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Italie-Uruguay (2-2): La Baci A Tutti Accademia livre ses notes

Lundi 1 juillet 2013

 

 

Quand je sortis de la messe hier matin, je décidai d’offrir un ristretto au Père Fidi, le prêtre de ma paroisse. Je fus agréablement surpris de constater que l’ecclésiastique touchait sa bille en ballon rond, et nous entamâmes une discussion qui nous mena jusqu’au déjeuner, que nous prîmes ensemble dans la petite trattoria qui faisait l’angle de la Via Ferrantini et de la Via de Nissa.

« Mario, me disait-il, cette Coupe des Confédérations m’a empli d’une joie spirituelle qui s’approcherait presque du péché véniel, que les Apôtres et leur maître tout puissant me pardonnent ».

Je lui déclarai sur le champ qu’il avait mon pardon bienveillant, ce à quoi il me répondit d’un regard effrayé tout en se signant frénétiquement. Cette petite merde de pédéraste enfantin commençait à me chauffer les écoutilles, aussi je décidai de lui donner congé sans préavis et quittai la trattoria avant même d’avoir goûté le délicieux tiramisu du patron, laissant le soin au bouffeur de cierges de régler la nota.

Cette anecdote ose avoir un double emploi : vous divertir (ou vous emmerder, rayez la mention inutile) et me permettre de rebondir sur la phrase du Père Fidi. Cette compétition aura eu le mérite de rassurer sur l’état de santé de la Squadra avec des matches contre des équipes d’un niveau plus élevé que celles composant le groupe de qualifications pour le mondial. Le match solide contre le Mexique et la prestation de haute qualité réalisée contre l’Espagne en demie-finale a achevé de me convaincre que mes Azzurri comptent parmi les meilleures équipes du monde. Je n’en dirai pas plus. Je suis concis, conscient que si le con scie, on lui confie qu’on le conchie. Merci.

Oh et puis si, je rajoute un truc, comme François qui aurait oublié de préciser que c’était le Président de la France qui venait de parler, car nombreux sont les cas où les journalistes se demandaient en salle de presse qui était ce petit binoclard empaqueté comme un salami qui venait de leur dire de la merde sur la situation économique de la zone euro. Voilà le truc : l’Italie se classe troisième de cette coupe, derrière les travelos et les trans(fusés).

Comme quoi, on peut jouer pour du beurre et en avoir pour son argent, tout en tâtant le cul de la crémière. Du fait de l’absence quasi-totale de pression du résultat, ce match s’est bien emballé, paquet cadeau de ma fin d’après-midi passée dans l’aise et la glaise. Match décousu, mais cousu d’une main experte, celle de Gigi, le brodeur majestueux, qui après quelques accrocs, finit la pièce en apothéose. Entre temps, deux artistes ont fait dans la dentelle en retirant les toiles éparpillées dans les coins des deux buts, et l’on arriva à une deuxième prolongation du plaisir pour mes compatriotes, à une deuxième séance de loterie même. Mais la roue tourne, disait la crouille Zaho, que François écoutait à fond après son élection.

Maintenant il faut me retirer, je vous tire ma révérence et je repars avec ma cloche me gratter les couilles au soleil, bon été à tous et à bientôt.

 

Titolari :

 

Buffon (5/5) : Mal placé sur le coup franc de Cavani, il se rattrapa ensuite avec des interventions solides, comme ce double arrêt sur Forlan à la 67eme. Et que dire de sa séance de tirs au but ! Rien, car le respect force à fermer sa gueule. Ou la peur. Ou les deux.

 

De Sciglio (3/5) : Très sollicité, comme tout le côté gauche, il a réalisé de bons centres. Il a par contre pris des courants d’air monumentaux en défense et n’a pas semblé vouloir fermer la fenêtre. Heureusement pour sa gueule que son tir au but raté n’eut pas de conséquence.

 

Chiellini (4/5) : Le phénix renaît de ses cendres. Perclus de crampes en demie, il a survolé la défense italienne de sa toute puissance, ne manquant pas de venir faire des combats nez-dents avec Père Castor Suarez.

 

Astori (3/5) : Il a montré qu’il pouvait être une solution de rechange crédible à la triplette juventina. Mais par contre pour le physique, on repassera. Sortir sur crampes alors que c’est son premier match de la compétition, faut pas déconner.

 

Maggio (2/5) : Délaissé, comme tout le côté droit, il n’a fait que mal exploiter le peu de ballons qu’il touchait, envoyant ses centres aux fraises et ses passes au bois. Responsable du premier but en perdant la balle comme une salope au milieu de terrain, laissant son couloir vierge et consentant.

 

Candreva (3/5) : Très sollicité, comme tout le côté gauche, il s’est distingué par de très bons placements et des bonnes passes, servant de point d’ancrage dans l’entre-jeu. Moins en vue que lors de la demie sa prestation reste agréablement correcte.

 

De Rossi (4/5) : Métronome de substitution génial, il s’est posé en disciple fidèle du bel Andrea en distribuant des petits pains délicieux sur la place du village. Il a également récupéré quantité de ballons, comme si cela ne lui suffisait pas.

 

Montolivo (2/5) : Injustement expulsé sur une simulation de Suarez, il a quand même fait beaucoup de fautes, notamment celle totalement inutile sur Gargano qui lui vaudra son premier avertissement. Inutile et lent dans le jeu, c’est une compétition à oublier pour Ricardo.

 

El Shaarawy (2/5) : Bizarrement fantomatique alors que toutes les actions passaient par son côté, il n’a peut-être pas soupé d’être positionné à l’aile. Petit requin boudeur fait la crête ?

 

Diamanti (4/5) : C’est bien la première fois que le Bolognais me ravi à ce point. Toujours disponible, il s’est beaucoup recentré pour venir chercher les ballons et a souvent été dangereux. A l’origine du premier but, et surtout mué en chirurgien plastique pour loger le gros ballon au sein de la lucarne de Muslera sur le deuxième.

 

Gilardino (2/5) : Trop loin de tout pour être une solution pour ses partenaires, il n’a presque pas décroché comme lors de la demie. Allez, soyons indulgents, il a tout de même le droit à la salopette verte pour accompagner Super Mario dans ses aventures sous la bannière azzurra.

 

 

Sostituzioni :

 

Aquilani : Avec un nom d’eau gazeuse il n’a pas bullé et a apporté des oligo-éléments nécessaires à la subsistance de son équipe.

 

Giaccherini : Lapin compris. Comment ça je l’ai déjà faite ?

 

Bonucci : Entré en prévision des tirs au but.

 

 

Baci a tutti compagni,

Double M.

 
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