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Napoli – Dortmund (2-1) : La Napoli Académie livre ses notes

Jeudi 19 septembre 2013

 

On sentait déjà le peuple frémir lors des Vêpres à Gesù Nuovo, pour lancer dans l’air électrique une prière vers San Paolo. Les pas se faisaient piétinants, allègres même au sortir de l’office. On sentait la soirée sublime qui s’annonçait au dessus des têtes. Les chants montaient peu à peu dans les travées, jusqu’à l’apothéose, sur fond de musique céleste dont on ne veut plus se passer désormais ici, dans cette ville majestueuse dont on ne veut se rappeler que la pauvreté ou la dangerosité.

Mais ici, nous avons une équipe de foot, et une sacrée, bande de sent-la-pisse!! Demande donc aux abeilles teutonnes ce qu’elles en pensent ! Ah parce que pour manger des saucisses au son de « Ein zvei drei » en s’enduisant de bière y a du monde ! Mais là, pendant quatre-vingt minutes du moins, y avait plus personne! Les Partenopei partaient sans discontinuer à l’abordage du but de l’ami Weidenfeller, qui aurait bien dû se garder de jouer les filles de l’air, car c’est bien lui qui a faussé le reste de la rencontre. Un autre pinpin qui doit se mordre les doigts c’est Jurgen le patapon des eaux sauvages. Faut-il vraiment rentrer dans la polémique quand il n’y a pas de polémique ? Quand on voit comment le Chleuh salopard éructe sur le quatrième arbitre, on pisserait presque dans notre froc si ça avait été nous en face.

Dès le début du match, on sentait Naples pleinement capable de rivaliser avec les finalistes de la dernière édition, acceptant de ne pas avoir la possession de balle à son avantage pour mieux se projeter en contre, et pouvoir peut-être trouver la solution sur coups de pieds arrêtés. Finalement, ce sont ces derniers qui offrent la victoire aux Napolitains : le premier arrive sur un corner, et le deuxième est l’oeuvre du petit loustic de service, Insigne, auteur d’une excellente prestation et de ce coup franc somptueux.

On pouvait sauter de joie sur notre canapé, se dire qu’il s’agissait bien là de la preuve qu’il allait falloir compter sur Napoli pour cette campagne européenne, que le départ de Cavani était amplement pallié par ce petit Gonzalo qui a l’air pas trop mal parti pour une jolie petite saison et que Benitez semble déjà bien installé dans ce club, tout en imposant parfaitement ce savant mélange hispanico-italien. On s’est quand même un peu retenu en s’agrippant aux accoudoirs en regardant les dix dernière minutes, où l’attention s’est un peu trop relâchée pour finir le match sereinement, surtout lorsque Zuniga voulu se gratter la fesse avec ses crampons, sans voir que le ballon passait par là.

Quoi qu’il en soit, on a gagné, alors ferme ta gueule tes molaires en bandoulière.

 

Les notes : 

Reina (4/5): Pas tellement sollicité tout au long du match, mais des interventions aussi solides qu’une pastèque en homélie, surtout dans les derniers instants, où il réalise des prouesses pour maintenir le score en faveur de son équipe.

Maggio (3/5): Toujours très propre dans tout ce qu’il fait, même dans l’erreur.

Britos (3/5): Pas de problèmes pour lui en première période, l’infériorité numérique des Allemands a achevé de rendre sa soirée tranquille.

Albiol (3/5): A l’image de son acolyte, pas trop de travail, même s’il pouvait en faire un peu plus pour épargner Reina dans les dernières minutes.

Zuniga (3/5): Assez remuant sur son côté, auteur du centre chirurgical sur le premier but, Claude MC n’a pas déçu. Enfin, sauf quand il essaye de faire une aile de pigeon en guise de geste défensif…

Berhami (3/5): Monstrueux en première période, il a dû se muer en un relanceur pas toujours incisif en deuxième.

Inler (4/5): Sa densité physique a complètement anesthésié les milieux allemands, l’Arménienne salope en tête et, comme un symbole de cartel suisse, il a été la plaque tournante de la distribution de chocolats.

Callejon (2/5): Quasi-inexistant sur son côté, il a vite compris qu’il fallait se contenter de faire des appels pour libérer le couloir pour Maggio. Dommage.

Hamsik (2/5): Pas au mieux sur ce match, le requin métronome n’a pas pesé du tout sur le jeu et raté pas mal de passes.

Insigne (5/5): C’était la surprise de la composition de Benitez, et il n’a pas déçu. Dribbles dévastateurs, centres au cordeau, percussions de déglingué, et ce coup franc de bâtard dans la lulu du Ken de substitution!! Piccolo, ma grande!

Higuaín (4/5): Très pesant sur la défense adverse avec ses appels, il a fait un match très abouti et score une fois de plus. Cavani ? Quien es ?

 

Sont entrés en jeu:

Mertens: Appelez-le l’Insigne du plat pays.

Pandev: Pardon, mais c’est trop bon.

Mesto: Le mec s’appelle Jean-Dominique quand même.

 

 

No Boogie-Woogie prima della preghiera della sera,

San Gennaro.

 

 

 
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