Jeudi 9 juin 2011
Parcourant ma fiche de police en ce jour d’après, les yeux de l’agent de contrôle de l’aéroport Mohamed V de Casablanca s’attardent sur les éléments islamiques composant mon patronyme également apposé sur ce formidable passeport Espace Schengen ayant la courtoisie d’attester de ma nationalité française.
« Tu es franco-marocain » m’interroge-t-il. La réponse est nette, tranchante, et c’est d’un torse bombé que jaillissent les mots comme autant de fiers moudjahiddines[1] annonçant qu’aucune atteinte à l’honneur national ne sera tolérée  « Non, AL-GE-RIEN » (Grrrrrrrr).
Mais le gars s’en fout, ne m’accorde même pas un sourire de défi, ni même une boutade fondée sur son aptitude à compter jusqu’à quatre dans la langue de Shakespeare. Il me rend mon document et se contente d’indiquer à mon élan patriotique la direction de la sortie. (Connard !)
Quatre jours plus tôt c’est une autre humeur qui m’accompagne au moment de poser le pied sur le Royaume du Maroc. L’aéroport est certifié ISO[2], offre un accès  direct à la gare – « Salam alikoum, un ticket pour Rabat-Ville » – « Bien sûr, Monsieur, quai numéro 2 départ dans vingt minutes ». Train à l’heure, taxi soumis au diktat des feux tricolores et autres passages piétons (Qu’est ce qui se la racontent ces marocains !).
Ce séjour au royaume chérifien est destiné à la visite de ma promise sujette de S.A Mohamed VI et résidente de la capitale marocaine. Les jours précédant la rencontre sont donc allégés en Gerets, en 4-4-2, en fennecs, en lions et en tout autres espèces composant le parc animalier du football africain. Mais quelques remarques sur le caractère létal de la confrontation sur lesquelles rebondit une surprenante envie de confronter nos orgueils nationaux assurèrent le programme du samedi soir.
Deux jours plus tard, il est 20h 30. Les trois voitures et demi que nous croisons sur le chemin renforcent l’atmosphère de Jour J et l’activité de la fourmilière qui me sert dorénavant d’estomac. Mon enthousiasme habituel semble inexorablement battre en retraite devant un pessimisme aux allures mystiques.  Quelque chose ne tourne pas rond dans le royaume du soleil couchant.
La situation n’a pourtant rien d’alarmant. L’EN a récupéré Ziani et Bougherra absent lors de la victoire d’Annaba. La fin de saison de Fouad Kadir entretient le mince espoir de voir un attaquant algérien marquer un but. Et surtout Ghezzal a eu la bonté de se blesser, Benchikha arrêtera peut-être de voir dans ce problème une solution.
Du côté marocain, la presse locale assure que Gerets n’arrive pas à devenir un papa vélo pour ses joueurs. Taârabt a la bonne idée de confirmer tous les espoirs placés dans sa débilité et déclare avec aplomb : « Je préfère représenter mon pays à travers mon club ». Non, mon garçon, ça s’appelle se représenter soi ça, mais c’est gentil quand même.
La radio annonce dix milles supporters des verts dont de nombreux sans-billets qui pourront toujours s’occuper avec les 10 000 policiers déployés pour l’occasion. Mais Marrakech est a priori le théâtre de la fameuse fraternité maghrébine[3]. Le waly de la ville pousse l’hospitalité jusqu’à inviter tous les supporters algériens dans un restaurant aux abords de la ville.  Ah pardon ! Tous les supporters algériens séjournant dans un hôtel 4 ou 5 étoiles[4], histoire de s’assurer que tout le monde sache utiliser un couteau et une fourchette.
En arrivant devant le « Up stair’s » en plein quartier « c’est pas la même chose », la vue de l’établissement me donne l’impression d’être Seth Gecko avant d’entrer dans le Titty Twister, le côté glauque en moins[5]. Plus rien ne sera jamais pareil.
Une fois un espace vide trouvé entre un poteau et deux mecs bizarre, je nous commande à boire et commence à scruter les lieux. Je fais remarquer à ma chère et tendre que c’est sympa ce bar où des filles peuvent boire et fumer au milieu de garçons sans que ce soit bourré d’expatriés ou de touristes. « C’est plutôt banal à Rabat ». En entamant ma bière, je me dis qu’il serait injuste que tout ce monde puisse jouir de la victoire et de cette banalité à quelques centaines de kilomètres d’Alger et de sa vie nocturne décédée. Un deuxième coup d’œil me confirme que je suis à priori le seul algérien du secteur et la promesse d’adopter un profil bas m’empêche d’entonner un quelconque cri de ralliement.
