Uruguay – Italie (1-0) : La Baci A Tutti plie les gaules

 

 

Et tout s’achève. Là-bas, sur une plage brésilienne, le soleil s’est couché. On entendait au loin le chant humide d’un oiseau de malheur qui étendait ses ailes sournoises au-dessus d’un hôtel. Un établissement qui accueillait jusqu’à aujourd’hui ma délégation, ma squadra, mon âme, ma bataille.

Ah que l’estocade est amère lorsqu’elle est portée bien avant la fin annoncée ! Ah que l’éphémère fait mal quand il s’arrache des limbes à l’improviste. Coucou, c’est moi, c’est l’élimination au premier tour, vous me reconnaissez ? Casse toi, salope. Et ne reviens jamais. Oh mais cela nous l’avions dit il y a quatre ans. Et nous croyions l’avoir bien oublié avec notre finale européenne, nous nous pensions forts, braves méritant tous les pronostics flatteurs. Et bin non, dans le cul la balayette, le manche et l’étiquette.

Ma che cazzo, qu’est-ce qui nous a pris ! Qu’avons-nous fait, ô Seigneur, pour te courroucer de la sorte ? Quel sordide pêché avons-nous pu commettre pour déclencher ta funeste ire ? Nous n’osons pas voir de réponses à ces questions. Et pourtant, ta sentence est tombée, telle cet oiseau qui déclencha son maudit piqué pile au-dessus de nos pauvres têtes.

Oh mais des questions, nous en avons plein la tête. J’en ai quelques-unes trottant dans mon esprit à la manière d’un cheval impétueux que le rejoneador ne peut contrôler. Sur ce match, remarquez, très peu. Je savais déjà. Les faits de jeu, mal gérés à mon goût par ce petit con d’arbitre, je les laisse à l’histoire, je les laisse à Clio. Je leur laisse le soin de juger ce foutre de petzouille qui plante une banderille rouge lorsqu’un homme ne peut se retenir dans son élan, mais ne bronche pas lorsqu’un autre se fait dévorer l’épaule par un psychopathe anthropophage. Nombreux sont ceux qui parmi les joueurs ont demandé justice. Mais la justice a les yeux bandés et vous le savez bien messieurs, ne perdons plus notre énergie dans ce cas, prenons exemple sur le Majestueux, et j’assume la majuscule, Gigi. Restons dignes, comme Cesare assumons tout, et assumons le bien, car il faut aujourd’hui tirer toutes les leçons de cet échec.

La leçon de tactique dans un premier temps. Cesare n’a pas su adapter son système, il s’est borné, vaille que vaille, à maintenir des hommes qui ne pouvaient faire fonctionner la machine. Balotelli n’aura pesé que contre l’Angleterre, et encore, on décelait déjà les prémisses d’un mondial raté. Le match du Costa Rica, je n’y reviendrai pas en détail (voir l’académie précédente). Il faut juste dire que tout s’en va avec lui. Ne pas trouver de solution face à une équipe du Costa Rica certes en pleine bourre, ne lui enlevons pas son crédit, Kimberly ne me le pardonnerait pas, mais qui paraissait tout de même à notre portée, voilà la faute originelle. Se voir obligés de jouer une qualification face à l’Uruguay nous a tués. Le match n’en devient plus qu’anecdotique.

Ce match, nous l’avons perdu à vouloir jouer le nul. Nous avons été attentistes et nous avons regardé la Celeste développer son jeu, fébrile certes, mais qui ne rencontrait aucune sorte de résistance alors pensez-vous si les coéquipiers de Cavani se sont gênés pour jouer sereinement. Malgré cela, le but est venu d’un coup de pied arrêté, où Godin, libre de tout marquage, a pris un plaisir non dissimulé pour nous expédier dans le prochain vol pour Rome. Que dire encore une fois du coaching de Cesare qui choisit de jouer avec deux pointes dès le départ. Choix honorable si l’en est lorsqu’on vise une victoire nette et sans bavure, encore fallait-il associer les bonnes personnes. Balotelli et Immobile ensemble, c’est non. Et Cassano entrant, c’est non aussi.

Après j’entends encore et toujours ces tentateurs d’expliquants qui voudraient nous faire croire à une cause externe, en bon partisans permanents du complot reptilien. Qu’ils disent donc que l’Italie a joué uniquement en après-midi, sous une chaleur suffocante, avec une humidité peu courante sur les pelouses européennes. Certes, messieurs, certes. Cela s’ajoute bien sûr à la fatigue des organismes déjà entamés par une longue saison (on l’a vu sur Bonucci). Mais est-ce cette chaleur qui a empêché Prandelli de faire les bons choix ? Pourquoi donc certains joueurs, comme Barzagli, Darmian, Verratti ou même Pirlo ont réussi des performances honorables, et ce sur les trois matches ? Parce qu’il y a bien sûr d’autres facteurs que cette ridicule tentative d’occultation de la faute. Nous, les Italiens, savons assumer.

Enfin, avant que je passe aux notes du match, parlons un tant soit peu de l’avenir. On nous bassine avec Mancini. Au secours. Le plus gros charlatan qui existe, amateur de Balotelli qui plus est. Allegri ? Pourquoi pas, mais est-il capable d’unifier les egos autour de son projet de jeu, comme Cesare l’a réussi ? Ensuite vient les noms moins évoqués mais présents tout de même : Spaletti, Zaccheroni. Le premier est un mercenaire, peut-être capable de mener les hommes à court terme, mais sur la durée, j’ai bien peur que non. Zaccheroni, laissez moi rire. Nous avons besoin d’un bâtisseur comme Cesare. Je n’ai pas le nom idéal en tête, mais la nouvelle équipe dirigeante de la Fédé aura du travail.

Voilà. Arrivederci donc mes amis, voici pour finir les notes du match contre l’Uruguay :

 

Les notes : 

Buffon (4/5) : grande Gigi, te voir chevaucher des Walkyries nues une dernière fois était un plaisir.  

Barzagli (3/5) : je ne sais plus quel soi-disant spécialiste du football italien (@roycod @roycod @roycod @tocard) l’enfonçait sur Twitter. Alors là mon petit bonhomme qui n’a même pas d’origines italiennes, laisse-moi te dire que c’est moche, de confondre avec Bonucci parce qu’ils ont les mêmes chaussures… Retourne à ton championnat scandinave de seconde zone, tocard, mais admire une dernière fois le jeu de tête d’Andrea avant. 

Bonucci (2/5) : oui mais non, en fait je me demande dans quelle trappe est tombé Paletta, et pourquoi Leonardo n’irait pas le rejoindre. « Oui, Leonardo est parfois fébrile défensivement, mais ses qualités de relance nia nia nia le roi Loth… » Point de cache-misère contre l’Uruguay. 

Chiellini (3/5) : bien meilleur que lors des deux premiers matches, il est passé pour un modèle de vertu devant le cannibalisme de Suarez. LOL. 

Darmian (3/5) : très bon mondial mon garçon, maintenant faut arrêter d’être imberbe à 24 ans. 

Verratti (4/5) : très bon match. Son seul point faible? Il a encore montré qu’il ne savait marquer ni faire marquer. Et surtout, il a été remplacé par Thiago Motta la saucisse. IMPARDONNABLE. 

Pirlo (3/5) : Socrate a bu la cigüe (on croirait lire les copies de philo de Marcelin Albert). 

De Sciglio (3/5) : beaucoup d’activité, de centres, mais pas grand chose de réussi. Il pourra donc faire la carrière de Christian Maggio. 

Marchisio (2/5) : pas très en vue, si ce n’est quand il prit un carton rouge pour avoir « menacé l’intégrité physique d’un joueur » nia nia nia, le roi Loth… Par contre Suarez y te mord à la gorge, mais y menace l’intégrité physique de personne… Vaffanculo. VAFFANCULO. C’est aussi scandaleux que le mondial 2002 cette affaire. VERGOGNA. 

Balotelli (0/5) : lui fallait le laisser « à la maison ». Ou bien avoir les couilles de le virer dès la mi-temps d’Italie – Costa Rica. 

Immobile (2/5) : il n’a pas reçu d’offrandes, ça non, ou alors des minables genre sacrifice d’une couille de mouche sur l’autel des dieux. Mais quand même, il aurait pu mieux faire… Dans un monde parallèle mussolinien, Mario était à la maison et regardait Ciro soulever la coupe. 

Les remplaçants : 

Thiago Motta : va manger les crottes de nez de Joachim Low.

Cassano : un cœur gros comme ça. Elle est bonne hein? Comme ta mère.

 

 

Torneremo, più forte che mai,

Double M

 

 

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

One Comment

  1. Je note que tu ne parles pas de Parolo parmi les remplaçants, oubli volontaire afin de ne pas trop se foutre de sa prestation toute en finesse et retenue Alors qu’il est « jeune » et qu’il devait mettre le feu ?

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