Onze anal Historique : la Forez Académie livre son équipe

 

Cette équipe est un rêve. Oui, un rêve. Je donnerai cher pour voir le niveau pathétique que serait capable de développer une équipe de bras cassés comme celle-là. Entre les joueurs qui se pensent trop forts pour l’équipe mais qui n’ont jamais prouvé qu’ils avaient le niveau ne serait-ce que de la réserve, et les chèvres tout simplement, ce Onze Anal n’est qu’un échantillon de ce que nous avons pu voir passer chez les Verts.

Oui, on aurait pu en mettre d’autres. Mais là, je crois que cette équipe, même si elle reste assez contemporaine, n’en demeure pas moins très compétitive dans l’analité. Forcément, j’en connais qui seront déçus de ne pas voir apparaître « leur » chèvre, mais il fallait faire des choix et, pour le coup, je me suis basé principalement sur les mecs que j’ai vu jouer de mes propres yeux. Tant mieux pour les arnaques dont la carrière s’est terminée avant le début des années 90 : vous avez échappé à la moulinette.

Mais sans attendre, présentons donc nos fiers lauréats. La compo et les remplaçants sont juste en-dessous, le détail des joueurs un peu plus bas. Bienvenue dans le Onze Anal de l’AS Saint-Etienne. Bonne lecture.

 

Compo :

 compo

Ah putain, j’en ai la larme à l’œil de voir tant de buses réunies sur un même terrain, sous un même maillot. C’est génial… Enfin, pas tant que ça. Surtout que certaines ont vraiment « joué » ensemble.

Dans les bois, on trouve Robin Huc, le « mec qui devait prendre la place de » et qui a toujours fini sur le banc, quand il n’était pas doublé par le 3e gardien. La défense est magique : Bia, le libero italien qui se croit trop fort pour la D2 (mais qui a un niveau CFA) et Paulão, monsieur « j’ai joué une finale de coupe de l’UEFA », mais qui avec le maillot vert a plutôt donné l’impression de n’avoir joué qu’une finale d’Intertoto (qu’il aurait perdu). Les latéraux sont grands eux aussi : Sassus le bien nommé et Helton Dos Reis, l’homme qui coûtait 5 000€.

Au milieu, c’est un melting pot de violence, de pied carrés et de vision de jeu « gilbert montagnesque ». En 6, on retrouve l’immense Guirane N’Daw, qui a presque réussi à nous faire pleurer… quand on a appris qu’il était enfin transféré loin de chez nous. En relayeur-meneur de jeu, Olivier Baudry qui aura réussi à me faire croire que moi aussi, un jour, je pourrai jouer chez les Verts. A ses côtés, le râtisseur Yohan Hautcoeur, plus doué pour perdre les ballons que les récupérer malheureusement.

Et enfin devant, mon chef d’œuvre : on empile les chèvres dans l’axe et on les laisse se marcher dessus. Attention ça fait rêver : Rodrigão que je mets légèrement en retrait car il est Brésilien donc il doit bien taquiner le ballon et peut jouer 10… ou pas. Et puis notre duo magique : Kuzba – Sanogo. Un mélange de puissance (un peu), de lourdeur (beaucoup), et surtout de frappes tueuses de pigeons qui ont fait le bonheur des clochards aux abords du stade, trop heureux de récupérer les cadavres des volatiles encore fumants.

Le banc est lui aussi magique, mais regardez plutôt : Levytsky et son faux passeport. Jean-Pascal Yao qui avait profité d’être le chouchou du coach pour venir à Saint-Etienne. Rudolphe Douala le mec qui a été formé à Sainté, s’est fait dégager pour revenir plus tard, mais ne jamais jouer. Daniel Bilos, ses cotons dans le nez, ses talonnades et sa crinière au vent. David Gigliotti, l’homme qui a fait une carrière sur 2 bicyclettes avec Monaco. Sébastien Mazure, l’éternel bon joueur de club qui se liquéfie dès qu’il sent la pression du public. Et enfin… Enfin ! Pour driver cette team anale, il nous FALLAIT un duo d’entraîneurs, le genre de truc qui ne marche jamais (remember Wallemme-Garcia) : et ce duo est tout simplement digne des plus mauvais duos jamais vus (au même niveau que Arthur et Gad Elmaleh pour vous situer) : John « 4×4 » Toshack et Alain « j’ai jamais entraîné que Grenoble » Michel.

