Bayern-Dortmund (0-2) : la Borussia Akademie roule vers Berlin

Jean pensait revenir dire bonjour par une saloperie de défaite. C’est l’heure de jeu, Dortmund met difficilement un pied devant l’autre. De toute façon, le Bayern a déjà dominé de manière (presque) stérile la première période, ne marquant que sur un contre express conclut en deux temps trois mouvements par son Polonais préféré. Il peut continuer autant qu’il veut, rien ne changera.

Résultat, y a 1-0 quand même et ce n’est pas la prestation du Borussia qui donne envie d’y croire. Quand on défend dans nos 30 m et qu’on ne voit pas de bonnes passes de Kagawa, de pressing efficace ni même de coups dans la cheville de l’adversaire, ça devient difficile d’envisager une qualification. Plus difficile qu’à 0-0 où le malentendu des tirs-au-but avait un soupçon de grâce aux yeux de Jean, voire un malentendu centre de Reus sur la tête d’Aubameyang ou l’inverse comme au match aller.

Alors vint le coup de génie, par l’homme presque parti mais pas encore tout à fait : Klopp lance Mkhitaryan, l’homme des ratés, l’homme des qualifs manquées. Le meilleur Arménien depuis Aznavour donne un coup de fouet au jeu offensif du BVB : une passe d’instinct vers Aubameyang qui s’arrache pour trouver le cadre et redonner de l’espoir, puis dix minutes où le Bayern panique totalement. Robben se couche devant la beauté de Mats et ne revient pas, la prolongation s’annonce, les coups pleuvent, Kampl décampe bêtement en prenant un jaune-rouge en trente minutes, Dortmund résiste tant bien que mal en dégageant au loin si ça s’approche de trop près et n’encaisse pas de buts malgré les centres vers Schweinsteiger et Lewandowski. C’est déjà un petit miracle, mais il y a donc séance de tirs-au-but à venir pour offrir un joli pot de départ à Jürgen Klopp.

Lahm et Xabi se la jouent Kool Shen et Joey Starr.

Götze a un instant d’humanité.

Neuer trouve la barre.

Quatre à la suite. Dortmund ira à Berlin.

 

Les notes :

Langerak (5/5) : Respect pour le dézingage de tête de Lewy (même si c’est limite), pour les interventions anatomiques inattendues et pour être allé chercher le respect de Mario Götze là où plus personne ne pensait le trouver.
Durm (3/5) : grimaçant en début de match, souriant à la fin, c’est le mieux entr’aperçu depuis l’été au Brésil.
Sokratis (1/5) : la ciguë ou l’exil ?
Hummels (3/5) : pas à son meilleur, ni dans le tir-au-but, ni dans l’influence sur ses camarades et sur le jeu. Reste les cheveux.
Schmelzer (2/5) : ce n’est pas beau d’être moins bon que Rafinha. Reste qu’il est plus agréable à voir, encore heureux.
Bender (2/5) : il devrait postuler pour le record d’apnée, tant il a été asphyxié par la bande à Pep. De bonnes interventions devant Müller, par moments.
Gündogan (1/5) : c’est avec un contrat prolongé qu’on a un esprit libre et qu’on avance.
Blaszczykowski (2/5) : selon le théorème du milieu axial, plus la barbe pousse, plus un joueur s’approche de cette position. Logiquement, Kuba se débrouille pas mal avec ses poils de six jours.
Reus (1/5) : Ok, y a de belles infiltrations en fin de match et un manque de réussite qui doit plus à Neuer qu’à tes frappes, mais bordel, tu veux être le patron ou pas ? Tu veux faire oublier Götze ou pas ? Bouge-toi. Assume.
Kagawa (0/5) : le maître des Enfers Luke Seafer est prié de rapporter le vrai Japonais en Allemagne, au lieu de faire joujou avec lui en cachette dans un tombeau.
Aubameyang (4/5) : devenu sobre, discret et efficace, on ne s’inquiète même plus de ne pas le voir de trop pendant un match, parce qu’il surgit toujours à un moment ou à un autre pour planter. Aubame est devenu un putain de renard (mais un renard rapide).

Les remplaçants :

Mkhitaryan (4/5) : C’est donc ça que tu sais faire ? Pourquoi ne l’as-tu pas dit plus tôt ?
Kampl (capillairement notable mais non notable) : qu’en pensent tes parents ?
Kehl (non noté) : Ne part jamais, homme éternel.

 

Tschüßi. Jean reviendra bientôt ici faire un tour, elle le mérite cette équipe.

Pour les images du match plutôt qu’une simple séance de tirs aux pigeons bavarois, c’est ici le chemin.

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

4 Comments

  1. Je crois surtout que Manchester lui manque à ce bon Shinji. Free Shinji !!!
    (Et cette négation de l’existence de Serj Tankian est scandaleuse monsieur Colère)

  2. Cher Jean Colère, ton absence s’est fait sentir. A n’en pas douter c’est la raison du départ de Klopp !
    Tu nous gratifiera d’un bilan de saison?

  3. Tout est possible chez Horsjeu. On verra. Il est même possible que je sois productif dans les prochaines semaines.

    À Roro : Désolé, on a mis le temps, mais on s’habitue à lui maintenant. C’est pas le moment pour qu’on le lâche. On arrive même à lui faire du bien. T’as vu ses cheveux ?

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