CASILLAS /5 : ou « comment récupérer son titre de meilleur gardien du monde ». Comme en quart de finale il y a deux ans lors de la séance de tirs au but face aux italiens, c’est encore lui qui sauve la Roja en arrêtant le penalty de Cardozo. Comme un symbole… Mea culpa.
PIQUE /3 : ou « comment faire passer Terry et Chiellini pour des enfants de choeur ». Coupable d’une faute ayant entrainé le penalty paraguayen, il n’en demeure pas moins qu’il a tenu la baraque pendant toute la rencontre, il n’y a pas de fumée sans feu (expression qui, dans ce contexte, n’a rien à faire là).
PUYOL /2 (remplacé par MARCHENA à la 85ème) : ou « comment prendre conscience que la retraite internationale est proche ». Mangé par Valdez puis par Santa Cruz dans le jeu aérien (qui ne sont pas non plus des Ronaldo ou Kluivert en puissance), quid de sa future performance face aux Klose, Podolski et Özil. Je n’ai pas vraiment confiance.
CAPDEVILA /3 : ou « comment gagner l’estime de Tonton Hristo ». Le maillon faible de l’équipe en début de mondial devient un maillon fort. Présent offensivement (même si ce n’est pas Daniel Alvès) et solide défensivement (même si ce n’est pas Maldini) il a fait le taf (même si ce n’était pas le Brésil).
RAMOS /3 : ou « comment être un parfait latéral sans être né au Brésil ». Enfin quand je dis parfait, la coupe de cheveux genre « trotteur américain » est à revoir mais bon s’il fallait être mannequin pour faire du football, Tryphon Ivanov aurait fait du handball.
BUSQUETS /3 : ou « comment prouver que Guardiola avait raison ». Qui est meilleur que lui à ce poste pendant le mondial? Ah oui c’est ça : personne. Le travail qu’il abbat dans l’entrejeu ibérique avec la grâce d’une dancing queen est plus que précieux. Il n’aurait presque pas besoin de Xabi Alonso.
ALONSO /1 (remplacé par PEDRO à la 75ème) : ou « comment montrer qu’on a un mental de poulpe ». « C’est bon les gars je me charge du péno » : moi je veux bien mais pourquoi ne pas faire tirer Villa? Les jambes ont tremblé lors de la deuxième tentative.
XAVI /4 : ou « comment un mythe devient une légende ». L’angle droit du triangle rectangle, la fève dans la frangipane, la petite rondelle de citron dans la San Miguel, la nicotine dans la cigarette, la courroie de distribution dans le moteur : tout bonnement indispensable.
INIESTA /4 : ou « comment débloquer un match en deux dribbles ». Un crochet intérieur et un crochet extérieur ont suffit à mettre à l’amende la défense paraguayenne. Même Zidane ne savait pas faire. Dédé est enfin à son niveau et Khedira peut dès maintenant s’entraîner aux fractionnés, ça va être très dur pour lui.
VILLA /4 : ou « comment devenir pichichi du mondial ». 5 buts marqués sur les 6 espagnols + une passe décisive. On sait à qui sera attribué le ballon d’or si jamais l’Espagne va au bout. Mais ne vendons pas la peau de la cruche avant d’avoir manger un ours.
TORRES /1 (remplacé par FABREGAS à la 55ème) : ou « comment foirer totalement son mondial ». Alors ok il est en méforme totale mais de là, comme Arsène Wenger, à se demander s’il retrouvera un jour son niveau il y a un gouffre. Il ferait mieux de se demander combien de titres il aurait gagné ces dernières années s’il l’avait eu à la pointe de son attaque à la place des guignols qui lui servent d’avant-centre. Et puis on ne lui demande qu’une chose, marquer le but de la victoire en finale. Je peux vous annoncer que d’ici la fin du Mondial, je lui attribuerai un 5.
Remplaçants :
FABREGAS (remplace TORRES à la 55ème) : comme face au Portugal, Du Bois a vu juste au niveau du coaching. Après Llorente, c’est Cesc le facteur X qui a dynamisé la fin de rencontre espagnole. Bien joué Moustache.
PEDRO (remplace ALONSO à la 75ème) : décisif (comme toujours) sur le but de Villa, il a volé (ou conquis) la place de premier remplaçant sur le front de l’attaque à Navas et Silva. Après Thierry Henry à Barcelone, son tableau de chasse est impressionnant.
MARCHENA (remplace PUYOL à la 85ème) : il a réussi l’exploit de ne pas prendre de carton en 5 minutes sur le terrain. Ca ne lui était plus arrivé depuis juin 62.
Le film :
1ère : la liaison France-Afrique du sud de TF1 commence déjà à foirer. Première frappe paraguayenne.
7ème : Piqué n’a toujours pas compris que Casillas était mauvais (balle au pied). Passe en retrait, frayeur, six-mètres, ouf…
13ème : le début de match est un copier-coller de la rencontre face à la Suisse. Ca sent le sapin.
22ème : tiens, il commence à faire nuit.
28ème : Xavi tente une Thierry Henry face à Manchester, contrôle plein axe à 20 mètres du gauche pour se l’amener à mi-hauteur sur le pied droit, pan… un poil au-dessus.
40ème : but de Baretto refusé pou une main ou un hors jeu, on ne sait pas. En même temps on s’en fout tant qu’il est refusé.
57ème : accrochage de Piqué sur Cardozo dans la surface. Penalty pour Cardozo. ARRET SAN IKERRRRRRRRRRRRRRRRRRRR!!!!!!!!!!!!!!!!!! 0-0!!!
