Slovénie – Ecosse (2-2) : La Sylvitartan a les nerfs

« If you make out here,
I will cut your lips and tongue
from your head
with a linoleum knife. »

Que Gordon Strachan rentre chez lui et se fasse enculer. Cet homme est à la tête d’une sélection prometteuse et pleine de potentiel depuis 4 ans. Aucun résultat, aucun fond de jeu. Tu parviens à faire illusion sur cette fin de campagne de qualifs grâce à un Leigh Griffiths en feu mais sinon le néant. Des compositions indigentes, des joueurs non pas sélectionnés pour leur qualité mais par copinage. Et ça s’est confirmé avec cette rencontre contre la Slovénie.

L’enjeu était simple. Tu gagnes, t’es en barrages. Tu fais le nul, tu finis troisième à égalité de points avec la Slovaquie, qui joue contre Malte et qui donc va prendre 3 points. Sauf que comme tu as pris 3-0 en Slovaquie, t’es derrière eux au goal-average particulier.

Le 11 de Départ :

Tu gardes le même milieu de terrain qui a été nul contre la Slovaquie. Tu gardes Matt Phillips qui a été affligeant. Et tu joues à 2 devant alors que Martin est un supersub. Gordon Genesio.

Le résumé du match :

On est nul. On se fait bouffer. On a une balle dans la surface, qui est là pour marquer ? Leigh Griffiths. Évidemment. Frappe croisée du gauche qui trompe Jan Oblak. Premier but encaissé par les Slovènes à domicile dans cette campagne. Je sors mon fut d’Irn-Bru, 1-0.
Et là, les Slovènes font un truc de dingue à la mi-temps : ILS FONT DES CHANGEMENTS !!!!!
Rentrées de Bezjak & Skubic, et là, les Ecossais se font ultra manger. C’est donc naturellement qu’on prend un but sur un coup-franc. Défense de merde de Fletcher, Bezjak tout seul place sa tête, 1-1, la déprime est là. Premier remplacement de Gordon Genesio, sortie de Chris Martin, rentrée d’Anya. Donc tu repasses en 4-3-3, quel choix judicieux (non).
Les 3 du milieu de terrain sont invisibles, se font bouffer et la Slovénie profite d’un corner pour doubler la mise, Bezjak encore. Magnifique défense à nouveau. Je me taille les veines.
79e minute, sortie de James McArthur, rentrée de Robert Snodgrass. Un changement qui est intelligent. J’étais pas prêt.
Et là, le point d’orgue d’une prestation teintée de caca, sortie de Kieran Tierney, rentrée de Steven Fletcher.
Tu sors ton latéral qui est bon, pour faire rentrer un pivot immobile. T’AS BESOIN DE CRÉER DU JEU ET DE METTRE DES TECHNICIENS ET TU FAIS RENTRER UN PIVOT IMMOBILE PUTAIN !!!!
Sachant qu’en faisant sortir Tierney, tu fais reculer Anya en latéral du coup.

88ème, longue balle de Darren Fletcher pour Snodgrass qui se l’emmène et marque. Mais même pas d’explosion de joie. Inutile. C’est trop tard. 2-2, fin du match, l’Ecosse est éliminée.

Les joueurs :

Craig Gordon (2/5) : Abandonné par sa défense.

Kieran Tierney (2/5) : Match meh. De bonnes choses, mais a suivi son équipe et a subi en deuxième mi-temps. Dommage.

Christope Ba(e)rra (1/5) : Solide, mais je suis énervé.

Charlie Mulgrew (1/5) : Tout comme Berra. Les deux se complètent bien, un des trucs à garder.

Andrew Robertson (3/5) : Le coté gauche de l’Ecosse est entre de bonnes mains.

Darren Fletcher (0/5) : Défense ridicule sur le premier but. Il fait peut-être une passe décisive sur le deuxième but mais rien à foutre. Nul.

James Morrison (-2/5) : Mdr.

Barry Bannan (1/5) : Un peu meilleur que les autres. Mais de rien.

Matt Phillips (Casse toi/5) : Tu as McGregor ou Snodgrass sur le banc. Ou à la rigueur, Anya. Mais non, c’est Phillips le titulaire. Indigne de porter ce maillot. Prestation encore pire que celle de la Slovaquie.

Chris Martin (1/5) : C’est marrant, mais quand il est titu, il est nul. C’est pas comme si c’était la première fois. Il est bon en supersub. Mais jamais en titulaire.

Leigh Griffiths (Légende/5) : L’homme grâce auquel la qualification en barrages était encore possible. Il se donne, il se bat, il est technique, il a un pied gauche magique. Dire que Gordon Genesio se passait de lui au début des qualifications. On ne te mérite pas Leigh.

Gordon Strachan (GET THE FUCK OUT OF HERE/211145165) : J’en ai rien à foutre de ton palmarès. Quatre ans de souffrance, de matchs ratés, de choix débiles, de joueurs oubliés. Retourne sucer tes joueurs de Championship et casse-toi. La citation en début d’acad t’es destinée.

Les enseignements :
Hibser (v.) : Se dit d’une équipe qui mène à la marque et qui s’écroule totalement pour perdre un titre, une qualification, un match. Vient d’Hibernian, club de Scottish Premiership, spécialiste de ce genre de situation dans les dernières années.
L’Ecosse a hibsé sa campagne de qualification. Comme d’habitude.

La poule finale :

Patrick Kiss-Mambo

4 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *