Rennes – RCSA (2-1) Au moins, la Verdam mi! académie terminera devant le FC Metz

 

Et pour la région Grand-Est : hip hip !

 

L’heure est grave. A l’heure où j’écris ces lignes, le criminel Bakary Koné court toujours. Si vous le voyez avec les points de la victoire, surtout n’agissez pas seul. Ses complices pourraient ne pas être loin.

Alors, avant tout, petit avertissement de circonstance : aujourd’hui c’est une nouvelle déception. Donc, il est pas impossible qu’on ne parvienne pas, voire qu’on n’essaye nullement, de retenir quelques éventuelles insultes fort désobligeantes qui viendraient se mêler au corps du texte. Encore une fois, dans un pays où le secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre (j’en ai connu des dénominations qui flairaient l’emploi fictif, mais celle-là me plaît tout particulièrement) dit d’une blague de l’ancien Président qu’elle est homophobe, alors que nom de Dieu, c’est une petite allusion des familles, pas de quoi fouetter un chat ; je ne vous cache pas que j’ai peur qu’on rouvre un bagne pour moi (d’ailleurs, pour épiloguer sur cette sombre histoire, si on en est à soupçonner d’homophobie le type qui lui-même s’enorgueillit d’avoir pour seul accomplissement dans son mandat le fait d’avoir accordé le mariage gay, ça n’a juste aucun sens. C’est dire à quel point on est en phase de maccarthysme particulièrement sévère).

Bref, aujourd’hui, car une fois n’est pas coutume, on a perdu comme des brèles. Et vous attendez que je vous raconte ça. Soit. Faisons-vite. Amenez moi mes schloppes et ma bouteille de vieille prune, et on est parti.

La compo d’équipe, enfin pour la première mi-temps.

 

Le spectacle :

 

Un début de match avec de l’engagement des deux côtés. Les deux équipes veulent la possession, on a donc du gros pressing face à de la volonté de ressortir proprement.

C’est l’occasion rêvée pour notre capitaine de faire basculer le cours de la rencontre. Car oui, du fait que malgré ses récents bons matchs, ses coéquipiers continuent à s’entêter à vouloir perdre assez misérablement, il a décidé de prendre le taureau par les cornes : il s’est inscrit sur pmu.fr, a misé sa prime à l’inscription sur une victoire de Rennes et décidé que ça allait pas traîner. Peu avant la dixième minute de jeu, il attend gentiment qu’un adversaire vienne lui prendre la balle près de la ligne de touche, puis il le descend dans la foulée. Là il se replace, croise les doigts et espère voire les rouge et noir ouvrir le score, mais le coup-franc ne donne rien. Allez, c’est pas grave, on se remotive, il faudra tenter quelque chose d’un peu plus flag’ ; mais, croyez-moi, c’est pas ce genre de choses qui effraient notre Baky. Non, brave comme il est, rien ne lui fait peur, et seulement 5 minutes plus tard, il se retourne encore plus de fois sur lui même, sert un rennais dans les pieds, il attend bien que l’attaquant parti dans son dos ait une sérieuse avance et là il place une petite accélération pour lui faire un croche-pied dans la surface. Penalty bien sur, mais alors un modèle du genre.

En toute logique on a un U15 local qui le transforme tout en douceur (Emiliano Sala likes this), 1-0. C’est sans doute le fils du président à qui on a décidé de faire un kif, puisque parmi les suspects potentiels, il ne ressemble pas à Sabri Lamouchi, et ça doit pas être l’actionnaire non plus, je refuse d’imaginer que quelque chose de laid à ce point puisse sortir de Salma Hayek.

Alors après, c’est le moment du match ou les joueurs strasbourgeois sont bien dégoûtés et se demandent si ça vaut vraiment la peine de s’emmerder pour se prendre des pions à cause du pitre derrière. Tandis que, de l’autre côté, les rennais se demandent si ça vaut vraiment la peine de s’emmerder quand on voir le niveau du pitre derrière. On jette donc à la poubelle tout ce qui peut ressembler à de la volonté de jouer, de l’intensité, des frappes au but, des combinaisons… pendant une bonne vingtaine de minutes.

Et juste avant la mi-temps, ça se bouge un peu avec quelques frappes rennaises de mémoire, et une grosse occasion pour nous : Gonçalves lancé côté droit trouve Idriss Saadi qui, en pleine panique nous réussit un beau contrôle orienté, mais est gêné par le bon retour du capitaine adverse (tiens, un capitaine qui empêche l’équipe adverse de marquer des buts, quel concept saugrenu) et du coup sa frappe manque de puissance et est stoppée par le gardien.

