I Sanguinari étaient à Amiens

L’AC Ajaccio ne s’était pas déplacé à Amiens depuis la fin de l’année 2008. Une éternité. De nombreux membres d’I Sanguinari n’avaient donc jamais eu l’honneur de se déplacer au stade de la Licorne. C’est désormais chose faite. Et des souvenirs, on en gardera.


Il est 18h15 quand la 106 sort de l’autoroute à Amiens. À bord, Perfettu et Vince Per Noi. Juste le temps d’aller faire un tour en ville pour voir que les Amiénoises ont des gros culs et que les maisons ressemblent vachement à celles de Lens et c’est direction le stade.


On est vite mis dans l’ambiance d’alcoolémie collective de la Picardie quand on va à la rencontre du premier stadier trouvé pour lui demander la route du parcage. Il se retourne vers son talkie-walkie et appelle collègue :

“Oui, ici Whisky, j’ai deux supporteurs ajacciens pour toi, je te les envoie.”

L’accès au parcage visiteurs du stade de la Licorne se fait par un petit chemin ombragé mal entretenu le long d’une tribune latérale. La tranquilité. Le chef de secteur qui s’occupe de nous commence alors à nous taper la causette.

Premier sujet de conversation : le stade qui est en pleine rénovation. Extraits :

“ – Le stade est en travaux, là. Ceux qui l’ont construit ont fait du vrai travail d’arabe. (Se tourne vers son stadier) Tu viens d’où toi déjà ?

– De Marrakech.

– Ah. »

Une fois le malaise passé, direction la buvette. Pour une autre anecdote du chef de secteur.

“Avant, on avait des buvettes Sensas, mais maintenant on fait appel à des indépendants. Un jour, à l’époque de Sensas, on a déballé des sandwichs et ils étaient périmés. C’est ce qui a fait déborder la goutte d’eau (sic)”.

Trêve de moquerie, l’accueil à Amiens a été parfait et les stadiers sont sans doute les plus gentils, aimables et compréhensifs de Ligue 2. Et la buvette alors ?


Peut-être dans le top 3 de mon guide Michelin des meilleures buvettes de Ligue 2, derrière celle de Laval. Le point faible ? L’absence de boisson. Le point fort ? Les frites et le petit encart special dans le cornet pour le ketchup.

Mention spéciale pour le patron, qui regardait sa femme prendre les commandes et son employé black faire tout le sale boulot. La macagna de la soirée reviendra à un client, en s’adressant au patron du stand de bouffe : “Salut Roger, alors toujours la frite ?”. Qu’est-ce qu’on se marre.

Après la dégustation et la mise en place de la bâche, le match pouvait commencer. Mais alors qu’on se dirigeait vers 4 membres d’I Sanguinari dans le parcage, voici que deux autres mecs arrivent. La discussion est vite entamée : “En fait nous, on est deux Ultras du RC Lens, et on vient voir les matchs ici en parcage parce qu’on déteste Amiens. Par exemple, on était déjà là quand le Gazelec est venu jouer ici.” C’est la première fois qu’on voyait ça. Et au moins, ça nous a fait une attraction (surtout qu’ils étaient bien sympas).


Le match se joue, on se met à chanter et Moussa Maazou marque un putain de but. Deux minutes plus tard, il se présente face au gardien adverse mais rate son face à face. Le tournant du match. On semble tenir le choc mais le coup de grâce est amené par le chat noir Manufrankin. À la 67e minute, il lance un “Il faut qu’on tienne jusqu’à la 80e minute et ce sera bon, sinon on va prendre la marée.” Trente secondes après, Junior Tallo égalise. Trois minutes plus tard, Amiens double la mise. On est déçu, les Lensois avec nous encore plus. Mais on aura au moins vibré quelques minutes. À la fin du match, Abergel, Sainati, Nouri, Cabit et la plupart des joueurs acéistes viennent nous saluer. Il est temps de débâcher, de se saluer et de rentrer. Avec l’espoir de revenir la saison prochaine. Pour l’instant, nous nous tournons vers notre prochain et dernier déplacement : à Nîmes le 12 mai. A dopu.


Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

3 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *