Bastia – Montpellier (2-0) : La Furiani Académie livre ses notes

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Un nouveau cagoulé sur Horsjeu.net

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Dans un Furiani visiblement satisfait du départ de l’anaconda, les terroristes-enculeurs de chèvres foutent une belle branlée aux gitans-voleurs d’autoradio

LE CONTEXTE :

Le nom ressort dans toutes les bouches : Makélélé. Pour la 1ère fois de la saison, ce ne sera pas lui ni son adjoint à la coupe de cheveux dantesque, Didier Tholot, sur le banc de touche. Si la décision de le remercier fut applaudie par la majorité des turchini, aucune animosité n’est perceptible vis-à-vis de lui.

Claude Makélélé et le Sporting, c’est surtout une rencontre qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Comme si Nathalie Kosciuko-Morizet commençait une relation avec Johnny Knoxville et qu’au bout de 3 mois, elle se rendait compte que ça allait être difficile. Faut dire que la communication du bonhomme n’a pas aidé. Comme l’a très justement relevé un supporter historique : « Niveau élocution, Jojo Bonavita à côté, c’est Louis XVI »

Pour prendre l’interim, deux hommes : le coach des gardiens, Hervé Sekli ou l’homme au mollet aussi gros que les cuisses de Martine Aubry et le directeur du centre de formation (un ancien de Montpellier d’ailleurs), Ghislain Printant. Pour les puristes, Printant est le sosie d’Enguerrand le Balafré dans les Visiteurs (« Pour vous servir !»).

Du côté Montpelliérain, Courbis reçoit un accueil courtois, incompréhensible pour un ex-coach de l’OM et de l’ACA mais habituel pour lui. On aurait d’ailleurs aimé l’avoir comme coach après le départ de la Buche. Dans le doute, un type qui semble aimer le vin rouge et les saucisses et qui a une grande gueule peut toujours être la solution.

L’AVANT MATCH :

Furiani se remplit doucement, mais ça sent bon le match dégueulasse. La dernière fois que le Sporting jouait un match « abordable » à domicile, il s’est pris deux Fists par une équipe de puceaux Lorientais. Ce n’est donc pas la confiance et l’optimisme qui règnent avant d’aller déguster notre sandwich bien dégueulasse de la buvette, mais qui présente l’avantage de donner le supplément de motivation nécessaire à un accueil traditionnel des Montpelliérains.

Et à quelques minutes de l’entrée des joueurs pour l’échauffement, le miracle se produit. Un mec fait le tour de la tribune en faisant partager un trésor, un vrai trésor. Une interview de notre compagnon d’un soir, Geoffrey Jourdren, déclarant que sa plus grande tristesse fut la perte de son husky, lorsqu’il avait 13 ans.

husky

A ce moment, et pendant une bonne demi-heure, commença un grand moment de poésie et de créativité. Qui a dit que foot et art étaient incompatibles ? Heureusement, aucun représentant de la SPA ou sosie de BB ne trainaient aux alentours, c’était la peine de mort assurée.

Niveau composition, le Sporting version Printant se présente ainsi :

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Pas de révolution, mais 2 changements à la marge qui vont s’avérer payant :

– La charnière Modesto-Squillaci, qui a fait la saison dernière mais qui n’avait jamais été alignée par « U Glaude » – Le retour de Tallo après une mise à l’écart pour des raisons encore inconnues. Sa sortie au soir de la défaite à domicile contre Lorient ne l’a pas aidé (« Si on joue à Bastia, c’est qu’on a le niveau de Bastia »)

LE MATCH :

Le match commence dans une belle ambiance. Ce stade a la capacité de se réveiller quand tout pousserait à la somnolence, c’est prodigieux. Côté Montpelliérain, un beau parcage arrive en tout début de rencontre. Une petite centaine de mecs motivés, qui chanteront toute la rencontre et auront même une banderole de soutien pour la tragédie du 5 mai, le sans faute et +150 points au classement des supporters de la LFP.

