L’évadé fiscanale académie samba les saucisses de veau de votre favori de footix

Bonsoir mes petits Helvètes et les autres,

Dans une journée dont la sensation dans cette CDM COCA GAZPROM 2018 devait seulement être la victoire de la guérilla mexicaine face nos cousins germains, Genève avait été trop belle, trop ensoleillée et beaucoup trop arrosée de Cristal de Roederer mille-neuf-cent-nonante-six pour ne pas nous offrir une soirée digne d’un placement important dans l’or fin deux mois avant une crise financière : jubilatoire.

Alors en cette fin d’après-midi, ivre de bulles soyeuses et contemplant le reflet du soleil couchant sur le lac de Genève, mon 12 mètres devait faire demi-tour. Direction le Yacht Club pour suivre la Nati avec mes amis genevois, Amex black et escorte blanche : la soirée peut débuter.

Fort de nos matchs de préparation souvent ronronnants mais toujours efficaces (à lire ici et ), nous nous présentons devant le grand favori des masses populaires que je peux croiser sur les réseaux sociaux. L’indigence du peuple est de croire que le football se résume à une feuille de match riche de notes sorties tout droit d’un jeu vidéo. Regardez-nous, petit peuple des montagnes singulier et accueillant, qui respectons le football à en héberger les instances et leurs comptes opaques. Nous enregistrons des résultats complètement fous avec le bilan d’une défaite sur vingt-trois rencontres (Portugal octobre 2017), augurant une arrivée discrète mais, nous l’espérons, un départ en fanfare. Alors votre équation Salaire-Swag-Sponsor, sachez-le bien : ce concept ne fonctionne que dans le milieu de la finance et quasi-exclusivement chez les traders.

L’adversaire du soir est le Brésil, peuple très représenté dans la cité de Calvin et qui végète entre travail illégal et travail au Pâquis. Ils avaient disparu des soirées foot il y a 4 ans sur une guerre éclair face aux allemands sur le score honteux de 7 à 1. Je ne pense pas que cette claque monumentale et historique (voire anachronique) ait remis cette population sur les rails du travail et de la discipline, dans notre beau canton on les voit plus souvent courir après un arrêt de travail qu’un ballon.

Le onze de départ :

 

Notre coach Vlad réussit un bon équilibre de joueurs albanais dans l’effectif afin de mettre des coups sans trop se faire prendre, et vu les clients en face, il serait de bon ton de sortir vice et crampons cruciformes pour s’en tirer à bon compte. Quant à nos adversaires, j’ai vraiment un faible pour Neymar pour son agilité, sa technique imparable et son crochet du gauche face au fisc international, le montage financier Santos/PSG trône fièrement dans ma salle de bain, lubrifiant et Kleenex à proximité du jacuzzi. Sinon, humainement et dans l’attitude sportive c’est ce qu’il se fait de plus vil, convenons-en.

 

Le Match :

De bleu, le match a débuté depuis 4 minutes et le Krug est déjà épuisé, je me demande clairement où passent mes 45 milles balles de cotisation annuelle. Mais revenons au match qui après des débuts équilibrés, penche inexorablement en faveur des Brésiliens, tant leur vitesse et leur qualité technique transperce nos lignes. Sommer est déjà mis en évidence à maintes reprises et se montre rassurant, mais Shär l’est beaucoup moins et multiplie les errements défensives et de placement, contrairement à votre serviteur. Après quelques situations chaudes, l’inexorable se produit : Zuber rate totalement sa relance, Coutinho en profite et lance une praline cailler avec force et conviction en poteau rentrant. Notre beau Sommer, déjà presque héroïque ne peut rien faire, goal dans le sens du jeu 0/1 (20e).

On n’est clairement pas dans le rythme et encore moins dans le pressing, première fois depuis des lustres que je ne voyais pas mes hommes à la croix blanche aussi déficients mentalement, dans une mauvaise imitation de Eric Stauffer. Les Brésiliens nous laissent alors l’initiative du ballon, Marcelo recule de 20 mètres par rapport à sa position initiale et après quelques possessions intéressantes le score reste à notre désavantage à la pause.

Je le dis alors à mes comparses, ces Brésiliens s’économisent face à nous pour préparer mentalement leur prochaine rencontre face a los Costarriqueños de Kimberly. Spéculer sur une renonciation de nos joueurs issus d’un pays volontairement ostracisé de la médiocrité de l’Union européenne tant dans son Histoire que son économie est une folie pure, comme tout crédit mal négocié il vont payer pour leur arrogance. Les frontaliers sont nos esclaves, les Brésiliens seront nos biatches.

