Manchester United-Celta Vigo : La Raide et Vile Academy livre ses notes de match retour.

Salut à tous !

Ce jeudi 11 mai 2017, il était temps pour nos gagneuses de passer enfin cette dernière étape avant la finale de Stockholm. C’est pourquoi elle recevaient dans leur écrin diapré les Espagnols du Celta Vigo, une semaine après être allé s’imposer chez eux. Une victoire à l’aller qui ne nous mettait pas à l’abri cependant d’un éventuel retour de nos adversaires, qui comptent tout de même dans leurs rangs des terreurs comme Daniel Wass, ou encore Claudio Beauvue.

Au passage, la Raide et Vile Academy s’excuse pour son absence prolongée ces derniers temps. De nouvelles mesures de police ont créé la pagaille dans le commerce des filles, ce qui a provoqué une retraite fort impromptue.


COMPOSITION INFERNALE.

En l’absence de nombreux blessés, le onze de Sir José Mourinho a des airs de bric-à-brac, même si l’on peut compter sur quelques piliers restés pour le plaisir, et sur la forme exceptionnelle de notre enfant du club Marcus Rashford.


LE MATCH.

D’entrée, Vigo met une pression d’enfer et se procure plusieurs occasions franches, ce qui fait passer des frissons digne de l’inquiétude qu’évoque leur nom à tout enfant des années 90…

Mais c’est sans compter sur la réponse rapide des troupes du vrai enfer, celui qui ne se dissout pas à la vue d’une Statue de la Liberté qui danse. N’a t-on pas remis le pied sur le ballon depuis cinq petites minutes que déjà Rashford adresse un centre parfait au deuxième poteau pour la tête meurtrière de Marouane Fellaini (1-0, 16è).

Au bout de 25 minutes, le miracle Herrera est toujours en cours : pas le moindre avertissement malgré déjà trois tacles que nous qualifierons de virils.

La première mi-temps se termine sur une impression de léger malaise quant à la prestation laborieuse de nos gagneuses, qui ont cependant pas mal levé le pied après le but, en réaction au dépit légitime de leurs adversaires.


La seconde période repart sur le même rythme que la première, à ceci près que Vigo ne lâche cette fois plus du tout la balle, et que les quelques contres timides que nos gagneuses leur opposent ne sont plus couronnés de succès.

Quand soudain, aux alentours de la 80è minute, les événements s’enchaînent. Tout d’abord, Herrera prend enfin son jaune, ce qui n’est que justice. Puis Vigo marque sur un corner : la défense n’est pas prête, Roncaglia s’envole et croise parfaitement une tête qui laisse Romero les deux pieds dans le ciment (1-1, 84è). Enfin, c’est le moment que Bailly et le buteur espagnol choisissent pour péter un plomb et se chicaner mutuellement comme de gros chiffonniers. Messieurs, vous êtes en demi-finale de coupe d’Europe, beaucoup de monde vous regarde (dont Denis Balbir, qui a l’âme fragile), merci d’aller vous expliquer comme des grandes personnes dans l’intimité du vestiaire.

Les deux rouges distribués, les 6 minutes d’arrêts de jeu plus atrocement angoissantes que la fin de Cosmopolis passée (dont une occasion de nous tuer incroyablement salopée par Beauvue), on achève cette mission qualification dans une confusion typique de ce genre de matchs.

Encore un nul à Old Trafford, mais celui-ci n’a finalement qu’un caractère anecdotique, tant la qualification au bout a valeur d’espoir pour sauver une énième saison frustrante. Rendez-vous est pris avec l’histoire le 24 mai à Stockholm, Suède, pour une confrontation face à l’Ajax d’Amsterdam au parfum délicieusement nineties, une époque où Louis Van Gaal était respecté, et Manchester United (déjà) craint. On a beau avoir foiré le championnat, ne pas avoir marqué une seule fois contre les gros, pris quelques bouillons et subi certaines purges (durant cette Europa League aussi), on est en finale, et vous dans votre jalousie.


LES NOTES.

Romero 4/5 S’il n’a rien pu faire sur le but du Celta, il a été, comme à son habitude, très propre par ailleurs. Il jouera la finale, et ce n’est en rien une mauvaise nouvelle.

Valencia 3/5 Son pressing de bourrin sur Sisto a obligé ce dernier à s’exiler vers l’axe. Quand le flanc droit s’est ouvert devant lui, il s’y est engouffré comme un trépané. La routine, quoi.

Bailly 1/5 Note sanction pour sa connerie qui le privera de finale, et qui nous privera d’un des probables héros de ce match à venir sur lequel on joue notre saison.

Blind 3/5 Un peu dépassé en vitesse, mais quand il s’est réveillé et a compensé par son placement, plus rien ne lui a vraiment résisté.

Darmian 2/5 Ne monte pas beaucoup, et n’est pas toujours très bien placé.

Fellaini 4/5 Buteur, mais aussi bon récupérateur, physiquement intraitable, et même occasionnellement meneur du pressing. Il a indéniablement progressé cette saison.

Pogba 3/5 Il a joué très bas, mais sa capacité à se projeter a fait mal plusieurs fois. Et son super-pouvoir de conservation de balle infinie a fait beaucoup de bien.

Lingard 2/5 Court toujours, mais ne réussit pas grand chose d’autre…Remplacé par Rooney (86è).

Ander Herrera 4/5 Infatigable, mais à force de marquer trois joueurs adverses à la fois, il s’est perdu dans un tacle un peu plus violent que les autres.

Mkhitaryan 3/5 Son activité préférée ? Mettre des petits ponts. Même s’il a tendance à trop privilégier l’action individuelle, sa capacité de percussion est très appréciable. Remplacé par Carrick (76è).

Rashford 4/5 On a encore entendu des cris de plaisir du côté de la place Pigalle, mais ce n’était pas seulement ceux de mes filles, croyez moi. Il me fait monter dans les aigus à chacune de ses prises de balle, ce petit con. Remplacé par Smalling (89è).

SUBS

Carrick NN Présent dans la surface pour dégager ce dernier ballon de la mort. Merci.

Rooney NN Entré pour appliquer la technique dite du « gros cul » au poteau de corner afin de gagner du temps. Il a dû gagner au moins trois minutes, le temps que ses adversaires fassent le tour de son postérieur « MLS ».

Smalling NN Rotation obligatoire quand Bailly a été exclu. Si on avait du mesurer la différence entre les deux plus longtemps, nul doute qu’on serait en train de pleurer sur notre élimination piteuse. Vivement le réveil.

Bobby Carlton.

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Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

4 Comments

  1. Dans l’indifférence la plus totale, au mépris de toutes les règles de bienséance et de la grammaire, dans l’anonymat le plus complet, au nez et à la barde de Pière Mégère, faisant fi des mesures d’hygiène et de pluviométrie. C’est bieng Mister Bobbig.

    Vous faire nettoyer par l’Ajax vous et vos dames par contre… Quelle question ! Je viens de passer 10’10 en votre compagnie et on peut envier vos moments à vous cette saison.

    Encore bravo et bonne chance.

  2. Avec ces clubs au nom improbable et ces affiches périmées, il est clair que la C3 est très 90’s revival. On y trouve même un club français en demi…

  3. Ah la fin de Cosmopolis, juste récompense pour avoir réussi à traverser 90 minutes de vide.
    C’est un peu comme un but victorieux de Rashford dans les arrêts de jeu après une de nos purges.
    Allez on serre les fesses maintenant, on joue juste notre saison sur 90 minutes contre une équipe de sales gosses.

    • N’étant pas d’accord avec le reste de l’humanité sur Cronenberg, je vais m’abstenir de vous répondre.

      Mais je serrai les fesses avec vous. Sans confondre.

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