Spartak Moscou – Liverpool (1-1) : la Reds academy livre ses notes

On va bien la fermer et faire comme si on n’avait pas raté les six dernières académies en trouvant une excuse infondée.

 

C’est un engrenage infernal. Au début, ils n’étaient que 44. Pas très grands, plutôt fluets. Certains très cons. D’autres plus intelligents. Et puis, du jour au lendemain, ils sont devenus 66. Plus grands, moins fluets. Toujours très cons pour certains. D’autres plus intelligents. Il a fallu faire face à tout ce bas monde. La préparation est d’un coup devenue chaotique. La confrontation dantesque. J’ai bien essayé de résister mais, voyez-vous, ils ont soif. Soif de savoir. Soif de vous faire chier. Soif de trouver une connerie à faire plus con que celle faite par leur pote il y a deux minutes. Alors oui, je dois l’avouer, je me suis laisser déborder. Bordel, gérer 66 gamins qui grandissent dans le plus grands trou à rats de Saône-et-Loire, je ne souhaiterai pas ça à mon pire ennemi. Même à Fellaini. C’est dire.

 

J’ai quand même trouvé le temps de me décapsuler une bière trouvée dans le fond du frigo et de me poser quelques minutes pour savourer cet onctueux Spartak Moscou – Liverpool, une confrontation qu’elle est belle et qu’on remercie la Ligue des Champions pour ce genre de grandeur. Pour faire simple, voici ce qu’on a raté tous ensemble ces dernières semaines :

Sur les 6 derniers matchs, Liverpool c’est :

121 tirs

6 buts

12 buts encaissés

1 victoire

Voilà. Voilà voilà. On passe aux compos, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visiblement déçu par la ligne offensive de son équipe ces derniers matchs, Klopp a donc décidé de sortir l’artillerie lourde (sa grosse bertha, lol) : Mané, Firmino, Salah, Coutinho. Une compo qu’elle fait peur, qu’elle est nouvelle, qu’elle fait plaisir, qu’elle est rapide. L’avenir nous permettra d’ajouter « qu’elle est pas efficace devant le but ». Enfin, visiblement satisfait par son arrière garde, on retrouve dans les buts le splendide Karius et, en défense, Matip et Alexander-Arnold accompagnés de deux chèvres.

 

Après 20 minutes de jeu, rien à se mettre sous la dent si ce n’est une énorme occasion de Firmino sur un long centre de Mané. Sa tête est magnifiquement repoussée par le gardien russe. Il faut le dire quand l’adversaire fait bien les choses. Forcément, en bon Liverpool qui se respecte, une domination stérile = un but encaissé. Remercions donc Fernando de nous donner raison, sur coup-franc (23e). Bien tiré. Il faut le dire quand l’adversaire fait bien les choses. Karius, sur la trajectoire, se troue. Il a surement préféré regarder sur l’écran géant du stade si la photo de son envolée était réussie. La réponse de Liverpool ne se fait pas attendre, dès la 31e. Magnifique une-deux à l’entrée de la surface entre Coutinho et Mané. Le Brésilien est à la conclusion. Un tir, un tir cadré, un but. Propre. Firmino et Salah devraient s’en inspirer.

 

On ne va pas se mentir, la suite du match n’est qu’un nombre infini de vagues liverpulidennes déferlant sur les Russes et, OH ! une parade de Karius. Il faut le dire quand l’adversaire fait bien les cho… Oh, wait. Liverpool a outrageusement dominé mais enchaine son deuxième match nul en Ligue des Champions. Qui ici a dit « On ne sortirait jamais des poules » !? Dénonce-toi, Judas ! Comment ça c’est Coutinho ??

 

Les notes.

Karius (2/5) : le mec pose sur la photo de groupe au début de chaque match de LDC. Une fois ça acquis, Karius se fout du reste.

Alexander Arnold (4/5) : le petit puceau de la bande profite de chaque occasion qui lui est donnée pour se mettre en avant. C’est une réussite, tout du moins offensivement.

Matip (3/5) : bon match. Bah quoi ? C’est pas suffisant ? Contente t’en.

Lovren (4/5) : c’est triste à dire, mais hier soir le Croate a sorti une belle prestation. Il a intercepté de nombreux ballons russes qui auraient pu être dangereux. Il n’empêche, cela ne nous enlève pas l’envie de l’insulter et de lui en coller une.

Moreno (4/5) : lui aussi on voudrait lui en coller une. Pour ses prestations, mais aussi et surtout parce qu’il est Espagnol.

Henderson (4/5) : chouette soirée pour notre capitaine qui poursuit sur sa prestation contre Leicester. Non, pas celle en coupe, celle en championnat pauvre tache. Il semble être sur le chemin du retour à son top niveau. Esperons-le.

Can (2/5) : contrairement à certains, j’adore Emre. Mais là, c’est non. Non. Et non. Il aurait dû sortir plus tôt, cela aura fait du bien à nos nerfs, aux siens et à nos yeux.

Coutinho (5/5) : sommes-nous heureux de le voir jouer pour nous et tout donner ? Oui. J’avais peur qu’il décide de jouer à 50%. Non, c’est tout l’inverse et c’est tout à son honneur.

Salah (2/5): sa très bonne entente avec Alexander-Arnold a fait souffrir la défense du Spartak. Mais autant d’occasions vendangées, même en tant que Bourguignon, je sature. Il aurait peut-être mérité mieux sur la sortie sans gant de Rebrov (57e).

Mané (4/5) : irréprochable, comme toujours.

Firmino (2/5) : il y a des jours avec et des jours sans. Ce soir était un jour sans pour Firmino, comme toutes ses sorties depuis son retour du Brésil. Mon cher Bobby, va falloir remettre le pied à l’étrier si tu veux imiter ton copain Philou dans un grand club.

Menfion spéciale : à Sturridge, remplaçant de Mané, qui a beaucoup soufflé et surtout beaucoup tiré ailleurs que dans les cages.

 

La Reds Academy ne marche pas seule, on a plein de copains au sein de la French Branch.

Steve Macadam

Cousin sans classe de l'élégant Steve McManaman, je cherche le glorieux passé de Liverpool au fond des pintes vides qui s'accumulent au fur et à mesure des matchs. Apprends actuellement l'Allemand grâce à GoogleTrad' pour les beaux yeux de Klopp (mais si, derrière ses lunettes. Regarde bien.).

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