La Lionel Messi Académie note Lionel Messi face aux adversaires de Lionel Messi

Très cher Joseph,

Les préparatifs avancent bien mais par souci de discrétion, je préfère me montrer le moins possible, d’où l’idée de cette lettre. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas posé mes doigts fébriles sur ma vénérable machine Enigma. Tous ces souvenirs qui remontent Joseph… Combien d’ordres de déportations ai-je tapé sur cette bonne vieille Eni ? Un bon paquet dit fieu.

Elle m’a suivi partout cette machine, un officier me l’avait confisqué à Treblinka pour son usage personnel, j’ai dû faire appel à l’Obergruppenfürher pour la récupérer. Tu aurais vu la tête du Standartenführer lorsqu’il m’a présenté ses plates excuses en pleine réunion d’état-major. Je suis mort de rire rien que d’y penser. L’Hauptsturmführer et le Sturmscharführer n’en revenaient pas non plus. En tout cas ça a bien fait marrer les Untersturmführer qui étaient dans la salle. L’Obersturmbannführer était là aussi je crois. Il ne manquait que l’Oberstgruppenführer en fait, qui avait été convoqué par le Reichsfürher en personne si je me souviens bien.

Enfin bon on rigole, on rigole mais on s’éloigne du sujet. Les NSA ont prévu une réunion secrète dans un lieu tenu secret à une date tenue secrète pour définir le plan d’action final de l’opération mais je ne peux pas plus t’en parler car je suis moi-même tenu au secret. Ce que je peux te dire, c’est qu’on a reçu le soutien sans faille de l’ADN, l’Association des Descendants de Nazis, des gens très bien comme tu peux t’en douter. Tu peux faire passer la nouvelle aux copains de Bariloche, fort de cette triple-alliance, l’opération Odessa est plus vivante que jamais.

Grâce à notre belle équipe d’Argentine, qui a remporté tous ses matchs de poule sans coup férir, la certitude d’une victoire finale et totale apparait de plus en plus nettement. Le retour du Reich n’est plus qu’une question de temps. Ah si le Führer nous voyait, il serait fier de nous. Bon je retourne à mes plans.

Heilement votre.

H.A.M.

Au centre, le Messie. A droite, le Messi.

Au centre, le Messie. A droite, le Messi.

On gagne, on gagne, on gagne… mais c’est poussif, c’est pas maitrisé, c’est pas rassurant. Mais on gagne. Pour l’instant, le meilleur de l’Argentine est dans les tribunes. Enfin ne soyons pas rabat-joie, après deux premiers matchs à assommer un insomniaque, au moins a-t-on eu droit à du grand spectacle lors de cette confrontation face au Nigéria, qui a de beaux atouts à faire valoir, notamment le bien nommé Onazi. Bon les autres sont essentiellement des noirs, on va pas se mentir.

 

La solution (de la phase) finale.

 

Côté Argentin, pas de changement, Messi est bien là.

L'équipe d'Argentine.

L’équipe d’Argentine.

Côté Nigérian, pas de changement, ils n’ont pas Messi.

DrJ2fTE

Onazi, c’est Mikel comme nom.

Bon alors attention hein, match fou, fou, fou.

Comme prevu, dès la 3ème minute, Messi reprend une balle qui traine dans la surface et marque en force. 1-0

Une minute plus tard, hop ! Un noir égalise. C’était moins prévu mais c’est pas la faute de Messi qui avait bien défendu. 1-1   (Musa, 4ème)

Du coup, Messi met une lucarne sur CF mais le gardien adverse, très irrespectueux, effectue une claquette. Messi doit donc attendre la 46ème pour marquer son 4ème but de la compétition, toujours sur coup-franc. 2-1

A la mi-temps, Messi est satisfait, il a fait le boulot, mais les adversaires n’ont pas dit leur dernier mot. De fait, dès l’entame de la seconde période, le même noir que tout à l’heure marque son deuxième but. Messi, surpris, ne peut rien. 2-2 (Musa, 47ème)

Finalement, c’est d’un but du genou sur corner, indigne de Messi, que Rojo donne l’avantage à Messi à la 50ème minute. 3-2

En fin de match, Messi n’est pas loin de réaliser le triplé mais l’hypothétique passe décisive est mal ajustée. Forcément, elle n’émane pas de Messi lui-même. Bien que bousculé, Messi remporte ce match et peux donc envisager sereinement les 1/8ème.

