Arsenal – Liverpool (3-3) : La Gunners Academy vous souhaite de bonnes fêtes

A Christmas (Andy) Carol

Salut vous tous,

Plus prévisible et irritant que les diatribes de l’oncle raciste pendant le repas de Noël (le mien semble d’ailleurs m’avoir à la bonne depuis que je vis à Lyon. Allez savoir pourquoi), il y a le match nawak d’Arsenal de fin décembre. Sachant qu’en général nos affrontements contre Liverpool sont souvent des farces sur le plan défensif, je comprends que le spectateur neutre se réjouisse à l’avance de voir ce match. Le supporter d’Arsenal en revanche l’attend avec une impatience mêlée de résignation, la certitude de voir notre arrière-garde se faire submerger à au moins trois reprises chevillée au corps.


ZE GAME :


À moins d’être un fervent Oulipien, difficile de trouver quoi que ce soit de satisfaisant dans la première mi-temps des Gunners. Il faut en effet un amour particulier pour les récits déconstruits pour apprécier les exercices de style d’Alexis Sanchez, capable de répéter quatre-vingt-dix-neuf fois le même enchainement pour mieux perdre le ballon ou la disparition de nos défenseurs sur chaque action.

Sans forcer, Liverpool parvient donc à s’installer dans notre camp et à mettre au supplice notre arrière-garde. Et c’est logiquement que les Reds ouvrent le score sur un joli but gag. Rentrant sur son pied gauche, Mohammed Salah décroche une frappe, que Koscielny vient freiner. « Gagné », se dit-il, Cech va pouvoir sortir sur le ballon. Inutile de préciser que notre portier préfère regarder le cuir flotter tranquillement dans la surface, ce qui permet à Coutinho de marquer de la tête (0-1). On entre à peine dans la période des fêtes qu’Arsenal commence déjà la distribution de cadeaux.

Rarement mis en difficulté, les Reds sont tout près de doubler la mise dans la foulée. A la suite d’une glissade de Koscielny, Salah se présente seul devant Cech. Mais l’Égyptien bute sur notre portier et Sadio Mané rate dans la foulée sa reprise en ciseaux. On se demande comment Liverpool ne mène pas déjà de trois buts. Salah règle une partie du problème à la cinquante-deuxième minute, en emmenant la moitié de notre défense avant de conclure au ras du poteau (0-2).

Empruntés comme rarement, on se demande comment nos Gunners vont pouvoir se remettre dans le match. Soudain, un miracle de Noël se produit : nos milieux se décident à jouer vers l’avant. Tant et si bien qu’en trois passes, Bellerin est décalé dans son couloir. Un joli centre plus tard et le ballon arrive sur la tête de Sanchez, qui catapulte le ballon au fond des filets (1-2). Néanmoins, au vu de la prestation de nos joueurs jusque-là, nous essayons de ne pas nous enflammer. Et c’est alors que Xhaka  égalise sur un missile flottant, que Mignolet préfère laisser passer pour relancer le suspense (2-2).

Soudain revigorés par cette égalisation venue de nulle part, les Gunners tentent de jouer au foot. Alexandre Lacazette est servi dans la surface par Özil. L’ancien lyonnais contrôle et remet un amour de talonnade dans la course de l’Allemand. Özil se charge de la finition en piquant son ballon devant  la Mignole (3-2). Personne n’y aurait cru cinq minutes auparavant, mais Arsenal a complètement renversé la vapeur et se voit déjà prendre les trois points. Est-ce utile de préciser que nous allons nous saborder ?

En effet, à vingt minutes du terme, Sanchez sabote un contre en tentant un coup du sombrero sur Salah. L’Égyptien récupère tranquillement le ballon et amorce une action qui aboutit à une frappe anodine de Firmino, que la main tremblante de Cech emmène gentiment au fond des filets (3-3).

Plus rien ne sera marqué dans cette drôle de rencontre, devant laquelle les spectateurs neutres ont dû se régaler. Les supporters des deux équipes en revanche sont passés par tous les états, pour finir avec un goût amer dans le fond du gosier. À froid, on peut se dire que c’est bien payé au vu de la première mi-temps, mais j’ai du mal à sauter de joie quand on arrive à en mettre trois en cinq minutes, pour ne pas prendre les trois points au final.


ZE BÂCHES :


Cech (1/5) : Une main moins ferme que celle de Hector Castro. On attend toujours qu’il sorte sur le but de Firmino.

Bellerin (2-/5) :  Des appels tranchants devant. Des appels d’air glaçants dans son dos.

Koscielny (2/5) : Pas à son avantage en ce moment, il n’est pas aidé par ses collègues. Heureusement qu’il a quelques restes au niveau du placement.

Monreal (2/5) : Et pourtant, je l’aime bien en tant que central. Mais sur ce match, j’aurais pu mettre mon ficus à sa place que la plante n’aurait pas eu à souffrir de la comparaison. Remplacé par Mustafi (2-/5), qui n’aura réussi qu’à faire moins bien.

Maitland-Niles (3+/5) : Match très intéressant du minot, qui a réussi à la fois à montrer de belles choses devant sans être ridicule derrière. De quoi faire taire ceux qui réclamaient à cor et à cri la titularisation de Kolasinac.

Wilshere (3/5) : Du football, un jeu un peu trop axial, du football, une propension à parfois trop garder le ballon, du football, un poil d’agressivité et du football. Un match classique pour Jackie Boy, en somme.

Xhaka (2/5) : Un point pour sa lourde, un pour avoir réussi trois passes de suite vers l’avant, ce qui ne lui était pas arrivé depuis juin 2012.

Iwobi (1/5) : L’abnégation et l’ardeur au travail de Claire O’Petit, l’intelligence de jeu et le sens de la gestion de… Claire O’Petit. Remplacé par Danny Michel (non noté), dans le seul but de montrer que l’ancien mancunien n’est pas un emploi fictif.

Sanchez (non noté) : Voir ses appréciations dans nos 78 dernières Acad. Remplacé par Walcott (non noté), pour rappeler aux autres clubs anglais que Théodore James est disponible cet hiver.

Özil (3-/5) : Quand il décide de jouer vers l’avant, toute l’équipe devient irrésistible. C’est dingue comme coïncidence.

Lacazette (3/5) : Il ne marque pas, mais son apport dans le jeu est tout simplement essentiel (voir l’action du but de Mesut).


IF NOTE :


  • Harry Kane a explosé le record de buts en championnat sur une année civile, et toute la presse en a parlé. La même qui nous raillait (à juste titre) quand on se vantait d’avoir le plus grand nombre de points sur l’année civile.
  • Selon certaines sources, Nordahl Lelandais serait derrière la dernière rechute en date de Cazorla.
  • Des fois que 2017 ne soit pas une année suffisamment pourrie, Rosicky a décidé de raccrocher les crampons. Et ce sont nos lecteurs qui en parlent le mieux.

  • Référence à l’Oulipo oblige, j’ai encore craqué et j’ai laissé un nouvel acrostiche dans le corps du texte. Un peu mieux caché que la dernière fois. Une bière au premier qui me le donne en commentaire.

Allez la bise et à très vite pour de nouvelles aventures déprimantes.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

3 Comments

  1. Sergio Ramos est une salope. J’offre la bière à Luke Seafer de bon coeur et vous embrasse analement, car vous avez fort bien choisi le message à faire passer.

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