La Gones Académie continue le bilan

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Les djeuns et les meufs, ça compte aussi.

Torbenbonne

Après la saison qui sert de diagnostic pour les garçons qui ont pas mal de problèmes à régler, voici donc celles de l’équipe féminine et de la réserve.

 

Les féminines: comment rappeler au monde entier qu’on en est justement le meilleur club.

C’est un peu exagéré, mais juste un peu. Les Lyonnaises ont tout simplement explosé la concurrence en Europe, même si le championnat domestique a posé quelques problèmes pour la gagne. Soit dit en passant, je suis plutôt content de voir Juvisy arriver à un tel niveau de compétitivité alors que la course aux armements devrait les léser. Il ne reste plus qu’à confirmer l’an prochain en Europe pour s’offrir un retour du duo terrible du football féminin français des années 90. Si, par contre, pour vous l’OL c’est trop mainstream, mais que vous vouliez soutenir un club féminin de l’agglomération, pourquoi pas le CFF1968 à Caluire?

En championnat: on lâche rien, on bouffe tout.

Le calendrier fut un peu particulier cette année pour les Lyonnaises, parce que les matchs européens ont largement empiété et perturbé ce dernier. Les filles ont, de fait, livré une bien meilleure deuxième partie de saison, puisque les trois seuls matchs qu’elles ne gagnent pas, trois nuls (contre Juvisy, Montpellier et le PSG) sont durant cette phase aller. Les filles, invaincues en championnat depuis mars 2010 lors d’un déplacement à Juvisy, ont quand même eu du mal à s’adjuger ce titre, malgré des statistiques monstrueuses: 119 buts marqués, 3 encaissés, +116 en différence de buts. L’effectif, peu changé par rapport à celui de l’an dernier, a affiché certes moins de maîtrise, mais quasiment uniquement contre les trois prétendantes à la dernière place européenne. Certes, le troisième but encaissé est face à Hénin-Beaumont, rélégué cette saison, mais elles n’ont jamais gagné par moins de trois buts d’écarts contre les autres équipes du championnat (Pour la petite histoire, certes, Hénin-Beaumont en marque un, mais en prend six…). Dans un championnat clairement à deux vitesses, voire trois, les Lyonnaises ont fait le métier et s’imposent, sans la maîtrise là encore, à Juvisy pour la dernière journée, sur un score bien plus lourd que ne le méritaient les joueuses d’Ile de France. L’excellent blog dépendant des Cahiers du Football, Ni Buts ni soumises, vous en livre d’ailleurs un résumé. Je ne saurais trop vous conseiller la lecture de ce blog, ainsi que de la Meufs Académie si vous voulez des informations fraîches sur le football féminin pour le plus haut niveau. Si vous voulez des informations sur les divisions plus basses, les premiers tours de coupe, vous pouvez aussi regarder Footofeminin.

En Coupe de France: retour vers le futur.

Quand la section féminine du FC Lyon fut rattachée à l’Olympique Lyonnais, elle venait de gagner par deux fois ce que l’on appelait encore le Challenge de France. Rebaptisée cette année, la compétition a peu souri à l’OL, notamment à cause des tirs aux buts souvent fatals aux Lyonnaises. Une victoire en 2008 et puis c’est tout. Cette année, les troupes de Patrice Lair visaient le triplé. Cela passait donc par une réussite parfaite dans cette compétition.

Entrées en 32èmes de finale, face à Yzeure, comme toutes les équipes de première division, les Lyonnaises n’ont pas fait de cadeau à domicile avec une victoire 6-0. S’octroyant un nouveau derby en 16èmes de finale, les Lyonnaises balaient l’ASSE 4-0, à l’extérieur qui plus est. Les Stéphanoises auront donc encaissé quatorze buts en trois matchs face à l’ogre lyonnais. En 8èmes de finale, l’un des petits poucets, l’AS La Sanne (qui évolue en division d’Honneur, comme le FC Woippy et le CS Nivolas Vermelle qui sont parvenus à ce niveau) a le redoutable honneur d’accueillir des Lyonnaises qui les dynamitent 7-0. Pour information, Juvisy fut éliminé en 8èmes de finale, aux tirs au but, par le PSG. Pour les quarts de finale, il ne reste donc que trois clubs de première division et l’OL va éviter le PSG et Montpellier jusqu’en finale, jouant deux clubs de deuxième division. D’abord l’US Compiègne, qui s’offre un but et a le douteux honneur d’en concéder onze (deuxième plus grosse défaite de la saison en Coupe de France. Saint-Georges de Montaigu en a concédé 15 sans en rendre un seul face au PSG en 16èmes de finale. Saint-Georges évolue en division d’Honneur ceci dit…), puis Arras qui en prend huit de trop en demi-finale. Pour la finale, c’est donc Montpellier qui retrouve Lyon, pour une quatrième fois après 2003, 2006 et 2007. Les Lyonnaises s’imposent presque sans trembler 2-1 et trônent désormais seules au palmarès de la compétition, puisqu’avec quatre victoires, elles devancent… Montpellier qui en compte trois.

En Coupe d’Europe: on en remet une couche.

Un premier tour pour un dépucelage. Celui de Cluj dont la section féminine inaugurait sa première participation en coupe d’Europe suite à son titre de championne. Si les Roumaines se sont sorties sans mal de la phase de poules qualificatives (3 victoires en 3 matchs contre Sarajevo, l’Atesehir Belediyesi et contre le Gintra Universitetas), elles prennent simplement une leçon de football à l’aller, encaissant un lourd 9-0. Au retour, les Lyonnaises jouent tranquillement contre un adversaire déjà éliminé et se contentent d’un 3-0 à Lyon.

Au second tour, ce sont les filles du Sparta Prague qui se présentent. Si l’on parle de domination écrasante des filles de l’OL sur le championnat, leurs adversaires sont aussi pas mal dans le genre : depuis la saison 1993-1994, elles ont amassé 17 titres, le Slavia Prague a remporté deux éditions en 2002 et 2003 et c’est tout pour le palmarès du championnat. Elles sont aussi les gagnantes des cinq éditions de la Coupe. Ces deux dernières années, Prague était tête de série, avant de tomber contre Arsenal Ladies en huitièmes de finale, puis contre Linköpings au même niveau l’année suivante. Les Tchèques jouaient donc une partie de leur avenir en tant que tête de série. Pas de bol, c’est Lyon et un double 6-0 qu’elles encaissent.

En quarts de finale, c’est un adversaire nettement plus expérimenté que les Lyonnaises doivent affronter. Le Brønby IF est avec le Fortuna Hjørring la place forte, en club, du football féminin danois, mais aussi un double demi finaliste de la compétition, en 2004 et 2007. Voila pour le pedigree de l’adversaire et pour donner un peu l’écart de niveau qui se creuse entre les Allemandes et Lyon d’un côté, le reste de l’Europe de l’autre… Au final, Lyon ne tremble même pas et inflige deux fois 4-0 aux Danoises…

Demies finales, et des retrouvailles avec une vieille connaissance : le Turbine Potsdam. L’affiche des deux dernières finales est donc avancée cette année et c’est Francfort qui s’en frotte les mains puisqu’elles jouent des adversaires bien plus faibles, Arsenal. Non pas que je dévalue les Anglaises, mais le niveau est réellement différent… Lyon offre un récital à l’aller, à peine gâché par un but tardif, le seul qu’elles encaissent de la compétition, puisqu’elles s’imposent 5-1. Au retour, un nul 0-0 arrange peu les Lyonnaises, qui perdent Thomis, suspendue pour la finale. Une finale face à Francfort…

Francfort s’est offert une image de Manchester City féminin durant l’intersaison dernière. Ancien monstre du football féminin, Francfort a connu un véritable coup d’arrêt en 2008 puisque l’équipe n’a gagné depuis qu’une coupe d’Allemagne en 2011 (et une coupe d’Allemagne en salle cette année, certes…). Triple vainqueur de l’épreuve, le club s’est dit que la politique du Real et de City n’était pas forcément un mal. Plus gros budget européen, l’équipe a beaucoup dépensé durant l’été dernier: la gardienne Désirée Schumann (titulaire en finale), Saki Kumagai, Ali Krieger, Ria Percival, plutôt positionnées en tant qu’arrières, mais pouvant évoluer en milieux défensives, les milieux offensives Kim Kulig et surtout Fatmire Bajramaj, transfert phare de l’année, ainsi que l’attaquante Ana-Maria Crnogorcevic. Frappée par les blessures, notamment celle de Bajramaj, l’équipe a vu quatre de ses recrues fouler la pelouse de la finale. Finale globalement dominée par les Lyonnaises pour s’imposer 2-0.