 

Les titulaires :

Gardien : Robin HUC (1992 – 1995)

Il a fait partie de la fameuse équipe qui finira relégable en 1994-95, mais qui sauvera sa tête la 1ère fois car Marseille ne fût pas autorisée à remonter. Bon, ils descendront l’année suivante : le cul bordé de nouilles, ça ne marche qu’une fois, pas vrai Le Mans ? Ce mec a quand même débuté sa carrière à Toulouse, mais une blessure l’éloigne des terrains et c’est… Fabien Barthez qui prendra sa place (autant vous dire que quand il est revenu, une place lui avait été réservée sur le banc). Il signe ensuite à Saint-Etienne pour prendre la succession de Joseph-Antoine Bell. Il se fera doubler par… Grégory Coupet, et même par Gilbert Ceccarelli (l’effet moustache sans aucun doute) quand Coupet ira où vous savez. Il finira sa carrière à Nice comme doublure de Valencony. Un gardien qui respire la boulette (mais pas celle qui fait rire dans les cigarettes), et qui symbolise nos années d’errance à ce poste avant de voir des mecs comme Alonzo, Janot ou maintenant Ruffier s’imposer dans les bois.

Libero : Giovanni BIA (2001 – 2002)

Alors toi je vais pas te louper. Le mec débarque comme un roi parce qu’il est italien, qu’il joue libero, et qu’il affiche sur son CV des clubs comme l’Inter, Naples, l’Udinese Brescia ou encore Bologne. Sauf qu’à son arrivée, il a déjà 33 ans, qu’on vient de descendre en Division 2, qu’il arrive avec une caravane au cul et qu’il pense que rester derrière toute sa ligne à la Baresi (il pensait pouvoir compter sur sa pointe de vitesse ou son légendaire sens de l’anticipation pour stopper les attaques sans doute) et de balancer des grands parpaings en se prenant pour Pirlo, ça suffira à lui assurer une place de titulaire. Un scandale ce mec, j’ai rarement vu un défenseur aussi mauvais. Heureusement, il n’est resté qu’une saison pour 24 matches quand même et 7 cartons. Ah oui, et j’ai vu son unique but pour l’ouverture de la saison : on perd 2-0 (et notre mythique défenseur n’y est pas pour rien) contre Istres (oui, Istres), à domicile (oui, à domicile). Et le grand Giovanni, auteur d’un match absolument dégueulasse, réduit le score sur penalty. C’est la marque des grands joueurs… Ou pas.

Stoppeur : Paulão (2011 – 2012)

Bon, y’a une chose qu’on ne peut pas lui reprocher : c’est qu’il est arrivé gratuit de Braga. Le mec sortait tout juste d’une finale de Coupe de l’UEFA, où il avait été plutôt pas mal de l’avis de beaucoup, donc ça sent la bonne affaire. Oui, mais qui dit Brésilien dit saudade. Et là, le mal du pays a pas voulu lâcher notre grand saccaraud (1m88 pour 88 kg quand même). Sa légende s’écrira dès son 1er match : on joue contre Sochaux, on perd 2-1 et il prend déjà son 1er rouge, direct en plus. Bienvenue en France mon Paulo ! Finalement, il s’en ira comme un voleur au merscato hivernal et se permettra de balancer sur la ville et le climat pour expliquer ses mauvaises performances. C’est peut-être aussi que t’étais juste mauvais mon pote ! Parles-en à Brandão, Alex ou Aloisio du climat ! Non pas à Rodrigão, mais j’y reviendrai plus tard…

Arrière gauche : Jean-Luc SASSUS (1997 – 1998)

Il est dans le Onze Anal déjà parce que son nom le mérite. Mais il restera aussi celui qui s’est fait jeter de Lyon parce qu’il avait baisé la femme d’Olmeta. Bon, dans l’histoire, on perd Coupet qui fera le bonheur de qui vous savez. Après, je me rappelle pas spécialement de son passage chez les Verts, surtout qu’il se fera prêter dès la saison suivante pour retourner dans une ville con, qui pue et qui pollue. Dommage pour lui, mais il sera loser jusqu’au bout : il loupera le titre de Division 2, le match au Stade de France et son nom dans la légende des Verts. Alors pour toutes ces raisons, il est normal qu’il soit titulaire dans ce Onze Anal.

Arrière droit : Helton DOS REIS (2008 – 2010)

Encore une autre légende dans les effectifs stéphanois. Helton Dos Reis, venu de Grenoble on ne sait trop comment. Reparti à Grenoble pour… 5 000 € !! Oui, ce n’est pas une faute de frappe, il a bien été vendu seulement 5 000 €. Le top, c’est qu’il a quand même été recruté comme attaquant, et que finalement, le GRAND Alain Perrin lui a dit qu’il comptait sur lui… mais comme arrière droit ! Le mec on sait tellement plus quoi en faire qu’il sert de bouche-trou ! Et pendant ces 2 saisons où il aura « porté » le maillot vert, il facture 4 apparitions en Ligain et 1 en Coupe de France. Helton est définitivement l’arrière droit anal ultime, et personne ne peut contester sa sélection.

Milieu défensif : Guirane N’DAW (2009 – 2011)

Ah Guirane… Tes larmes après ton unique but face à Bordeaux en Coupe de la Ligue m’avaient ému. Par contre, ça ne m’a pas fait oublier ton niveau pathétique. Déjà, il était arrivé en prêt de Nantes, avec option d’achat automatique à la fin de la saison si les Verts se maintenaient. Comme le pire était passé pour Sainté, on pouvait penser que ça ressemblait fort à un transfert à retardement. Et malheureusement, on a eu le temps de voir la perversité de ce montage : nul de bout en bout dans la saison, le maintien était forcément une bonne nouvelle, mais signifiait aussi qu’on allait avoir ce boulet sur les bras pour quelques saisons de plus. Bourrin à limite du violent, et sans aucun impact que ce soit défensif ou offensif, N’Daw est l’une des dernières erreurs de castings de la cellule de recrutement des Verts (avant cette saison, mais n’allons pas trop vite en besogne…). Il ne dépareille pas dans cette équipe, loin de là.

Milieu gauche : Olivier BAUDRY (2001 – 2003)

Encore un ex-Sochalien (comme N’Daw). Celui qu’on nous avait vendu comme un n°10 de talent s’est révélé être un bide monumental. En 2 saisons chez les Verts, il a à peine joué 10 matches toutes compétitions confondues, et tous sur sa 1e saison ! Avec son mental en pain d’épice, il était autant n°10 que moi fan de Daniel Riolo. C’est le recrutement faussement clinquant de l’équipe qui vient de descendre et qui veut remonter tout de suite, celui que tout le monde redoute mais dans lequel les Verts aiment à se vautrer depuis des années. Il a connu une fin de carrière difficile avec un cancer du pancréas, dont il s’est brillamment sorti aujourd’hui, rejouant même au football à bas niveau. Malgré cela, et sans vouloir faire polémique, je critique uniquement son passage à Sainté qui s’est révélé absolument catastrophique. Une sélection logique pour moi.

Milieu droit : Yohan HAUTCOEUR (2006 – 2007 puis 2008 – 2010)

L’homme qu’on a vendu comme « le joueur aux 3 poumons ». Ils ont oublié de nous dire aussi qu’il avait 2 pieds gauches et qu’il était droitier. Si on veut prendre des marathoniens, on engage Yohan Diniz et on en parle plus. Un joueur qui avait l’air sympa, formé dans le poulailler Loué du Mans, il a « explosé » en même temps que quelques joueurs comme Laurent Bonnart, James Fanchone, Frédéric Thomas ou encore Daniel Cousin. Bon, tout est dit, fallait pas en attendre des merveilles. Une saison compliquée, puis un prêt chez le génial génie qui, malgré son génie, n’aura pas réussi à faire de notre canasson un cheval de course, et donc retour à l’envoyeur. 2 saisons au cours desquelles il joue très peu avant de se faire gentiment raccompagner au Mans. Bref, pas le plus scandaleux de nos joueurs, mais tellement symbolique de la volonté des dirigeants à l’époque de « doubler les postes à tout prix », quitte à prendre des mecs tout juste bons pour la réserve au lieu de promouvoir des jeunes. Ce mec n’aurait jamais dû atterrir chez nous, comme beaucoup.

Attaquant : RODRIGÃO (2001 – 2002)

On avait encore des étoiles pleins les yeux avec Alex et Aloisio (le 1er était encore là, le 2e tirait la gueule de descendre en D2 avec nous), et puis… Et puis, IL est arrivé. Rodrigão, un nom qui sent bon la samba, les passements de jambes et les buts do Rio do Brasilou. En fait, on a surtout eu droit à un mec pété de partout, qui a démarré son histoire avec les Verts avec un stage en Roumanie (brillante idée Alain Michel, je reviendrai sur ton cas, ne t’inquiètes pas) et qui se blesse d’entrée de jeu, alors qu’il a été aligné sans faire une vraie préparation. Dans son histoire ratée avec Sainté, tout n’est donc pas forcément de sa faute. Mais on retiendra quand même son inefficacité chronique quand il était sur le terrain, et sa nonchalance assez énervante dans un championnat physique comme la D2. Il aura quand même marqué 2 buts en 7 matches joués avec les Verts avant de retourner au Brésil et de bourlinguer notamment au Portugal, en Arabie Saoudite ou au Mexique. Une carrière anale jusqu’au bout.

