Pays de Galles – Slovaquie (2-1) : La Welsh Ma Gueule Academy vous salue

Salut les Jones, Evans et autres Thomas,

 

Non, le Pays de Galles ne se réduit pas à des villages au nom improbable, des rugbymen et des soûlards n’ayant pu trouver meilleur emblème qu’un foutu poireau. Depuis quelques temps, nos compatriotes recalés aux tests de détection de l’Ovalie se débrouillent aussi avec un ballon rond. A l’époque de Ryan Giggs, l’équipe avait même failli se qualifier pour une Coupe du monde. A un pénalty près. L’élargissement de la zone Euro aidant, les Dragons débarquent en France pour le premier championnat d’Europe de leur histoire.

 

A qualification exceptionnelle, dispositif exceptionnel. M’étant quelque peu égaré sur la route de Gien à l’heure du match, j’ai lancé un appel pour qu’un supporter gallois prenne ma place le temps d’une acad. Le réservoir de Gallois francophones étant somme toute peu fournie, je laisse carte blanche au seul fan français de Swansea (oui, le mec est déjà allé au Pays de Galles pour voir Bafé Gomis et André Ayew), le renommé Dylan Thomas.


ZE GUEST


Salut les bouseux, Dylan Thomas en direct de Bordeaux pour vous rendre compte du plus grand déplacement de troupeau de l’histoire du Pays de Galles. Y’a le copain Johny qui devait s’occuper de l’académie, mais le mec bosse. Sans déconner, depuis quand on doit gagner sa vie pendant l’Euro ? Je pensais que c’était le moment choisi par tous pour prendre 15 kilos, boire son poids en bière par jour, et pisser 35 litres sur un drapeau espagnol (ou anglais au choix). 

Après des qualifications maîtrisées, les Gallois ont gagné le droit de venir violer les moutons du continent. Ça leur manquait d’ailleurs, leur dernière compétition internationale datait quand même de 1958. L’attente est plus longue que le gros membre de Makélélé, c’est dire. Alors les mecs n’ont pas fait les choses à moitié, ils étaient 30 000 à se déplacer pour piller les bars bordelai(d)s. Opération réussie puisque la ville s’est retrouvée noyée dans une marée rouge, un peu comme De Gea quand il dépucèle de la gamine. 

Sur le terrain, les Gallois montrent de belles choses, et c’est déjà un petit miracle en soi. On parle d’une sélection qui a vécu un France-Bulgarie quasiment tous les 8 ans. T’as de quoi finir traumatisé et alcoolique. Heureusement, ils ont seulement opté pour la deuxième solution. Les mecs se ramènent donc avec un effectif assez étrange, composé de stars et de travailleurs de l’ombre. Autant prévenir de suite, oui il y a bien une Bale-dépendance sur le plan offensif. Il a planté 7 des 11 buts du pays en qualif (Ramsey 2, et le reste de l’effectif 2). Par contre, ce n’est pas lui le berger du troupeau ! C’est bien le captain de Swansea Ashley Williams qui s’occupe de gérer la colonie de vacances. Et c’est bien normal puisque le Pays de Galles joue en 3-5-2 (5-3-2) et compte énormément sur une colonne vertébrale composée de vertèbres joueurs expérimentés. On peut ainsi faire ressortir un axe Willams-Allen/Ledley-Ramsey-Bale qui a quand même une sacrée gueule. 

Pas cette Ashley Williams, non. Ce qui est bien dommage.

 Autour de ça Chris Coleman se plaît à disposer un peu n’importe qui, enfin ce qu’il a sous la main quoi. Ouais, c’est Coleman qui coache la sélection, il n’avait pas forcément super envie que ce soit lui au début. Il était juste sur son banc, pépère. Puis Gary Speed (RIP) a déconné, le pays a pleuré, et le bon Chris a remonté ses manches. Le départ ne fut pas super super puisque l’aventure a commencé à par un 1-6 à domicile contre la Serbie. Mais depuis, ça va mieux, m’enfin ça vous le constatez.

Pour sa première compétition depuis 60 piges, on peut dire que le tirage fut bien bon avec les Gallois. Une Slovaquie talentueuse mais limitée en effectif (un peu le copier-coller des Gallois quoi), une Russie vieillissante qui pleure la perte de Dzagoev, et surtout, surtout, ces fils de chiens d’Anglais. Les Gallois ne rêvent que d’une chose : la bière, non merde, de deux choses : la bière et les femmes. Putain, trois choses : la bière, les femmes, et taper les Anglais. Voilà le compte est bon. Le match risque d’être très très sale. C’est aussi la faute de ces pédés de rugbymen qui ont tapé la perfide Albion pendant la Coupe du Monde, ça a foutu la barre un peu haut. Mais au pays du poireau, on y croit (celtique). 