La seconde période débute et je sens le vent tourner, et c’est en effet l’idée de nos joueurs sûrement galvanisés par le discours du comte Vlad. Une base défensive dynamitée par un Akanji monstrueux, des latéraux retrouvés et remuants, un Dzemaili malicieux, et un Shaqiri demandant le ballon de toutes parts dans le style qui lui appartient : on a retrouvé nos couilles aussi facilement que dans une déchetterie d’une clinique brésilienne. Et pour couronner de succès cette débauche d’énergie, notre retour sur les Auriverde est confirmé : sur un corner de Shaqiri,  Zuber reprend victorieusement de la tête au milieu de six Brésiliens aussi incrédules que passifs, ce qui n’est pas dans leur habitude. D’aucuns réclameront une poussette sur Miranda, mais vu l’attitude défensive du garçon, un vegan diabétique l’aurait plié à la sortie du Bypass.

Les espoirs entrevus sont concrétisés et le peuple aux trois langues et demi exulte, et croit à un exploit à leur portée. S’ensuit un combat acharné au milieu de terrain où se dégagea un homme que dis-je l’Homme : Valon Behrami. Il décida de faire Neymar sa chose de toute les manières possibles, lui rappelant que la rencontre de ce soir ne ressemblerait en rien aux douces soirées de ligue 1 entre pipe et photos avec ses adversaires directs. Garde tes selfies torrides avec ta sœur Junior, Valon en a une collection. Nous finissons le match non sans peine, avec l’entrée de Firmino beaucoup plus dangereux que Jesus, mais Sommer éteint toute velléité des belligérants voulant atteindre les valeurs de notre neutralité. 1/1. Rideau et applaudissements à tout rompre pour ce point mérité et qui souligne une entrée fracassante dans cette compétition au pays des droits de l’homme hétéro et docile.

 

Les notes de nos joue héros :

Sommer 5/5 : Quand il finira sa brillante carrière, il pourra devenir premier membre du Cohors Helvetica Pontifica à arrêter la pédophilie au Vatican.

Shär 3/5 : Il a très mal débuté avant de finir solide et efficace, comme mon soldat après un excès de fendant. On attend beaucoup mieux.

Akanji 5/5 : Son collègue de charnière en panne, il décida de mettre de la puissance et de l’anticipation défensive pour deux. Il a éteint Jesus plus rapidement que Ponce Pilate.

Lichsteiner 4/5 : Capitaine courage a répondu présent. Bien que débordé par les montées de Marcelo en début de match, il multiplie les efforts et les fautes de vieux briscard pour nous offrir le meilleur de la Serie A. Sorti la tête haute donc pour Lang (87e)

Rodriguez 3/5 : Je suis dur avec Ricardo car il me met dans cet état quand il me regarde avec ses yeux de latino.

Behrami 6/5 : Face à l’homme « 100 % Jesus », Valon a préféré invoquer les puissances de l’Ombre pour violer son âme tout au long de la rencontre et pour finalement l’aspirer à sa sortie, en héros national. Remplacé par Zakaria qui n’a juste eu à respirer le même air que lui pour rester sérieux jusqu’au bout

Xhaka  2/5 : Il a simplement suivi le niveau de ses coéquipiers sans briller, comme un mouton noir sur une affiche de l’UDC.

Shaqiri 4/5 : Notre mètre cube national a été parfois intéressant, souvent percutant et toujours généreux. Qualité médiocre dans la vie, mais tellement appréciable sur le pré.

Dzemaili 3/5 : Il a été le premier à sonner la révolte dans l’attitude et l’audace après le but de Coutinho, mais il a été brouillon par moments. Il est indispensable car imprévisible selon moi. Il va faire mal à la Serbie selon moi, vous verrez.

Zuber 4/5  : Il offre un but aux Brésiliens avant de marquer sur une tête pleine de rage. Il m’a déçu en bien.

Sefeverovic 2/5 : Je vois pas le problème d’être isolé quand on est suisse, faudrait penser à s’intégrer monsieur. Embolo le remplace à la 80 e pour offrir plus de garantie défensive.

Les gars en face : Ordre et progrès ? Sérieusement ?

La satisfaction du travail bien fait et la fierté en plus, nous affronterons les serbes dans un balkaniko bouillant et décisif pour la qualification.

A bientôt et que Valon vous inonde de sa grâce et du seum des fans de Neymar.

Sepp,

 

Cette académie est dédicacée à Gautier.

Sepp Déblatère et Zip

Evadé en Confédération Hélvétique pour fuir l'oppression fiscanale de mon pays d'origine, je me suis établi dans la campagne genevoise où je gère mon patrimoine sous couvert d'une association sportive dédiée au football. J'y ai rencontré Zip dessinateur engagé connu notamment pour des affiches au profit de l'UDC et le Partei National-Orientierter Schweiz qui l'ont rendu célèbre.

6 commentaires

  1. Bravo.
    Bravo.
    Bravo.
    Bra

    C’est bon comme cela pour les 3 langues et demi ?

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