Attaquant : Marcin KUZBA (2001 – 2002)

Ah, quelle belle année que cette saison 2001/2002. En plus de notre danseuse brésilienne, les Verts avaient la bonne idée de recruter Marcin Kuzba, obscur attaquant polonais passé par Auxerre (1 saison, 5 matches, 0 but) puis par la Suisse où il a réussi à faire croire qu’il pouvait vraiment marquer. Encore plus lent que Giovanni Bia (je crois qu’il avait pris la caravane tout confort avec lit double, salle de bain et WC séparés, cuisine équipée), Marcin était aligné en pointe faute de mieux et a quand même réussi à jouer 27 matches avec les Verts (pour 4 buts, impressionnant) alors qu’il avait à peine le niveau CFA. Je le place très haut dans mon panthéon anal, mais un peu en-dessous de celui qui vient.

Attaquant : Boubacar SANOGO (2009 – 2012)

L’attaquant anal par excellence ! Il arrive avec une réputation de bon joueur glanée en Allemagne (une bonne saison au Werder), mais sans qu’on sache trop à quoi s’en tenir non plus. Il doit être le fer de lance de l’attaque stéphanoise avec Bergessio (autre bide, mais que j’ai moins envie de charger), mais il en sera plutôt le boulet. 33 matches toutes compétitions confondues, et seulement 2 buts. Enchaînant les blessures, il n’a jamais pu prouver qu’il n’était pas une arnaque. La faute à pas de chance peut-être, mais aussi à une hygiène de vie douteuse : ses essais infructueux à Auxerre ou à Monaco, où il fût recalé à la visite médicale, le prouvèrent par la suite. Par contre, son salaire à plus de 200 000€/mois, ça, il nous l’a bien facturé. L’ASSE cherche très vite à s’en débarrasser et le prête dans le seul pays où il a encore un peu la côte : en Allemagne. Mais bon, sont pas cons les Teutons, ils l’avaient bien vu en partant qu’il était cramé le gros Bouba. Donc les seuls clubs qui l’acceptent sont en Ligue 2 allemande. Libéré de son contrat en mars 2012, il ajoute un chapitre de plus à sa légende : il engage des poursuites contre le club pour rupture de contrat abusive et demande 7,7M€. Le verdict de cet épisode devait être connu le 16 décembre 2013, décision finalement repoussée au 27 janvier 2014. S’il venait à gagner, il pourrait s’assurer une place au Hall au Fame des enculés.

 

Remplaçants :

Maxym LEVYTSKY (gardien, juillet 2000 – décembre 2000) : comment ne pas mettre le grand Maxym (1m90, le talent c’est autre chose) dans cette équipe ? Un physique de cigogne, une agilité d’Allemand en bottes de ski, et un passeport greco-ukrainien qu’il a dû trouver sur le chemin qui l’a mené du FK Tchernomorets Novorossiysk à Sainté. Maxym, c’est un joueur attachant, du genre à fêter les buts comme s’il avait marqué, et capable de prouesses sur sa ligne. Mais c’est aussi un gardien qui a encaissé la bagatelle de 19 buts en seulement 15 matches de championnat (dont une magnifique fessée 5-1 au Parc), avec un jeu au pied qui ferait passer Lloris pour un technicien. Son licenciement suite à la surprenante découverte de n’avoir aucune racine grecque se fera sans trop de bruit, et Alonzo retrouvera sa place de titulaire, sans toutefois pouvoir enrayer la chute en D2. 4 mois de légende seulement, qui ne font du coup pas de lui un titulaire, mais lui garde une place bien au chaud sur le banc.

Jean-Pascal YAO (défenseur central, 2001 – 2003) : rien que son nom nous fait marrer. 3 lettres qui resteront gravées dans l’analité stéphanoise. Le beau JP est arrivé dans les bagages du grand Alain Michel, parce que c’était son homme de base à Grenoble. Oui, Grenoble, un club qui jouait à l’époque en National, et qui est monté en Division 2 cette année-là. Il ne jouera que 9 matches toutes compétitions confondues, parce que, merde, même les dirigeants des Verts ont bien vu qu’ils s’étaient faits enfumés sur ce coup là. Il ira se finir tranquillement à Nîmes (fin de carrière à seulement 28 ans, même lui avait compris) avant de revenir à son club de formation, Valence, où il est toujours entraîneur des U19.

