Irlande – Pays-Bas (1-1), la Connemara Académie livre ses notes

Horsjeu.net vous sait malheureux de toutes ces disparitions : Ligue 1, Ligue 2, Premier League, Liga, Eredivisie, Jupiler Pro League, la plupart de vos académiciens préférés sont partis claquer leurs misérables paies pour garnir les plages du Touquet et les bordels lettons. C’est pour cela que la direction a sollicité ses antennes dans les quatre coins de l’Europe pour vous faire vibrer tout au long de ce truculent Euro. Voici le premier, Patrick Deals qui vous parlera le plus longtemps possible de l’Irlande (la vraie, ne le fâchez pas).

Je me souviens de la France. Je la connais très bien. J’y ai vécu quelques temps pendant mes années d’étudiant en apprentissage des arts de la cuisine. C’était au beau milieu des années quatre-vingt. Ah vraiment c’était les meilleures années de ma vie. Mais nous y reviendront probablement. Pour mes frères Irlandais vous avez probablement besoin que je vous parle un peu de la France.
La France c’est une île, situé à l’est de la Bretagne. C’est un pays majoritairement peuplé de médiocres embourgeoisés où il fait mauvais vivre. Cette France est jalouse de notre belle Irlande et c’est d’ailleurs pour cela qu’ils nous avaient salement volé notre qualification pour la coupe du monde de 2010, sur un honteux complot. Mais ce pays sait tout de même organiser de grands moments d’émotions. Que ce soit la coupe du monde 1998 ou des déportations pendant la seconde guerre, on ne s’ennuie définitivement pas par ici.
C’est pour ça que j’ai fait le choix de revenir vivre la compétition de l’Euro ici, sur les traces de mes jeunes années en Alsace, trente ans après les faits qui m’avaient presque envoyés devant la justice voire la prison. Mais heureusement, un quiproquo m’avait mis hors de danger puisque les enquêteurs s’en étaient pris à un homonyme. Une chance pour moi, puisque trente ans après les faits, la prescription me permet de vivre sans crainte parmi vous. Et puis entre nous, les mômes là ils l’avaient bien cherché.

Alors voici The boys in Green débarquer en France pour l’Euro, le troisième de leur histoire. Dans un groupe assez relevé (Belgique, Italie, Suède), l’Irlande ne pourra pas faire pire qu’en 2012 avec trois défaites et zéro but marqué. Surtout qu’elle détient dans son staff ce supplément d’âme, ce souffle chaud dans la nuque, ce taquet dans les burnes, cette haine viscérale pour le premier Patrick Vieira venu :

ROY MAURICE KEANE.

Backup de Martin O’Neill, le coach Nord-Irlandais de la sélection Irlandaise. Et vendredi dernier elle accueillait ces gros ratés de Néerlandais pour un exhibition de gala avant les hostilités de juin.

Comhdhéanamh

Randolph –  Coleman, Duffy, O’Shea, Brady – McGoldrick, Whelan, Arter, Walter, Quinn, Long.

Pour ce match de préparation O’neil jongle avec de vraisemblables titulaires pour l’Euro et match de la dernière chance pour d’autres. Toujours est-il que ça reste une belle composition.

An cluiche

Le match débute sur de formidables élans d’amour et de générosité puisque rapidement Harry Arter pose son gros tacle pour faire faire un soleil à Strootman. Vous n’avez peut-être pas l’habitude, mais en Irlande ceci est un fait de jeu notable. Je bois ma pinte cul sec à chaque fois qu’un adversaire s’écrase sa petite trogne contre le sol à la suite d’un viril tackle de John O’Shea ou autre. Non je déconne. Je bois toute mes pintes cul sec.
Le début de match est un peu chaotique côté Irlandais. Si la sélection à la réputation d’adorer les longs ballons vers l’avant, elle est également capable de développer un jeu correct au sol. Et là c’est la cata dans le premier quart d’heure. Souvent occupés à défendre et à bien occuper les espaces, ils ne prennent pas le temps d’anticiper leurs récupérations et le choix qui va suivre. La plupart ne voient pas de solution balle au pied. Ça se résume donc souvent par une passe en retrait (au mieux), un long ballon vers l’avant (sinon) ou une prise de décision tardive qui précèdent une perte de balle (touche, récupération de l’adversaire ou grelotte ça picote)

À la 19e minute Harry Arter Better Faster Stronger parvient à frapper au but suite un bon mouvement initié par Glenn Whelan. C’est la première frappe de l’Irlande, elle contrée mais cadrée.

On continue dans la distribution de politesse, cette fois c’est Shane Long qui se fait salement entailler le genoux, mais qui revient fièrement sur la pelouse. C’est ce moment que choisissent les Irlandais pour reprendre des couleurs. Ils parviennent soudainement à mieux utiliser le ballon, avec un peu moins de panique dans les genoux et plus d’idées dans les tête. Ce qui commence à sérieusement ébranler une faiblarde une équipe hollandaise.
Et à la 30e les efforts sont enfin récompensés. Corner de Robbie Brady, John O’shea déboule de nulle part comme un poney en furie et colle une tête que Janssen repousse de la main comme une vulgaire salope de Thierry Henry. Mais Shane Long traînait dans le coin et rétablit l’équilibre sur terre en poussant la balle au font. IRL 1-0 NED.

Le John, ça pédale pas super super vite là-haut. Alors que Long fête son but, O’Shea en est toujours à réclamer la main.

À la 40e Arter s’illustre en posant un nouveau bon gros tacle qui lui vaut un carton jaune. Là c’est un shot de whisky cul sec pour moi. Et pas un Écossais.
Juste avant la pause, les Pays-Bas tentent de réagir par l’intermédiaire de Bazoher mais sa frappe en rupture termine largement au-dessus.

