Laval (0-2) et Monaco (un peu) : la Paillade académie te parle

Quelque part sur la Terre, un jour d’une année.

 

Cher toi,

Je ne sais même pas si je m’adresse à quelqu’un en particulier, peut-être bien que je ne m’écris qu’à moi-même, comme pour saisir au lasso un fantôme sorti du grenier. Peut-être que finalement, je ne suis qu’un vulgaire schizophrène.
Toujours est-il que je ne parlerai que très peu de ce vendredi où j’eus l’impression de supporter un Français à Roland-Garros. 6-2, un putain de set de tennis. Qu’est-ce que tu veux que je te note une partasse pareille ? Avec, attention, maintenant, c’est là que ça se joue, une ouverture du score, et 1-1 à la pause. C’est-à-dire que, si on se pose, qu’on analyse le truc cinq minutes, on se prend le score contre Lyon en une mi-temps. Avec la danse et l’orchestre.
Et en chef de revue, mon ami Jourdren. Mon ami Jourdren, je commence à en avoir un peu marre. J’ai pris un vaillant plaisir à le défendre contre vents et marées les saisons passées, mais là, je sais pas, gavé. Son numéro de clown Pinder classe 3000 sur ce match n’arrange absolument pas les choses.

Mais allez, on va dire qu’on a rien vu, qu’on oublie et qu’on continue à essayer de faire une saison qui tient debout. Et c’est donc Laval qui se présente en victime expiatoire. Dernier de Liguedeux, six buts marqués en douze matches, dont trois en un seul, ce qui nous donne trois buts en onze matches. La tension du palpitant atteint des sommets népalais.

Déchirons ce voile de demi-vérités : on s’est fait chier. Non seulement parce que Laval a un niveau de jeu proche de celui de la mer, mais aussi parce que La Paillade afficha tout sauf un visage d’un pécheur en quête de rédemption. Quelques frayeurs çà et là vinrent le confirmer.
Il n’en reste pas moins que la victoire, et donc la qualification, est là, sans même qu’on eût à passer par les prolong… Ah oui non, pardon, on a lâchement décidé de nous sabrer les roupillons piqués durant les trente minutes supplémentaires en ordonnant qu’on aille, en cas d’égalité dégueulasse, directement aux machines à suspense que sont les tirs au but. Pas sûr que tout le monde eusse répondu à ces stimuli pourtant terribles devant un Laval-Montpellier à dix-neuf heures le mardi. Mais bon, passons.
Mais restez, ne partez pas regarder des matches que vous croirez autrement plus prenants ! Le prochain tour s’annonce dantesque, un autre pensionnaire de Liguain se présentant face à nous : le terrible Football Club de Nantes.

 

Les notes (en bref parce que vous avez autre chose à foutre maintenant que vous avez lu ma chouette intro) :

Pionnier (3/5) : comme dirait l’autre, il porte bien un nom à pas porter son nom.

Deplagne (1/5) : nul contre Monaco, nul contre Laval. Au moins reste-t-il constant cet homme-là.

Saint-Ruf (3/5) : avoir un nom de nom de martyr et être défenseur central remplaçant pour le MHSC. Belle vie.

Hilton (2/5) : on va dire que ses couvertures en trottinant c’était l’effet Coupe de la Ligue hein, pas l’effet troisième âge.

Poaty (2/5) : et c’est là qu’on se dit qu’il a peut-être bien fait de prendre rouge à Lyon.

Marveaux (3/5) : il a réussi à faire régner la terreur sur le milieu de terrain. Non sérieux, ils étaient nuls en face.

Lasne (2/5) : y a pire comme stage de reprise.

Boudebouz (3/5) : à un moment quand un mec comme ça passe pour Ronaldo sur un terrain, c’est qu’en face y a peanuts.

Camara (3/5) : le seul type qui a une telle pointe de vitesse qu’il recule en courant.

Bérigaud (4/5) : Putain c’est le Brésil ! C’est le football samba !

Mounié (3/5) : une belle tête (sur le but) mais une sale gueule.

Sinon, Roussillon, Sanson et Sessegnon sont entrés. Voilà.

 

 

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert

 

 

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

10 commentaires

  1. C’est possible, il n’était même pas dans le groupe hier. Et vu son numéro de cirque contre Monaco, ça m’étonnerait pas qu’il cire un peu le banc pour qu’il se fasse le cul.

  2. Moi, je ne lis pas les acads.
    Mais je trouve un certain plaisir à lire les commentaires que j’ai écrit en dessous. Merci à hors jeu pour cet espace d’expression inestimable, et à Marcelin pour l’espace du jour.
    Mais faut avouer que niveau raie, ce match était assez faible…

  3. Bon, on va se dire les choses une bonne fois pour toutes.

    Jourden est un gardien moyen (moins) de L1. Capable d’une belle parade, comme d’une cagade. Son problème ? Au milieu d’une saison improbable comme il arrive parfois (Auxerre, Lens, Leicester etc…), il peut se targuer d’être champion de L1. Bravo à Montpellier, car dans ces cas là il faut tenir.

    Mais Jourden ne fais pas parti des individualités l’ayant permis. Il est juste ‘un’ des apports permettant le collectif de ce titre. Bravo quand même.

    Sauf que lui est toujours au club contrairement aux autres. A son actif : son QI d’huitre nous faisant rire et faisant passer les autres footeux pour des génies et sa doublure Pionnier qui n’est qu’un ersatz en moins bon de lui-même (physiquement et intellectuellement, incroyable ) !

    Jourden a cet avantage, pour des gens comme moi, de se rappeler le foot d’avant l’arrêt Bosman. C’est à dire le foot comme on peut le voir encore à Toulouse (oui, désolé), Bastia, Angers ou encore Lorient (liste non exhaustive).

    Oui c’est moche, oui c’est bouseux. Mais arrêtez. PUTAIN ARRÊTEZ COMITE COMPRIS, de croire que le foot c’est le PSG, le Real ou le Barca.

    Alter foot ? Remettez vous en cause putain. Et pour info, toute ma famille et moi-même sont de La Paillade.

    Jourden est un gros con. Comme vous. Comme moi. Comme le Comité. Un français normal quoi.

  4. J’avais vraiment envie de t’écrire un truc bien bien long bien argumenté, en vertu de notre provenance géographique (supposée) commune. Vraiment.
    Mais au lieu de ça je te propose d’aller te faire cuire le cul.
    Je ne pense pas avoir parlé du niveau intellectuel de Jourdren, juste de sa perf de pitre contre Monaco. Dire qu’il n’y est pour pas grand-chose dans la saison du titre, avec tous les cleansheets qu’il y a eu, c’est plus de la mauvaise foi, c’est de la cécité. Dire qu’ici on pense que le foot « c’est le PSG, le Real ou le Barca », ça relève presque de la démence.
    Et pardon hein, mais un français normal écrit : « toute ma famille et moi-même SOMMES de La Paillade ». Peut-être même que Jourdren aurait pas fait la faute, tiens.
    Et tu vois, l’Alter foot, c’est aussi laisser les gros cons dans ton genre s’exprimer librement. Et leur répondre. À bon entendeur.

    • Et pour le hip-hop, je développe ! Bouyaka !

      Non sans blague, je compatis.

      Je pourrais vérifier mais… Mounié c’est pas le même qui qu’est parti à Bologne ?

      • Non, celui qui est allé se faire des spaghetti boulettes, c’est avec er (Mounier). Pas le même teint de peau aussi.

        • Bien c’que je me disais !
          Cimer !

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