Irlande du Nord – Allemagne (0-1), l’Ulcère Academy livre ses notes

Will Grigg’s on fire, comme ma bite

Salut,

C’est décidé, j’adore la France. Je ne suis même pas sur que je rentrerai chez moi un jour. J’aimerais que cet Euro ne s’arrête jamais. J’erre de ville en ville, de pub en pub, avec mes copains. On chante, on boit, on chante, on boit, on beugle. L’ulcère n’est pas loin, je sens que la consécration est à portée de main. Croyez moi, on ne va pas lâcher.

D’ailleurs en parlant d’amour, je crois que les Français, vous commencez aussi à nous adorer. Quoi qu’on fasse, vous nous trouvez formidables. Dès qu’on arrive quelque part avec nos maillots, vos visages s’illuminent, votre sourire apparaît. Purée j’ai même failli réussir à draguer une fille. A défaut de la coupe, ça m’aurait fait un trophée à ramener dans la valise. Je parle de ma virginité là.

Franchement on rigole bien. Il y a des fois je rentre tellement bourré que je n’arrive pas à me branler. C’est pas le fait de partager ma chambre avec 4 gars qui me bloque, c’est juste l’alcool. Bon ça ce sont mes problèmes, vous vous êtes là pour que je vous parle du match contre les Allemands.
On ne va pas se mentir, vous me prendrez pour un fou, mais on y croyait. On croyait vraiment qu’on pouvait battre les Allemands, champions du monde en titre. On est comme ça nous. On a tapé l’Ukraine je vous rappelle.

Malheureusement, malgré nos chants fantastiques et l’ambiance de feu au Parc des Princes, les Allemands nous ont vite dominé. Ils ont marqué très rapidement mais nous on a jamais lâché. Dans la tribune non plus. Enfin si j’ai lâché ma place. A force de faire les cons j’ai du me retrouver 4 ou 5 rangs trop haut ou trop bas et je n’ai jamais retrouvé mon gilet que j’avais posé sur mon siège. Dommage que je n’ai pas mis mon nom de dessus. Le compatriote qui l’aurait retrouvé me l’aurait envoyé lavé, plié et repassé.

Notre défense a quand même tenu bon et nous voilà dans les dernier carré puissance 4 ! Nous sommes parmi les 16 meilleures nations d’Europe !

 

Les notes

McGovern 5/5 : Il est train de se faire nom. Un match d’anthologie

McHughes 5/5 : Aaron ! Encore un gros gros match de notre latéral droit

McCathcart 5/5 : Il forme une charnière magnifique avec McAuley. Très solide dans les duels

McAuley 5/5 : Toujours là pour contrer les frappes et n’hésite pas à jouer long.

J.McEvans 4/5 : Lui aussi très bon, même si il a été pris de vitesse quelques fois.

C.McEvans 4/5 : Il avait pour mission d’étouffer les milieux. Ce n’est pas complètement réussi mais quel débauche d’énergie.

McDavis 4/5 : Captain Courage. L’expérience mais aussi quel coffre. Tu sens qu’il peut faire un deuxième match derrière sans problème. D’ailleurs nous on voulait bien. On ne voulait pas sortir du stade.

McNorwood 3/5 : Ce n’est pas son rôle mais il s’est sacrifié pour l’équipe. Il peut toujours changer le court du match sur un bon coup-franc.

McWard 3/5 : Un attaquant qui défend. Pas facile face à Hector.

McWashington 2/5 : Il a un nom de ville américaine. Bizarre non ?

McDallas 3/5 : Ah oui tiens, lui aussi. Ça ne l’a pas empêché de faire un gros match pour autant.

Duke O’Denum

Duke O'Denum

La main rouge ensanglantée, j'ai appris à être gai et joyeux ainsi qu'à chanter une reprise de Gala en l'honneur de Will Grigg

3 Comments

  1. Surpris que le Duke ne nous ait pas encore parlé de la grande légende locale qu’est George Best pour encourager les siens à se dépasser… C’est même troublant…

  2. Désolé monsieur @luke_seafer je suis jeune. Et je n’ai pas connu mon grand-père pour me parler de ses exploits. Il était en prison. (Mon grand-père, pas Best).
    Et d’ailleurs depuis quand les académiciens de l’Euro doivent parler des vieilles gloires mortes de leur pays ?
    Claude parle-t-il de Marvin Martin dans ses académies ?
    La Connemara academy parle-t-elle souvent de Thierry Henry ?
    Je ne crois pas.

    Et d’ailleurs, l’Irlande du Nord, pays d’exploit a connu ses heures de gloire aux coupe du monde 58 et 82. Il était où Best à ce moment là ? En culotte courte ou à la retraite.

    Et puis sincèrement, je pense qu’avec mes copains, on tenait mieux la bière. Voilà

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *