Real Madrid – Séville (5-0) : La Meringue académie livre ses notes

Une manita et puis s’en va. Premier carton pour Madrid en Liga Española.

Holà les muchachos,

Madrid retrouve de sa superbe. Et ce n’était pas franchement prévu. Sur les cinq dernières rencontres de Liga, le Real n’avait gagné qu’à deux reprises contre Malaga et Las Palmas respectivement dix-neuf et vingtième du championnat. Rien de très glorieux. Alors quand Séville se ramène au Bernabeu on pouvait légitimement se dire qu’il serait peut-être temps d’hausser le niveau de jeu. Séville, ça reste un morceau. Un morceau de viande passée de plusieurs jours qui pourrit l’odeur de ton frigo…

Oui je l’avoue, ils m’ont un peu déçu ces Sévillans. Surtout que Zidane n’avait même pas son onze type à disposition. Pas de Varane, pas de Bale. Blessés. Pas de Carvajal, pas de Casemiro, pas de Sergio Ramos. Suspendus. Du coup ? Un 4-4-2 avec Asensio et Vasquez sur les côtés. Ça nous change du 4-3-3 tout plat sans folie et sans saveur.

El partido :

Le match débute avec un petit moment solennel. Cette semaine, France Football avait mis fin à un suspense insoutenable en désignant Cristiano Ronaldo Ballon d’or 2017. Fier comme un bar tabac, Cricri a présenté la bête aux 80 000 spectateurs présents dans le stade.  Même si personnellement je m’en tape, cinq joujoux tous dorés, faut reconnaître que c’est costaud. Maintenant que c’est fait tout le monde peut passer à autre chose. Y compris le Real Madrid.

Je ne sais pas quel genre de pari les joueurs ont fait avant le match mais tu sens quand même que Ronaldo a bien dit à tout le monde de ne pas gâcher sa fête. Résultat tout le monde est hyper entreprenant. Ça court, ça va vers l’avant, ça lève la tête, tout ce que tu veux. Enfin ça joue quoi. A croire que les ballons qui brillent ça motive presque autant qu’une causerie de coach Zinedine. Oh ça va, je taquine.

Ok le premier but c’est vidéo gag. D’ailleurs à l’heure qu’il est la charnière andalouse (aussi belle que jalouse) culmine encore à trois grammes. Et sur le pénalty concédé par Séville, on est presque désolé de voir Jesus Navas repousser le ballon de la main en toute tranquilité. Pour le reste, les trois autres réalisations madrilènes ne sont pas sans rappeler les grandes heures de la Maison Blanche double tenante du titre de la Ligue des champions. La passe millimétrée d’Asensio pour Ronaldo et le une deux entre Vasquez et Kroos ont littéralement mis en émoi toute la capitale espagnole. D’ailleurs moi aussi en y repensant je… Euuh pardon. Une petite main en une mi-temps, l’affaire est dans le sac pour nos muchachos.

 

Las notas :

Navas 3/5 :
Doux Jésus. A choisir entre les deux Navas, il valait mieux avoir Keylor dans son équipe samedi après-midi.

Hakimi 4/5 :
Joyau marocain auteur du cinquième but madrilène. Clou du spectacle pour un joueur qui ne cesse de progresser.

Vallejo 3/5 :
Sorte de mélange entre Carles Puyol et Pepe. Un (futur) golgoth défensif à ne pas embrouiller.

Nacho 5/5 :
Soldat récompensé par l’ordre du mérite espagnol. Altruiste sur l’ouverture du score en plus d’avoir été irréprochable tout au long de la partie.

Marcelo 4/5 :
Meilleur latéral gauche qui n’aime pas défendre au monde. Provoque le pénalty sur une tentative de sombrero très coquine dans la surface.

Modric 4/5 :
Artiste longtemps incompris, il a régalé Santiago Bernabeu de gestes à la fois simples et somptueux.

Kroos 4/5 :
Le Toni Kroos qu’on aime. Celui qui casse des lignes balle au pied et qui va vers l’avant dès que possible. Le passage au 4-4-2 y est pour quelque chose.

Vasquez 4/5 :
Double passeur décisif l’allier espagnol a brillé hier soir. Pas si mal pour un joueur de l’ombre.

Asensio 4/5 :
Revanchard après plusieurs prestations moyennes, Madrid a retrouvé sa pépite. Dios mio ce caviar pour Ronaldo !

Benzema 3/5 :
Eternel aiguilleur du ciel Benzema a fait du Benzema. Juste dans le jeu sans parvenir à se mettre personnellement en évidence. Il touche quand même le poteau à l’heure de jeu.

Ronaldo 5/5 :
Une manita pour fêter ses 5 Ballons d’Or, CR7 pouvait difficilement rêver mieux. Avec ses deux réalisations le Portugais double aussi son nombre de buts en Liga. Dans la semaine il était devenu le premier joueur de l’histoire de la Ligue des champions à avoir marqué lors de chaque match de la phase de groupe. Hé oui. Quand même.

Madrid est toujours quatrième à 8 points du Barça. Prochain rendez vous pour Madrid : Coupe du monde des clubs. Je vais vraiment écrire là dessus ? Quand on aime, on ne compte pas.

Hasta luego

Sergio 

Sergio Jamón

2 Comments

  1. Même sans Sergio Ramos (qui est un bel homme), ça passe. Benzema méritait mieux sur sa tête, ça va claquer du triplé face au PSG, on le voit venir gros comme une maison.

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