (2/5 et abs.) : Peu en vue, l’homme au bandeau peu bandant se blesse et sort dès la mi-temps du premier match. Il y aura des jours meilleurs.

Bryan Ruiz (3/5 et 4/5) : Distille ses fulgurances avec parcimonie, mais du moment que je finis la soirée avec l’index et le majeurs fripés, c’est qu’il a fait un bon match.

Boule câline (vraiment, je les aime bien, ces stagiaires ; il faudra que je leur propose de participer à l’une de mes vidéos de vulgarisation scientifique).

Johan Venegas (1/5 et 3/5) : Mis à la pointe de l’attaque comme un enfant au piquet et se comporte comme tel (pas comme un enfant ; comme un piquet). Meilleur ensuite à son poste préférentiel.

Joel Campbell (2/5 et 4/5) : Frustré de temps de jeu au Sporting, il entre sur le terrain comme un repris de justice entre au bordel : avec envie mais sans délicatesse ni encore moins de précision. Plus apaisé et utile ensuite, malgré des choix de jeu toujours discutables.

Marco Ureña (NN et 2/5) : Gardé au chaud sur le banc pendant 88 minutes contre le Panama. Il s’est empressé dès le match suivant de ne pas donner tort au sélectionneur, en ratant de multiples gestes.

David Guzman (NN et 3/5) : Milieu défensif remplaçant parfait dans son rôle de sang frais pour entraîneur anxieux.

Rodney Wallace (abs. et NN) : Huit minutes de jeu, histoire d’être revenu au pays pour autre chose que la rondeur de ses boules.

 

Le classement :

Hormis le malencontreux point engrangé par les Etats-Unis au Mexique (ceux-ci étant de toute façon intouchables), les résultats de nos concurrents nous servent plutôt. Si les deux étapes suivantes (Etats-Unis à l’extérieur, Mexique à domicile) nous permettent d’encaisser deux ou trois points, la Russie sera toute proche. Dans le cas contraire, il nous restera les deux rencontres contre les rivaux centre-américains. Ce n’est pas que notre jeu respire l’optimisme, mais pour nous qualifier ce devrait être suffisant. En attendant, place maintenant à la compétition immédiate, cette Copa de Oro qui débute le 7 juillet aux Etats-Unis.

Pardonnez-moi de ne pas pouvoir rester plus longtemps avec vous, il faut que je m’absente car j’ai encore beaucoup de travailahaharrrrhglaf.

 

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Kimberly Gutiérrez Yigüirro

2 Comments

  1. ?
    Une bien belle akad encore une fois. Tellement bien retranscrit que je sent bien l’odeur de vagin pas frais que cette article transpire. Le bouseux que je suis adore quand ça odore.

  2. Entre passes 2 mètres dans le dos et parpaings dans les tribunes, cette acad donne envie de s’abonner en Ligue 2 domino’s

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