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Inter-Roma (1-3), la Louve Académie livre ses notes

Lundi 3 septembre 2012

Inter-Roma.
Zanetti-Totti.
Morattiti-Bene-je sais pas qui-detotto.
Le champion en titre contre le deuxième.

Euh, ah oui, mais en fait non. Ça s’était il y a quelques années. L’âge d’or est révolu. Pour la Roma, l’Inter et l’Italie. Maintenant les chasseurs d’oeufs de Pâques reviennent les mains sur les baloches.

Donc, pour ce 2 septembre, voilà qu’on annonce une opposition sur le toit bien craquelant du Calcio. Car si, victoire de ses biens-aimés il a vu, Fabio, il doit avouer n’avoir pas eu de chef-d’œuvre au menu. Et alors que la lune gibbeuse s’offre à lui comme couvre-chef à ses souvenirs, Fabio sait au fond de lui qu’il en sera de même toute la saison. Quand le match, supposé premier choc de la saison, te propose au milieu Guarin pour l’Inter et Panagiotis pour la Roma, en défense des doublettes Sylvestre-Ranocchia et Burdisso-Castan, des stars de 39 et 36 ans, malgré tout le respect que Fabio a pour les deux, le constat est froid comme une ordonnance de Fabio: ça envoie pas du steak.

Comment relativiser?

S’acheter un maillot du PSG? Trop banal. Trop tendance.
Penser à l’AS Nancy-Lorraine? Oui, c’est radical mais c’est une solution.
Prendre un abonnement à Femme-actuelle? Pas assez anal selon gros membre n°2

Alors?
On s’en fout. Ferme ta gueule, Fabio, et écris ta putain d’académie.
Désolé, chef. Oui, chef.

Alors, Fabio, dans son beau complet giallorossi, rabaisse sa visière. Il va se contenter de faire ce qu’on lui demande sans tirer sur l’ambulance encore moins sur l’infirmière, déjà occupée au loin à d’autres libations. Pourtant, il aimerait bien tirer de temps en temps, Fabio, mais c’est un autre débat. Peut-être un autre jour dans une chambre un peu moins capitonnée.

Alors, victoire des doudous préférés de Fabio 3 buts à 1 à San Siro.

Buts: Florenzi, Osvaldo, Marquihno
Passes décisives: Totti (x2), Osvaldo

Comme les lecteurs d’horsjeu, grands connaisseurs devant l’éternel et Corinne Charby, se pose la question fatidique, et non la question Assedic, ça n’a rien à voir selon M. Baup: mais, mais comment joue la Roma? Parle un peu de foot, bordel, Fabio, sinon les commentaires vont être peu amènes.

Oui, alors, la Romajoueen433. Voilà, ça, c’est fait.

Un effort dedieu!!

Ce fût un match étrange où la tactique, mère nourricière de la botte, a volé cul par dessus tête entre des romains qui ont commencé le match en mode mobylettes et des Interistes un peu à l’ouest avec toutes leurs recrues. Après avoir pris l’avantage rapidement, les romains ont globalement subi avec une politique du hors-jeu qui pourrait être celle de la crème brûlée, euh de la terre brûlée. Le but de Cassano, d’une rare laideur, était logique. La deuxième mi-temps commençait aussi sur les mêmes bases. Puis Totti décida de fendre les eaux du Pô par une passe aussi suave qu’un sein de Pénélope. Et là rideau. Le troisième but, chanceux, de Marquinho mît un terme à ce grand-petit match.

A boire merci.

Titolari:

Steak (3/5): Bien malin soit celui qui voit en lui un grand gardien. Fabio a beau chercher mais il ne voit qu’un comptable aux grands bras. Il a fait le taf. Voilà. Ah si, il a pris un carton jaune. Roooh, grand fou.!

Piris (2/5): Cette note est sponsorisée par l’agence bucco-anale d’Oranour-sur-glane. C’est de son côté que les Intéristes sont passés encore et encore. C’est toujours le début d’accord, d’accord. Pour info, Rosi, son prédécesseur, a marqué avec Parma. Où va le monde? Où va le calcio?

