Arsenal – West Ham (3-0) : La Gunners Academy relève la tête

Le retour du comme-back pour la quatrième place.

Salut vous tous,

Vous vous souvenez de ce que vous faisiez le 11 février dernier ? Pour rappel, Fillon était le favori des sondages, Raymond Kopa et Derek Walcott (aucun rapport avec Theodore James) étaient toujours de ce monde et on ne vous saoulait pas encore avec le retour aux affaires de Pierre Ménès.

« Pourquoi le 11 février ? », me demanderas-tu, cher lecteur attentif qui n’existe que dans mon imagination. Sans vouloir faire injure à la journée nationale de l’anthropologie et de la sociologie au Vénézuela, cette date revêtait une importance particulière pour nous, car il s’agissait de la dernière victoire des Gunners, contre la redoutable équipe de Hull City.

Comme tu as révisé tes mathématiques grâce à notre parieur fou, tu t’es rendu compte que nous avons passé pratiquement deux mois sans célébrer une victoire en championnat. Deux foutus mois. Soit la durée moyenne d’indisponibilité d’un joueur d’Arsenal qui se cognerait les doigts de pied contre un pied de table.

En attendant, est-ce qu’on a produit quelque chose d’intéressant ? Tout compte fait, poser cette question, c’est comme demander si du pétrole a été découvert récemment dans la Creuse. N’ayant pas entendu parler récemment de l’implantation d’un oléoduc du côté de Saint-Léonard-de-Noblat, je pencherais pour la négative. Tout juste nos Gunners ont-ils su faire preuve d’un peu de force mentale contre Manchester City. Rien de bien enthousiasmant donc, avant d’affronter l’ancienne équipe du grand Dimitri Payet.


ZE GAME :


Une mi-temps pour mettre en route, une mi-temps pour leur rouler dessus. Le premier acte se résume, entre deux séquences de possession stérile, à un festival de ratés de nos deux W anglais. Pourtant, le fait que Xhaka prenne enfin le jeu à son compte et qu’Özil semble manifester de l’intérêt pour ce match laisse augurer de belles choses.

Au retour des vestiaires, le « double double U » continue gentiment d’abreuver en ballons les spectateurs assis derrière le but hammer. Il faudra attendre l’heure de jeu pour que Mesut ouvre le score d’une frappe toute molle, dont Randolph n’a pas jugé bon de se saisir.

Dès lors, les occasions se succèdent pour les Gunners. Walcott puis Bellerin ratent le but du break, avant que Theodore James ne parvienne enfin à tromper Randolph, en reprenant un centre parfait de notre meneur de jeu allemand.

Arsenal desserre alors l’étau et les Marteaux en profitent pour s’approcher enfin du but de Martinez. Sans succès, l’Argentin restant vigilant sur les frappes de Lanzini et Fernandes. Peu efficaces, les Marteaux se font punir en contre, après un joli numéro de Chamberlain, qui décale Giroud, dont la frappe enroulée vient se nicher dans le petit filet de Randolph.

En bref, c’est ce genre de performances qu’on aimerait voir les Gunners produire plus souvent. Tous les ingrédients étaient réunis : le pressing, le jeu à une touche, du mouvement… La faiblesse de l’arrière-garde de West Ham a certes bien aidé, mais on peut quand même espérer accrocher une place en Ligue des Champions l’an prochain en jouant comme cela. Et puis bon, ça fait longtemps qu’on n’est pas allés jouer du côté de Munich.


ZE BÂCHES :


Martinez (3+/5) : Il n’a pas été plus mis à contribution qu’une assistante parlementaire sarthoise, la première frappe des Hammers étant intervenue à la 75e minute. Il s’en est toutefois bien sorti et en est tout de même à trois clean sheets en quatre matches de Premier League, et ça mérite d’être signalé.

Bellerin (3/5) : Bip-Bip a (enfin) retrouvé la marche avant. Et mis au supplice l’arrière-garde des Marteaux. Il perd toutefois un point en raison de son carton jaune évitable.

Gabriel et Mustafi (3/5) : On a joué sans Koscielny et on n’a pas pris de but. Que demande le peuple ?

Monreal (3+/5) : Imprenable dans son couloir et a permis à Atkinson d’atteindre son quota de trois penalties non sifflés par match d’Arsenal arbitré. Et vous vouliez vraiment Kieran Gibbs ?

Xhaka (4/5) : Son premier match de patron sous le maillot d’Arsenal. Tous les ballons sont passés par lui, et il les a tous bonifiés. La présence d’Elneny à ses côtés lui a fait beaucoup de bien, en libérant pas mal d’espace autour de lui, ce dont il a su profiter. Surtout, il termine le match sans prendre de carton, un exploit pour lui cette saison.

Elneny (3-/5) : L’ancien Bâlois (comme Granit Xhaka, quelle coïncidence) aurait pu nous coûter un but en première mi-temps. Sinon, c’était sa performance habituelle de Monsieur Propre. Remplacé par Aaron Ramsey (non noté), précieux pour la conservation du ballon en fin de match.

Özil (4/5) : Un but, une passe décisive. Le vrai tarif quand Mesut a envie de jouer au football.

Walcott (2+/5) : Goinfre deux grosses occasions en première mi-temps. Mais a su se reprendre pour marquer un but importantissime pour la suite de la saison. Remplacé par Oxlade-Chamberlain (4/5), auteur d’une passe décisive, et qu’on aimerait voir entrer plus tôt dans ce genre de match, où sa force de percussion peut faire mal (NB : je me suis relu trois fois avant de soumettre cette phrase à publication).

Sanchez (non noté) : Je m’étais juré de lui coller une bulle à chaque match jusqu’à la fin de la saison, à cause de son attitude « de joueur qui veut changer de club mais rester à Londres, pour gagner des titres ». Mais quand il joue comme ça, même vos académiciens sont bien obligés d’applaudir.

Welbeck (2-/5) : Aïe. Rien à dire sur son implication dans le travail défensif (à l’origine du deuxième but d’ailleurs), mais sa finition est digne de celle de Garven Dreis dans Star Wars : il y est toujours presque. Il souffre donc terriblement de la comparaison avec son remplaçant, Olivier Giroud (5/5), qui rentre et marque un but magnifique. Comme d’habitude, en somme.


IF NOTE :


  • Pendant ce temps-là, du côté de Sunderland…

  • La nouvelle mode consiste à se prendre en photo avec un panneau Wenger Out absolument partout. Ici, un beau spécimen au concert de Coldplay à Bangkok. Vérification faite, le Monsieur est fan de… Manchester United. Vous pouvez donc aller l’insulter.

  • Qui a dit que Giroud n’avait pas de technique ?

Sur ce, à bientôt et vous devriez retrouver prochainement Ray Parloir, pour vous parler du match contre Palace. BA.

Johny Kreuz.

Johny Kreuz

J’ai autant de clubs de cœur qu’Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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