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Partizan – Etoile Rouge (1-0), la Balkans Académie y était

Mercredi 22 mai 2013

Pour la Balkans Acad’ et surtout pour mon plaisir perso, j’étais le week-end dernier à Belgrade pour mater un des matchs les plus excitants de la planète football : Partizan – Etoile Rouge.

4h30. L’heure du départ pique un peu mais il faut bien faire quelques sacrifices. Le combi Mercedes arrive près de la station de bus de Pristina. Le chauffeur est bien décidé à battre des records et on atteint la frontière près de Podujevo en moins de 40 minutes. Le temps pour une des passagères de déposer une galette, supportant assez mal les routes kosovares prises à vive allure.

Le passage de la frontière Kosovo – Serbie est toujours tout un cérémonial. Pour les internationaux, il s’agit de montrer passeport aux autorités kosovares puis carte d’identité aux autorités serbes – les Serbes appréciant assez peu les passeports constellés de tampons de la République du Kosovo. Pour les autochtones, il faut aussi jongler avec les cartes de résidences du Kosovo et les cartes d’identités serbes (pour les Serbes). Une fois la frontière passée, le chauffeur s’arrête sur le bas-côté pour terminer le rituel : il s’agit d’enlever les plaques kosovares du véhicule pour en mettre des serbes à la place.

Vers 10h, nous arrivons à Belgrade, sans moyen de communication avec l’extérieur – les téléphones kosovars étant brouillés en Serbie… Nous nous dirigeons vers le stade afin de pouvoir récupérer nos places. Les  stades du Partizan et de l’Etoile Rouge sont distants de quelques centaines de mètres. Celui du Partizan se situe quasiment en face du mausolée Tito. Inauguré en 1951, le « Fudbalski Hram (temple du football) » fait désuet comme le bel Auguste Delaune à Reims jadis. Seuls la boutique et les affichages sur le stade lui donnent une certaine modernité.  Dehors, de nombreuses voitures sont stationnées en provenance de Roumanie, Bosnie, Slovénie, Croatie et même du Danemark. Apparemment, nous ne sommes pas les seuls étrangers venus assister à l’évènement.

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Nous essayons de trouver le bureau de Predrag Vujovic, directeur marketing du Partizan mais on nous annonce qu’il ne sera pas là avant 11h. Un petit tour du stade rapidement expédié, on se retrouve au Klub 11, un café situé tout près du stade. L’intérieur du café est très classe, mais n’a aucun rapport avec le ballon. Le patron à la voix de stentor essaye de parler avec nous mais voyant qu’on ne peut enchaîner plus de deux phrases en serbe, il laisse tomber l’affaire. L’occasion pour nous de discuter du match du soir.

Le Partizan a dominé cette saison en Serbie. Glanant jusqu’à 11 points d’avance sur son rival le Crvena Zvezda, il a connu un gros coup de moins bien pendant le printemps. De 11 points, son avance a fondu à 2 unités avant ce choc. Cela a d’ailleurs coûté sa place à Vladimir Vermezovic, remplacé par Vuk Rasovic. Du côté du Crvena Zvezda, l’arrivée en mars de Sa Pinto comme entraîneur a fait beaucoup de bien ; l’équipe enchaînant 8 victoires de suite avec le Portugais à sa tête. A trois journées de la fin, le derby du soir est donc déterminant pour la conquête du titre de champion de Serbie.

Après une Jelen (bière locale), on retourne au stade pour récupérer nos précieux sésames. Au deuxième étage, le bureau de Predrag Vujovic est sans cesse visité. Alors que j’arrive, un Roumain, supporter du Steaua, lui souhaite bonne chance pour le match en espérant que les deux clubs se rencontreront en Champions League la saison prochaine. Une plantureuse assistante me file les deux places. Pour ce choc, les tickets coûtent de 700 à 1800 dinars serbes (entre 6 et 18€). Je m’arrête dans le couloir pour contempler les portraits des managers du club, l’occasion de se rappeler que Lothar Matthaeus, Avram Grant, Ivica Osim ou bien entendu Abdulah Gegic (l’entraîneur finaliste de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1966) ont porté le survêtement noir et blanc.