L’hymne chérifien fait suite au Serment, les deux accomplissant avec brio leur devoir de réveiller le patriotisme d’une salle marocaine et d’un algérien se jetant dans l’amour aveugle et déraisonnable de leur pays pendant les prochaines 90 minutes voir au delà .
Le match commence. Les Algériens ambitionnent de relancer, d’animer le milieu de terrain. Pourquoi pas ? Ben parce que comme d’habitude après le milieu vient l’attaque délabrée et son inexistence dans les duels, dans les appels et dans tout ce qui permettrait d’entamer une once d’analyse, bref le néant. Après 15 minutes, qui laissaient ouverte la porte du malentendu maintes fois emprunté par les verts, Benatia trahit son algérienne de mère sans aucune hésitation. L’ambiance explose autour de moi, fiancée incluse. En lui révélant que le buteur a été formé à l’OM, ma charmante compagnie réagit  « C’est moins grave alors ». Non c’est pas moins grave.
Vient alors l’horreur.
L’équipe se noie dans une vase qu’il est impossible d’appeler tactique. Une technique ordurière magnifiée par une équipe en béquilles. Benatia récupère tranquillement le ballon, s’enfonce, envoie non moins tranquillement Chamakh à travers notre défense en grande ourse.
-« Tu me trouves le maillot du 17 »
-« Je préférerais le manger ».
Mises à part 2 minutes de quiproquo en fin de 1ère mi-temps, les fennecs n’ont eu pour envie que celle que cela se finisse. À la pause, j’exprime ma peur de la rouste. « C’est pas fini encore ». Non c’est pas fini.
Benchikha opère les changements de mi-fessée traditionnellement adoptés par les entraîneurs à la rue. La deuxième période, son contexte, son déroulement en font certainement ma pire expérience de supporteur. Pire que le 0-3 contre un demi Gabon en 2004, vécu à Annaba. La solitude est au désarroi ce que l’huile est pour le feu. Sauf que je n’étais pas vraiment seul.  Le bar s’embrase, ça chante, ça danse ça tape dans les mains, sur la table, sur mes nerfs. Le troisième but est incroyablement ridicule et pas seulement par le nom de son auteur (personnage qui m’avait déjà assassiné ma CAN 2004). Suivant le mode de développement traditionnel de l’algerian hominis, je me transforme en homme-nerfs cherchant une excuse pour terrifier son monde. L’arbitre ayant eu la stupidité de faire un match exemplaire, je place mes espoirs dans la population qui m’entoure en quête d’une insulte, de quelque chose qui puisse justifier mon inconscience. Et voilà qu’un généreux donateur commence à solliciter la foule pour entonner un chant invitant l’Algérie a effectué un plongeon dans des canalisations au contenu douteux. Prêt à me transformer en one man army, je me rend compte alors que loin d’être une chorale cet air reste un solo. Et voilà qu’un type se permet de calmer l’ardeur de son compatriote en lui expliquant que l’on n’insulte pas ses frères. En plus d’être fou de joie, l’assistance a l’audace de faire preuve de classe. Au bord de l’explosion, je profite de la sortie de Djebbour pour exprimer avec véhémence mon opinion sur les rapports consanguins. Le quatrième but  me pique les yeux. Constatant la vétusté de mon expression faciale, ma douce, décidément peu familière des us et coutumes du chambrage footballistique, tente une phrase de réconfort :
« Bon, j’espère que là , ils vont arrêter de marquer » – « Hmmm »
La sollicitude est parfois le plus tranchant des cimeterres.
L’audience se gausse.  « One, two, three bye bye ladjérie ». J’encaisse et cautionne leur bonheur en gentleman minoritaire.
Le lendemain, longue ballade dans la médina égayée par les omniprésents « Arba’ah-Zéro » dédié à la vente des DVD piraté du match. Ils sont rapides.