Javier GARRIDO (arrière droit, juillet – décembre 2004) : le recrutement « poudre aux yeux » de nos amis Zozo et Roro. Attends, le mec il vient du FC Valence, et a tout juste été sacré champion d’Espagne, il est forcément bon ! Oui, mais non. 10 pauvres matches avec les Verts où on se rend vite compte que si Valence l’a lâché, c’est qu’il y avait bien une raison. Et puis, comme il est anal jusqu’au bout, il sera marqué par le sceau de la poisse : rupture des ligaments croisés en décembre, retour à Valence en janvier et adios. Le pire, c’est que ce genre de recrutement sur « ah ouais mais il vient de [insérer le nom d’un club connu, si possible qui a joué la Ligue des Champions récemment], je l’ai déjà vu jouer, c’est un tueur » sera renouvelé avec d’autres (dont le fameux Bouba Sanogros).

Rudolphe DOUALA (milieu, 2007 – 2008) : un autre grand classique du recrutement stéphanois : faire revenir au bercail un mec qu’on a formé, sans jamais lui avoir donné sa chance à l’époque. C’est le cas de notre ami Rudolphe, formé à Sainté, mais qui n’a jamais joué avec l’équipe première. Il part au Portugal, où il bourlinguera pas mal et se taillera une réputation qui attirera l’œil avisé des recruteurs stéphanois. Ils lui proposent alors de revenir s’imposer dans le club qui ne lui a jamais donné sa chance. Mauvaise pioche : 13 matches seulement, 0 but et un départ dès la fin de saison dans un obscur club grec. Quand ça veut pas, ça veut pas…

Daniel BILOS (milieu offensif, 2006-2007) : le fougueux argentin, sosie capillaire d’Osvaldo Piazza. Le mec n’a jamais marqué en championnat ou en coupe de France. Par contre, il facture 3 buts en 3 matches de Coupe dont un doublé contre la terrible équipe de Sète, et un penalty avec des cotons dans le nez contre Marseille. Ce qui est plus intéressant, c’est cette légende urbaine qui voudrait que notre ami Daniel ait eu une clause dans son contrat (sans doute une prime à verser à son club précédent, Boca Juniors) qui prenait effet s’il jouait 15 matches de championnat. Son compteur dans cette compétition s’est mystérieusement arrêté à… 14. Alors qu’il était régulièrement titulaire, il a disparu de la circulation et n’est plus revenu en équipe première. La saison suivante, il était prêté au Mexique, puis de retour, il résiliait son contrat. Encore une belle gestion de la cellule de recrutement stéphanoise.

David GIGLIOTTI (attaquant, 2007 – 2010) : certains trouveront que j’aurai pu mettre des Molnar, ou encore Cuca. Seulement leurs souvenirs ne sont pas assez frais dans ma mémoire. Alors que David « bicyclette » Gigliotti, oui. Le gars qui est arrivé chez nous était encore un jeune attaquant prometteur, qui s’était fait remarquer avec Monaco, et qui sortait d’un bon prêt à Troyes la saison précédente (9 buts). Bonne pioche se dit-on, il pourra nous rendre quelques services. Finalement, on a récupéré un joueur capricieux, très loin du niveau qu’il avait pu montrer sur quelques fulgurances, et qui facturera la bagatelle de 5 buts en 39 matches (mais 3 saisons chez les Verts quand même). Une belle erreur de casting, qui vient, comme souvent, de la volonté des entraîneurs de doubler tous les postes.

Sébastien MAZURE (attaquant, 2005 – 2006) : là aussi, une erreur de casting. Alors qu’il avait « flambé » avec Caen (13 buts en championnat), Sébastien Mazure se voir proposer de rejoindre l’effectif ambitieux des Verts qui vient de se qualifier pour l’Intertoto. En ligne de mire : retrouver la Coupe d’Europe. L’indemnité de transfert n’est pas très élevée, mais Mazure était convoité par plusieurs autres équipes, et on attend donc beaucoup de ce recrutement. Joueur généreux, il semble taillé pour se fondre sans problème dans le moule stéphanois. Seulement, Sainté n’est pas Caen, et si la ferveur populaire peut se révéler un moteur chez les uns, elle devient vite un enfer pour d’autres. Semblant craquer sous la pression, il voit aussi sa saison pourrie par les blessures. Au final, il ne marquera qu’un but en championnat (+ 1 en Intertoto), un but important cependant puisqu’il donne la victoire à Sainté dans les arrêts de jeu face à Nantes. A la fin de cette saison, Sébastien aura l’occasion de revenir à Caen, qui cherche à remonter en Ligain, et il acceptera. Sainté tire donc un trait sur un joueur dont on pensait qu’il pouvait réussir, mais dont le mental friable et le physique en carton (la suite de sa carrière sera aussi marquée par les blessures) ne lui auront jamais permis de franchir un palier. Un gâchis pour les 2 parties en somme.