L’après-midi est passée en dilettante en ville. La température estivale (oui, il fait entre 25 et 30° en ce moment dans les Balkans) nous pousse à flâner et à squatter diverses terrasses. L’anatomie très avantageuse de la jeunesse serbe (toujours un régal à Belgrade) couplée à une mode très généreuse nous font passer quelques heures très agréables, dans une ville toujours très plaisante et vivante. Dans le centre-ville, hormis les unes des journaux et quelques discussions, il est difficile de sentir qu’un grand match a lieu le soir-même. Cela change quelque peu vers 15h30-16h quand les forces policières commencent à se mettre en place. Du centre-ville jusqu’au stade – et particulièrement devant les ambassades et les bâtiments du gouvernement, des groupes de policiers serbes de 5 à 10 unités se succèdent tous les 100 mètres, munis de boucliers, matraques, casques et tutti quanti.

L’avant-match

Vers 18h30, on se décide à aller au stade. Les bus sont bien entendus bondés. Arrivés à 18h45 au stade, nous sommes happés par la masse humaine. Les véhicules sont garés n’importe comment. Pour un match à hauts risques, on est un peu surpris que certains laissent leurs Mercedes, BMW et autres voitures juste à la sortie du stade. Les chants se font entendre de manière distincte depuis l’extérieur. La fouille est très rapide et après même pas 10 mètres, on se retrouve en tribunes.

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Le Partizan à l’échauffement avec les supporters de l’Etoile Rouge au second plan

L’entrée dans les tribunes est majestueuse. Les joueurs du Partizan s’échauffent déjà sur le terrain. A notre gauche, un tiers des tribunes est vêtue de rouge, le reste du stade est en noir et blanc. Personne ne respecte les emplacements inscrits sur les tickets. Nous trouvons deux places sur notre rangée. Heureusement personne ne viendra les demander. Derrière nous, une brouille pour deux sièges a chauffé un peu l’atmosphère. On constate qu’il y a pas mal de femmes et également quelques familles avec enfants venues assister au match. Le stade semble relativement petit, même si les 30 000 sièges sont bien entendu occupés.

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La tribune surpeuplée des supporters du Partizan

Les joueurs de l’Etoile Rouge viennent finalement s’échauffer, salués par des « Tziganes, Tziganes ». Les assistants de Sa Pinto sont hyperactifs et ne tiennent pas en place. Les étirements effectués par les joueurs de l’ER sont salués par un pétard jeté à quelques mètres d’eux. Comment mettre la pression sur les adversaires. Les supporters des deux camps chantent et applaudissent parfois les chœurs adverses. Le gardien de l’ER, auteur d’une énorme bourde il y a peu, est chambré par les supporters du Partizan.

Les minutes passent et on se régale vraiment. L’atmosphère est exceptionnelle, avant même que le match commence. Dans la corbeille présidentielle, située juste 5m au-dessus des tribunes populaires, je distingue Sinisa Mihajlovic qui reçoit son lot d’insultes et également le grand Ivan Curkovic, président du Partizan. Juste avant le match, l’hymne du Partizan retentit. Mon niveau de serbe étant ce qu’il est, je ne peux comprendre grand-chose mais l’intensité avec laquelle l’hymne est chanté par tout le monde me fait vraiment grosse impression et me fout la chair de poule.

Le Match

Le match débute à 19h30. Les supporters de l’Etoile Rouge dégainent leur tifo rouge et blanc en premier. Pendant 5 minutes, les supporters du Partizan leur laissent la vedette puis forment un tifo argenté. Des deux côtés des tribunes, deux tifos géants et des chants saluent les premières minutes de jeu crispées. Les joueurs tentent uniquement de prendre l’avantage psychologique sur leur adversaire et les tacles rugueux suivis d’insultes sont légion.

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D’un côté, Crvena Zvezda

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De l’autre le Partizan

Alors que le Partizan a beaucoup de mal à mettre en place son jeu, l’ER évolue principalement par longs ballons dans le dos de la défense centrale adverse, qui est bien fébrile. La triplette Ilic – S.Markovic – Smiljanic souffre devant l’activité de Garrido-Milivojevic et la classe de Milijas, le capitaine rouge et blanc. A la 16è, Kasalica après une chevauchée prend sa chance de 25m. Le ballon flotte dans l’air, Stojkovic (l’ancien Nantais) ne bouge pas, le ballon frappe finalement la barre. Tout le monde est stupéfait par cette frappe sortie de nulle part et les supporters rassurés se regardent, conscients qu’ils sont passés près d’une première déception. Lazovic, qui avait posé tant de problèmes à Bordeaux, laisse sa place sur blessure côté Etoile Rouge.22

