West Ham – Arsenal (0-0) : La Gunners Academy livre ses notes

Voir Wembley et mourir d’ennui.

Salut vous tous,

Ah le mois de décembre, ce moment béni de la saison d’Arsenal où tout se met en place : notre meilleur joueur signe un CDI (un vrai, hein, pas un contrat zéro heure) à l’infirmerie, l’équipe commence à balbutier son football et vos académiciens sont largués quand il s’agit de vous rendre compte du plaisir qu’ils prennent à suivre ces rencontres.

Alors forcément, quand se présente, en semaine, une équipe des Jambons de l’Ouest en confiance après avoir battu Chelsea, le scénario tant de fois raconté dans ces lignes de l’attaque-défense stérile ponctuée par un but adverse à la dernière seconde se profile une fois encore, nos Gunners étant plus prévisibles qu’une des innombrables séquelles de Saw.


ZE PORRIDGE : 


En fait, nous aurions presque préféré voir ce scénario se répéter. Cela nous aurait permis d’éprouver un vague sentiment de fierté, voire de trouver des excuses à nos joueurs, au nom de la bonne foi légendaire des supporters d’Arsenal.

 

Sans faire injure aux locataires de Wembley, leur équipe a tout pour se faire gentiment rouler dessus et repartir avec trois pions dans les valises. Quand tu comptes sur Mark Noble et Masuaku pour mener ta formation, tu ne viens pas pour révolutionner le jeu.

Toutefois, les Marteaux ont pour eux un élément qui fait cruellement défaut depuis quelques temps côté Gunner : l’engagement. C’est ce qui leur a permis, sans rencontrer de réelle résistance, de se montrer dangereux à de nombreuses reprises. Heureusement qu’Arnautovic ne sait pas jouer le hors-jeu(.net) ni profiter d’une grosse toile de Cech et que Chicharito a eu le bon goût de ne pas nous porter l’estocade. Sans quoi les hommes de David Not Ferguson nous auraient encore plus manqué de respect que la fois où Andy Carroll nous en a planté trois.

Du côté des Gunners, cette rencontre a été tout à fait caricaturale. Des latéraux qui multiplient les appels et ne sont jamais servis (il faudra d’ailleurs m’expliquer l’intérêt de mettre deux droitiers à gauche), des ailiers qui à l’inverse vampirisent le ballon pour mieux revenir dans l’axe et le paumer, trois « meneurs » gauchers qui se marchent dessus, un Xhaka faisant office en phase défensive de plante d’ornement à quarante millions d’euros… Une belle performance anale comme on les aime. Autant le matin-même, Star Wars VIII m’a offert un condensé de « too much » dans son déroulement, autant cette rencontre avait l’intérêt d’un mauvais Fabien Onteniente.

Malgré tout, il suffirait d’une victoire poussive contre Newcastle lors du prochain match pour reprendre notre quatrième place adorée, tant ce championnat est une blague, pétrodollars mis à part.

Cette image contient un indice sur la note d’Alexis Sanchez.


ZE BÂCHES : (attention, cette section peu contenir des « plus » et des « moins », âmes sensibles s’abstenir)


Cech (1/5) : Une seule vraie intervention à réaliser sur un centre et il se troue méchamment. Match à oublier.

Maitland-Niles (3/5) : Pour sa première titularisation en championnat, on l’a senti plus émoustillé qu’un jeune Lyonnais au moment de prendre sa première carte au GUD. Il n’a malheureusement pas été récompensé, tant Sanchez l’a snobé tout le match. On a quand même pu admirer une jolie qualité de centre, qui mérite d’être revue.

Monreal (1/5) : Ce n’était pas le grand Nacho, celui qui arrive à défendre proprement contre n’importe quel vis-à-vis, mais plutôt le petit Dorito, son jumeau maléfique, capable de se faire éliminer par  Troy Deeney.

Koscielny (1/5) : On va dire qu’on n’a pas vu ce match. Ni les deux précédents. Il mérite bien un peu d’immunité dans les critiques.

Bellerin (3-/5) : Fleur a lui aussi multiplié les appels dans le vide tout au long de la rencontre. On comprend nos milieux : avec une défense aussi regroupée, cela aurait été dommage d’utiliser sa vitesse pour amener du déséquilibre.

Xhaka (1/5) : Allez, banquette.

Wilshere (3-/5) : Match paradoxal de Jackie Boy, qui a été un de nos seuls joueurs à mettre le bazar dans la défense marteau, mais qui a aussi contribué à figer le jeu dans l’axe en demandant tous les ballons.

Özil (2/5) : Comment faire quand vous êtes meneur de jeu, que vous recevez tous vos ballons dans l’axe et que tous vos coéquipiers font le même appel dans le tas ? Vous avez quatre heures.

Iwobi (1/5) : Il a la flemme de lever la tête et de faire les efforts défensifs, j’ai la flemme de lui mettre une appréciation. Remplacé par Welbeck, des fois que notre axe ne ressemble pas assez à l’entrée du tunnel de Fourvière un week-end de chassé-croisé.

Sanchez (0/5) : Dépêche-toi de partir, avant que City n’ait plus besoin de toi. Remplacé (oui, ENFIN, Tonton a osé le sortir) par Lacazette, qui n’a quasiment rien eu à faire).

Giroud (2-/5) : Deux ballons exploitables. Le premier a abouti à une tête juste à côté, le second a un amour de remise pour Wilshere. Mais sur le pied droit de l’Anglais.


IF NOTE :


  • Ça y est, nos voisins « le seul rival de City cette saison » ont réussi à les battre ? Comment ça, 4-1 ?
  • Troy Deeney et ses cojones. On a donc la confirmation que sa tête ne lui sert qu’à heurter occasionnellement le ballon.

Sur ce, bise à vous et à bientôt pour suivre les aventures de notre club d’amour.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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