Les filles:

Sarah Bouhaddi a prouvé qu’elle était toujours l’une des meilleures gardiennes du continent. Et a suffisamment écoeuré la concurrence pour retrouver une place en Equipe de France dont elle sera l’une des joueuses les plus surveillées cet été. Sa remplaçante, Céline Deville, arrivée l’été dernier, se voit bien dans un rôle à la Vercoutre pour le moment, surtout qu’elle garde le poste de numéro 2 en Equipe de France.

Si une joueuse défensive devait gagner les récompenses individuelles, ce serait Wendie Renard qui a simplement été monstrueuse et fut la meilleure Lyonnaise cette saison. Une performance de haut vol, tout au long de l’année, qui fait d’elle la titulaire indiscutable en défense centrale, tant à Lyon qu’en Equipe de France. Elle fut associée alternativement à Laura Georges et Sabrina Viguier selon la tactique choisie par Patrice Lair. Les latérales Sonia Bompastor et Corinne Franco ont eu des moments de moins bien face aux grosses cylindrées, mais complètent une défense extrêmement solide. Aurélie Kaci, replacée en latérale par Patrice Lair et ancienne attaquante, apporte une solution de turn over et progresse toujours de manière satisfaisante.

Le milieu lyonnais est le meilleur d’Europe. Point final. Le triangle Amandine Henry (boudée par le sélectionneur, notamment pour ses problèmes physiques), Shirley Cruz et Camille Abily fut quasiment systématiquement impérial dans l’axe. Selon les stratégies envisagées, Patrice Lair utilise aussi beaucoup Lara Dickenmann, toujours aussi précieuse, Louisa Nécib, qui a du mal à s’imposer comme titulaire et qui perd petit à petit sa place, Elodie Thomis qui sert de dragster sur les ailes ou encore la Brésilienne Rosanna.

Devant, Lotta Schelin est toujours aussi dévastatrice et Eugénie le Sommer fait ce pour quoi elle fut recrutée, scorer. En effet, Eugénie le Sommer finit meilleure buteuse du championnat (devant Lotta Schelin) et de la Ligue des Champions (à égalité avec Camille Abily). Ami Otaki semble avoir quelques difficultés d’intégration, mais arrivée durant l’hiver, elle a déjà rempli son palmarès d’un triplé. Il y a pire comme pige…

Et demain?

L’intersaison s’ouvre et beaucoup de changements sont à prévoir. Si l’OL envisage de rééditer son triplé, et compte bien le faire malgré les problèmes que soulève sa richesse, qui au passage n’est pas si conséquente que cela quand on compare avec l’Allemagne… Toutefois, l’effectif devrait largement changer: deux historiques, qui ont mon âge d’ailleurs, devraient partir pour retrouver du temps de jeu. On ne sait pas encore les destinations de Sandrine Dusang et Sandrine Brétigny, mais je leur souhaite la meilleure continuation de carrière possible. Il s’agit des deux dernières joueuses du FCL devenu OL, encore présentes au club. Un départ qui fait un peu mal au coeur, mais bon… Laura Georges est aussi annoncée à Paris, comme Louisa Nécib. Pour les deux, il s’agit de récupérer une place de titulaire dans une équipe et une stratégie qui les place plutôt en jokers. Les titularisations de Louisa Nécib ne furent pas toujours de grandes réussites, comme la finale de Ligue des Champions, elle a donc beaucoup de boulot devant elle si elle veut doubler une concurrente à Lyon. Ami Otaki et Rosanna ne sont pas forcément au niveau espéré et demandé et pourraient, elles aussi, partir.

Côté recrues, une seule pour l’instant, mais quelle recrue… Elise Bussaglia elle-même, l’une des meilleures milieux de terrain actuelles.

 

Du côté des jeunes.

Ou plus précisément du groupe Pro2 principalement.Cette saison offre une grosse nouveauté : pas de phases finales pour les réserves professionnelles, dont l’OL est le multiple tenant du titre. Il faudra donc se jauger face à des adversaires de sa poule uniquement, coriaces. Euphémisme ? Oui, puisque même OLWeb avoue avoir du mal à retrouver la trace du dernier titre de CFA obtenu par la réserve.