Les Argentins au retour des vestiaires.

Les Argentins au retour des vestiaires.

Les enseignements de cette rencontre : (cochez la mention inutile)

–          Messi monte en puissance malgré tout.

–          Messi est vraiment fragile et n’apporte aucune garantie.

–          Messi va à la plage.

 

Jugadores

Messi (5/5) : Avec 9 points en trois matchs, le bilan de Messi est plus que positif. Bien qu’il ait tendance à se reposer un peu trop sur lui-même au détriment du jeu, il est bien présent au rendez-vous comme le montre ses 4 buts en 3 matchs. Il entre maintenant dans la seconde phase de la compétition qui demandera sans aucun doute plus encore de sa part, notamment au niveau du collectif, où son moi et son sur-moi ne se trouve pas toujours parfaitement.

Sabella (5/5) : En choisissant Messi, le sélectionneur Argentin a montré qu’il était capable d’une grande perspicacité footballistique.

Je vous laisse à présent avec la rubrique de notre formidable envoyé spécial à Buenos Aires, Carlos Carbonara :

Bonjour mes amis, c’est depuis l’Ouest Argentin et la région de Salta que je vous retrouve afin d’affronter les terribles nègres Africains. Au pays, on en sait autant sur cette équipe du Nigeria que sur Mireille Mathieu, mais la prudence reste de mise, une défaite aujourd’hui et l’Albi se retrouverait face aux « terrifiants » Français qui sont premiers de leur groupe (Ne me demandez pas, je n’ai pas non plus compris pourquoi ils trouvent les bleus si bons).

Après quelques jours à avoir sillonné les montagnes colorées et le désert de sel, je me mets activement en quête d’un lieu propice à la vision du match. Je me retrouve dans un petit village, perdu au milieu d’un coin lui-même perdu dans la région légèrement perdue de l’Ouest Argentin. Je tente malgré tout ma chance et, tombe à ma grande surprise sur une sorte de restaurant/bar ! Deuxième surprise, il y a la WiFi… J’entre avec prudence et me retrouve devant une foule de personnes entassés devant l’écran !

« Mais bordel ils sortent d’où ?! Il y a au moins le double de la population du village dans ce bar ! »

Je trouve une place laissée vacante à une table et m’y installe. Deux hommes du village y sont assis et j’entame la conversation avec eux. J’apprends alors qu’ils sont fans de Boca et qu’ils aiment beaucoup le football, comme tout le monde au pays me direz-vous. Je me mets alors à leur parler du championnat de France et, à ma grande surprise, ils s’y connaissent très bien ! Je discute des grandes années de l’ASSE, des nouveaux riches Parisiens et Monégasques et nous en oublions presque que le match commence… Messi vient rapidement nous remettre les pendules à l’heure, 2 minutes de jeu et le bar explose de joie ! À peine le temps de se rafraîchir le gosier que Musa a la mauvaise idée de venir gâcher la fête… Un « PUTO ! » général vient suggérer au cher Nigérian qu’il aille subir quelques relations annales non-désirées suite à ce but inscrit contre notre belle patrie. Les minutes passent et on se met à douter, « ils ne sont pas si mauvais ces Africains » m’interpelle mon voisin de table. En effet, ils ne sont pas mauvais et vont continuer de nous faire trembler tant la Celeste est décevante et que leurs contres sont rapides (Rappelez-vous qu’il faut éviter les « terribles Français »). Heureusement, notre Dieu sur terre est là, sublimant sa beauté à chaque fois qu’il touche le ballon, décisif pour la nation lorsque celle-ci a besoin de lui, l’élu, l’homme qui va porter la Celeste jusqu’à la victoire finale : Romero.

