Udinese 2-6 Juve, la Bianconero Académie coud six points de suture au trou de balle des Zebrette.

(cette intro ayant été écrite avant le match, j’espère que mon arrogance ne nous aura pas pissé au cul).

 

Salut les zèbres,

Et quand je dis salut les zèbres je n’inclus pas les Frioulans, qu’on se le dise. Pas aujourd’hui. Je ne nourris pas de haine particulière pour l’Udinese. La haine est un sentiment que je laisse aux indigents du palmarès qui peuplent notre championnat, particulièrement à ceux qui sont devant au bout de 9 journées et qui parlent déjà de fin de cycle, de crise ou de je ne sais quoi. Vous pensez vous repaître de la carcasse d’un zèbre ? Soit. Mais ce zèbre ne sera pas piémontais.

Bon, on reste tout de même sur deux performances en bois de cagette en Serie A, et les zebrette ont intérêt à se transformer en victime idéale. Ce qui logiquement devrait arriver. Parce qu’abstraction faite de la rouste infligée à la Samp’, ça reste sur un paquet de défaites. L’effectif est pas vraiment sexy, ils sont 16e au classement… Bref, ça pue la merde pour eux cette saison. Costaud même.

 

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE

L’Udinese a quand même pu compter de beaux hommes en son sein. Je reviendrai pas sur les joueurs des 10 dernières années , même si Toto mérite qu’on le mentionne. Non, les zebrette ont eu l’immense privilège de voir évoluer pendant deux saisons le Pelé Blanc. En deux saisons dans le Frioul donc, Zico aura disputé 79 matches toutes compétitions confondues et marqué 56 buts, dont 17 coup-francs. Putain de merde, 17 coup-francs ! L’histoire entre Zico et l’Italie finira en eau de boudin, la faute à des accusations de fraude fiscale dans une Serie A où les magouilles étaient (sont ?) monnaie courante. Il jouera son dernier match contre le Napoli d’un petit argentin le soir du 12 mai 1985.

 

 

 

LA COMPO DE MAX

 

Khedira de retour, Blaisou out pour ce match, Lichtsteiner qui reprend sa place de titulaire en championnat… On a donc droit au désormais traditionnel 4-2-3-1.

 

La même en jaune, ce qui est bien mais pas top.

 

LA PARTITA.

 

La Juve prend ses marques et s’installe tranquillement dans la moitié de terrain frioulane. Juste le temps d’écrire ça qu’Udine marque, tiens. Perica mène bien son contre et trompe Gigi d’une belle frappe du gauche (1-0, 7e). Mario remet presque les compteurs à zéro dans la foulée sur un bon centre de Cuadrado, mais Bizzarri l’en empêche. Une fois n’est pas coutume, je me fais chier sur la gueule par mon équipe. J’aime beaucoup Liverpool aussi, et je me suis tapé la première période du viol en réunion contre les Spurs. J’ai envie de dire vivement le Marseille – Paris de ce soir !

Samir Santos envoie une tête de mule (c’est marrant ça tiens) dans son but après un corner bien tiré par Pjanic (1-1, 14e). Exception faite du but encaissé en contre, la Juve semble être la seule équipe sur le terrain tant elle domine. Khedira y va de son but (1-2, 20e)  après un bon service de Cuadrado. Ce dernier semble avoir retrouvé son football après sa performance  calamiteuse contre le Sporting mercredi.

La domination était tellement grande que l’arbitre pète une durite pour équilibrer les débats. Peut-être qu’il a crû que les bianconeri du soir étaient turinois. Je vois pas d’autre explication. Adnan fait une croche-patte à Mario dans la surface, l’empêchant de marquer. Cette petite salope s’en va enguirlander Mandzukic qui ne se laisse pas faire comme vous pouvez l’imaginer. Il glisse quelques mots doux dans l’oreille d’Adnan, interpelle gentiment l’arbitre sur sa capacité à bien faire son travail, et se fait avertir. Mais bordel comment tu peux ramasser un carton quand on fait faute sur toi ET qu’on vient t’emmerder ? Mario se le demande. Il se le demande tellement qu’il continue à râler comme un putois et reçoit un deuxième jaune. Ciao bambino. Impossible d’en vouloir à Mandzukic, surtout après la déclaration d’amour que je lui ai fait cette semaine.

Par contre je le dis sans retenue : MONSIEUR DOVERI, VOUS ÊTES UN SALAUD ! Le mec met un carton à Adnan pour une faute dans la surface quand même, et donc quoi ? Penalty ? Que nenni. Que le cul vous pèle et que les couilles vous pendent. Et qu’on me dise pas qu’Adnan a seulement mérité son carton pour avoir discuté avec ledit arbitre. Sinon, c’est que vous êtes encore plus de mauvaise foi que moi.

La suite de la mi-temps voit Gigi s’illustrer brillamment, et ce à plusieurs reprises. Et pas de la brillance de pacotille croyez-moi. 45 minutes à tenir. S’il y a bien une équipe qui en est capable, c’est la Juve.

 

Udinese – Juve, une allégorie.

 

L’espoir aura été de courte durée. (2-2, 47 ème). Coup franc au second poteau, tête de Danilo. La défense est en retard, trop occupée à lever le bras pour réclamer un hors-jeu. la moustache de pornstar de l’époque où les acteurs avaient des poils et du bide de Gigi Del Neri frisotte, il sent bien qu’il va pouvoir enfoncer son sabot dans notre cavité anale, si chère à horsjeu.

Et puis contre toute attente, Daniele Rugani sabote (vous l’avez ?) le retour en grâce de l’Udinese et catapultant de la tête un bon coup-franc de Dybala au fond des filets (2-3, 50e). Le match part totalement en couilles pour le plus grand plaisir de votre humble… enfin, de votre serviteur. Pjanic botte un coup-franc de plus (décidément ça file sec côté frioulan) et Rugani remet intelligemment à Khedira pour qu’il s’offre un doublé. (2-4, 56e). On nique gentiment sa mère à l’infériorité numérique.

J’en profite pour digresser un peu et espérer que le 19 ne prenne pas plus d’un match suite à son coup de coude d’une débilité sans nom contre le Genoa. Pour qu’il puisse se rendre compte par lui-même de l’erreur qu’il a fait en quittant la Juve pour le moyen Milan. Je tease un peu le match qui verra la Bianconero Académie déployer un dispositif exceptionnel avec un envoyé spécial dans les bars de Milan, puis à San Siro, puis dans les bars de Milan. On l’appellera Gaël. Ça tombe bien, il s’appelle comme ça.

On se permettra quand même d’assister à un triplé de Sami Khedira qui viendra joyeusement poser ces couilles de taureau sur le nez de Bizzarri en direct à la télévision (2-5, 87e). Mes aïeux, qu’est-ce que ça aurait été à 11 contre 11… Je crois que je vous ai pas parlé de la frappe de Pjanic à l’entrée de la surface deux minutes plus tard… Ben voilà, (2-6, 89e). J’intègre pas les buts à l’article, c’est pas sympa pour l’Udinese.

La rouste de la saison. M’est avis qu’on verra guère mieux comme on dit en Provence.

 

LES NOTES

 

BUFFON (4/5) : Sans ses sauvetages en première période, le match était perdu. Gigi l’amoroso.

LICHTSTEINER (3/5) : Stephan a fait sa b.a. (bonne action hein, pas bise anale) en tenant son rôle. Merci à lui. Remplacé à la 89 ème par BERNARDESCHI  pour le plaisir.

RUGANI (4/5) : Décisif du côté du terrain où on l’attendait le moins. Buteur, passeur, probablement niqueur de la femme à Max. Sinon pourquoi ne joue-t-il pas plus ?

CHIELLINI (3/5) : Lève super bien le bras pour demander un hors-jeu, comme ses partenaires.

ALEX SANDRO (3/5) : N’a pas marqué contre son camp ce soir.

KHEDIRA (5/5) : Premier triplé en carrière pour Sami. Un match de patron ou il est impliqué sur 4 buts de son équipe car oui, j’ai cru pendant un petit moment qu’il avait marqué le premier.

PJANIC (4/5) : Sa qualité de passe est inestimable. Sa qualité de frappe aussi. Le mec qui te donne envie d’aller en vacances en Bosnie.

CUADRADO (4/5) : Juan avait perdu son football en semaine, il l’a retrouvé ce dimanche. Peu récompensé pour tout le bien qu’il a fait tout au long du match. Remplacé par DOUGLAS COSTA pour la prime de match, et qui n’a pas fait de passe décisive sur son premier ballon ce qui est scandaleux.

DYBALA (3+/5) : Paulo est en deçà de son niveau, alors il semble se contenter de mettre les copains dans les meilleures dispositions. Le wingman dont tous les bros rêvent.

MANDZUKIC (5/5 mais en vrai 2/5) : Oui et alors ? Injustement exclu alors qu’il expliquait à l’arbitre (enculé) comment faire son métier. Le vrai joueur frisson. Parfois le frisson est quasi orgasmique, parfois c’est le frisson que tu as quand tu bois ton 19e Ricard et que tu serres les dents.

HIGUAIN (3/5) : Il fallait 11 joueurs sur la pelouse, alors Gonzalo était là. Rien de bien fou à se mettre sous la dent si ce n’est une frappe sur le poteau en première période. Plus de la moyenne parce qu’on a gagné et qu’il s’est pas fait expulser au bout de 25 minutes.

 

On revient à 3 points du Napoli, on a la meilleure attaque de Serie A alors que nos attaquants marquent le pas, à défaut de marquer tout court.

 

Fino Alla Fine.

 

Un baccio nel culo (parce que nous on préfère faire les bisous dans les fesses).

 

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

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