Arsenal – Milan AC (3-1) : La Gunners Academy libérée, qualifiée

Où le nom de l’adversaire se confond phonétiquement avec le temps d’écriture de cette Acad.

Salut vous tous,

Cette Acad a bien failli ne jamais voir le jour. Entre l’impossibilité de trouver un bar diffusant le match entre Rhône et Saône, une grippe passée me rendre visite et une flemme carabinée, j’ai franchement hésité à vous raconter tout ça. Mais le Père Fidalbion ayant fait venir des professeurs de droit de Montpellier à mon domicile, j’ai préféré obtempérer. La brûlure au taser me va plutôt mal au teint, il faut dire.

En outre, il aurait été inconvenant de ne pas vous parler de notre première qualification en quarts de finale de Coupe d’Europe depuis la naissance de Kylian Mbappé, surtout contre un grand d’Europe. Sur le déclin, certes, mais n’importe quel pèlerin avec un minimum de culture footbalistique a en mémoire une soirée de Ligue des Champions impliquant ce club. Surtout que la dynamique actuelle des deux clubs ne jouait clairement pas en notre faveur au coup d’envoi du match aller.


ZE GARS :


La phase de groupes étant achevée, Tonton a décidé qu’il en avait quelque chose à foutre de cette compétition et sort ce qu’on peut faire de mieux en ce moment : la défense-type, un milieu qui risque de prendre l’eau en phase défensive mais qui a un potentiel orgasmique certain et une attaque qui, à un Danny Michel près, aurait presque de la gueule. De quoi avoir un minimum de confiance quant au déroulé de ce match retour.


ZE GAME :


J’avais oublié que parler de confiance à propos d’Arsenal en huitièmes de finale de Coupe d’Europe revient à parler de probité à propos de Patrick Balkany. Milan met quarante-cinq secondes à se procurer une occasion dangereuse, croquée par André Silva. Quarante-cinq secondes quoi, c’est à peine le temps qu’il faut à Granit Xhaka pour décider quoi faire du ballon (et jouer en retrait finalement) d’habitude.

Rien à voir avec ce qui nous occupe, mais figurez-vous que Patrick Balkany a eu une brève carrière au cinéma (ici, dans Soleil Noir). Je tenais à ce que vous le sachiez.

Histoire de bien prendre soin de mon ulcère, Koscielny sort sur blessure, après avoir reçu un coup au niveau de la hanche et Calum Chambers le remplace. J’ai à peine le temps de sortir de ma PLS quand je vois Welbeck éliminer Bonucci avant de buter sur Donnaruma.  Danny Michel qui élimine Bonucci, c’est donc la preuve que l’univers est foutu et que les reptiliens de Niburu ont débarqué.

Cinq minutes plus tard, Calhanoglu décide de flâner entre les platanes qui ornent notre milieu de terrain. Trouvant cette promenade somme toute ennuyeuse, il décide d’allumer un pétard, pour rigoler. Lequel termine sa course au ras du poteau de notre Kébabista (0-1).

Inutile de préciser à quel point dix ans de frustrations en Coupe d’Europe remontent à la surface à la suite de ce but. La possibilité de se faire dégager à nouveau à ce foutu stade maudit de la compétition commence à prendre corps. Coup de bol, l’arbitre de surface prend pitié du plongeon ridicule de Danny Michel et lui accorde un pénalty. À moins qu’il ne sanctionne la bêtise de Ricardo Rodriguez de mettre la main sur l’épaule de l’Anglais en pleine surface, sans raison. Toujours est-il que Welbeck se fait « justice » (1-1).

La seconde période débute comme la première, avec des assauts répétés des Milanais. Mais Suso, Cutrone et Kalinic manquent à tour de rôle le coche. Nos Gunners nous offrent de temps à autre de jolies actions de contre, sauf que Ramsey a oublié de régler la mire et que Mkhitaryan préfère viser la tête de Donnaruma (difficile de lui donner tort, cependant).

