Arsenal – Bournemouth (3-0) : la Gunners Academy sort la tête de l’eau

Salut c’est Ray.

ARRETEZ TOUT ! Je m’apprête à académiser ma première victoire. Je me suis collé des beignes toute la rencontre pour être sûr que ce n’était pas un rêve. Mais avant tout, soyons urbain. Comment qu’ils vont les copains ? Quel plaisir de vous retrouver après un si bel été à la con. Un départ en fanfare et puis… plus rien. Mais je ne vous en dis pas plus, on vous prépare un bilan du mercato d’Arsenal. Indice : il sera assaisonné, sauce piquante, avec triple dose de piment.

On entre dans l’ère post apocalyptique. Anfield est passé, le mercato pourri est terminé, il faut repartir de l’avant. Les faiblesses sont toujours présentes mais soit, il faut engranger les points et la lancer une bonne fois pour toute cette bon dieu de saison. Et c’était donc Bournemouth qui avait la plaisante tâche de nous couler définitivement ou de nous relancer.

Après les fantaisies de Wenger contre Liverpool, on est revenu à quelque chose de plus classique. Des latéraux droits à droite, des latéraux gauches à gauche. Quoi? Bah non, on ne faisait pas comme ça, nous. On se retrouve grosso modo avec deux mecs qui ont demandé à se barrer sur le terrain au début du match, un autre sur le banc. L’ambiance est bonne, le groupe vit bien. Bref, on aligne quand même ce qui commence à ressembler à une équipe cohérente, plus ou moins la meilleure possible. Bien sûr, l’éclopé chilien est sur le banc, sans doute du fait de sa blessure contractée en sélection chilienne… qui ne l’a pas empêché de jouer deux fois 90 minutes. Du classique vous dis-je.

Le match débute sur les chapeaux de roues. Il n’a fallu que 6 minutes pour que nous réussissions à faire ce que nous n’avions pas fait depuis deux matchs : marquer un but. Et c’est le très en forme (calamiteux) Danny Welbeck qui s’en charge. Avec beaucoup de chance, d’ailleurs. Kolasinac montre pourquoi il aurait dû jouer les trois premiers matchs à ce poste : combinaison, appel, débordement, centre, passe décisive. Arsenal en veut, ne relâche pas la pression et continue d’attaquer. Un peu avant l’heure de jeu Lacazette envoie une merveille de balle brossée dans la lucarne. Les assauts reprennent dès la reprise et Danny Welbeck double son compteur à la 50e. Mais qu’est-ce que c’est que ce foutu match ?! Le reste de la partie c’est de la fatigue, plus d’imprécision, une domination nette mais Bournemouth qui se réveille. En vain, puisque c’est le premier clean sheet de la saison pour Cech et Arsenal.

Les artistes…

Cech 4/5 : il a parfaitement géré les rares frappes de Bournemouth, dont une magnifique parade en fin de match. Rien de spécial à signaler. Un bémol tout de même : son jeu au pied, jamais très précis.

Monreal 4/5 : Comme ses deux compères du back-three, un match solide avec beaucoup moins d’exposition que sur ses dernières sorties. Ouf.

Mustafi 3/5 : Peu de choses à faire, pas d’erreurs, plutôt solide. Il a tenté de s’impliquer offensivement quelques fois, sans grand succès. Il commet une faute débile à l’heure de jeu parce qu’il est en retard et donne un coup franc qui pouvait être dangereux. -1 parce que lui et Koscielny ont quand même laissé Defoe placer une TETE sur le poteau. Defoe. Tête.

Koscielny 4/5 : Comme Mustafi, même punition pour l’air marquage sur Defoe qui était seul entre les deux. Globalement, c’était propre. Comme souvent.

Kolasinac 4/5 : COMME QUOI FOUTRE UN LATERAL SUR LE COTE CA PEUT SERVIR. Surtout quand le mec est bon. Une deuxième assist pour lui. Un peu moins dedans en seconde période, à l’image de l’équipe qui s’est quelque peu relâchée.