Pendant ce temps, dans les tribunes, le show continue notamment chez les Grobari (« Fossoyeurs ») du Partizan. Malheureusement deux-trois fumigènes sont lancés par des supporters des Noirs et Blancs sur certains de leurs camarades. On voit alors des bagarres commencer et de grands mouvements de foule dans le kop noir et blanc. Après 5 minutes d’incompréhension et de mouvements, les policiers sont envoyés dans la tribune pour calmer tout ce beau monde et former un cordon entre les deux parties rivales. Les supporters du Partizan autour de nous semblent incrédules et ne comprennent pas la scène.

A la 21è, le grand Mitrovic récupère le ballon au milieu de terrain et file seul vers le but. Malheureusement il en fait un peu trop et ne sert par Lazar Markovic, qui avait fait un bon appel. La frappe du taureau Mitrovic ne trouvera pas le cadre. La première mi-temps n’est pas franchement grandiose. Les joueurs du Partizan cherchent principalement Mitrovic en pivot mais les centraux de l’Etoile Rouge lui mènent la vie dure ; les duels sont vraiment d’un très haut niveau physique et impitoyable entre les adversaires mais dans un bon état d’esprit. Du côté des Rouges, on cherche principalement Milijas et son superbe pied gauche pour trouver une solution. Cependant les joueurs de Sa Pinto (qui semble vouloir relancer la mode des bretelles dans les Balkans) font meilleure impression.

Juste avant la mi-temps, après une belle action menée à trois, le petit Luka trouve la tête de Mitrovic dans la surface mais Bajkovic repousse le ballon. La mi-temps est sifflée sur ce 0-0 qui nous laisse un peu sur notre faim. Pendant le quart d’heure de pause, tout le monde s’assoit (pendant tout le match, tout le monde reste debout) et les kops en profitent pour arrêter de chanter. On s’aperçoit qu’il doit y avoir beaucoup plus de places vendues que de places disponibles puisqu’un nombre certain de personnes restent debout alors que tous les sièges semblent occupés.

La seconde période reprend avec les animations des supporters. L’Etoile Rouge débute par quelques fumigènes et des pétards. Puis le Partizan après 5 minutes reprend le dessus et les fumigènes rouges contaminent la tribune des Grobari. Le spectacle est honnêtement superbe et le jeu à peine arrêté. On comprend mieux le nombre impressionnant de pompiers réquisitionnés et les fumigènes finissent leur vie sur la piste d’athlé où les pompiers les éteignent dans un ballet qui semble parfaitement organisé.

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Côté Etoile Rouge

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La réponse du Partizan

Les joueurs du Partizan reviennent avec d’autres intentions et on voit beaucoup plus la petite perle Lazar Markovic qui martyrise la défense adverse avec ses longues chevauchées. Les joueurs de Sa Pinto n’y sont plus au milieu et reculent. Les cartons commencent à pleuvoir. A la 56è, Mitrovic admirablement trouvé par Lazar Markovic ne peut attraper le cadre de la tête.

A la 61è, S. Markovic frappe un coup-franc flottant. Le ballon rebondit juste devant le gardien de l’ER qui sort un arrêt miraculeux. Les occasions se multiplient du côté du Partizan et tout le monde pousse, à l’image des remplaçants qui courent vers l’arbitre assistant et l’insultent à chaque décision (litigieuse ou non). A la 70è, Jojic entre à la place de Luka chez les locaux. Lazar Markovic se procure ensuite un face à face avec le gardien de l’Etoile Rouge mais perd son duel. L. Markovic encore lui retrouve son homonyme dans la surface mais la frappe du milieu s’envole.

Le match nul semble se dessiner jusqu’à cette fameuse 89è minute. Une faute sur Lazar Markovic offre un bon coup-franc aux Noirs et Blancs à 25m. Jojic prend ses responsabilités et trouve la lucarne (1-0 pour le Partizan). C’est la folie dans le stade. Les joueurs courent dans tous les sens comme si le match était terminé, certains supporters vont sur la pelouse, tout le monde saute et gueule. La joie ambiante est contagieuse.