furiani

Après le fameux round d’observation, où l’on sent quand même que les Bastiais ont envie de faire mal, dans tous les sens du terme, la première réelle occasion est pour la Paillade. Kevin Berigaud se retrouve seul face à Aréola. Mais un mec qui s’appelle Kevin et qui a une telle coupe de cheveux ne peut définitivement pas ouvrir la marque. Une conclusion à la Wilfried Gohel pour un look tout aussi ridicule.

gohel

Cette occasion a le mérite de réveiller les bastiais et Tallo ouvre le score quelques minutes après. Un but suite à une combinaison Boudebouz-Cahuzac sur corner (« tout est possible dans le football » Lilian Thuram, ex-footballeur et néo-BHL) et un bordel monstre dans la surface. Le but est moche et il est inscrit par Tallo qu’on voulait bruler suite à ces déclarations. Mais évidemment, on s’en bat les couilles et on exulte comme si on avait reçu un Snapchat de Emily Rajtakowski.

Pendant un bon ¼ d’heure, le milieu se livre une belle bataille mais les Bastiais déjouent les tentatives un peu tirés par les cheveux de Samson et ses collègues.

Un but refusé pour un hors-jeu logique plus tard, on commence à avoir envie de pisser. La mi-temps approche. Mais Tallo, visiblement décidé à passer d’enculé d’acéiste à sauveur de la nation en 45 mn, nous fait un joli numéro et double la mise. 2-0, on bande. Pour pisser, on va devoir attendre.

La seconde mi-temps est nettement moins intéressante avec l’entrée de Marange pour blinder le résultat, et des Montpelliérains visiblement dans un mauvais jour et usés par les nombreux déplacements de ces dernières semaines.

On notera le petit numéro de Boudebouz (Pezzu di Merda en Corse, bilinguisme oblige) qui nous sort le combo « Cri-cri + Frappe R2 » mais qui finit sur la barre. Tant pis, mais le Maradona des Carpettes revient en forme et semble en confiance.

Le match se termine sur un chant ironique sur l’air de « I just can get enough » sur les paroles simples et cruelles « Makélélé »

L’heure pour les bleus de récupérer leurs bulletins :

LES NOTES :

Aréola (4/5) : Il a eu peu de travail mais il l’a bien fait, le vrai fonctionnaire consciencieux

Diakité (4/5) : Annoncé forfait, le boucher a joué sous infiltrations et a éteint Mounier.

Modesto (3/5) : Souvent épaulé par Toto dans les airs, il a quand même présenté plus de garantie que Gromaric ou Peybernes à ce poste.

Squillaci (4/5) : Le patron de la défense. Circonstances atténuantes : Courbis avait aligné Barrios-Berigaud. On ne risquait pas grand-chose

Palmieri (3/5) : Le 1er mec à réussir à concilier dégaine de kéké-esprit guerrier. Après, niveau placement ce n’est toujours pas ça

Cahuzac (5/5) : « Cahuzac, il n’a pas le niveau en L1. Ailleurs qu’à Bastia, il ne peut pas jouer ». 29 ballons récupérés, meilleur performance au cours de cette journée. Chut.

Gillet (3/5) : Solide prestation, la présence de Cahuzac lui fait du bien et lui permet de se projeter vers l’avant sans avoir peu des contres. Une belle victoire, une fois.

Boudebouz (3/5) : Il enchaine les prestations intéressantes, mais il n’arrive pas encore à animer le jeu comme les Lubo Moravcik ou Yann Lachuer d’antan

Kamano (4/5) : 18 ans, une pépite qui a allumé les mèches. Et quand vous avez, à Bastia, un type qui sait allumer les mèches, c’est respect et identification.

Ayité (3/5) : Le meilleur joueur offensif du Sporting depuis le début de saison. Sauf que là, il y avait deux autres joueurs devant qui étaient en forme. Donc sa prestation éblouit moins.

Tallo (5/5) : 4 octobre 2014, Bastia-Lorient : 0-2 « Si on joue à Bastia, c’est qu’on a le niveau de Bastia. »
8 novembre 2014, Bastia-Montpellier : 2-0 « Et je vous encule »

La Krimau

6 réflexions sur “Bastia – Montpellier (2-0) : La Furiani Académie livre ses notes

  1. Merci pour ce bel accueil ! Je fais court car je commence déjà à uriner de l’anus pour l’accueil de Lyon demain à 17h…

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