Si la lutte fut serrée là encore, l’OL s’est avéré être un leader solide, puisqu’il n’a abandonné la tête du championnat que pour sept journées. Ses rivaux se sont nommés FC Bourg Péronnas et l’AS Lyon-Duchère. C’est le premier nommé qui montera en National, pour un petit point.  Les Lyonnais ont fait quasiment le plein à domicile, avec douze victoires et quatre nuls en seize matchs, soit 56 points sur 64 possibles. A l’extérieur, ce fut un peu plus compliqué puisque les Lyonnais ne glanent que sept victoires, cinq nuls et quatre défaites, soit 38 points. Les Lyonnais ont battu tous leurs adversaires sauf deux: La Duchère et la résurrection de Valence. Les deux clubs ont battu l’OL chez eux et ont été chercher le nul à Lyon.

Un petit clin d’oeil à l’AS Valence, anciennement ASOA Valence. L’ASOAV avait disparu du paysage footballistique français durant l’été 2005. Sportivement assuré de monter en Ligue 2, le club s’était vu opposé un veto de la part de la DNCG et avait pris connaissance d’un lobbying intensif de Sannois Saint-Gratien pour obtenir la place en Ligue 2. Luc Dayan, si tu nous écoutes, bah on t’avait aussi entendu sur RMC alors que l’ASOAV passait devant la commission de discipline… Bref, la DNCG refuse le dossier de trois clubs, dont nos intéressés. Sûrs d’une quelconque turpitude, les dirigeants se lancent alors dans une feuilleton juridique et administratif dont seule la France semble avoir le secret tellement c’est ubuesque et parfois grotesque. Le CNOSF retoque les trois décisions et en avise le Ministère des Sports et la LFP puisque Valence avait droit au statut pro par la montée. Retoquage déjà effectué par le passé d’ailleurs. Mais, et c’est là où l’on tombe dans les méandres du portnaouac, le Conseil Fédéral refuse le dossier de Valence, pourtant accepté par le CNOSF sous prétexte qu’il ne peut accepter de modification de dossier une fois l’avis de la DNCG définitif. C’est en contradiction avec ce qu’avait vécu Nice en 2002, mais aussi avec sa propre décision cette année-là, puisque les deux autres clubs concernés, Louhans-Cuiseaux et Cannes, ne sont finalement pas relégués, mais maintenus en National, contre l’avis initial de la DNCG. Vous suivez toujours ? Tant mieux, on n’en a pas fini… Valence se tourne alors vers le tribunal administratif, qui rend la décision la plus démente de l’ensemble: Valence ne peut avoir gain de cause maintenant. Par contre, si elle interpelle à nouveau le tribunal administratif en cours d’année, elle aura forcément gain de cause. Oui, vous lisez bien: Valence ne peut pas exiger sa montée en Ligue 2 durant l’intersaison, le tribunal administratif refusant de casser la décision avant que la saison suivante soit commencée et donc les championnats impossibles à changer. Mais si Valence patiente, ils auront droit à un hochet de consolation en quelque sorte… L’ASOA Valence décide alors de se retirer de toutes les compétitions dans lesquelles elle avait des équipes en signe de protestation et est donc conduite au dépôt de bilan par cet acte. L’ASV prend immédiatement la place et l’équipe masculine repart en Honneur. Après une première saison correcte, le club sera relégué l’année suivante, par le jeu des relégations des divisions supérieures. Ayant touché le fond lors de la saison 2007-2008, le club va remonter petit à petit les échelons et signe cette année une très belle saison de promu en CFA. L’objectif est évidemment de retrouver le National dès que possible.

Ouais, mais les joueurs dans tout ça?

Dans les buts, se sont succédés plusieurs jeunes: Anthony Lopes qui a pas mal pâti de sa jambe blessée, l’ancien du centre de formation du Servette Jérémy Frick, ou encore Jean N’Djalkonog qui a profité des absences de Lopes et de la convocation dans le groupe pro de Frick pour se frayer un chemin dans les buts. Le secteur risque d’être encore plus embouteillé si Gorgelin revient à Lyon l’an prochain…

En défense, le fait que Samuel Umtiti soit convoqué avec les pros a laissé de la place dans la rotation. C’est Nicolas Seguin qui en profité au retour de son prêt raté à Dijon l’an dernier. Medhi Zeffane fut le pilier de cette défense changeante avec 25 apparitions sur les 32 matchs et un but, un seul, mais superbe paraît-il, lors de la première journée. Appelé de temps en temps avec les pros, il est le défenseur à surveiller du côté de la réserve, pour le moment. Mouhamadou-Naby Sarr et Biassoum Cheik Coulibaly sont deux U19 (pour la dernière fois sur cette saison écoulée) qui commencent à faire quelques apparitions avec le groupe Pro2.

