Lens – Brest (2-4): La Penn Ar Bed Académie était à la Route du Rock

Avant-match

Tout était prêt. Le programme: réveil avant midi, brossage de dents, petit café. Puis se rendre en navette dans le centre de Saint-Malo pour assister dans un bar à ce Lens-Brest que tout le monde attendait, ou presque. C’était sans compter l’organisation de la Route du Rock, qui allait me coûter soixante bonnes minutes de ce match au sommet de la Dominos Ligue 2 (les trois premières journées n’ont pas existé).

Malgré tout, et rien que pour vous, ô fidèles lecteurs, j’ai revisionné ce qui, il faut bien le dire, le méritait. Depuis quelques saisons, et ça aussi il faut le dire, les Lens-Brest régalent. Du match de 2014 à celui de l’an dernier, auquel j’ai assisté, les Brestois semblent prendre un malin plaisir à gâcher la fête de Lensois qui ne le prennent pas toujours très bien. En même temps, concéder un but de Jonathan Ayité qui t’empêche de fêter une accession, je ne le prendrais pas bien non plus.

Sinon, pour en revenir au contexte du match, les deux équipes semblent ne pas avoir particulièrement bien digéré la fin de saison précédente. Un point pour nous, zéro pour eux. On a vu mieux. On est pas monté et ça fait mal.

Match

Comme j’ai pu le dire au tout début, j’ai dans un premier temps visionné le dernier tiers du match. On va donc commencer par là, même si ça ne fait aucun sens chronologiquement parlant. Arrivée dans le bar, déjà 2-1 pour nous, on joue la 60e minute. Les enceintes crachent « Loser » de Beck, ce qui n’est pas sans rappeler la situation des deux clubs (« I’m a loser baby, so why don’t you kill me »).

Elles cracheront par la suite Tragédie, nom de groupe qui n’est pas sans rappeler la fin de saison dernière des deux clubs. D’entrée de jeu, façon de parler, 3-1 pour Brest sur un patator de Jessy Pi. But tellement incroyable que les commentateurs (salut Robert) ne le commentent pas, pensant que la balle a fini sa course dans le petit filet. C’est le moment choisi par les ultras lensois pour respecter la tradition des Lens-Brest agités, en envahissant le terrain de manière plutôt pacifique. Suite au reflux de la Marek (celle-ci est technique), le match reprend. Perturbés par l’arrêt du jeu, la défense brestoise panique et Larsonneur offre un pénalty aux Lensois, qui le transforment par l’intermédiaire de Fortuné (pas Marc-Antoine). D’un match définitivement perdu par Lens, on passe à un match perdable par Brest. Les occasions s’enchaînent, Belaud et Larsonneur sauvent même une balle d’égalisation très chaude, mais c’est finalement Brest qui tue le suspense par l’inévitable Faussurier, sur une passe pour une fois lumineuse de Bernard. 4-2, fin du match, et même si c’était pour 30 minutes, j’ai bien fait de me pointer dans ce bar.

Mais avant ces 30 minutes complètement folles, il y a quand même eu un match qu’il va s’agir de résumer rapidement, parce que quand même moins intéressant que ce que je viens de raconter, encore que. On repart pour les premières minutes du match en mode Irréversible: ces premières minutes, Brest les négocie mal et concède même l’ouverture du score sur une merveille de passe de Bostock prolongée par Fortuné (qui inscrit donc un doublé, enfin qui l’inscrira plus tard). Après avoir été plutôt poussifs, les Brestois finissent par prendre le dessus sur une équipe de Lens qui joue l’avenir d’Alain Casanova sur ce match. Après quelques occasions sur coups de pied arrêtés, Berthomier égalise de la tête sur un centre venu de la droite de Butin. 1-1 à la mi-temps. Les Brestois reprennent bien la seconde période, et c’est logiquement qu’ils inscrivent rapidement un but sur une sublime volée de Belaud prolongée dans son but par Vachoux. 2-1 à ce moment-là, même si le meilleur reste à venir, mais ça on en a déjà parlé.

Notes

Larsonneur (3/5): le sauvetage en fin de match qui fait la diff, même s’il concède le pénalty qui fait revenir Lens dans le match.

Belaud (3/5): on va plutôt retenir le Belaud buteur et sauveteur que le Belaud qui aurait dû concéder un pénalty complètement con dans les premières minutes du match.

Castelletto (4/5): propre, c’est tout ce que j’ai à dire.

Weber (3+1 = 4/5): un point bonus pour s’être embrouillé avec Cristian Lopez, le Neal Maupay lensois.

Bernard (3/5): pas son plus mauvais match sous nos couleurs, mais attention, Kiki arrive.

Pi (4/5): que golazo mesdames et messieurs.

Sissoko (4/5): match pogbesque d’Ibou.

Coeff (3/5): le branleur a décidé de bouger son cul, peut-être parce qu’il jouait face à son ancien club.

Berthomier (4/5): quelle qualité sur CPA, là-dessus au moins il remplace convenablement Battocchio.

Faussurier (4/5): attaquant, défense, Faussurier charo.

Butin (3/5): the new Alexandre Alphonse.

Bollaert au petit matin, quand on jouait encore la montée 

 

Richard Sucrier

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