OM-Caen (1-0), la Stade Malherbe académie livre ses notes

Puisqu’il est à la mode de donner son avis sur la démission de Bielsa, je vous livre le mien en tout début d’académie histoire de ne plus en entendre parler après. De toute évidence, il apparaît que la démission de Marcelo Bielsa résulte d’un complexe d’infériorité face à la finesse tactique de Patrice Garande. En effet, touché dans son orgueil, celui que l’on surnomme aussi « El Loco » (Le fou en espagnol) a préféré rendre son tablier plutôt que de surmonter un deuxième affront consécutif face au modeste Stade Malherbe de Caen. La modification de contrat évoqué en conférence de presse d’après match n’est en réalité qu’un écran de fumée pour éviter l’humiliation publique et ainsi garder un minimum de crédit auprès des amateurs de foot…

Maintenant que vous connaissez la vérité, parlons un peu football si vous le voulez bien. Emmené par un « Monchi du Calvados » déchainé, les Malherbistes avaient tenu tête à l’Olympique de Marseille le mercato durant. Autant dire que ce n’est pas 90 minutes de plus qui allaient les faire reculer. Les Marseillais étaient prévenus, et pourtant. Une fois de plus, ce sont les Caennais qui ont empoché les trois points synonymes de succès, au bout d’une prestation collective globalement aboutie et d’une solidarité défensive affichée. Sans être géniaux durant la totalité du match, les Patoches Boyz ont su se montrer redoutable d’efficacité, ponctuant leur temps fort d’un but magistral, tandis que les Marseillais vendangeaient des occasions toujours plus grosses de revenir au score.

 

Les temps forts :

3e : Bessat s’amuse dans la défense adverse et décale Delort côté gauche qui lâche une lourde frappe difficilement repoussée par Steve Mandanda. Le ton est d’ores et déjà donné.

10e : Les Patoches Boyz prennent le match à bras le corps et s’installent dans le camp adverse dès le début de la rencontre. Parviendront-ils à concrétiser cette belle entame de match ? Toujours est-il qu’après 10 minutes de jeu dans cette nouvelle saison, Malherbe n’a toujours concédé le moindre penalty. C’est déjà une victoire.

16e : Action collective de grande classe côté caennais. Lenny Nangis talonne pour Manu Imorou qui délivre un caviar à Vincent Bessat, mais la reprise de l’ancien nantais est miraculeusement stoppée par Mandanda. Malherbe termine tranquillement le rodage des automatismes.

27e : Seul à l’entrée de la surface, Delort est idéalement servi par Nangis mais aucune solution ne se présente à lui. Alors il tente une frappe de mule totalement irrationnelle. Le ballon heurte la barre transversale et termine sa course au fond des filets d’un Mandanda médusé, qui avait au moins la bonne fortune d’être aux premières loges pour admirer ce chef-d’œuvre.

38e : Des « Marcelo ! Marcelo ! » et autres chants à la gloire de Bielsa descendent des travées du Vélodrome. Quelle belle histoire d’amour entre l’entraineur argentin et ses supporters…

52e : Les Caennais peinent à exister lors de la seconde mi-temps. Ils laissent la maâtrise du jeu aux Marseillais pour mieux les contrer, mais se montrent brouillons dans l’utilisation du ballon et le rendent trop vite à leurs adversaires, qui n’ont pas cette galanterie. En face, l’OM joue mieux et met à mal la défense Malherbiste.

64e : L’heure de jeu passée et Malherbe tient bon son avantage au score malgré des offensives Olympienne de plus en plus insistantes. Ngolo Kanté est pour l’instant invisible côté Marseillais.

88e : Vercoutre dévie la dernière frappe du match sur son poteau gauche, pas loin d’être le meilleur défenseur caennais samedi soir. Le coup de patte soudain de Barrada aux 20 mètres prenait pourtant la direction du petit filet.

 

La palette 4D :

Alors que les stades de Ligue 1 se sont équipés de la goal-line technologie durant l’intersaison, horsjeu.net met au point la palette 4D qui analyse toutes les séquences de jeu dans le moindre détail. Sur cette action, on observe l’espace laissé à Lenny Nangis pour s’engouffrer dans le couloir gauche, conséquence directe du marquage à quatre sur Andy Delort. Une tactique défensive qui laisse peu de liberté à l’avant-centre caennais aux abords de la surface, ce qui l’oblige à marquer des 30 mètres…

Le but d’Andy Delort comme vous ne l’avez jamais vu. Un véritable boulet de canon qui fracasse la barre transversale avant de rentrer dans le but Marseillais. Steve Mandanda a bien fait de ne pas y mettre sa main…

« J’ai marqué un but mais Vercoutre me l’a arrêté. » Sur cette tête millimétrée de Michy Batshuayi, Superémy Vercoutre s’envole pour sauver les Caennais de l’égalisation.

 

Baromètre :

Andy Delort (4,5/5) : Certes, il rate le but du KO aux abords du temps additionnel, qui nous aurait épargné un ou deux lavages de culottes. Mais cela s’explique aisément par un manque de lucidité à la fin d’une rencontre où il n’aura pas chômé. Rapidement récompensé par un but de toute beauté, ses efforts ont maintenu les défenseurs sous pression jusqu’au coup de sifflet final. Si tout le monde voit déjà Delort en Equipe de France après ce match, il faut reconnaître que ce serait assez cocasse de voir Andy capé.

Rémy Vercoutre (4/5) : Quelques hésitations dans les sorties aériennes qui auraient pu coûter cher, mais que les fans se rassurent : Rémy Vercoutre n’a pas perdu sa détente phénoménale ni sa chatte en titane contre les cadors du championnat.

Damien Da Silva (4/5) : Sur les bases de la saison dernière, il a formé une solide charnière centrale avec Alaeddine Yahia et nous a notamment gratifiés de plusieurs modèles de tacles défensifs. Les attaquants marseillais ne s’y sont pas frottés deux fois.

Dennis Appiah (3,5/5) : Peu d’observateurs ont relevé sa bonne prestation, en témoigne la moyenne tout juste obtenue par le latéral droit caennais dans l’Equipe. Il s’est pourtant montré percutant offensivement pendant le temps fort de son équipe et a parfaitement muselé son vis-à-vis.

Jordan Adéoti (2/5) : Si on cherche la petite bête dans une victoire qui relève avant tout d’un état d’esprit collectif, Jordan Adéoti a peut-être été un poil en dessous de ses partenaires. Même si son imposante carrure fut un atout précieux sur les coups de pieds arrêtés, il a parfois eu du mal à faire les bons choix. C’est là qu’on se rend compte que même par des températures estivales, un Gillet n’est jamais de trop.

 

Cyril Water

L'ancien

3 Comments

  1. 5 notes ça rempli à peine un Kangoo alors que vous aviez un bus à impérial avec une remorque samedi soir.
    Bravo comme l’an dernier vous êtes en ligue des champions après une journée!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *