LOSC-Guingamp (2-2) : l’Unlimited Académie était occupée

Je n’ai pas regardé le match contre Guingamp. Mais j’ai regardé celui contre Bordeaux et je ne l’ai pas académisé alors j’imagine que ça s’équilibre.

Pourtant, j’avais préparé une belle intro pour le match contre les Girondins, sur la difficulté d’être supporter du LOSC quand on habite à Barcelone. Mais Mothiba a marqué sur une belle action et j’ai dû jeter mes notes à la poubelle. Puis Kamano a égalisé grâce à un superbe travail de Koffi, qui a su se mettre au niveau de Maignan, j’ai donc été récupérer mon ordinateur, à peine égratigné dans l’opération. Deux minutes se sont écoulées, Kamano a remis ça. Pas besoin d’écrire une fois de plus le même texte, les passionnés iront relire les académies contre Rennes ou Nice.
Quoi qu’il en soit, le résultat du match de samedi n’a pas vraiment réussi à me surprendre. Je le connais bien, mon LOSC. Tellement bien que je vais quand même vous résumer le match, avec comme unique information les buteurs et les remplaçants.

Le trio Ballo-Junior-Magic Mike, qui avait montré ses limites lors des 31 premières journées de ligue 1 est, comme face à Bordeaux, chargé de tester le confort des sièges de Pierre Mauroy. Ils le méritent, cela fait quelques matchs qu’ils donnent tout pour y avoir droit. Leurs efforts sont enfin récompensés. Devant sa télé, Macron hoche la tête d’un air approbateur. À part cela, peu de surprises dans la compo si ce n’est la titularisation d’Yves « moyennasse » Bissouma à la place de Thiago « qu’est-ce que je fous là » Mendès, suspendu.

Première mi-temps.

Impressionnant mouvement tactique de Mothiba, qui tente de marquer dès l’engagement d’une torpille à plus de 100 kilomètres/heure. C’est sans danger pour Johnsson, le gardien guingampais. Mais pas pour la petite Emma, 4 ans, assise derrière le but, qui recevra la visite de la petite souris une seule fois pour la totalité de ses dents de lait. Après cette première tentative audacieuse, le match tombera dans un rythme lent, marque de fabrique de Galtier depuis qu’il a repris les rênes du LOSC.
Seuls Pepe, qui espère toujours jouer les premiers rôles en Championship l’année prochaine, et Araujo, fermement décidé à obtenir ses 5 étoiles en gestes techniques sur Fifa 19, tentent quelques percées avec plus ou moins de réussite. Conscient des limites actuelles de son équipe, le stratège Kombouaré décide d’attendre et de ne rien faire, attendant patiemment que Lille fasse une erreur.
Le reste de la mi-temps se résumera donc à une partie de passe à 4, gagnée 2-1 par les locaux. Le spectacle est présent.

Mi-temps. Galtier, qui explique après chaque match qu’il a des solutions, arrêtera-t-il de les garder pour lui ?

Deuxième mi-temps

La réponse à la question semble être plutôt oui. Pour preuve, Mendyl réussit un centre, Mothiba un contrôle, Araujo un petit pont, et Ballo-Touré à retenir la table de 2. Face à un tel alignement de planètes, la situation semble enfin nous être favorable et Pepe, lancé par Benzia, colle sa spéciale d’un petit enroulé. Trois minutes plus tard, il passe proche du doublé mais Johnsson l’arrête et c’est au tour d’Araujo de sortir sa spéciale en marquant dans le but vide. En une heure, Guingamp ne nous a presque jamais mis en danger. Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? Les dieux du football semblent enfin derrière nous.

Mais voyez-vous, je suis athée.

Pour tenir un tel résultat, à peu près inédit sous l’ère Galtier, ce dernier fait rentrer un guerrier, le bon Junior Alonso. Comme prévu, la couleur du short des lillois s’assombrira doucement durant les minutes qui suivront, mais les Bretons, sympas, ne nous mettront que très rarement en danger. Plus rarement en tout cas que Junior, furieux d’avoir quitté le confort de son siège et déterminé à le regagner la semaine prochaine. D’un centre mal dégagé, il sonne la révolte guingampaise. Partout à Lille, les télévisions s’éteignent. Les sites de streaming enregistrent une chute d’audience. Car ici, tout le monde connait la suite. L’éternel Jimmy Briand, probablement de la région au vu de son prénom, égalise. Fin du match, Bronca.

La semaine prochaine, on ira perdre 2-0 à Marseille sans démériter. Le projet LOSC Unlimited ne coule pas. Il n’a jamais quitté le port.

L’Unlimited Académie livre ses notes :

Koffi (3/5) :
Un gardien qui ne fait pas plus d’arrêts que Maignan mais ne tente pas le moindre petit pont sur un attaquant mérite-t-il vraiment sa place dans le 11 ?
Mendyl (2/5) :
On plaint souvent les entraineurs qui ont trop de bons joueurs et doivent faire des choix. Galtier n’a pas ce genre de problème au poste d’arrière gauche.
Dabila (1/5) :
Pour être le premier à sortir alors qu’il y avait encore 0-0, il devait faire un sacré match de merde. Remplacé par Alonso (51e), fidèle à son équipe et fermement décidé à décourager les clubs prétendants.
Ié (3/5) :
Match solide dans l’ensemble. Il oublie cependant de prendre Alonso au marquage.
Malcuit (3/5) :
Si Mothiba parvenait à faire la différence entre le ballon et ses propres chaussures, Malcuit serait le meilleur passeur de ligue 1.
Maia (2/5) :
Orphelin de son pote Mendès, et tout à fait explicite à propos de son avenir.
Bissouma (2/5) :
Moyennasse.
Pepe (3+/5) :
Buteur, seul lillois dangereux, il a presque autant couru que Malcuit. Point bonus pour l’humiliation qu’il a forcément collée à un moment à un Breton. Je parie sur le double contact.
Benzia (3/5) :
Passeur décisif et bien meilleur récupérateur que les milieux récupérateurs.
Araujo (3/5) :
Avec une moyenne de 19 touches de balles avant de perdre le ballon, il est en progrès constants.
Mothiba (1/5) :
J’ai une théorie. Je pense qu’il n’était pas assez bon pour faire du rugby.

Michel Saistout

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