Et après la pause, la domination irlandaise reprend un bref instant. Notamment sur coup de pied arrêté où Brady excelle dans l’art de les taper. Et ses coéquipiers ne sont pas maladroits pour les réceptionner. Duffy par exemple, qui reprend de la tête à destination de Walter mais le portier adverse s’empare de la molle reprise du joueur de Stoke.
Mais ça va être surtout le moment pour les Pays-Bas de refaire voir à quel point ils auraient tellement plus mérité d’être à l’Euro que nous. Long centre Néerlandais, reprise de la tête de Janssen, le Thierry Henry noir, qui souhaitait remettre dans le paquet mais c’était sans compter sur Randolph, qui repousse d’une habile claquette.
L’Irlande survit toujours, mais surtout sur coups de pied arrêtés. Brady trouve une nouvelle fois Duffy (agent spécial Duffy) qui décroise trop sa tête. Randolph ne pourra tout arrêter et dans les cinq dernières minutes, il est même coupable d’une sortie peu fortuite, au moins autant que son DC. Et sur cette erreur de jugement, le vil De jong égalise de la tête.
On va mettre ça sur le dos des multiples changements qui ont pas mal fragilisé l’ossature des gars.
C’est pas le plus beau football que vous verrez pendant l’Euro, ça se branle peu le cerveau et ça joue direct. Mais ça joue au football comme des hommes, avec le coeur et les burnes. Et ce soir ça a épluché de l’orange sur les quatre coin du terrain. Même en amical, l’Irlande ça tabasse des chevilles sans trop avoir à forcer sur le naturel. L’héritage du Roy à coup sûr.
13 milieux de terrain sélectionné dans cette liste élargie. Ça témoigne un peu du chantier encore en route de Martin O’Neil. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on peut trouver mieux que les hommes qui ont débuté au milieu ce soir. McCarty par exemple.

Na nótaí

Randolph (3/5) : En fin de match il a eu plus de travail à faire. Et s’il a fait preuve d’une bonne autorité dans les airs, il a surtout fait une erreur de jugement sur l’égalisation, c’est dommage. C’est lui qui tient tout de même la corde pour le rôle de numéro 1.

Brady (4/5) : Arrière gauche qui peut évoluer aussi milieu. Bonne patte, bonnes aptitudes défensives, un très bon élément de notre sélection. Grosse qualité sur coups de pied arrêtés.

O’Shea (3/5) : Le captain avait fier allure. Il a été infranchissable. Après avoir été la risée de Manchester United il y a quelques années le voilà désormais en vieux briscard imprenable. Et maintenant c’est qui la risée de qui Manchester United ? HEIN ? RÉPONDEZ. On l’a vu votre Mempet Depisse ce soir. On a bien rigolé. Lui et ses copains ils ont tous terminé dans le ventre de John.

Duffy (2/5) :

Doofy veut bien faire pour rendre service à sa communauté mais y’a ce satané chromosome en trop qui lui fait faire que des bêtises. Comme par exemple chier dans son froc et oublier de marquer un joueur. Là c’est pas trop gênant face à une nation aussi ridicule que les Pays-Bas mais ça pardonnera pas dans une demi-finale d’Euro face à l’Angleterre. Quoi ?

Coleman (3/5) : Il apporte un astucieux soutient offensif dans son couloir. Il trouve la bonne idée pour éliminer et possède une assez bonne qualité de centre. De plus il défend assez bien, ce qui fait de lui un homme fort de sa sélection.

Whelan (2/5) : Faible techniquement même si lui aussi aime assez bien coller des gnons.

McGoldrick (2/5) : Ça va être compliqué de rester dans les 23 à ce rythme là.

Arter (4/5) : L’homme du match c’est lui. Le maître à jouer de l’Irlande c’est lui. Classieux, agressif avec une bonne vista. Les idées de jeu venaient de lui.

Quinn (2/5) : C’était trop léger. Il y a de l’envie, de la générosité mais c’était trop brouillon balle au pied. Et en plus il est roux.

Walters (3/5) : Texas Ranger. C’est sûr que si on l’envoyait au Texas il se fondrait dans la masse et casserait facilement des gueules comme le premier Chuck Norris venus. Il a beau avoir l’air d’avoir 49 ans avec ses cheveux tout gris et sa tête de mec bourré huit jours sur sept, le Jon il court partout et tout le temps. Bon par contre pour pratiquer décemment le football c’est une autre paire de manche.

Long (4/5) : Shane il l’avait bien longue ce soir.

Ionadaigh

McClean a fait une bonne entrée sur le front d’attaque.  Je suis pratiquement sûr que Hendrik, Gibson, Hoolahan et O’Kane sont entrés également et je suis pratiquement sûr de savoir à quel poste.

Vous me trouverez pas sur vos réseaux sociaux de mes deux. Facebook, Twitter, Myspace c’est des trucs d’homosexuels et de pédés. Très peu pour moi. En revanche je traîne régulièrement sur chatroulette. J’aime beaucoup les félins.

Patrick Deals

Patrick Deals

Boy in Green. On est peut être des consanguins mais nous on couche pas avec nos animaux de compagnie comme ces abrutis de nord-irlandais.

7 Comments

  1. Bon c’est quoi la vraie Irelande, parce que nous on sait pas. Alors si c’est l’Eire, pourquoi tu le dis pas, et si c’est ces gros pédés du Nord, faut préciser.
    Je note que vous avez une équipe en bois qui joue comme la Grèce en 2004. C’est l’idée ?

  2. Votre mission c’est quand même d’éliminer les Italiens avant qu’ils puissent faire chier en 2e phase

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