Burnley – Arsenal (0-1) : La Gunners Academy se marre

Salut, c’est Ray.

On se retrouve de nouveau après la superbe performance des Gunners en Europa League contre Cologne. Cette fois, c’est la Premier League qui nous concerne et un match contre Burnley. A l’extérieur. Histoire de bien se marrer quoi. Ce match sent vraiment le traquenard : un temps de merde, un dimanche à 15h où tu végètes chez toi, un match contre le divin chauve roux, Sean Dyche et puis… c’est Arsenal. Tous les ingrédients sont réunis pour perdre 2h de ta sombre vie qui est déjà assez merdique comme ça.

C’est Burnley en face, mais attention, ils sont chauds comme la braise les mecs. Avant la rencontre, le 7e reçoit le 6e. La prudence est de mise. Surtout quand on affronte la troisième meilleure défense du championnat (10 buts encaissés seulement, contre 16 pour Arsenal) et qu’Arsenal a souvent prouvé être excellent dans le genre « possession stérile à base de petites passes qui n’aboutissent qu’à une perte de balle ».

Pour la rencontre, Arsène Wenger reconduit le meilleur onze possible. Celui qui a défait Tottenham il y a une semaine. A une exception près : l’absence de Mesut Özil, encore une fois malade. C’est Iwobi qui le remplace derrière Lacazette et aux côtés d’Alexis Sanchez.

Le match maintenant. On ne va pas se mentir, ce n’était pas le spectacle de l’année. Mais on pouvait s’en douter. Et pour ainsi dire, c’était même très chiant. Un match très agaçant à regarder, typical Arsenal. Des pertes de balle à gogo, des mauvais choix, de l’incohérence dans le positionnement de certains joueurs, de la frustration. Tout aurait pu se gâter encore plus. A la 9e minute, sur un centre venu de la gauche, Monreal pète une durite et décide de pousser Barnes en pleine surface. Heureusement, l’attaquant de Burnley était hors-jeu. Le penalty était proche. Dans la foulée, Monreal se fait enrhumer sur un crochet gros comme la nullité de Walcott. En difficulté notre ami Nacho. L’image est horrible. Mais Cech détourne la frappe sur le poteau, une nouvelle frayeur. L’ex-latéral gauche désormais défenseur central a bien failli se rattraper à la 26e minute, mais sa frappe lointaine, proche de la perfection, rase le poteau. Si proche et si loin à la fois. L’action de la première période est à mettre à l’actif de Lacazette. Sur une touche, il laisse passer le ballon ce qui se transforme en grand pont et sur une inspiration géniale envoie un caviar à Ramsey dans la surface. Le Gallois catapulte le cuir au-dessus des buts. Bref, à la mi-temps, il y a 0-0 et on s’emmerde. Quand il faut être ultra patient, organisé et hargneux, les Gunners sont agacés, frileux et imprécis.

La deuxième mi-temps est du même acabit. Burnley recule encore plus, le bus est très bien en place. Un pressing haut sur Xhaka et Ramsey coupe toute possibilité de transitions efficaces, surtout quand devant eux, les appels sont inexistants ou à contretemps. Alexis s’énerve, il décroche, le bloc est désorganisé : du classique. Il a au moins le mérite d’en vouloir, d’essayer de faire bouger les lignes, l’inverse de beaucoup d’autres joueurs. Il ne se passe rien… jusqu’à la 91e minute. Sur un centre, Ramsey est visiblement poussé et s’écroule dans la surface. L’arbitre n’hésite pas et désigne le point de penalty. 93e minute. Alexis, les cojones dans le short, transforme. Il s’en est fallu de peu pour que le gardien de Burnley ne détourne sa frappe. Encore une fois contre Burnley, le braquage. Mission accomplie. Trois points. C’était dégueulasse mais on va s’en contenter. Again.

Les artistes…

Cech – 4/5 : Impeccable à plusieurs reprises. Rien à redire. Même quand il foire sa sortie, il se rattrape derrière et écarte le danger.

Monreal – 3/5 : Son match a très mal débuté. Sa bêtise aurait pu donner un penalty à Burnley, heureusement, Barnes, l’attaquant, était hors-jeu. Derrière, il prend le bouillon en pleine surface. Avec son expérience, really ? Il se réveille après, bien plus serein. Avertissement.

Mustafi et Koscielny – 4+/5 : Je mets les deux joueurs au même plan. Une excellente performance. Très solides, bien placés, appliqués. Pourvu que ça dure. Dans la lignée du match contre Tottenham, Mustafi affiche petit à petit un niveau très convaincant. Genre son sauvetage de barge à la 20e minute quand il se jette sur une frappe adverse. Mais méfiance quand même.

Bellerin – 2+/5 : Pas vraiment en vue. Il aurait fallu justement l’utiliser plus, élargir le jeu face à ce bloc compact de Burnley.

Ramsey – 3+/5 : Indéniablement le milieu le plus impliqué. Il a montré de l’envie. C’est bien. Il aurait pu marquer sur la galette de Lacazette en première période. Il doit continuer ainsi, tout en veillant à ne pas s’éparpiller dans ses choix.

Xhaka – 3/5 : C’est lui qui centre et permet à Ramsey d’obtenir le penalty. A part ça… ce n’était pas vraiment dingue. Il a concédé quelques fautes débiles. Rien de dramatique, mais rien d’extraordinaire.

Kolasinac – 3/5 : Il a été excellent dans les passes pourries mais il a été très impliqué sur nos phases offensives. Il s’est retrouvé plusieurs fois dans la surface, pour tenter une frappe ou après un bon décalage. Mais derrière, ses centres étaient nazes.

Iwobi – 2/5 : Ouais, donc non. Il a remplacé Özil sur ce match et a été en grande difficulté. Il n’a pas réussi à peser sur la rencontre. C’est faiblard. Il va devoir se réveiller, un avenir à la Theodore James Walcott n’est pas à exclure.

Alexis – 3+/5 : Une première mi-temps infâme. Il n’avait pas envie de jouer. Ça arrive, parfois, c’est comme ça avec lui, on est au courant. Et il sait être insupportable. Il râle quand il envoie une passe moisie. Quand l’équipe va mal, l’éclopé chilien aime bien décrocher pour prendre le jeu à son compte. Souvent, ça fout toute l’organisation en l’air. A d’autres moments, il fait vachement de bien. De grosses couilles pour tirer le penalty à la fin du match. Un gagnant à n’en pas douter, mais un gagnant qui casse les noix.

Lacazette – 3+/5 : Il y a 0-0 contre Burnley, tu dois marquer, tu veux gagner ce match… Du coup, qu’est-ce que tu fais ? Et bah tu sors ton meilleur attaquant. Evidemment. Il a galéré, c’est vrai, Burnley a mis de l’impact. Mais il est très important dans la construction. Il n’a pas vraiment eu l’occasion de planter. Lui aussi a beaucoup dézoné.

Les intermittents du spectacle…

Wilshere – 3/5 : Il a essayé, il s’est bien bougé. Il aurait même pu marquer sur une frappe déviée. Mais bon… Ce n’était pas non plus le Brésil. Pas le meilleur des matchs pour se montrer. Je pense qu’il risque de débuter une rencontre très rapidement avec l’enchaînement des matchs à venir.

Welbeck – Non noté : Encore un changement curieux. Je ne comprends pas comment on a pu se passer de Giroud. Face à un bloc bas, une défense « costaud »… Il aurait été plus qu’utile.

Le temps additionnel…

  • Vous l’aurez remarqué, c’est une Académie très « arithmétique ». Beaucoup de « + » et de « – ». Disons que le but en fin de match a foutu le bordel.
  • Décidément, Burnley, c’est toujours la régalade. Si cette fois-ci on s’impose sur un penalty à la 93e, les derniers matchs contre ces gens n’ont pas non plus été une partie de plaisir.
  • Une petite dédicace à nos meilleurs amis.

  • On a eu des nouvelles de Walcott. Il est (juste) malade. Me voilà rassuré.
  • Cette défense centrale pèse sévère au final.
  • Un point un peu plus sérieux sur la situation du club : la « révolution » continue. Raul Sanllehi a démissionné de son poste de directeur sportif du Barça, il serait en passe de nous rejoindre. Si son rôle précis n’est pas encore déterminé, il rentre dans une logique de mutation. Ivan Gazidis est en train de bien bosser, on dirait. C’est une arrivée de plus dans le staff. En tout, voici la liste des changements depuis la prolongation de Tonton : Sven Mislintat (recrutement), Jens Lehmann, Mertesacker qui va reprendre l’Academy à la fin de la saison, David Priestley (comme préparateur mental, ex-Saracens (rugby)), Richard Allison (nutritionniste), Darren Burgess (pour la préparation physique), Huss Fahmy (ex Team Sky (cyclisme), pour la « négociation » des contrats). La suite va être intéressante à suivre.

Prochaine rencontre mercredi soir. La réception d’Huddersfield (et du divin chauve australien, le grand Aaron Mooy). On va sûrement voir du turn-over.

Allez, à plus tard au bar.

Ray Parloir.

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d’années de dépression

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