58ème : ce match est fou!!!!!! Penalty pour la Roja! Alcaraz accroche Villa dans la surface. Compensation ou faute réelle? XABI ALONSO TRANSFORME! Mais il est à retirer, un joueur espagnol est entré trop tôt dans la surface!!! XABI ALONSO RATE!!!!! Le portier paraguayen repousse puis Fabregas tout en étant fauché par Villar frappe le poteau. Il y avait encore penalty!!!!
62ème : parade de Villar sur une frappe enroulée d’Iniesta. Je suis blasé.
82ème : OLEEEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!!! Iniesta percute plein axe pour délivrer le ballon sur la droite à Pedro qui frappe sur le poteau mais comme d’habitude Villa suit tel un Pipo Inzaghi des grands soirs. Sa frappe heurte le poteau… puis le deuxième… mais rentre tout de même dans les filets.
88ème : Barrios se présente seul face à Casillas mais le portier ibérique sort le grand jeu puis repousse dans la foulée une frappe de Santa Cruz qui a suivi.
89ème : contre-attaque espagnole. Villa butte sur Villar.
Le coaching de Del Bosque a tout changé. Cependant, une question me taraude : pourquoi ne titularise-t-il pas Fabregas et un ailier dés le départ plutôt que de les faire rentrer à l’heure de jeu?
Bref demi-finale de légende pour les espagnols qui les confrontera à la Mannschaft. Le remake de l’Euro 2008 est en place. Et histoire de tordre le coups aux poncifs footballistiques qui prônent le beau jeu à l’espagnole pulvérisant tout sur son passage et à la rugueuse Allemagne au jeu stéréotypé ne gagnant que par un but d’écart, cette coupe du monde nous prouve le contraire.
L’épouvantail est désormais Allemand et Del Bosque va devoir se muer en une sorte d’entraineur parfait alliant le talent psychologique d’un Mourinho, le sens tactique d’un Sacchi et la folie furieuse d’un Cruyff s’il veut venir à bout de la formation de Joaquim Low.
Casillas, « ou comment cette buse Santa Cruz m’a permis de devenir un héros sur une double parade, occultant le fait que je me suis complète chié dessus sur le tir de Barrios ».
Par contre bloquer un péno, ça c’est la classe
Jolie conclusion. C’est clair que les rôles se sont un peu inversés dans cette phase finale. Et je plussoie sur le coaching bizarre de Vincent. Je mets ça sur le compte du fair play. Il laisse une mi-temps et demi à l’adversaire puis après c’est bon, on peut déserrer le frein à main. Ce serait dangereux de continuer ça contre l’Allemagne…
C’était drôle en tout cas le coup médiatique pré-quart sur les super équipes sudam par rapport aux vieilles européennes.
c’est clair que tu es gentil avec Iker…face à un Villa paraguayen, Iker nous aurait parlé du Jubilani, des contrôles difficiles, du ballon que l’on relache..et tout ça depuis la conférence de presse post élimination…
Après le peno, comme dit Maitre Kanter, c’est Fabrice voire Blaise.
» à la place des guignols qui lui servent d’avant-centre. »
Hé machin, si V.P aurait été là tout la saison je pense que cette phrase aurait été déplacée, d’ailleurs elle l’est >_<
Mr.A.
D’abord on dit bonjour, et on dit « Hristo », et pas machin, même si ce qu’il écrit vous fait mal.
Bien à vous.
@Moké, vous ne faites plus le boulot, cher Policier ?
@service minimum : Le « machin » répondait à un « guignol », l’offense a été provoquée par l’académicien et non par le lecteur. Moké ne fait pas parti du gouvernement, il ne couvre pas les erreurs de ses membres.
Moké a pu comprendre cette animosité ponctuelle de la part de Mr A mais reste sur ses gardes pour les prochaines interventions du gunner. 1 partout ; la balle au centre. (même s’il y a rarement 1 partout entre Arsenal et Barcelone, oui, Moké taquine…)
Si Hristo, Adam ou le Mad Professor venait à insulter Cyrille Pouget qui a honoré l’OM, Moké ferait de même.
Oui, mais non cher Moké. On ne dit pas machin. Peu importe le contenu d’une académie. C’est tout.
t’es joueur…un lundi..t’as pas peur de la grève toi. Moké est sûr que c’est le stagiaire, tu veux te faire mousser c’est ça ? Espèce de Patrick Chêne va..
Bon Mr A, excuse toi et va faire un béco à Hristo sinon ils vont jouer avec mes couilles dès 10h20, faut pas faire chier le policier le lundi..Après je vais être obligé de te matraquer la tête et t’as pas envie de ça.
Allez, auto chat bite recommandé, vous avez énervé Moké avec vos turpitudes.
Objectivement, l’espagne gagne sur un GROS GROS coup de chance et peut remercie l’arbitre d’avoir refusé un but plus que valable au paraguayen (valdez ne fait pas main et n’est pas hors jeu) …
Concretement contre l’allemagne ça risque d’etre TRES TRES TREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEES dur pour l’espagne …
Et puis par pitié, dis a Del bosque de ne plus alligné « Jean pascal » a la pointe de son equipe ça la fou mal …
Non, je remplace Warren, et comme dirait les anglais je dis « fuckkkkkkkkkk » et pis c’est tout.
Par contre j’accepte la punition de l’auto chat bite au bureau.