Hoffenheim – Liverpool (1-2) : la Reds academy livre ses notes

Est-ce un beau hold-up réalisé par Liverpool ? Certainement. Mais on ne va pas se plaindre de s’en être sortis alors qu’on jouait à 9.

Imagine un peu le tableau. Ce soir, c’est le grand soir. Tu retrouves celle que tu convoites depuis plusieurs mois. Deux soirées sinon rien. Il va falloir sortir le grand jeu sinon, c’est sûr : ciao bye bye. Cela fait bien trop longtemps que tu souhaites l’avoir et là, elle s’offre à toi. Ou plutôt, elle te laisse une chance de s’offrir à toi. À toi, donc, d’en profiter, pleinement ou non. Tu transpires, c’est un moment important : tu joues ta crédibilité. Aux yeux de tous. C’est ton honneur qui est en jeu, MERDE ! Alors, qu’est-ce que tu vas faire ? Hein ? Sortir le grand jeu, non ?

 

Hé bien pas Liverpool. Opposé à Hoffenheim, Klopp décide d’aligner la même composition que celle face à Watford. Cela dit, dans un sens, Liverpool ne peut guère afficher mieux. Mais après tout, pourquoi s’inquiéter ? Hoffe n’est que l’équipe la plus à l’aise sur corner avec le Bayern. Et, tout le monde le sait, les corners sont le petit talon d’Achille de cet ogre défensif qu’est Liverpool. Mais, je vous le rappelle, les hommes de Jürgen ont collé une branlée aux Munichois. Donc, si on réfléchit bien, pas la peine de s’inquiéter. CQFD.

 

Il manque quelqu’un. Mais qui ?

Évidemment qu’on ne connaît aucun de ces types.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le papier, Liverpool est en règle en alignant son quota de Cotorep sur le pré en les personnes de Lovren et Moreno. Après tout, pourquoi jouer à 11 quand on affronte une équipe motivée par le premier match de son histoire en coupe d’Europe, entraînée par un puceau génial et dans un stade tout acquis à sa cause ? Galvanisés par l’enjeu, les hommes d’Hoffenheim ont produit un football soyeux avec des sorties propre comme le cul d’un nouveau né qui nous ont fait pâlir d’envie. Liverpool, pour l’occasion, n’a pas pressé autant que de coutume. « Stratégie » diront certains alors que tout le monde sait pourquoi : notre milieu est naze et notre arrière-garde est aussi efficace que le porte-avions Charles de Gaulle donc on va pas jouer avec le feu à presser haut et s’exposer.

 

Forcément, cette dernière s’est vite retrouvée à transpirer et dépassée. Lovren en est le parfait exemple. Sur le cul, cet idiot laisse traîner sa jambe gauche et offre généreusement un penalty aux locaux (11’). Fort heureusement, la frappe de Kramaric est toute pétée et Mignolet est à la parade. Premier exploit de la soirée pour le Belge. Les Reds ont tout de même du répondant, notamment par l’intermédiaire de Salah (14’) et de Mané. Ce dernier, tout feu tout flamme, obtient un coup-franc plein axe. Qui s’en chargera ? Celui qui ne veut pas prolonger son contrat ? Celui dont on n’a même pas fait attention qu’il était sur le terrain ? Aucun de ceux-là. Trent Alexander-Arnold s’en charge, au culot, et ouvre son compteur but de la plus belle des façons (35’). Alors que Clyne, posé dans son fauteuil, transpire du fion sévère (« Mais quel club pourra m’offrir autant que Liverpool si je dois me barrer ? C’est que ça ne court pas les rues des pigeons de cet acabit ! »), TAA, lui, enflamme la pelouse. Une double occasion plus tard pour Hoffenheim (42’), la première mi-temps prend fin sur une tête de Lovren qui ne passe pas loin du cadre. Oui, vous avez bien lu : on peut être dangereux sur corner.

Qui c’est qui va bientôt être remplacé par un ballon ?

Le deuxième acte est quant à lui plus fou fou où, concrètement, chaque contre-attaque peut faire but. L’occasion pour Liverpool, qui réussit quand même l’exploit de battre une équipe invaincue à domicile la saison dernière, de se chier dessus encore plus que d’habitude. Noyés comme un Ricard servi par un manchot, les Reds se réveillent, le but de Gnabry annulé pour hors-jeu les aidant peut-être. Après plusieurs occasions franches de Salah (69’) ou en encore Lovren (70’), plus efficace en attaque qu’en défense, Milner fait le break. Sur un centre pour l’Egyptien (pas la peine de préciser pour qui il joue puisque c’est le seul mec de ce pays à jouer pro), le cuir est contré par Nordtveit dans ses propres cages. L’opération était jusque là bien remplie, mais Liverpool reste Liverpool et a bien gentiment offert un but à Hoffenheim et de bonnes sueurs à ses supporters.

Image rare de Moreno réussissant une action.

Qu’importe, finalement. Les Reds évolueront à Anfield pour le match retour avec sérénité. Une sérénité que l’on doit entre autre à Alexander-Arnold, tout simplement en feu. Disponible devant et solide derrière, il a éblouit tout le monde. Même Clyne, sur son canapé, a pris une leçon de football. Mention spéciale aussi à Mignolet qui a bien compris qu’il ne pouvait pas compter sur sa défense cette saison. Malgré ses lettres de menace envoyées à Klopp pour virer Moreno et Lovren, ces deux gaillards ne sont pas prêts de partir. La saison va être longue les enfants.

 

Steve Macadam

 

Les notes.

 

Mignolet (5/5) : je suis le premier à toujours lui jeter la pierre mais force est de constater que, mardi soir, Simon a pris ses responsabilités et a été très, très costaud. Qui a dit qu’on avait besoin de recruter des défenseurs ?

 

Alexander-Arnold (4/5) : le petit puceau a livré un match exceptionnel qui lui vaudra d’être sélectionné avec les Three Lions sous peu et d’en revenir blessé. Same old story. On lui tapera sur les doigts pour le but encaissé : premier à lever le bras pour signaler un hors-jeu mais dernier pour défendre.

 

Lovren (1/5) : synonyme de « nul ».

 

Matip (3/5) : match solide du garçon, qui a semblé être le seul Liverpuldien à être efficace sur les centres / corners d’Hoffenheim. Je propose qu’on le clone.

 

Moreno (1/5) : synonyme de « naze ».

 

Henderson (2/5) : Hendo n’a peut-être joué que deux matches depuis sa blessure mais qu’il est loin de son niveau. Pas serein ballon aux pieds, pas d’une grande aide pour ses défenseurs… Un capitaine bien pâle mais qui ne peut que mieux faire.

 

Can (4/5) : l’Allemand n’a pas ménagé ses efforts. Qu’il en fasse de même maintenant avec son contrat NOM D’UNE PIPE.

 

Wilnajdium (4/5) : discret, mais efficace. Bien sûr qu’on souhaiterait le voir plus haut. Mais le laisser aussi libre signifierait qu’il abandonne sa défense. Souhaite-t-on vraiment voir ce carnage ?

 

Mané (5/5) : Grand, grand match du petit bonhomme. Percutant, tranchant, il a toutes les qualités pour nous faire oublier le départ d’un Brésilien qui s’approche.

 

Firmino (3/5) : altruiste, notre numéro 9 a malheureusement manqué la balle du break en début de seconde période. Il va falloir commencer à l’aimer puisqu’il va bientôt devenir le dernier Brésiliens de l’équipe.

 

Salah (4/5) : l’Égyptien a livré un match très convaincant. On regrettera quand même ses quelques occasions manquées.

 

La Reds Academy ne marche pas seule, on a plein de copains au sein de la French Branch.

Steve Macadam

Cousin sans classe de l'élégant Steve McManaman, je cherche le glorieux passé de Liverpool au fond des pintes vides qui s'accumulent au fur et à mesure des matchs. Apprends actuellement l'Allemand grâce à GoogleTrad' pour les beaux yeux de Klopp (mais si, derrière ses lunettes. Regarde bien.).

2 Comments

  1. Tout le monde est si dur avec Clynounet ! Moi aussi, mais pour d’autres raisons…

    Bon, la qualif’ en poche, il serait temps de se payer des défenseurs. Ca fait que 5 ans qu’on en a besoin. On est pas foutus de boucler un seul défenseur top niveau. On dirait le Barça (sauf qu’un Piqué aveugle manchot vaut mieux qu’un Lovren tu l’auras).

  2. Ces derniers jours de mercato nous ont prouvé que tout est possible. Lovren et Moreno vont partir et VVD va numériquement les remplacer. Easy le garçon.

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