 

Les coachs :

John TOSHACK (octobre – décembre 2000) // Alain MICHEL (juillet – octobre 2001). Le Onze Anal ne pouvait pas ne pas être drivé par une doublette d’entraîneurs, la pire chose inventée dans le football après les maillots thirds. Ils ne se sont jamais croisés, et pourtant, ça ne s’est pas joué à grand-chose. Flashback : on est en plein dans les faux passeports, et Nouzaret, en froid avec Soler et Bompard, vient de se faire lourder. Soler justement, prend l’intérim pour 1 match, mais ça n’est que temporaire : il nous faut un coach sur le banc. Et Bompard, dans la mégalomanie qui le caractérise alors, ne se contentera pas d’un vulgaire bouche-trou. Non, il lui faut du clinquant, du tire-l’œil, du bling-bling : en gros (dans tous les sens du terme), du John Toshack. Le Gallois arrive avec son CV sur lequel il est marqué Real Madrid, Real Sociedad, La Corogne…, un physique à la Van Gaal et une grande gueule. Mais aussi en ne sachant pas parler un mot de français, en ne connaissant rien de la Ligain et de Sainté, et surtout une sale réputation de mercenaire. Bref, tout ce qu’il fallait pour se planter. Il ne restera pas longtemps (à peine 2 mois), le temps pour lui d’empocher 2 salaires mirobolants pour le club et un 4×4 de fonction avec lequel il taillera la route jusqu’à San Sebastian pour une nouvelle mission d’interim. Un bel enculé, que seul Bompard a pu croire sincère. Alain Michel, lui, c’est plutôt l’inverse. Le gars est pétri de gentillesse, vient de faire monter Grenoble en Division 2 et se voit proposer un challenge démesuré pour ses épaules. Dépassé dans la gestion de l’effectif, des média et du public, Alain n’est pas un mauvais bougre, juste un entraineur taillé pour les divisions inférieures (et pas au-delà du National). A Sainté, il était déjà venu prendre la suite d’une doublette (Wallemme – Garcia) ; finalement, il laissera sa place au bout de 11 journées de Ligue D’Eux, au soir d’une défaite 3-0 face à Beauvais et une place de 18e. Et en plus, il nous laisse Yao sur les bras.

 

Voilà pour le Onze Anal. Une belle équipe de chèvres que, malheureusement, on pourra renouveler assez régulièrement, et ce qui ne sera pas le cas du Onze Historique (déjà publié un peu plus tôt). Là encore, certains seront déçus de ne pas voir apparaître certains noms, alors je vous conseille d’en discuter en commentaires pour que vive ce Onze Anal. Merci à vous d’avoir consacré un peu de temps à lire cet article et allez les Verts !

 

Roland Gromerdier

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

21 Comments

  1. les classements donnent toujours lieu à d’interminables discussions de café du commerce (et j’en débattrai avec plaisir à la Divette™) mais franchement Hautcoeur et Levytsky voire Bilos ça me fait mal de les voir là cher Roland!

  2. Pas du tout d’accord pour LEVYTSKY…

    A titre de comparaison même Ruffier lors de l’année de la descente de Monaco fini avec une moyenne de 1,18 but/match alors que tout le monde était unanime pour dire qu’il avait été excellent cette année là. A l’époque c’était plus la défense qui était à la rue je trouve…

    Les débuts de Janot ont été bien plus difficile par exemple…

  3. Pour Hautcoeur, on nous l’a vendu comme un « Sablé new gen » avec la caisse d’un marathonien. Il courait, ça c’est clair. Par contre, il perdait plus de ballons que les attaquants (gênant pour un milieu def), n’avait aucune influence au milieu (ni gratteur de ballons, ni plaque tournante ou 1er relanceur), et avait le pouvoir de percussion d’un tournevis usé. Je le trouvais franchement mauvais, même si ça n’enlève rien au fait qu’il avait l’air d’un honnête gars.