Au milieu de terrain, nous avons de nouveau une diva en CFA. Cela faisait longtemps… Saïd Mehamha n’a disputé qu’un match car, selon ses propres propos, il estime qu’il n’a plus à jouer en CFA. On va le refiler cet été à un autre club, sans doute Lens. Luissette, ne nous remercie pas, ce n’est pas la peine… Sidy Koné en compte à peine plus, mais le doit surtout à Rémy Garde qui voit en lui un futur membre de l’effectif pro. C’est nettement plus classe. Jordan Ferri et Alassane Pléa se sont donc retrouvés avec beaucoup de temps de jeu en relayeurs et en ont profité en cumulant onze buts à eux deux et en jouant chacun environ vingt matchs. Pléa étant un U19, il possède pas mal de qualités qui font de lui un joueur sur lequel le club fonde pas mal d’espoirs. Sébastien Flochon continue doucement son apprentissage pour sa deuxième année avec la CFA. Mais en tant qu’U19, il n’est pas non plus à court de temps. Maxime Blanc et son petit format se baladent toujours tranquille en CFA. Il devrait signer pro et être prêté dans la foulée, tout comme Ferri s’il n’a pas de temps de jeu l’an prochain avec les pros, puisque Chauvin dit bien l’aimer. Il double ses totaux de l’an dernier avec 26 matchs et 6 buts, profitant de la disparition de pas mal de concurrents, à commencer par Grenier. Nabil Fekir en a aussi profité pour faire ses premiers (nombreux) pas avec la CFA. Xavier Chavalerin a encore été beaucoup utilisé. De là à le voir apparaitre avec les pros, il semble y avoir un gros palier. Il est en concurrence avec Rachid Ghezzal, Christian Ngando et Grégoire Puel qui continuent, ou pas, à voir leur temps de jeu évoluer. Grégoire Puel serait d’ailleurs sur le départ puisqu’il n’est quasiment plus utilisé depuis cet hiver.

Devant, le groupe Pro2 partait initialement avec trois attaquants: Ali Touncara finit meilleur buteur de l’équipe avec neuf buts, mais il est très loin des meilleurs buteurs de sa poule de CFA quand bien même l’OL finit avec la meilleure attaque. Mohamed Yattara a eu moins de temps de jeu, mais a été beaucoup moins efficace devant les buts, William Le Pogam a enfin marqué son premier but avec la CFA, en deux saisons. Et évidemment la nouvelle pépite de l’OL, maintenant que Tafer semble frelaté, Yassine Benzia est annoncé comme le Messie.

 

Voila pour cette saison.

Vous ne savez pas quoi faire en attendant les publications d’été de la Gones Académie ? Suivez l’Euro avec la crème des Académiciens:

Claude Pèze marque son entrée chez les Bleus.

Tu es supporter lyonnais et tu veux suivre tous les internationaux du club ? Tu es fan de kung football et Zlatan est dieu? Alors pour toi, ce sera plutôt ici.

Parce que les générations dorées et les losers magnifiques, cela va trop bien ensemble ? La République Tchèque pourra te consoler en attendant le Portugal.

Parce que pour toi, une personne qui ne sait pas ce que sont les PIGS, ni ne connait Hayek et Krugmann, c’est une personne qui ne peut pas aimer le football. Alors tu as le G ou le I pour commencer à faire le point.

Parce que tu as récolté tous les drapeaux à base d’Union Jack et de portraits foireusement collés dessus depuis un an environ ? Parce que tu aimes la bière tiède aussi peut être… Et parce que vous n’avez pas onze titres par fair play, vous faites vos listes au hasard. L’Angleterre t’appelle.

Parce que l’Euro, c’est l’été. Et quand les losers se demandent s’il faut quitter les chaussettes pour les tongs, toi tu réponds que le combo ultime c’est Claquettes, Chaussettes et Moustaches. Pour Monsieur comme pour Madame.

4 réflexions sur “La Gones Académie continue le bilan

  1. Super bilan. Merci.

    Jordan Ferri a signé son contrat pro dernièrement (vu sur le facebook de l’OL).

    Sinon Torben, comptes-tu faire un papier sur les joueurs prêtés cette saison ? J’aimerais bien savoir ce que devient Enzo Réal par exemple.

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