Pour le premier match, c’est la Slovaquie qui se dresse en face. Tout le monde est serein, la compétition approche coucou c’est la fête. Et là, c’est le drame, Ledley et Allen se pètent dans la même semaine. Le pays commence doucement à évacuer sa bière par le cul. Heureusement, quelques jours avant le premier match, les deux sont de retour à l’entrainement à la surprise générale. Pour fêter ça, chaque Gallois encule son mouton de compagnie. Bref, tout va bien.

Puis vient le jour J, pour la première fois depuis le commerce triangulaire, Bordeaux est noire de monde. 

OUHLA stop ! Cette Academy commence à virer pas très Charlie. On va donc enchaîner avec le résumé en retard du match.


ZE GAME


Dès la deuxième minute, Marek Hamsik, équivalent slovaque de Manuel Valls, tente d’interrompre la fête galloise, après avoir évité trois défenseurs, comme autant de plots à l’accent gaélique. Heureusement, le Napolitain à crête préfère tirer à côté. Notre ancien Spur décide alors d’entrer en scène et ouvre le score avec un coup-franc plus mou que le bide moyen du supporter gallois.

Les Slovaques se rappellent alors que, Martin Skrtel excepté, ils disposent de bons footballeurs et commencent alors le siège des buts de Ward. Serrant encore plus les fesses qu’un bovin lors d’une fête de village galloise, les Dragons tentent de garer le bus et tiennent jusqu’à la mi-temps.

On a la même couleur de maillot, mais on n’a pas la même passion.

La physionomie demeure la même au retour des vestiaires et les Slovaques finissent par être récompensés lorsque Duda trompe Ward. La fin de match est totalement débridée et Aaron Ramsey nous ressort sa spéciale « je gâche un but tout fait mais je suis décisif sans comprendre comment ». Comprenez : un rush improbable plein axe, Aaron qui glisse sur le ballon et Robson-Kanu qui en profite pour marquer d’une frappe mesurée à 3,8 km/h. L’objectif est atteint : les trois points et une qualification quasiment assurée, grâce au système du meilleur 3e. Elle est pas belle la vie ?


ZE BACHES


Ward (2+/5) : Partie correcte dans l’ensemble, mais loin d’être irréprochable sur le but slovaque. J’aurais préféré voir le gardien de Crystal Palace. Parce qu’on a tous quelque chose en nous de Hennessey.

Gunter (3/5) : RAS

Chester (2/5) : Le meilleur ami du capitaine Haddock a souffert face aux offensives slovaques. Qu’est-ce que ce sera face à l’Angleterre ?

Williams l’arrière (2/5) : A semblé plutôt fébrile sur ses dégagements. En espérant qu’il fera mieux contre la Perfide Albion. (SPOILER : c’est raté).

Davies (2+/5) : Deux-trois trucs intéressants mais il se laisse emmener sur le moindre crochet intérieur comme un enfant icaunais dans un bus scolaire.

Taylor (2/5) : S’est particulièrement distingué par sa maîtrise technique pour trancher les citrons à la mi-temps.

Williams l’ailier (2/5) : Le fait le plus marquant de son match : Sa sortie pour Robson-Kanu (4/5), l’auteur du but décisif le plus dégueulasse depuis Pippo Inzaghi.

Edwards (3/5) : Propre, appliqué, gros coffre. Le profil box to box comme on l’aime.

Allen (3/5) : Ne partage avec Flash que le patronyme. Mais joue plutôt bien au football, pour un Scouser.

Ramsey (1+/5) : Sa note est sévère mais entre son raté et sa coupe ratée, je ne peux pas lui mettre plus. Même si, pour une fois, il n’a pas trop fait la toupie.

Bale (3/5) : Pas mal, mais faudra penser à essayer de marquer autrement que sur coup-franc. Parce qu’en attendant, tu as salement vendangé.

 

Sur ce, je vous bise et je vous promets que la prochaine Acad sortira avant le mois prochain.

 

Jonesy Kreuz et Dylan Thomas

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

One Comment

  1. L’outrance de votre comparaison me hérisse les poils pubiens, mon doux Kreutz ! Car si Marek Hamsik est l’équivalent slovaque de Manuel Valls, Aaron Ramsey est au moins celui gallois de Frédéric Lefebvre.

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