Xhaka 4/5 : Il a réussi à plus influencer le jeu qu’au moins d’août, c’est positif. Sa qualité de passe est indéniable, ses qualités défensives beaucoup moins. Mais ça date pas d’hier. Il s’est permis quelques phases de possession plus haute que sa position initiale. Bournemouth qui n’était pas venu pour fermer le jeu lui a offert cette possibilité, pas Liverpool.

Ramsey 3/5 : Une bien meilleure performance pour lui aussi, même s’il a encore perdu encore beaucoup trop de ballons et fait quelques mauvais choix. Une offrande pour Welbeck sur le troisième but. Mais comme souvent, il joue haut, très haut, ce qui nous coûtera et nous a déjà coûté des pions. Le type court en permanence, il faut juste maintenant trouver la bonne direction et la bonne vitesse. On n’est pas la SNCF.

Bellerin 3/5 : Lui non plus n’a pas fait n’importe quoi. J’ai envie de croire qu’il va revenir à un niveau correct. Il a réussi l’exploit de ne pas offrir de but. Qu’il bosse ses centres par contre et punaise, va chez le coiffeur, depuis le temps qu’on te le dit.

Welbeck 5/5 : S’il peut nous faire taire plus souvent, qu’il continue. Vas-y Danny, plante, c’est top. Mais attention, on n’a pas oublié tous tes mauvais matchs. Arsène, ne t’avise pas de déconner sur les prochains matchs. Il faut garnir le banc.

Özil 3/5 : Superbe passe sur le second but même si Lacazette est très en réussite. Beaucoup de passes ratées, de laxisme… comme à son habitude. Il nous régale toujours sur des gestes de classe, mais quand même, il sait être vraiment pénible quand il s’y met. Allez Mesut, on y va, le train démarre.

Lacazette 4/5 : Et un deuxième but en 3 frappes. Que ça fait plaisir d’avoir un attaquant aussi bon finisseur ! Très impliqué dans le jeu, comme sur les premières rencontres il a souvent décroché pour venir chercher les ballons.

Les intermittents du spectacle…

Coquelin – Non noté : Le pauvre. Au moins il nous offre de beaux gifs. Entrée à la 67e et sortie à la 80e.

Giroud et Alexis 3/5 : Impliqués tous les deux. Très mobiles, disponibles et chacun aurait même pu marquer au moins une fois. Jusqu’ici tout va bien.

La prolongation…

Qu’on me dise que je suis rabat-joie et pète-burnes, je ne le conteste pas. Ce match certes réussi, avec une belle victoire 3-0 et un clean sheet m’a laissé sur ma faim. Notamment en deuxième période. Alors bien sûr, quand tu te balades pendant 50 minutes, que tu mènes de trois pions, tu as tendance à laisser filer un peu à la fin. Mais justement, j’aurais aimé que l’équipe en plante 2/3 de plus. Quand tu es largement supérieur à ton adversaire, que tu viens de te faire dézinguer à Anfield, j’aurais pensé que dans ce contexte favorable les joueurs auraient tenté de nous faire oublier le mois d’août. Du coup non. Après, on part de tellement loin, on ne va pas faire les fines bouches.

M’enfin, c’était pas mal, on s’est bien marré, on a kiffé, on a gagné putain. Cool. Allez, place à l’Europa League. Et après on va à Chelsea… Après le calme, la tempête?

Avant de rendre l’antenne, je me permets de vous proposer deux papiers (faut cliquer sur le texte) qui reviennent d’une part sur nos failles tactiques au milieu de terrain et de l’autre, sur le rôle de Lacazette dans l’animation offensive.

See you soon !

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d'années de dépression

One Comment

  1. Wellbeck est surprenant : on sent toujours qu’il est limite avec le ballon et pourtant, sa tête est bien placée, et son tir d’une précision léthale.

    Par contre, Özil, c’est toujours aussi moyen.

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