Niort – AC Ajaccio (0-0) : c’est reparti pour un tour pour I Sanguinari

C’est reparti pour un tour. Pour le premier match officiel de la saison, direction Niort, ses compagnies d’assurance, son marais poitevin et son stade qui possède les seuls chiottes depuis lesquels tu peux regarder le match quand t’es en train de pisser.

L’association I Sanguinari est en ébullition depuis le début de l’été. Après le Puy-en-Velay et Valras pour des matchs contre l’ASSE et Béziers, l’ACA nous mène au stade René-Gaillard, à Niort. L’occasion de prendre quelques vacances avec madame la semaine précédant le match à l’île de Ré. Le déplacement n’est ainsi pas très long.

On retrouve sur place Max, le caution locale d’I Sanguinari. Une petite bière et direction le stade. Pour la première fois, les stadiers nous font nous garer dans un petit parking visiteurs de fortune, après avoir transpercé la foule qui s’amassait devant les guichets.

Le premier contact avec les autochtones est compliqué. Ils semblent parler une autre langue, à mi-chemin entre du patois et du « parler dans sa barbe ». Un premier homme nous demande dans quelle tribune nous serons. Après avoir mis 10 minutes à comprendre ce qu’il voulait nous dire, il mettra lui même 10 minutes à comprendre notre réponse.

Le deuxième individu rencontré est le stadier qui procède à la fouille. Bâche, palpation, sac… tout est ok pour lui. Pour nous aussi. Jusqu’à ce qu’il nous lance une phrase qu’on a dû lui faire répéter trois fois. Nous comprenions : « Vous avez des Tunisiennes ? ». Il disait, en fait : « Vous avez des fumigènes ? ».

Notre vision des Niortais n’allait pas en s’améliorant. On est ensuite parti discuter avec la fille qui s’occupe de la buvette. La même qui, la saison dernière, nous racontait qu’elle s ‘était fait voler son téléphone par des supporters brestois. Elle n’avait pas changé : toujours des kilos en trop, un chromosome en plus, un cheveu sur la langue et des poils au menton. Peu importe, c’est suffisant pour nous vendre un coca.

Comme d’habitude, le bâchage à Niort est compliqué, à base d’escalade. Mais la bâche est installée à temps pour le PREMIER MATCH DE LA SAISON QU’ON ATTENDAIT TANT ! Nous sommes donc 3 en parcage. Une quatrième personne va vite nous rejoindre. C’est le stadier qui s’occupe de prendre nos commandes de bouffe. Le même que la saison dernière. L’avantage de faire tous les déplacements, c’est d’ailleurs de (re)connaître tout le monde partout. Le mec – un petit vieux très sympa – va nous sortir les mêmes blagues et les mêmes histoires que l’année dernière, à base de « Vous n’allez pas avoir assez de place pour vous ! Ahah » ou encore « La saison dernière, les Lensois ils étaient venus à 220, vous vous rendez compte ?! C’était pas la même qu’aujourd’hui! Ahah ».

Bref, on commande nos frites, on encourage les nôtres et c’est là que madame entre en scène. C’est la première fois qu’elle allait voir un match de foot en vrai. Elle ne connaît pas les règles, ni rien au foot. Elle nous a donc offert un florilège de punchlines.


Voici les meilleures :

Le point mode : « J’aime bien le maillot mauve du gardien des adversaires. En plus, comme il est noir, ça ressort bien ».

Le point Moussa Maazou : « Ouhla, c’est un grand zigotto lui ! »

Ou encore le point culture après un chant des ultras niortais : « Mais c’est la chanson de la pub des P’tits Filous Tubs ça ! ‘Des fruits, du fromage frais’ ! »

C’est après, à la 41e minute exactement, qu’une quatrième personne arrive dans le parcage. Jamais vu. Les présentations sont vite faites puisque le stadier cuistot est DE RETOUR ! Il se dirige vers moi et me dit « j’ai réfléchi après être parti tout à l’heure et je vous reconnais, vous étiez là la saison dernière ! ». Oui, et je serai là la saison prochaine. Nos frites et nos sandwichs sont là pour la mi-temps. Parfait.

Il est donc l’heure du point bouffe :

Les + :

  • le pain n’est pas industriel (du vrai pain quoi)
  • des herbes de provence ont été rajoutées sur les merguez
  • le mec a ramené du ketchup et de la moutarde alors qu’on n’avait pas demandé

Les – :

  • les frites étaient déjà froides et trop cuites
  • il n’y avait pas de sauces dans les sandwichs

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2,5/5. Les efforts sont notables mais l’ensemble est trop sec. Peut mieux faire.

Le match reprend et trois nouvelles personnes visiblement du coin mais ayant un faible pour l’ACA débarquent dans le parcage avec la bandera. Encore plus tard, vers la 80e minute, deux hommes viendront encore garnir les rangs d’I Sanguinari. Au total, nous aurons donc été 9 !!!

Ce qu’il se passe sur la pelouse est anecdotique. Le match nul est mérité. Ce qui n’est pas anecdotique par contre, c’est le salut d’une petite dizaine de joueurs vers nous. Et c’est Mathieu Coutadeur, le nouveau, qui a fait le premier pas en nous saluant et qui a ensuite demandé à ses coéquipiers de faire de même. On va beaucoup l’aimer lui. Comme on va beaucoup aimer cette saison qui s’annonce grandiose. Au moins dans les tribunes.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

2 Comments

  1. Du coup si j’ai bien compris, vous n’avez fait que boire et bouffer plutot que de regarder le match.
    J’aime.

    • ça fait très déplacement pro, un journée plus ou moins dans les transports/à bouffer pour 2 heures de réunion qui ne laisseront pas un souvenir impérissable

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