    Pour Levytsky, vous avez sans doute en tête ses parades sorties de nulle part. Je l’ai dit qu’il pouvait nous faire de beaux arrêts sur sa ligne. Par contre, dans les airs c’était une catastrophe (moche pour un mec qui culminait à 1m90, chose peu courante à l’époque), son jeu au pied était abominable (plus minable que abo d’ailleurs), et il ne pipait pas un mot de français : pratique pour parler avec sa défense, il est vrai pas au top. Je me rappelle qu’à l’époque on était sur Berezovski qui finalement n’était pas venu (il n’avait pas dû lui trouver le passeport adéquat), et ce mec ça ressemblait au plan B : on prend quand même un gardien qui vient de l’Est, tant pis s’il est pas bon.

    Pour Bilos, je vous jure que les 14 matches c’est vrai : http://www.lfp.fr/joueur/bilos-daniel-ruben. Le mec est quasiment titulaire tout le temps et, à l’aube de jouer son 15e match, il disparaît. Par contre, on le retrouve tout le temps en Coupe. Cette histoire est mythique quand même ! Et puis bon, Bilos, il était marrant avec son 1m94 et ses 86 kg à vouloir nous faire croire qu’il était ailier gauche. Il lui manquait plus qu’un faux passeport pour que la supercherie soit parfaite ;o)

  4. Ben justement j’ai suivi le lien, Roland…
    14 joués, dont 1 titulaire, 371 minutes de jeu (l’équivalent de 4 matchs).
    Donc je dis pas pour le coup des 15 matchs, mais de là à en faire un « quasiment titulaire tout le temps », chais pas…

  5. Pas faux Ikki, je me suis un peu enflammé. Par contre, tu remarques bien qu’après ce 14e match, plus aucune apparition en championnat. Sacré Daniel.

  6. Dommage que tu n’aies pas mis d’ailiers, Matsui aurait eu sa place sinon … Belle équipe sinon!

  7. Oui, Roland ! C’est pourquoi ta théorie me parait bien crédible (je suis plutôt supporter de l’OM et l’OM en avait fait de même pour un joueur qui s’était du coup arrêté à 19 matchs).

    Le pire, c’est que je m’en souviens du Bilos, c’était l’époque où je suivais beaucoup le foot, y compris en regardant des matchs. Il avait un physique de bison et une technique pas dégueulasse. En tous cas, contre l’OM, il avait été bon… Je me souviens que je flippais quand il avait la balle…

    Ce qui est bizarre, c’est que d’après son wiki, il est resté relativement longtemps au club (son contrat n’est résilié qu’en 2008) après deux prêts, dont l’un sur la seconde moitié de sa première saison (d’où sa disparition).

    Pour mettre tout le monde d’accord, on va dire qu’au début de saison il ne jouait pas, commence à être titulaire, surtout en coupe et bam, un premier prêt, puis un second, puis une résiliation. Faut pas chercher à comprendre…

    Et Kitambala, il devient quoi ? (ouh l’attaque de fond de court…)

  8. Kitembalpas « joue » à Auxerre (prêt), il a marqué un but et là il est blessé. En gros, il fait comme la saison dernière, sauf que c’était en D2 allemande à Dresde.

  9. pour sanogo,c’est romeyer qui l’a fait venir.Il n’y est pour rien.Apres,l’ENCULE comme tu l’a nomme ne serait il pas ce president qui n’assume rien des conneries qu’il a fait avec l’autre tache de caiazzo en donnant les clefs du club a qui tu sait.Et derriere,ils le mette au placard et licencient qui tu sait pour ne pas avoir a assumer leurs erreurs de pouvoir.J’espere de tout cœur qu’il gagnera son proces contre ses PSEUDOS présidents afin de leur le mettre BIEN PROFOND.

  10. Lamine Diatta et Alaédine Yahia avait leur place!!
    Le premier pour l’ensemble de son art et le second pour sauver les sorties de but et en faire des corners adverses :)

  11. @Garou : tu es de la famille de Sanogo ? Les présidents ont fait de la merde en le faisant venir OK, mais au départ, c’était plutôt une bonne idée. Du moins, sur le papier… Dans les faits, on se récupère un joueur hors de forme, qui se blesse tout le temps (d’où la question sur son hygiène de vie), qui ne fait rien pour améliorer sa condition physique, et qui te coûte une blinde. Les présidents veulent le transférer mais personne n’en veut alors il fait des essais dans d’autres clubs (Monaco, Auxerre) qu’il foire parce qu’il n’est pas capable d’enchaîner 3 tours de terrain, ou alors qu’il a une rage de dents subite qui se déclare comme avant son essai au Celtic.

