Juve 2-1 Benevento, pas de bukkake football pour la Bianconero Académie

Salut les zèbres,

 

J’ai longtemps hésité à académiser le match du Sporting Clube de Portugal. Tout d’abord parce que je l’ai pas vu, ce qui n’est certes pas rédhibitoire. Mais aussi parce que d’après les réseaux, ce fût un match indigne. Dybala transparent, Georges aux fraises, Cuadrado imbitable (se dit de quelqu’un qu’on ne peut pas biter. syn : impinable, imbaisable, impayable)… Je vous offre donc un ersatz d’académie du Sporting, sorte d’apéro pour vous détendre avant le match de Benevento. En somme, un petit majeur dans la margarine (faute de beurre…), puis dans l’anus pour vous préparer à un grand moment, en espérant qu’il ait lieu et qu’on ne se retrouve pas la bite pleine de merde comme ça a pu arriver déjà trop de fois cette saison.

Sans plus attendre voici ce que j’ai pu retirer de ce Sporting CP – Juventus de Turin :

Une première mi-temps somme toute effroyable. Un but de B. Cesar (pas Bostjan faut pas déconner). Les coudes de Mario Mandzukic dans la gueule de Ristovski, une construction de jeu proche du néant, un Dybala aux abonnés absents.

Nous aurons droit à une deuxième mi-temps guère plus qualitative qui verra néanmoins Higuain égaliser à un quart d’heure de la fin, Pjanic vraisemblablement confirmer qu’il était le meilleur bianconero mardi soir. Et enfin, Dybala être aussi mauvais qu’en première mi-temps.

Résultat final 1-1. 

Je ne pousserai pas l’affront jusqu’à noter les joueurs. Les préliminaires auront été sommaires, je vous l’accorde. Mon seul regret aura été celui de ne pas voir Le Meilleur Arbitre de France (bientôt sur M6 présenté par Cyril Lignac) en action. Le Barça ayant été accroché par l’Olympiakos, c’est le statu quo dans ce groupe D. La situation ressemble un peu à celle que vit l’OM dans la petite coupe d’Europe, les crampons vissés de l’homme qui love this game hahahaha dans la figure du supporter ricardophile en moins. Mais bon, ANDIAMO A KIEV quand même.

Vous noterez le laisser-aller de la Bianconero Académie de ces derniers jours. Voilà, notez-le. C’est tout. Merci.

 

On revient à une compétition que l’on aime parce qu’on la gagne souvent, la belle Serie A. le bizut du weekend se nomme Benevento, charmante ville de Campanie à ce qu’il paraît. Mais pour la partie qui nous intéresse ici, Benevento c’est surtout le club auteur du plus mauvais départ de l’histoire en Serie A avec 11 défaites en 11 matches, 29 buts encaissés et seulement 4 marqués. Qu’on se le dise, ce match risque fort de s’apparenter à un bukkake footballistique.

 

LA COMPO DE MAX

On célèbre le cent-vingtième anniversaire de la Vieille Dame en ce dimanche 5 novembre, et les acteurs sont prestigieux, joliment vêtus du maillot anniversaire créé pour l’occasion (189,7€ en boutique tout de même, pour faire un clin d’œil à la date de naissance du club en se remplissant bien les poches). On en profite pour redonner du temps de jeu à Blaisou et au Principino, et à Szcz (qui pourrait être un blase de rappeur en bois de cagette on est d’accord).

 

 

La compo du poutrage qui n’aura pas eu lieu.