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Bajkovic est encore à genoux dans son but et c’est la folie dans les tribunes

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La joie post-but

Mais le match reprend et l’Etoile Rouge bénéficie d’un coup-franc parfaitement placé également. Si Stojkovic le sort, le Partizan est champion. Autrement l’Etoile Rouge revient à deux points. Kadu frappe parfaitement le coup-franc mais Stojko sort un arrêt poster ! Les supporters de l’Etoile Rouge, bien que battus, continuent à chanter jusqu’au coup de sifflet final. Les dernières minutes de jeu ne seront que coups bas et chambrages, conclues par un rouge du côté des visiteurs et la tête de Sasa Ilic dans les panneaux publicitaires pour terminer le match.

Le Partizan gagne 1-0 et a 5 points d’avance à deux journées de la fin. Tout le monde fête le titre. Les joueurs restent environ 25 minutes sur la pelouse à saluer leurs supporters, à chanter, à danser. Personne ne veut quitter le stade. De l’autre côté, les supporters de l’Etoile Rouge foutent le feu aux sièges. Sa Pinto reste quelques minutes au milieu du terrain, abattu.

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Les joueurs du Partizan célèbrent avec leurs supporters (et les stadiers et les flics)

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Les fans de l’Etoile Rouge crament le stade avant de partir

Même les supporters neutres que nous sommes se régalent de cette joie ambiante et le titre est un peu le nôtre également. La sortie du stade se fait dans la bonne humeur. N’ayant pas de bus à disposition et les embouteillages étant grandioses, on se décide à retourner dans le centre-ville à pied. De manière surprenante, on se retrouve dans un cortège où couleurs du Partizan et de l’Etoile Rouge se mêlent sans problème.

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Dernière image du stade avant de partir

Après match

Du côté des joueurs, les deux jeunes vedettes du Partizan sont ressorties du lot : Lazar Markovic et Mitrovic. Tous deux nés en 1994 (ouais 19 piges), ils sont vraiment les deux stars de l’équipe ; Markovic comme feu follet technique et Mitrovic en tant qu’avant-centre très fort physiquement. Mais ils ne semblent pas encore avoir le niveau pour un top club européen.  Sasa Ilic, le capitaine du Partizan, reste un plaisir à regarder avec son pied gauche, même s’il est assez lent. Stojkovic a peu eu de choses à faire dans les buts, mais il a devant lui une défense vraiment faible. Il va falloir se renforcer pour voir la Champions !

Côté Etoile Rouge, le latéral droit Vesovic m’a fait bonne impression aussi bien offensivement que défensivement. La charnière Mikic-Spajic a livré un match costaud face à Mitrovic. Milijas, le capitaine, est de loin le meilleur joueur de son équipe. Il en est le phare, le cœur, la tête et le premier relais de Sa Pinto. Une grande classe sur le terrain.

Je me suis régalé. Honnêtement, vous pouvez me parler des 104 arrestations, qu’on a connues uniquement aux infos le lendemain. Cela ne gâche en rien ce qu’on a vécu ! J’ai pris un putain de pied pendant ce match. L’atmosphère était splendide dans le stade avec deux kops qui chantent pendant 90 minutes en l’honneur de leurs couleurs. Je suis allé dans quelques stades dans le passé (Anfield, Vélodrome, etc.) mais ce que j’ai vécu ce samedi n’a pas d’équivalent en termes d’émotions et de plaisir.

Bizarrement, j’ai même ressenti un certain respect entre les supporters. Bien entendu, les chambrages sont de la partie mais on ressent de chaque côté une fibre commune : l’amour d’une équipe et de ses couleurs, et chacun respecte au moins cela chez les supporters adverses. On ne s’est jamais sentis en danger, dans le stade ou en dehors. Il faut également dire que le dispositif de sécurité est très impressionnant.

C’était une énorme fête de football et si vous avez l’occasion, assistez-y au moins une fois dans votre vie ! Les émotions et les souvenirs resteront très longtemps.

 

Tristan Trasca

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Vos commentaires (vous pouvez créer votre gravatar en cliquant ici)
  • Chris La Pignole dit :

    Ca doit etre vraiment grandiose a voir … Il faut vraiment que je pense a aller visiter ces stades

  • Jean-Claude Beize dit :

    Si t’as l’occasion je te conseille le derby de Budapest Ferencvaros-Ujpest! Niveau ambiance c’est grandiose aussi!

