Rosenborg – Ajax (3-2) – L’Ajax academy se retire avant d’entrer

Que je suis naïf…

Naïf d’avoir espéré un changement, une dynamique suite à la finale en Europa League, pour franchir un petit palier, être plus attractif, donner à certains l’envie de venir/rester, dominer le championnat et avoir un minimum de gueule en coupe d’Europe.

Overmars et ses copains ne changent pas une recette qui rapporte financièrement et désole sportivement. Chaque fois qu’il est possible d’avancer, de garder une saison de plus une ossature prometteuse, de vendre ce qui est nécessaire et corriger les défauts (comme les latéraux bordel), le club n’en fait rien, encaisse et appauvrit l’effectif. Le coach doit reconstruire et aucune progression n’est possible.

Naïf de croire aussi en mes capacités d’assurer un shooting érotique digne de ce nom un lendemain de défaite. A ma demande, elle remet son tanga rose et traverse la pièce récupérer ses autres effets. Ca dépasse du tanga. Je la rassure sur la qualité de sa frisée mais je ne peux poursuivre la séance « Hairy stuff & lovely touffe ». Mon cœur et mes doigts sont une fois de plus trop lourds : on s’est fait sortir comme des merdes par Rosenborg.

0-1 à la maison, 3-2 hier. Nice, Rosenborg… l’Ajax se fait brillamment sauter des compétitions européennes dès le mois d’août. La honte.

L’équipe :

Mis au repos contre Groningen, Schöne et Dolberg reviennent mais souffrent comme nous tous de voir Veltman et Dijks titulaires.

Onana

Veltman – de Ligt – Viergever – Dijks

Van de Beek – Shöne – Ziyech

Kluivert – Dolberg – Younes

 

Le match :

L’entame est bonne. Avec plusieurs occasions, l’Ajax met un bon coup de pression mais pète dans le vide. Tel un gosse montrant sa collection de jouets, l’Ajax fait sa démo : Dolberg proche d’un but de renard, Younes en profondeur sur une ouverture de Ziyech, de Ligt sur corner, Ziyech sur une frappe aux 20 mètres après une récupération haute de Schöne. Ca part bien, on s’amuse mais comme tout esprit jeune et immature, on se déconcentre vite, et on laisse tout en plan.

25e, en phase offensive, van de Beek manque une petite passe à 40 mètres des buts de Rosenborg. Attention danger. Le contre est bien mené, danger, et surtout, danger, très bien accompagné par la passivité ajacide, danger danger, Bendtner récupère tranquillement, DANGER, le centre et, DANGER DANGER DANGER (1-0).

Il s’ensuit 20 minutes d’apathie, où Rosenborg attend sagement et intelligemment un retour de l’Ajax dans sa surface, mais non. Pas envie. Surtout que l’Ajax perd 50% de sa fougue avec la sortie sur blessure de Kluivert à la 38e.

Mi-temps. Van de Beek cède sa place à Huntelaar.

Et le vieux nous fait du bien. L’Ajax produit 15 minutes de jeu, et en moins de 2, se retrouve qualifiée par Younes 60e puis Schöne 61e (1-2). On se dit qu’alors peut-être, ALORS PEUT-ETRE, ça va être juste, mais l’Ajax va tout donner ! Ca y est, la machine est lancée.

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Rosenborg touche le poteau à la 65e, Younes en fait de même 10 minutes plus tard, avant que les Norvégiens n’atteignent notre petit mental fragile pour de bon. Keizer fait logiquement sortir Dolberg pour revenir au 4-3-3, plus équilibré, par Zeefuik, jeune latéral droit. Merde, Veltman passe milieu de terrain… on est foutu. Ca serait malhonnête de tout lui mettre sur le dos, il n’est pas plus fautif et nul (que d’habitude) que les autres défenseurs hier, mais j’ai senti que ça allait mal tourner avec son repositionnement au milieu.

2 minutes plus tard, Rosenborg égalise, centre, tête (2-2). Ce qui a fait leur succès il y a 20 ans est toujours efficace.

Adegbenro finit de nous enfoncer la tête dans le derrière sur un exploit individuel, ou, selon le point de vue, une simple course de 40 mètres, accompagnée de voltigeurs et d’un clown, ponctuée d’une belle frappe (3-2). Je vous laisse juge.

Les joueurs, têtes baissées, regagnent les vestiaires. Dans 40 ans, à leur retour à l’ArenA, en visitant le Hall of Shame Marc Overmars post career, ils pourront dire, fiers face à la pissotière : « J’y étais ! »

Les notes :

Onana (1/5) : 4 occasions, 1 poteau, 3 buts, 1 point pour la participation au jeu aux pieds.

Dijks (1/5) : De retour de prêt de Norwich, on n’a pas réussi à lui trouver un club en Championship ou en Ligue 2. Merci Overmars. Alors Dijks est là, il voit les bons joueurs partir, et forcément à un moment, c’est son tour. Pas de partir malheureusement mais d’être titulaire. Il se demande probablement combien de temps va durer la farce. Puis il voit de l’autre côté Veltman, avec le brassard, alors il se dit que peut-être, ALORS PEUT-ETRE !

Veltman ( /5) : Beau placement avec une air tête sur le but de Bendtner, puis joli air coup d’épaule sur le 3e but. Ca fait plus de 2 ans qu’il est passé de central à latéral, et ça ne prend pas. Manque de vitesse, erreur de placement, soutien offensif nul… ses carences et ses erreurs sont trop handicapantes pour jouer à ce poste. Et pourtant, il vient de signer un nouveau contrat et de récupérer le capitanat. C’est incompréhensible.

De Ligt (1/5) : A l’eau.

Viergever (1/5) : Absent, à l’eau aussi, avec son petit jaune habituel.

Van de Beek (1/5) : Il rate sa mi-temps, pas concerné, ça arrive. Son erreur est à l’origine du but de Bendtner. Remplacé par Huntelaar à la pause (3/5) qui retrouve la forme et secoue un peu Dolberg. Il lui a manqué 3 mètres et 3 ans de moins pour marquer un face à face.

Schöne (3/5) : Communsymbole de l’équipe avec 10 bonnes premières minutes, transparent jusqu’à la mi-temps, une grosse entame en 2e avec un but puis éteint les 20 dernières minutes. Il ne tient plus un match entier mais les 3 changements étaient faits.

Ziyech (3/5) : Par intermittence dans son rôle de frappemaker et de passemaker. Il est si précieux. Courage Hakim, encore un an à tenir dans cette galère (à moins que) et tu iras dans un grand club ambitieux à la hauteur de ton talent.

Younes (3/5) : Un but, une passe décisive, une frappe sur le poteau, il est l’autre accélérateur du jeu avec Ziyech, mais tout ne peut pas reposer sur lui.

Kluivert (non noté/5) : Beaucoup d’envie, pas toujours bien canalisée avec une double déchirure. Ce qui n’a aucun rapport. La première déchirure est aux ischios (remplacé par un quelconque Cerny à la 38e) et la seconde, à l’anus bien évidemment en fin de match.

Dolberg (1/5) : Ne se bouge plus trop le cul depuis quelques mois. Il a tellement de qualités pourtant. Remplacé par Zeefuik (1/5) et son prénom rigolo : Deyovaisio. Pas un cadeau pour le petiot, qui s’est bien fait balader.

Eliminé par Nice, puis Rosenborg, les critiques tombent déjà sur Keizer, exagérées à mon goût, vu l’été pourri qu’il se tape, avec l’accident de Nouri, un milieu allégé et une défense dépouillée. On verra à l’automne s’il parvient à tirer quelque chose de cette équipe et à mettre son jeu en place.

Pour Overmars, je passe la vitesse supérieure, avec deux lettres par semaine au club pour demander sa démission. Un des administrateurs du club, Theo van Duivenbode, en désaccord avec la politique du club, vient de démissionner d’ailleurs. Ca se rapproche.

Anaal Kusjes

Rhinit Michuls

Du foot néerlandais plein les sinus - Ajax Amsterdam. Photographe érotique d'extérieur amateur, vidéaste d'intérieur amateur, reporter érotique amateur.

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