 

LA PARTITA

 

Juuuuuuuuve, storia di un grande amoooooooooore, Bianco che abraccia il neeeeeeeeeeeeeeero. L’hymne juventino finit de résonner lorsque le coup d’envoie est donné. Puis annulé. Rien de tel qu’un faux départ pour commencer, on retarde l’inévitable côté campanile (je pas sûr que ça existe, m’en voulez pas.) On met rapidement le pied sur le ballon comme d’habitude, peut-être un peu plus. Mais on joue un peu facile en ce début de match, ce qui contrairement à ce que je raconte à longueur d’académies n’est pas dans notre ADN. Le mépris n’a pas sa place en noir et blanc. Mais bon on va pas se mentir, on s’emmerde ferme. Douglas Costa lui en a marre qu’on se fasse chier et décide de s’en prendre aux montants de Brignoli. Un centre-tir que le portier de Benevento dévie sur son poteau, suivie d’une frappe de mule sur la transversale deux minutes plus tard. Le Brésilien est déterminé à planter la première banderille (putain j’aurais pu garder cette formule pour le match contre le Toro)Son compatriote Alex Sandro offre un coup-franc à Ciciretti aux 25 mètres. Szczesny regarde la ballon contourner le mur et rentrer tranquillement dans ses cages (0-1, 19e). Putain de merde… Allons-nous être les bukkakeurs bukkakés ?

Chiellini rajoute une cicatrice à sa collection qui stagnait depuis le match contre l’Olympiakos. On ressort le bandage bleu, et Georges repart à la guerre la bave aux lèvres et le sourire béat. Tout va bien pour lui. La Juve pousse fort et Cuadrado voit sa frappe déviée en corner. Corner joué en deux temps et qui ne donne rien. LA PUTAIN DE TOI MAX, on avait dit stop. La phrase  »corner joué en deux temps et qui ne donne rien » doit être celle que j’ai le plus écrit depuis que j’académise. Les corners ne donnent bien entendu rien du tout, si ce n’est un contre pour Benevento. Cuadrado a une nouvelle opportunité mais une fois n’est pas coutume, il la chie. Dybala perd son face à face avec Brignoli, et Matuidi tire sur un défenseur de Benevento. 64e corner joué à deux, avec toujours le même résultat. Il reste dix minutes et Cuadrado chie encore dans la colle. Putain, j’ai l’impression d’écrire la même chose encore et encore, comme si Sysyphe écrivait une académie pour horsjeu.

Matuidi a l’opportunité d’égaliser mais il ne préfère pas. Dybala non plus d’ailleurs. Ni dans le jeu, ni sur coup-franc. Il a une dernière chance à une minute de la mi-temps, à 25 mètres. Et encore une fois, il ne la saisit pas. Il pourrait jouer 10 heures sans marquer c’est effrayant. Douglas Costa se charge du dernier coup-franc et il faut que Brignoli s’emploie pour sortir sa belle frappe. Clairement le meilleur Turinois de la première mi-temps le Douglas. Les flops sont quant à eux légion : Szcz, Blaisou, Cuadrado, De Sciglio (est-il seulement sur le terrain ?), Dybala… Cette première mi-temps est une horreur. 17 tirs, 3 cadrés, une bonne dose de néant footballistique.

On repart sur les mêmes bases pour cette seconde période, comprenez coup-francs inutiles et possession stérile. Les bianconeri ne pressent jamais en équipe les rares fois ou Benevento a le ballon, symptôme d’une équipe qui doute. La nullité extrême semble avoir contaminé toute l’équipe. Et puis arrive Gonzalo, l’attaquant qu’on ne semble pas mériter. Il envoie le ballon dans la lucarne de Brignoli après une remise astucieuse de la tête de Blaisou (1-1, 55e). On ne pouvait décemment pas en rester là après avoir autant dominé, malgré notre maladresse de compèt’. Du coup, Alex Sandro se dit qu’il faudrait peut-être en profiter pour gagner ce match et envoie une merveille de centre au second poteau pour Cuadrado, qui smashe sa tête et permet à la Juve de prendre les devants (2-1, 65e). Les commentateurs de beIN s’empressent de mettre à la poubelle le tas de mouchoirs souillés de divers fluides corporels estampillés Benevento qu’ils ont accumulé depuis une bonne heure. Ces gens-là entretiennent sans aucun doute l’amour que les aficionados de football portent à leur profession. Il ne se passera plus rien de notable, si ce n’est un corner à trois (oui oui, à trois).

Une victoire Ô combien laborieuse, mais qui vaut trois point quand même. Et après les nuls de l’Inter et du Napoli, c’est une très belle opération. On revient à un point du Napoli et on repasse devant l’Inter. Mais bordel, la manière n’y est pas. Il va falloir sérieusement se remettre en question si on veut conserver notre titre de champion.

 

LES NOTES

 

SZCZESNY (1/5) : Un truc à faire dans le match, il ne l’a pas fait. Gigi a beau lui avoir ciré les pompes la semaine dernière, il faudra envisager un meilleur remplaçant.

DE SCIGLIO (2+/5 pour faire la moyenne) : A probablement joué cet après-midi, vu que son nom était sur la feuille de match.

RUGANI (3/5) : Bien dans son match, clairement aidé par la parodie de football à laquelle il a dû faire face.

CHIELLINI (3+/5) : Un pansement de plus au musée Giorgio Chiellini de Turin. Pas le plus mémorable mais il existe. Bon match du gorille, qui a gagné ses duels et fait office de rampe de lancement aux nombreuses attaques stériles des bianconeri.

ALEX SANDRO (3+/5) : Un amour de centre pour Cuadrado qui offre la victoire. Beaucoup d’activité, on a gagné donc difficile de lui mettre moins.

MATUIDI (2+/5) : Peut-être son plus mauvais match titulaire en bianconero, malgré sa passe décisive. Absent du XI de départ depuis 5 matches avant celui-ci, il n’a pas vraiment marqué des points. Pas le cœur du poulet.

MARCHISIO (2/5) : La caution bel homme du milieu de terrain. Encore hors de forme, il a profité de la faible opposition pour se remettre en jambes. Mais que ça va être dur pour lui de prétendre à une place de titulaire…

CUADRADO (1+/5) : Son but salvateur qui offre la victoire à son équipe, c’est l’arbre qui cache la forêt. A part ce smash de la tête, Juan a tout raté. Je l’ai insulté dans toutes les langues que je connais pendant peu ou prou 80 minutes. Remplacé par BERNARDESCHI pour les dix dernières minutes histoire de prendre un petit carton jaune tranquille.

DYBALA (1/5) : Le mauvais Paolo, celui qui semble tétanisé par l’enjeu. Sauf que c’était Benevento en face, merde… Remplacé par BENTANCUR à la 86e, histoire de.

DOUGLAS COSTA (3/5): Un vrai Brésilien en première mi-temps, mais dans la veine des perdants magnifiques de 1986. Par deux fois, les montants ont refusé un but à Douglas. Plus discret en seconde période, en mode Brésil 2006 (quand même pas 2014 faut pas déconner). Remplacé par MANDZUKIC pour le dernier quart d’heure. Mon Mario préféré n’aura pas eu le temps de se mettre en évidence ni en marquant, ni en foutant la merde.

HIGUAIN (3+5) : On a eu le mauvais Paolo, mais on a aussi eu le bon Pipita. Généreux dans l’effort, il a semblé bien seul devant. Marque un joli but tout de même. La machine n’est plus grippée. Tremblez manants.

 

 

Bonne trêve internationale a tutti, on espère avoir la Nazionale au mondial pour pouvoir lire encore plein de mots italique.

 

Portez-vous bien, évitez les bukkake (sauf si vous aimez ça auquel cas allez y avec plaisir, il paraît que c’est bon pour le teint)

 

Fino alla Fine, 

Un baccio nel culo.

 

Retrouvez-moi sur Touiteur si vous voulez des avis éclairés sur absolument tout, mais surtout si vous voulez du n’importe quoi.

Horsjeu veut toi pour écrire les académies des clubs que personne n’aime comme le Milan AC. Ils recrutent même des mecs comme moi. Donc n’hésite pas !

Roberto Bettégras

Gérontophile en noir et blanc pour Hors-Jeu. Alter ego bedonnant et bas du plafond d'un célèbre attaquant de la Juve

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