Burdisso (2/5): Toujours le même jeu pour le dernier des Mohicans de la défense. A la gnac et à l’énergie mais sans grande technicité ni élégance. Sur ce match, il a réussi à mener la tactique du hors-jeu à outrance. Gageons qu’un jour cela finira comme à O…utreau.

Castan (2/5): Il suffit de voir comment il défend sur le but de Cassano pour sentir l’effet du Valium disparaître dans le sang de Fabio. Et pour justifier sa note. La saison risque d’être longue en défense.

Balzaretti (3/5): Avant sa sortie sur blessure en milieu de seconde mi-temps, il avait sorti un bon match. Sans trop de relief mais sérieux. Impliqué offensivement et peu mis en danger défensivement, Fabio n’avait pas grand chose à redire. D’ailleurs, il s’arrête là.

Panagiotis (3/5): Fabio est perplexe. Il sait pas d’où il sort. Sentinelle d’1m91 devant la défense, bien dégagé derrière les oreilles, les impressions divergent comme dix saints devant Nadine Morano en train de lire. Inexistant, efficace, lent, bien placé, vicieux, physique, etc… Un peu tout et rien à la fois.

Florenzi (3/5): Premier match en série A après une saison pleine à Crotone. ( Non, cela n’est pas sale ). Premier but de la tête pour le piccolo Florenzi. A galopé comme Speedy Gonzalez. Mais a disparu comme un pédophile en Thaïlande. Dommage mais encourageant. Mais on voit que Zeman a mis à profit son passage en série B. A la place de Pjanic, Fabio serait inquiet.

De Rossi (5/5): Il est parti de défense centrale avec Louise-Henri pour repartir assez haut comme milieu relayeur et pointe du trident du milieu. De toute façon, un rien l’habille. Même blessé, il est meilleur que zlatane. Le 5, c’est de principe.

Totti (5/5): 36 ans, deux passes décisives. Des caviars. Des caresses. Du gel. Des gros mollets. Lui, c’est Rome.

Destro (1/5): Oui, c’est méchant mais justifié. A passé la première mi-temps à se chamailler et à faire des fautes sur Nagatomo. Exilé sur le coté droit, il n’a rien démontré à part un caractère de merde qui se confirme.

Osvaldo (4-4+4-4+4 etc…/5): Alors il y a des choses à dire sur ce zèbre. Froidement, son match c’est un but d’une rare facilitée dans la finition, une passe décisive, extérieur brossé en louche très classe sur le troisième but, et un carton rouge avec une sortie qui frise le mépris absolu. Mais au delà du bilan, Osvaldo, c’est aussi une raclure qui caricature les pires ritals alors qu’il n’en est pas un, un joueur qui foire toutes ses passes par un dilettantisme crade, un recoiffage toutes les deux minutes, ce qui prend du temps vu qu’il se refait son chignon à chaque fois et des coups de pute sur les adversaires. Toujours à râler, à gueuler, à injurier, à marcher ou à faire des courses inutiles qui se finissent toujours pas des fautes. Fabio pourrait continuer. Après son épisode Tee-shirt à la con de la saison dernière, on aurait pu penser qu’il se serait fait jarreter. Mais non. Car Osvaldo, c’est le but bicyclette de ouf de la semaine dernière. C’est une gueule. Un certain charisme. Le joueur que tout le monde déteste. Si vous êtes curieux, regardez un match de la Roma un jour. Ça va être instinctif.

Panchina

Marquinho (3/5): Très peu d’utilité jusqu’à son but.

Lamela (0/5): Le mec, il a Totti comme modèle, professeur et muse et lui il choisit Perrotta comme mentor. Baltringue.

Taddéi (2/5): Le vieux page est toujours là à jouer l’écuyer de secours.

Fabio veut pas spoiler mais il croit que la prochaine académie se fera en compagnie de Ricardo, le coiffeur della Piazza Bologna, dit aussi le calamar à trois pistons. Alors à vos bigoudis, va y avoir de la révélation.

Il baccio di dietro

Fabio Labello

 
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