Norvège-Islande (3-2) : The Island Académie livre ses premières notes

Bienvenue dans The Island, où 23 pauvres Islandais triés parmi les 300 000 et des kopeks de l’Île ont été sélectionnés pour tenter de survivre à la terrible France pendant un long mois.

Mais avant cela, c’était l’entraînement intensif pour être un minimum prêt à affronter la CGT, les cheminots – c’est pareil ? –, la marée des rivières et les commentateurs-chroniqueurs de toute sorte à la télévision en commençant par Marion A dont on ne citera pas le nom. Première étape du mois de juin : la Norvège, ce grand pays longiligne à la topographie encore plus ravagé par les fossés que la peau de Brigitte Bardot ou Björk ou Valéry Giscard d’Estaing, pour ne citer que d’anciennes femmes plantureuses.

Pour l’occasion, Lagerbäck fait quelques tentatives pour voir si l’équipe tourne bien aussi comme cela. On se retrouve notamment avec Kristinsson dans les buts, une attaque Bodvarsson-Finnbogasson et huit mecs entre tout cela qui font de leur mieux pour ne pas sembler trop maladroits. Pas autant. Au final, cela a tout de même été un long match douloureux à regarder. Les Islandais n’étaient pas prêts physiquement, ça sent la préparation qu’il faut encore encaisser. D’ailleurs, c’est surtout l’entame et les dix premières minutes qui ont été catastrophiques avec jeu-concours du lancer de ballon le plus loin possible et roi du silence version football où l’objectif était d’être le dernier à bouger. Ingasson a perdu, il a bougé sur la frappe de Johansen : ça donne déviation qui trompe Kristinsson en 40 secondes.

La suite de la rencontre est peu ou prou la même chose. La Norvège s’est globalement baladée, en appuyant particulièrement sur les côtés. L’Islande n’a été capable de réagir que pendant dix minutes, de la 70e à la 80e.
On peut oublier et passer à autre chose de nettement plus motivant… Le Liechtenstein.

 

Les restes du match :

  • Quatre des cinq buts ont été inscrits sur phases arrêtées. Faut-il en conclure quelque chose avant l’Euro ?
  • Trois buts encaissés en un match, on dirait la défense de l’Equipe de France. Posons la question à nos meilleurs experts footballistiques actuellement, M. Pascal P et M. BuRP. Ingasson serait-il plutôt arabe ou zuiste ?
  • À l’écran, le maillot de la Norvège faisait très hollandais. Vu le résultat, pas de doute pourtant, ce n’était pas les potes de Robben.
  • Il y a quelque chose de pourri dans le King de Norvège.
  • Zéro mention de vikings pendant le match. Incroyable.
  • Il devient quoi en fait John Carew ? Et Martin Odegaard ?

 

Les notes :

Kristinsson (1/5) : ça va, tu crains rien, t’es déjà dans la liste.
Hauksson (3/5) : une intervention hyper propre, de l’énergie, la bonne surprise du match.
Sigurdsson – celui de derrière – (2/5) : des choix maladroits, malencontreux, et pas suffisamment affûté pour être ce qu’il doit être, à savoir un garçon solide et habile.
Ingasson (1/5) : comment peut-on être bon de la tête dans la surface adverse mais jamais dans la sienne.
Magnusson (2/5) : n’a pas imprimé son jeu dans l’équipe.
Gunnarsson (1/5) : Le néant. Le vide. Le trou du milieu. L’opération de l’appendicite qui tourne mal et laisse s’échapper tout le caca qui vient par là. Docteur, docteur, vous pouvez faire quelque chose avant l’Euro ?
Sigurdsson – celui du milieu de devant – (2/5) : des choix maladroits, malencontreux, et pas suffisamment affûté pour être ce qu’il doit être, à savoir le régulateur de tous les ballons. Sans lui dans le tempo, comme dit Chichi, le jeu de l’Islande fait pschiiiiit.
Halfredsson (2/5) : le Christophe Jallet islandais a centré presque aussi bien que le Lyonnais.
Gudmunsson (2/5) : de grosse frappes, du jeu simple mais percutant. Sans la réussite.
Bodvarsson (1/5) : ce n’est pas parce que tu as un nom à être un ours de la Croisée des Mondes qu’il faut être aussi lourdingue devant.
Finnbogason (2/5) : un ballon exploitable, un ballon perdu.

 

Les remplaçants :

Jonsson (2/5) à la mi-temps pour s’occuper des cages, tel qu’il ne le fera pas durant le tournoi.
Gudjohnsen (2/5), en mode prince de Monaco qui se prélasse.
Bjarnason (2/5), qui a plus de cheveux que de vitesse.
Bjarnason, l’autre, discret.
Sigthorsson dont l’entrée a été le début du regain d’intérêt de la rencontre, sans qu’on puisse vraiment parler de cause à effet.
Sigurjonsson, pour une fin de match sans soubresauts.

 

Résultat :

On n’est pas encore prêts pour l’Enfer du nord lensois, mais on commencera la compétition à St-Etienne.

 

Cadeau bonus de bienvenue :

Asgils Eidur Monsossisson.

Asgils Eidur Monsossisson

Abandonné au milieu d'un troupeau de chevaux islandais à mes vingt ans, j'ai appris à aimer les pelouses d'intérieur, les longues chevelures blondes – uniquement chez les chevaux – et la consanguinité dans les groupes de musique. L'Editeur ce bel homme m'a donc demandé de raconter les matches de l'Islande pendant l'Euro.

5 Comments

  1. faut arrêter de se moquer maintenant. On sait qu’on est à la maison..
    monde de merrdeeuuh
    questions subsidiaire. il est dans la liste Smarason?

  2. Rein de personnel mais j’espère qu’on va vous déglinguez…Encore plus depuis que j’ai entendu Jo Stemerdesson et sa guitare

  3. Le seul intérêt de cet Euro est dans les Acacadémies donc longue vie à toi !

    • Non le seul intérêt de cet euro c’est qu’on va pouvoir se goinfer des barbeucs mec !
      Pour les acads, effectivement les périodes bde phases finales sont fastes en général, mais je regrette que le nigeria ne soit pas à l’euro

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.