On retourne donc au vestiaire sur une note positive, allez, ça reste possible, y a peut être encore quelque chose à faire. On sent que c’est vaguement le message que voulait faire passer le coach à ses joueurs en faisant tout de suite deux changements. Mais en même temps faut reconnaître que les deux changements en question étaient un peu perturbants : Corgnet pour Saadi, alors qu’il est à peu près le seul joueur en forme à ce moment de la saison, et qu’il était sans doute jusque là mieux dans son match que Bahoken. Mais aussi Lala pour Seka. Alors ok j’étais ravi de le revoir, mais est-ce que c’était bien nécessaire ? Surtout que c’est pas comme si il avait percuté à tout va une fois sur la pelouse. Bref, c’est un peu désarçonnant.

Sauf que, au retour des vestiaires, Rennes se crée une occasion énorme, avec André lancé dans la profondeur suite à un alignement en quinconce de notre défense. Heureusement pour nous, il se rappelle que ce n’est pas pour rien qu’il n’a pas arrêté de reculer sur le terrain à travers sa carrière : et oui, niveau finition, on est plus sur du Ibrahima Bakayoko que du Cristiano Ronaldo.

Mais à nouveau, à quoi bon se briser les roubignoles à essayer de faire du jeu contre Strasbourg, alors qu’il te suffit d’attendre que Koné te rende la balle, que Martinez en ait rien a secouer du type qui part dans la profondeur, et que Oukidja redonne la balle dans la course de ton attaquant, parce que t’as été trop maladroit pour lui donner proprement ? Bien sur, ça fait 2-0. Alors déjà le premier but était savoureux, mais celui-ci c’est de la chorégraphie, parfaitement synchronisée, du grand art.

Le pire dans cette histoire, c’est qu’après s’être foutu de la gueule du monde depuis le coup d’envoi, on fait la fin à fond, avec une envie qui me ferait presque croire qu’on était venu prendre des points aujourd’hui. Liénard marque le but du 2-1 sur une passe décisive de Corgnet, et là on se met à être (un peu) dangereux. Ce sont des rennais pas très sereins qui terminent la rencontre, bien heureux. Vraiment, avec la tête du gamin à qui tu fais un cadeau, puis dès qu’il l’a déballé tu lui enlève en lui disant que c’était pour son frère, avant de t’éloigner un peu avec et de lui ramener avec un sourire en lui disant que c’était une blague, bien sur que tu te rappelles que t’as écrasé son petit frère avec ta berline allemande en faisant marche arrière dans l’allée à Noel dernier. Allez, pleure pas Billy, et encore joyeuses fêtes.

Les notes :

 

Oukidja (1/5) : C’est triste quand tu te rends compte que tu fais une carrière honnête, une bonne saison, mais que tout ce dont on se souviendra de toi c’est que t’as fait une passe décisive à Adrien Hunou, avant de réaliser un splendide saut de l’anguille.

Koné  (0/5) : Blaireau.

Martinez (1/5) : Ca voulait pas aujourd’hui, j’ai cru comprendre.

Seka  (Pas vu, pas pris/5) : Si c’est toi qui sort à ce moment là, c’est vraiment que le coach a oublié que t’es défenseur central. Ou qu’il arrive à un moment de la saison où il se dit : foutu pour foutu, autant que je ne montre à personne que j’avais depuis le début un type compétent pour jouer à ce poste. Remplacé par Lala qui a mis du temps à se mettre en route, mais à quand même lancé la mobylette quelque fois.

Foulquier (3/5) : C’est pas trop mal.

Aholou (2/5) : Assez inexistant faut bien le dire.

Martin (2/5) : Je ne me souviens plus du tout de ton match, donc dans le doute et comme on a perdu, c’est 2.

Gonçalves (3/5) : Quelques bonnes montées, t’as un peu apporté le danger.

Liénard (3/5) : Surtout pour le but, parce que sinon on se serait vraiment emmerdé du début à la fin. Là du coup y avait du suspens. Mais pas d’influence particulière dans le jeu.

Bahoken (1/5) : Ces derniers temps c’est plus trop ça. Je comprends pas pourquoi c’est toi qui es resté sur la pelouse en deuxième.

Saadi (Tu devrais pouvoir retenter ta chance au prochain match/5) : Ca me semblait pas trop mal cette mi-temps, et ensuite tu sors pour laisser sa place à Corgnet, à qui on doit une belle passe sur le but, donc aussi merci pour ce coup là. Mais sinon, ça cassait pas trois pattes à un canard.

 

Donc, là on a notre avance qui fond, avec Lille qui se réveille. Après le plan A qui était de jouer au foot, le plan B qui était que Lille, Troyes et Toulouse perdent tous leurs matchs, on va passer au plan C qui consiste à croiser les doigts en attendant que la DNCG envoie Lille jouer au niveau régional contre Roubaix et Tourcoing. On galère quand même de plus en plus…

Leonard Speck

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