Saint-Amand-les-Eaux – AC Ajaccio (1-3) : I Sanguinari fêtent une centième

Le tirage au sort de la Coupe de France a réservé une jolie surprise à l’AC Ajaccio et aux Sanguinari : un déplacement à Saint-Amand-les-Eaux. Mais pas question d’aller au Casino, aux thermes ou à la source d’eau minérale. Direction le stade municipal de la ville.

 

Mais avant cela, le passage au bar PMU du coin est indispensable. Une décoration des années 80, un patron et une patronne des années 50, des dents en moins, des kilos en trop, des habitués qui jouent au PMU, des Ricard à 11h du matin le dimanche, un accent à couper au couteau… Pas de doute, nous sommes bien dans le Nord. Après un départ de Paris, le Perfettu et Matthieu visitent un peu la ville thermale, et donc son seul bar ouvert.

Regardez ce que l’on a trouvé dans les chiottes :

Comme à chaque fois dans le Nord, l’accueil est idéal. Les stadiers sont conviviaux, nous parlent, nous écoutent… et cette fois-ci, ils ne nous ont pas fouillé (il n’y aura de fouilles pour aucun spectateur aujourd’hui). Ils auront tout de même rapidement des remords : ils viendront nous voir quelques minutes après notre entrée dans le stade pour nous demander « vous avez pas de couteaux pour couper vos ficelles quand même ? ». Notre emplacement dans l’enceinte est parfait. Un côté entier du stade, au bord des mains courantes, nous est réservé. Aucun toit au-dessus de nous, les chiottes sont des chiottes de chantier mais tant pis, on n’est pas venu là pour le confort.

Après notre bâchage (deux heures avant le coup d’envoi), les joueurs de Saint-Amand, venus pour reconnaître le terrain, s’approchent de nous. « Merci d’avoir fait le déplacement pour le match et pour nous, ça fait plaisir », nous diront certains d’entre eux, nous serrant la main. Quelques minutes plus tard, les joueurs de l’ACA se contenteront de saluts lointains.

Plus les minutes passent, plus notre parcage se remplit. Eddie McCoy arrive suivi de Jean-Luc et de sa famille. Puis c’est la famille de Bruno Sambo qui se joint à nous, avant que d’autres illustres inconnus complètent le parcage visiteurs décidément bien garni. Nous sommes une petite vingtaine. Un dimanche. À 14 heures. À Saint-Amand-les-Eaux. En Coupe de France. Avec de la pluie. C’est plus qu’à certains matchs de Ligue 2.

Le coup d’envoi approche, le temps se couvre. À 14 heures, quand le match débute, la pluie commence à tomber sur le stade. COOL. Il est donc l’heure de se réconforter et de se réchauffer avec LE CASSE-CROÛTE !

Les + :

–Le sandwich avait le bon goût du bon beurre

— La bière AVEC DE L’ALCOOL DEDANS

— Le prix : 2 euros le sandwich, 2 euros la bière

— Le choix entre sandwich au jambon et sandwich au fromage

Les – :

— Le pain, industriel

— Le jambon est quand même translucide

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2/Coupe de France : 2,25/5. On ne crache pas dans la bière quand elle est alcoolisée. On ne tiendra pas en compte les remarques sur les sandwichs, les Amandinois n’ayant pas l’habitude d’en préparer autant habituellement.

Pour une fois, nous allons parler du match. Olivier Pantaloni avait fait tourner pour ce déplacement nordiste. Le message est clair : la priorité est le championnat. Le onze de départ était donc un mélange de jeunes de la réserve, de remplaçants de Ligue 2 et de quelques cadres.

Au bout de 10 minutes, l’ACA menait 2-0. Tout d’abord grâce à une reprise écrasée de Marin à six mètres qui a trompé le gardien (on ne sait toujours pas comment il a fait pour ne pas réagir plus rapidement). Puis grâce à un duel remporté par Wissa, bien lancé dans la profondeur par Nouri, qui s’est déjoué du gardien (on ne sait toujours pas comment il a fait pour ne pas dégager). L’ACA reculera, le SAFC poussera et finira par réduire le score avant la mi-temps, de la tête, de près.

En deuxième mi-temps, l’équipe ressemblait à ça :

Sous le soleil amandinois, la seconde période sera sous le signe du SAFC, qui presse fort. L’ACA ne sortira pas de son camp pendant un long moment, opérant en contre. Les Sanguinari et l’ACA seront sauvés en fin de match par un lob victorieux de Yoane Wissa. 3-1, le match est plié, rendez-vous au prochain tour.

Petit bilan rapide : Mady Camara s’est baladé techniquement, Sollacaro a gagné beaucoup de temps, Makiadi est un mix physique entre Boateng et Kurzawa, Naili est un longiligne et élégant défenseur central. Un peu comme Varane, ou comme Hugo Aine. Wissa s’est amusé, Leverton Pierre a été intéressant, Vialla a couru, Lejeune a été discret…

Tous les joueurs ont été encouragés vivement par I Sanguinari et surtout par la maman de Bruno Sambo, qui risque de vite devenir la mascotte du club. Ses « Ajaccioooooooooooo, Ajaccioooooo » stridents et répétés ont été entendus jusqu’à Pietracorbara. On l’aime déjà énormément. Comme on aime ce monde amateur où l’on peut entendre les joueurs parler, à deux mètres de nous. C’est aussi ça le charme de la Coupe de France.

Le charme du nord de la France, par contre, est différent. Il se compose souvent de discussions incompréhensibles autour de la météo. Combien de fois aurons-nous été arrêtés par des Amandinois qui nous disaient « Hey, y fait pô l’même temps qu’chez vous hein ? » ? Amis nordistes, on vous aime aussi.

À la fin de la rencontre, la plupart des Acéistes viendront nous serrer la main et nous féliciter, avant d’aller faire une haie d’honneur aux adversaires du jour. C’est ça, le charme de la Coupe de France (bis).

Perfettu, pour son 100e déplacement pour suivre l’ACA

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

2 Comments

  1. A quand l’impression du Michelin / Perfettu ? Avant la 200ème, espérons-le !
    Pas de notes sur le mode de transport, l’héroïque Peugeot aurait-elle succombé ?
    Et pardon pour le Pinsute, mais où est-donc Pietracorbara ? Ce village ne serait donc connu que par la stridence des voix de ses habitantes ?
    Pour finir, j’envoie un mail au Guiness des records, Perfettu y a sa place indiscutablement.

  2. Toujours un régal de lire tes aventures, plaisir inversement proportionnel à mon intérêt sportif pour l’ACA

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