Allez je déconne ! 45ème minute, Dieu place son ballon, envoie un amour de coup-franc décrocher la toile de la lucarne que cet infidèle d’Enyeama va chercher. On ne la lui fait pas deux fois et le petit Lionel profite d’un coup-franc similaire, quelques instants plus tard, pour venir punir le divin Vincent. 2-1 pour l’Albi, grand soulagement dans le bar qui répète une 53ème fois que la Suisse, c’est quand même moins compliqué que les Français. Le temps de commander une demi-douzaine d’empanadas (pour une bouchée de pain) et de se servir deux bières et la deuxième mi-temps reprend. Un jeune se décide alors à lancer quelques chants :

« Vamos, Vamos, Argentina ! Vamos, vamos, a ganaaa… LA CONCHA DE TU MADRE !!! »

Pas besoin de vous faire un dessin, cet enfoiré de Musa nous a refait le coup, et ça fait aussi mal que de trouver ta femme au lit avec un homme, deux fois. Les compteurs sont donc à zéro. Notre jeune ami se serait-il étouffé avec un empanada ? En tout cas, nous ne l’entendons plus…

« GOOOOOOOOOOOOOOOOOL !!!! »

Ah ben si, il est toujours en vie le bonhomme, et Rojo aussi visiblement ! Contrairement à son coéquipier de l’autre côté du terrain, lui se met en lumière et inscrit un but qui s’avèrera décisif (Prends ça dans les dents Zabaleta).

Fin de match assez tranquille sur le terrain, beaucoup moins dans le bar où une vingtaine de « La concha de tu madre » seront prononcés, où une fille finira à moitié nue et où je vais finir par perdre mon voisin de tablée, s’écrasant la tête en avant sur la table suite à une trop grande quantité de boissons alcoolisées ingurgitées…

Je sais que vous l’appréciez alors nous allons, une fois encore, découvrir la gastronomie Argentine :

« Qu’est-ce qu’il y a au programme cette semaine chef Carbonara ? »

« Ta mère. »

« Mais… ? »

« Oui mon garçon, ta maman est une salope. Bref, voyons plutôt comment faire un bon maté, je m’occuperai de cette grosse chienne par la suite. »

Le maté :

Pour faire un bon maté (Et n’allez pas croire que c’est pour les pédés, même Dieu Diego en boit dans la rue PUTA MADRE !) il te faut :

–          Une calebasse à maté et sa pipette. Si tu ne sais pas ce que c’est, va voir sur Google. Si tu n’en as pas, envoie-moi 50€ et je te ramène ça en France directement depuis le quartier de la Boca ou de Lanús, à ta convenance.

–          Des feuilles de maté. Si tu n’en as pas, envoie-moi 50€ et je te ramène ça en France directement depuis où tu veux.

–          De l’eau chaude. Si tu n’en as pas, envoie-moi 50€ et appelle un plombier ou EDF.

–          Un thermo. Bordel tu n’en as pas non plus ?! Va faire un loto un Dimanche du côté de la Mothe-Achard et voles-en un à une vieille.

Procédure :

–          Faire chauffer ton eau.

–          La mettre dans le thermo.

–          Placer les feuilles de maté dans la calebasse.

–          Ajouter l’eau.

–          Laisser macérer quelques minutes.

–          Boire à l’aide de la pipette.

NB : Quand tu n’en as plus ou que le maté n’est pas assez chaud, ajoute de l’eau à l’aide de ton thermo. Pour bien faire Argentin, tu te calles le thermo sous le bras et tu tiens ta calebasse à la main. Tu le bois dans la rue ou au boulot, histoire de bien FAIRE CHIER tes interlocuteurs.

 

Et tu peux même en boire sur le terrain, même si on sait très bien tous les deux que tu ne bouges pas ton gros cul de ton canapé.

Et tu peux même en boire sur le terrain, même si on sait très bien tous les deux que tu ne bouges pas ton gros cul de ton canapé.

 

Classement final

En finissant premier de son groupe, Messi s’est offert un 8ème de final face à la Suisse qui devrait porter plus d’enseignements pour la suite que les matchs précédents. Pour peu qu’il y ai une suite. Non je déconne c’est pas un pays neutre qui va arrêter l’histoire en marche.

Groupe F M G N P Diff Points
Argentine 3 3 0 0 +3 9
Nigéria 3 1 1 1 0 4
Bosnie-truc 3 1 0 2 0 3
Iran 3 0 1 2 -3 1

 

 

Coucou les Suisses

–          Union des Banques Suisses bonjour.
–          Heil. Dites-moi, si je vous donne mon numéro de compte et mon mot de passe, je n’ai pas besoin de vous donner mon identité ?
–          Tout à fait monsieur.
–          Ah bien parce que j’ai retrouvé la trace d’un vieux compte et je pourrais bien avoir besoin de cash dans les mois à venir.
–          Je vous écoute.
–          Alors c’est le 888-666-888-44.
–          Mot de passe ?
–          Endgültige Lösung.
–          Une minute je vous prie… [1 minute je vous prie plus tard] Désolé monsieur mais il y a un problème avec le compte, il a été clos en 1946 sur décision de la direction de l’époque.
–          Quoi ? Mais pourquoi ?
–          Il y aurait eu des plaintes, je n’en sais pas plus.
–          Vous voulez dire que mon argent est tombé dans les poches d’un gros banquier neutre c’est ça ? Mais je l’ai gagné à la sueur de mon front moi cet argent ! Vous avez déjà arraché une dent en or à la main vous ?
–          Heu, non.
–          Tout travail mérite salaire monsieur.
–          Si vous me donnez votre nom, je peux peut être faire quelque chose.
–          Biiiiiiiiiiip biiiiiiiiiip biiiiiiiip

Au centre, le Messie. A gau... Ok je me tais ça va.

Au centre, le Messie. A gau… Ok je me tais ça va.

« Ça va être la guerre ! »

Pape Jorge Bergoglio dit François aux gardes Suisses du Vatican. 1er juin 2014.

On prend le même et on recommence, Messi affronte des Suisses dont on a un peu de mal à cerner la véritable valeur dans un remake des matchs de poules mais sans les buts. Si on ne s’est pas beaucoup marré pendant le match, il y eu au moins de l’émotion et du suspens jusqu’au bout.

La Nati n’a qu’une idée en tête, plutôt bonne, stopper Messi par tous les moyens. Et ça marche, l’Argentine patine dans la semoule. Sauf que du coup, les Suisses en oublient eux aussi de jouer au ballon. Résultat : une première mi-temps toute pourrie et une deuxième à peine meilleure.

Pour voir des choses intéressantes, il aura fallu patienter jusqu’à la 109ème minute et une grosse frappe de DiMaria écartée superbement par Benaglio. Dix minutes plus tard en revanche, Messi s’échappe enfin de la nasse rouge et sert DiMaria qui cette fois trompe le gardien. 1-0.

On pense alors que c’est terminé mais dans les dernières secondes, Dzemaïli propulse une tête sur le poteau à la réception d’un corner de la dernière chance. Le ballon revient sur la jambe du neutre et rebondi tout juste hors du cadre. Ouf !

Face à des Suisses bien pâles, l’Argentine n’offre toujours aucune certitude mais se construit au fil des matchs une confiance qui repose essentiellement sur la capacité de sa star à faire la différence.

Outre DiMaria, encore une fois déchainé avec pas moins de 11 tirs au but pour finalement faire la différence, les bons points vont à Rojo, latéral dont on n’attendait certainement pas temps et Mascherano, pierre angulaire sans laquelle l’édifice s’effondrerait très certainement comme un château de carte.

Attention, un Messi peut cacher un DiMaria.

Attention, un Messi peut cacher un DiMaria.

Bientôt, la dernière blague Belge.

Heinrich Armando Menottes et Carlos Carbonara

 

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

6 Comments

  1. Cette académie tiendrait du génie si elle avait été rédigée par Messi.

  2. Vaut-il mieux surprendre sa femme deux fois avec un homme ou une fois avec deux hommes?

  3. Bonjour.

    Je savais que les nazis n’étaient pas les seuls acteurs de la seconde guerre mondiale a avoir emmigré en Argentine mais quelle surprise j’ai eu en voyant un drapeau d’Israël tenu par des argentins en pleins stade contre la Belgique ! Je demande une enquête immédiate de votre part.

    Cordialement

  4. Et aussi je sens bien une victoire 1-0 comme d’habitude contre la Belgique. Allez, je vais dire but d’Higuain pour une fois.

  5. À l’amicale Hitlérienne de Buenos Aires. Prix dégressifs pour commandes groupées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.