    Son licenciement porte sur ses 3 derniers mois de contrat, il était d’accord pour le résilier, et il demande 7M€ ??!! Attends, mais qui se fout de la gueule de qui ?

    Le mec s’il était dans le loft, c’est parce que le club ne comptait plus sur lui. Libre à lui de chercher un autre club, mais c’est tellement plus facile de palper 250 000€/mois à ne rien foutre que de toucher moitié moins en allant à l’entrainement et en jouant des matches.

    Le club n’a pas été tendre avec lui, mais je pense que son entêtement à vouloir aller au bout de son contrat et son manque de professionnalisme (au contraire d’un Gomis qui s’entraine séireusement, se déplace avec la CFA, et qui continue quand même de planter avec Lyon par exemple) font que ce joueur ne m’attire pas beaucoup de sympathie. Après, libre à toi de penser que c’est la victime dans l’histoire, mais je pense qu’il est bien moins malheureux qu’il veut nous le faire croire.

    Maintenant, si tu soutiens Sanogo parce que tu veux régler quelques comptes avec les présidents, c’est autre chose…

    @tout le monde : j’aurai pu faire une sélection de 23 avec toutes les chèvres qu’on a vu passer, et j’en aurai encore laisser sur le côté. J’ai voulu au maximum varier les époques et les styles, mais c’est vrai que dernièrement, on a vu passer de beaux spécimen. Maintenant, je ne suis pas d’accord pour Chavériat et même Yahia : des joueurs limités mais combatifs et qui ont pu nous rendre quelques services (surtout Loïc). Moussilou et Diatta avaient leur place en effet.

  12. Au niveau des latéraux, un petit Jean-Luc Vasseur ou un Jean-François Soucasse auraient été du plus bel effet.

    On en a tellement vu passer, des chèvres de ce genre qu’il est même difficile de s’en rappeler

  13. Liazid Sandjak aussi était pas mal.

    Ou alors Dominique Corroyer pour remonter encore un peu plus loin. Il était au final meilleur à la pétanque qu’au foot

  14. Et puis tiens, la pause clope m’ayant bien aidé à me rafraichir la mêmoire, je relance d’un Michael Dogbé, d’un Ted-Kelton Agasson, ainsi que d’un Allan Olesen

  15. @Tav : Soucasse ou Vasseur, je sais pas (me rappelle pas trop de Vasseur, Soucasse était honnête pas nul complet). Corroyer était dans ma première mouture, mais je l’ai viré. Dogbé, j’ai pas voulu le mettre car il nous avait lancé sur la saison de la remontée avec 2 buts dans les dernières minutes des 1ères journées qui nous donnent 6 points. Sandjak je m’en rappelle pas trop. Et Olesen, non quand même, il était pas si nul que ça. Par contre, Agasson aurait pu être dans le lot.

  16. @Roland : de toutes façons, comme tu l’as justement signalé en introduction, ta sélection est subjective. Et celui qui est considéré comme une chèvre par l’un ne le sera pas forcément par l’autre.
    C’est le cas pour Olesen. Il n’était peut être effectivement pas aussi nul que ça, mais le souvenir que je garde de lui en priorité, c’est qu’il était trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès lent.
    Pour te rafraichir un peu la mêmoire (et si la mienne est encore bonne): pour Vasseur, c’était LE coup fumant du mercato d’hiver d’une des 2 années consécutives où on finit relégable (la 2ème je crois). On avait engagé ce somptueux latéral alors qu’il était au chomage (on pouvait pas recruter à l’époque).
    Pour Sandjak, on l’avait débauché d’un club de la région parisienne qu’on avait joué en CDF (Noisy Le Sec je crois), dans lequel ils étaient 4 ou 5 frères Sandjak à jouer. Je me souviens d’un des rares buts qu’il ait mis: un but casquette contre Bordeaux à GG pendant lequel Huard lui dégage dessus et la balle finit dans le but

  17. Tres bon onzanal! On peut forcement pas mettre tout le monde, mais a la lecture du titre de l’article, j’ai tout de suite pensé à Albin Ebondo. J’ai jamais ete aussi content de voir un lyonnais arriver au club pour le remplacer (dieu sait que c’est pas ce qui m’enchante le plus).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *