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Valencia-Levante (2-2) : la Murciélago Académie livre ses notes

Mardi 5 mars 2013

Qui c’est qui sonne comme ça ?! Mais attendez que j’arrive enfin ! Ah, c’est vous ! C’est gentil de passer me dire bonjour mais vous allez casser la sonnette à force ! Je ne vous avez pas vu depuis quelques temps. Je n’ai pas été très assidue non plus. J’ai bien regardé le match contre Majorque mais c’était si laid avec ce but de Ricardo Costa, l’exclusion de Tino Costa et la Curva Nord vide car en grève suite aux incidents survenus face au Paris Saint-Germain que ça c’est bien les Français qui se croient tout permis quand ils ne sont plus chez eux.

La semaine dernière, on a été coincé avec mon mari, on n’était pas chez nous et on a raté le match contre Saragosse où on est revenu à 2-2 après avoir été mené 2-0. Jonas a même mis un doublé ! Comme quoi, tout peut arriver dans le football et c’est bien pour ça qu’on l’aime comme dit Manolo, le propriétaire du bar en face du stade, au bout de l’Avenue de Suède.

Samedi soir, c’était le derby de Valencia à Mestalla. J’aime bien quand les Chés jouent à 22h mais ça fait un bruit pas possible et moi, avec mes acouphènes, ça me fait un mal de tous les diables et ça me dure tout le dimanche. Alors je vous raconte pas dans quel état je suis quand mon mari rentre de chez Manolo à 2 heures du matin et que je me suis fait un sang d’encre à l’attendre parce que j’ai peur qu’il boive trop, surtout que Manolo, il lui offre des tournées même si je lui ai déjà dit d’arrêter.

Ils ont beau être nos voisins, je ne les aime pas beaucoup les joueurs de Levante. Comme me le dit mon fils aîné, ce n’est pas un hasard si le bar qui leur sert de QG est juste à côté du Palais de Justice, ça doit sans doute être pour gagner du temps. Pour faire court, Levante, c’est une équipe qui devrait être sponsorisée par une marque de tondeuse à gazon parce qu’entre David Navarro, Ballesteros, Juanfran, Iborra et Vyntra, c’est plus de la boucherie-charcuterie que du football. En plus, ils ont des têtes de bagnards. Je me rappelle bien de David Navarro, il a longtemps joué à Valencia. Ma sœur, qui est institutrice en maternelle, m’en avait parlé quand il avait signé son premier contrat, en 1999. Tout petit déjà, il prenait du plaisir à faire mal à ses petits camarades en les taclant par derrière, en pleine classe. Son principal fait d’arme, c’est avant tout d’avoir explosé le nez d’Ivan Cordoba à la fin d’un match de Ligue des Champions, que moi, si un de mes fils avait fait ça, il n’aurait plus jamais rejoué au foot de sa vie, parce que ce n’est pas des façons de se comporter et que ça m’aurait fait de la peine que les gens croient que j’ai mal éduqué mes enfants.

Je ne dirai rien sur Sergio Ballesteros parce que je suis bien d’accord avec les supporters qui l’ont insulté tout le match et que ça a résonné dans tout le quartier samedi soir. D’habitude, je ne parle pas mal mais lui, si ça mère a été une prostituée, ça ne m’étonnerait qu’à moitié !

Quand mon mari est rentré du match, il était bien énervé mais il avait aussi les yeux qui brillaient : le golazo de Soldado, c’est vrai qu’il était beau et j’ai un peu regretté de ne pas avoir été au stade mais, vous savez, avec mes problèmes aux chevilles qui sont trop enflées, c’est difficile pour moi de marcher. Doña Pepita, elle est même descendue dans ma loge pour m’en parler à la mi-temps, tellement elle avait trouvé son geste incroyable. Elle m’a aussi parlé de Jérémy Mathieu qui revient de blessure et que Valverde a été obligé de mettre titulaire en défense centrale parce que Rami et Ricardo Costa sont blessés et que si on va à Paris sans eux, on risque de prendre un sacré bouillon comme elle dit.

Normalement, pour le match contre le Paris Saint-Germain, j’irai chez Manolo, même si je n’aime pas quand il y a trop monde qui crie et qui se croit tout permis, comme les gamins qui ont encore tagué  sur un mur de l’immeuble et que j’ai encore dû nettoyer pendant des heures. L’Espagne va mal, l’Espagne va mal ! Il ne faudra pas s’étonner si un jour il y a une révolution, je vous le dis !

Ah, ça y est, le chocolat chaud est prêt ! Installez-vous. Vous préférez des churros ou des fartons ? Si vous voulez, je peux aussi vous amener un verre de horchata…

 

Guaita (2/5) : autant le second but, il ne peut pas faire grand-chose, autant le premier, je ne comprends pas comment il a pu être lobé par la tête d’Iborra. Vicent est plus que moyen en ce moment et il doit être un des rares gardiens à avoir encaissé deux buts consécutifs à des remises en touche dans le même match.

João Pereira (3/5) : vous savez que moi, je ne les aime pas trop les Portugais, surtout depuis que ma première fille a eu une histoire avec son Pedro, qu’elle en était très et qu’il l’a quittée pour une Madrilène en chaleur qui lui a fait perdre la tête, c’est bien fait pour lui. Samedi, João a fait rire tout le monde en plaquant l’arbitre au sol. Il a aussi fait de beaux centres et tenté sa chance. Une valeur sûre du club comme dit mon mari.

Victor Ruiz (3/5) : quand il joue à côté de Rami et même de Ricardo Costa, il fait une mauvaise impression, comme quand mon fils arrive chez moi avec sa barbe de trois jours. Associé à Mathieu, il a été correct, sûrement parce que son collègue a été à la rue.

Mathieu (1/5) : sans cette glissade, je lui aurais mis la moyenne parce que ce n’est pas facile de revenir d’une blessure de six mois et d’être positionné à un poste qui n’est pas le sien. Pour faire court, Mathieu en défenseur central : plus jamais. Surtout qu’il est dix fois meilleur que Guardado côté gauche. Mais comme Ricardo Costa est blessé et ne sera pas à Paris, il devra jouer dans l’axe et c’est pour ça que j’irai déposer un cierge avant le match, on en aura bien besoin.

Guardado (2/5) : je ne lui veux pas de mal mais maintenant que Mathieu est de retour, il peut retourner sur le banc, le Mexicain.

Albelda (4/5) : David, je le veux en Ligue des Champions, pour rassurer la défense centrale, pour faire des fautes utiles, pour montrer qui est le patron sur le terrain, pour mettre la pression à l’arbitre, pour montrer le chemin aux Chés, pour porter le brassard de notre club à Paris, pour nous rappeler nos glorieuses soirées de Coupe d’Europe ! Remplacé par Jonathan Vieira (90’).

Parejo (4/5) : pour son 100e match en Liga, il a été carrément bon. Certes, c’était contre le 10e du championnat, mais c’était vraiment pas mal. Pourtant, ça partait mal, vu qu’il a été mangé de la tête par Iborra sur le premier but de Levante. Derrière, il s’est repris, a évolué haut, donné une passe décisive à Jonas et manqué de peu le 3-1, sur un coup franc direct. Tino et Ever ont du souci à se faire pour mercredi.

Feghouli (2/5) : hors-sujet Sofiane. Hormis une passe décisive qui l’est devenue par l’intervention divine de Soldado, il a été brouillon, orientant mal et perdant des ballons. Honnêtement, je ne sais pas si je le titulariserais mercredi. Mais, comme me le dit souvent mon mari, «Maca, si tu étais entraîneur, ça se saurait, au fait, est-ce que tu as acheté mes yaourts à la fraise ?».

Canales (3/5) : il n’a pas été mal le petit Sergio, surtout pendant la première demi-heure. Il revient au plus haut niveau, il a de bonnes séquences mais il baisse physiquement en seconde période, ce qui est tout à fait normal comme me le dit mon deuxième fils. Cela dit, je ne sais pas s’il sera titulaire mercredi soir, je privilégierais Ever dans ce genre de rendez-vous. Remplacé par Tino Costa (70’).

Jonas (4/5) : deux buts face à Saragosse, l’égalisation face à Levante, une chose est sûre, Jonas est en forme, et ça tombe bien juste avant le match contre le Paris Saint-Germain. Evidemment, il me rend dingue environ dix fois par match mais s’il nous qualifie à la dernière seconde, ça me va très bien. Remplacé par Valdez (78’).

Soldado (4/5) : quel golazo tu nous as mis Killer ! Pourtant, le centre de Feghouli n’était pas extraordinaire mais le fouetté du pied de Roberto a explosé la transversale de Munua avant de rentrer. Il aurait pu inscrire le but du 3-1 mais l’arbitre l’a refusé. J’aurais pu râler mais vu que c’est le même genre de but qui avait refusé à un Parisien à Mestalla, je me réserverais bien de commenter la décision arbitrale. Je ne dis jamais de mal des arbitres et des juges, ils représentent l’ordre sur le terrain et dans la vie et s’ils avaient un peu plus de pouvoir et étaient un peu plus écoutés, ce ne serait pas autant  n’importe quoi en Espagne et dans toute l’Europe. Enfin, moi, ce que j’en dis…

 

Vous ne m’avez pas dit ce que vous pensiez de mon chocolat ? Je vous en referai la prochaine fois.

Doña Macarena Algiros

 
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  • Bart Van den Van Krrr dit :

    Toujours aussi bien accueillis à la Murcielago, ça fait plaisir !

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