  • Tristan Trasca dit :

    J’espère aller voir des derbys à Sofia, Athènes et Sarajevo la saison prochaine.

    Pour Budapest, ça fait un peu plus loin depuis le Kosovo mais pourquoi pas !

  • Tristanec Bourrepifec dit :

    Eh bien, le derby de Prague ne rivalise pas du tout niveau ambiance! Sacré expérience que les Balkans, bravo à toi!

  • Roland Gromerdier dit :

    More fire ! Faudrait lui montrer à Moustache comment ça se passe là-bas, juste pour qu’il prenne des notes sur le bon déroulement du match malgré les (très nombreux) fumigènes. Quand je vois le foin qu’on fait pour une malheureuse torche en France, on est pas près de vivre ça au Grand Stade de Lille ou à OL Land.

    En tout cas, ça donne envie d’y aller. Superbe CR, merci.

  • un habitué du derby de BG... dit :

    nul doute que l’auteur connait le terrain mais il n’a apparemment aucune connaissances des tribunes…

  • Tristan Trasca dit :

    En l’occurrence « un habitué », je décris juste le ressenti que j’ai eu et ne m’affiche pas en spécialiste du derby de Belgrade.

    Je ne pense pas qu’il y ait de phrases péremptoires dans ce récit. Enfin, je crois. Ca reste des impressions personnelles.

    Si j’avais voulu écrire un papier de « spécialiste », j’aurais fait appel à des mecs qui connaissent le sujet, comme je le fais sur les autres papiers de la Balkans Acad’.

    La bise anale.

  • un habitué dit :

    « Les supporters des deux camps chantent et applaudissent parfois les chœurs adverses. »

    pour le coup, tu as mal ressenti…c’est tout bonnement impensable…

    « Les supporters du Partizan autour de nous semblent incrédules et ne comprennent pas la scène. »

    il vous semble seulement, car tout le monde sait bien de quoi il retourne puisque ces evenements qui se repetent depuis deux ans sont etalés dans la presse.

    « On s’aperçoit qu’il doit y avoir beaucoup plus de places vendues que de places disponibles puisqu’un nombre certain de personnes restent debout alors que tous les sièges semblent occupés. »

    les videos de supporters escaladant le stade tournent sur youtube (pour une fois qu’un derby interessait les foules…). entrées frauduleuses et pas des places vendues en trop…

     » j’ai même ressenti un certain respect entre les supporters. Bien entendu, les chambrages sont de la partie mais on ressent de chaque côté une fibre commune : l’amour d’une équipe et de ses couleurs, et chacun respecte au moins cela chez les supporters adverses. On ne s’est jamais sentis en danger, dans le stade ou en dehors. Il faut également dire que le dispositif de sécurité est très impressionnant. »

    t’as gardé le meilleur pour la fin !

    se fier a ses impressions dans un contexte inconnu peut parfois faire dire des betises.

    neanmoins, c’etait une lecture agréable.

  • Tristan Trasca dit :

    Pour le premier point, soit. Peut-être une mauvaise impression.

    Pour le second, je reste sur ce que j’ai écrit. Fallait voir les tronches des mecs autour de nous quand cela s’est produit.

    Pour le troisième, jouons sur les mots si cela t’intéresse. Mais dans la tribune où j’étais, je vois mal comment les mecs ont escaladé…

    Pour le quatrième, je reste sur ce que j’ai écrit aussi. Je n’étais pas au milieu des Grobari mais les mecs qui étaient autour de moi montraient un certain respect pour les tifos, chants, etc. des mecs de l’ER.

    Pour le dernier, merci d’avoir fait l’effort d’écrire cela. Ca a du te coûter. J’espère que tu m’en veux pas trop. Je t’enverrai mes prochains articles sur les Balkans pour relecture, si tu peux me filer ton regard avisé. :) (envoie une adresse mail qu’on continue à discuter – tu peux me trouver sur Twitter ou Facebook)

  • l'habitué dit :

    http://www.youtube.com/watch?v=pFS8UbA_004

    mon mail est dans la case « email ».

    sinon ca m’a rien couté, la rudesse balkanique t’a peut-etre surprise, mais j’avais aucune intention de descendre ton boulot pour le plaisir.

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