Montpellier-Paris (0-0) : la Paillade Académie solide ses notes

Avec toi, il faudrait toujours vivre la passionata, la passionata.

 

Bien loin, l’idée de contredire qu’un tour de stade après un 0-0 a des allures de ridicule ou de maintien in extremis. Même abstinence du côté de l’affirmation que fanfaronner d’avoir maintenu un score nul et vierge est tout aussi saugrenue que celui qui n’aime pas le Ricard (oui ça existe, et pas si loin qu’on ne l’espère).

Mais quand bien même. Tout, finalement, est affaire de contexte. Résister contre vents et marées à une telle armada, qui, même maladroite, avait de quoi faire claquer des fesses, peut sans rougir se targuer d’être satisfaisant. Avoir réussi par moments à inquiéter celle-ci, prenant d’assaut son milieu avec brio, a le droit légitime de récolter quelques vivats.

Pas d’embrasement donc, une ardeur toute contenue même, mais une satisfaction réelle et une combativité retrouvée. Si nous sommes capables de faire déjouer celui qu’on promet déjà aux sommets sans partage, on devrait bien arriver à taper le reste et s’assurer un nouveau strapontin pour la saison prochaine. On devrait.

 

Les notes :

Lecomte (3/5) : rien à redire, solide dans les airs et dans les flots, le genre de match propre qu’on attend de lui.

Roussillon (3/5) : toujours dans son zouk féroce le long de la touche, il a même réussi à bien fermer le couloir pour éviter les courants d’airs.

Congré (3/5) : de plus en plus difficile de le noter objectivement tant il fout la frousse à chacune de ses prises de balles, mais il faut avouer que c’était propre samedi.

Hilton (4/5) : oui, on sait, tout le monde vous rebat les oreilles avec son âge canonique, mais avouez qu’avec un évangéliste pareil, les brebis sont en sécurité à l’étable.

Mendès (3/5) : toujours pas compris s’il fallait foutre un aigu ou un grave à son blase, mais ces considérations accentistes n’enlèvent rien à sa performance de bonhomme en soutien du Vito.

Aguilar (4/5) : j’ai mis du temps à me rappeler qui c’était, et j’en ai eu vite honte tant il m’a impressionné dans ses courses, ses centres et ses replis. On veut te revoir petit !

Skhiri (3/5) : un peu plus à la peine que les autres, notamment avec la grosse possession de balle adverse de la première, il a fait ce qu’il fallait pour limiter les dégâts.

Lasne (2/5) : lui n’a rien limité, si ce n’est ses courses et ses prises de balle.

Sessegnon (2/5) : on aurait pu essayer de faire passer Ikoné pour lui, ça aurait sûrement plus bougé.

Sambia (3/5) : pétard mouillé en début de match, il a séché sa mèche pour mieux la vendre.

Ninga (2/5) : une erreur de le mettre seul en pointe pour démarrer, la preuve, ses appels n’étaient pas dans le ton.

Entrés en jeu :

Piriz : premier sur le discount.

Mukiele : antenne à ondée.

Mbenza : alors.

 

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert.

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

2 Comments

  1. Pour une fois que je trouvais que l’âne avait fait un très bon match après sa greffe du troisième poumon, tu le dézingue…
    Remarque, tu prends surement de l’avance pour les prochains matchs

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