Le tournant du match intervient à la soixante-et-onzième minute, lorsqu’une énième frappe de Xhaka passe sous le ventre du portier rossonero (2-1). Une jolie toile, qui nous sauve les miche. Démoralisés, les Milanais commencent à laisser des espaces, dans lesquels Wilshere et Ramsey prennent un malin plaisir à s’engouffrer, pour amener le danger. Sur un débordement de Jackie Boy, Aaron est tout prêt de marquer, mais Ricardo Rodriguez et Donnaruma repoussent conjointement sur la ligne. Welbeck, qui passait par là, reprend le ballon de la tête et clôt la marque (3-1).

Difficile de parler de match maîtrisé, tant le score aurait pu tout aussi bien être inversé, mais nous ne ferons pas la fine bouche devant une qualification pour les quarts de finale. Si on doit remporter la finale dans l’Outil Connecté avec un but de la couille gauche de Danny Michel, je prends.


ZE BÂCHES :


Ospina (3/5) : Pas grand-chose à faire pour le Colombien, qui ne peut rien sur le but milanais. Mais son arrêt sur une tête à bout portant d’André Silva nous a permis de respirer.

Bellerin (2+/5) : Si l’on excepte le fait que le but vienne de son côté, il a livré une partie solide. Et si l’on excepte le fait d’avoir quarante points de retard sur City, on est en bonne voie en championnat.

Koscielny (non noté) : Tel Louis XIX, il n’a tenu son poste qu’une dizaine de minutes avant de s’en aller. Remplacé par Chambers (3/5), beaucoup moins affreux que ce que je craignais.

Mustafi (3-/5) : A presque réussi à se comporter en taulier de notre défense.

Monreal (3+/5) : Il ne fait toujours pas de bruit, mais se montre tout bonnement indispensable.

Xhaka (2+5) : Oui alors, le but, ça compte un peu. Mais j’ai toujours autant de mal avec le bonhomme, peut-être parce qu’il ne sait pas défendre au hasard.

Ramsey (3+/5) : S’impose doucement mais sûrement comme notre meilleur joueur cette saison. Et je suis sérieux.

Wilshere (3+/5) : J’ai pris du plaisir en le voyant avec le brassard. J’en ai pris encore plus en voyant les combinaisons qu’il a initiées.

Özil (3/5) : Il a donc décidé de se sortir les doigts dans les matches importants. C’était pas la folie, au vu de ce dont il est capable, mais je pense qu’il nous sortira prochainement quelque chose de grand en Coupe d’Europe. Au prochain tour, espérons. Remplacé par Kolasinac, pour insuffler un peu de poésie dans cette fin de rencontre.

Mkhitaryan (2+/5) : Il manque encore d’automatismes avec nous, mais comme pour Mesut, quand ça va vraiment se lacher, ça va faire mal. Remplacé par Elneny, pour le laisser souffler.

Welbeck (4/5) : Il a mis un doublé. Il a misun doublé. IL. A. MIS. UN. DOUBLÉ. Deux semaines après, je n’y crois toujours pas.


IF NOTE :


  • Au prochain tour, nos Gunners vont donc se coltiner le CSKA Moscou, qui a brisé le rêve des Quenelles. Il va falloir qu’on serre les dents derrière, parce que leurs offensifs ne vont pas venir à Londres pour acheter du terrain (quoique).
  • La presse anglaise s’est déchaînée contre la simulation de Welbeck, employant les mots « shame », « disgrace » et autres vocables visant à l’auto-flagellation. Il est évident que si Dele Alli avait obtenu un pénalty contre la Juve de la même façon, le traitement médiatique aurait été le même. Non ?
  • Sinon, on a prolongé Elneny cette semaine. Et vous savez quoi ? C’est une excellent nouvelle. On a besoin de renforcer l’équipe, et ça commence par s’assurer d’excellents réservistes comme l’Égyptien.

Sur ce je vous laisse, faut que j’aille faire mon sac pour me rendre dans le dortoir rouge du nord de Londres ce week-end. La bise sur vous,

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 Comments

  1. Welbeck qui met un doublé au Milan AC. Tremblez, grands d’Europe.
    Sinon, on passe le tour avec un 5-1 cumulé, et on a quand même l’impression d’avoir eu le cul bordé de nouilles. Mais j’y crois.

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