À l’heure du départ, je prends un café à l’aéroport. Un vieux finit le sien à côté de moi et me montre la page sport de son journal à la recherche de partage avec un compatriote. « Ana zairi ». À la surprise suit un sourire dévoilant une dentition flinguée que souligne un croc en or et c’est en me saluant de quatre doigts que le monsieur quitte la salle. Si le mec des passeports me fait le même coups, il comprendra pourquoi le tourisme ne se développe pas chez nous…
Les Notes
M’Bohli 2/5 : Aurait pu être un grand gardien et en prendre deux, aurait pu être un mauvais et en laisser six. Un match de ramasseur de balle.
Mostefa 1/5 : Les assauts marocains ont conduit à sa mort cérébrale. Apercevant une carte de donneur d’organes, Assaïdi décide de procéder à l’ablation de ses reins avant d’inscrire le 4ème but et de faire du Nîmois un sac à main.
Bougherra 0/5: Sans essence, Il avait besoin qu’on le pousse pour démarrer une accélération. N’a été vif que pour coller un middle kick minable sur un striker marocain, oubliant qu’à situation inversée c’est une kermesse que serait venu faire les envahisseurs algériens.
Yahia 0/5: Capitaine abandonnant, totalement naufragé. Le plus inquiétant réside dans son avenir en club qui ne garantit en rien un nouvel élan. Il n’a pas 30 ans notre héros national et ses grandes phrases, mais doit décider s’il est capable de continuer en préservant son prestige et éviter une fin à la Desailly.
Mesbah 2/5 : Responsable mais pas coupable, le Constantinois ne s’en sort pas sans éclaboussure. Il laisse Chamakh filer en croyant naïvement avoir une défense centrale. Son ego bénéficie également du faible temps jeu des dribbles de Boussoufa. Mais la propreté de ses interventions et son activité ne laissent plus de doutes sur son statut d’indiscutable qui comme chacun sait est le début de la fin en Algérie.
Lacen 0/5 : Son match est un ovni. Certains disent l’avoir vu, mais peu de preuves viennent appuyer cette thèse farfelue.
Lemmouchia 1/5 : Les lauriers d’Annaba  ont servi à épicer le repas de Houssine « Piège à loup » Kharja et d’Adil « Je dédie mon match à Lens » Hermach. Son plus beau geste restera le refus d’accorder à El Arabi le droit de s’en aller marquer avec son honneur en bandouillère[6].
Kadir 1/5 : Je l’attendais devant, en soutien d’un 4-4-2 qui, sans forcement être salvateur, pourrait nous faire ressembler à une équipe de foot. Mais cette opinion de comptoir n’excuse pas la mi-temps indigente du valenciennois qui l’a vu toucher moins de ballons qu’à l’échauffement. Remplacé par Matmour à la 45ème.
Yebda 1/5 : Ayant fait une bonne saison à Naples en tant que milieu relayeur, c’est bien entendu en meneur que Yebda est obstinément positionné par les deux derniers sélectionneurs.  Lent, incapable de se mettre dans le sens du jeu ou de réussir le peu tenté. Remplacé par Boudebouz à la 45ème.
Ziani 3/5 : En dedans depuis un moment maintenant, Karim nous sort un bon match quand tout le monde était venu jouer aux cartes. Percutant, actif, élégant par moments, il pâtit du caractère collectif du football.
Djebbour 0/5: Chair à canon de Benchikha, même lui ne semblait pas croire au rôle qui lui était attribué. Des appels sans intérêt pour les défenseurs marocains comme pour ses coéquipiers situés à des kilomètres du cimetière qui lui sert de zone de jeu. L’indulgence aurait donc pu modérer mon commentaire mais son incroyable raté à un mètre des cages juste avant la mi-temps  alors que le hasard venait de lui faire une passe décisive est un appel à la réaction disproportionnée. Remplacé par Soudani à la 71ème.
Les Remplaçants
Matmour 45ème : Je n’aurai jamais du prononcer 5 fois son nom devant le miroir derrière le bar.
Boudebouz 45ème : Il a fait deux, trois dribbles mais boudait beaucoup trop pour lever la tête.  « Mon pote, il s’appelle Marvin mais il est quand même en équipe de France et moi comme un con, je suis même pas titulaire avec l’Algérie ».
Soudani 71ème : Il est entré quand le match était fini.
Benchikha a bien sûr démissionné. Saadane aiguise déjà les couteaux trempées dans du poison «je vous l’avais dit », bien que tout le monde ait le sentiment que les torts de la fédération ne lui donnent pas forcément raison.
Il est intéressant d’observer le cheminement intellectuel de l’analyse de la presse généraliste : Les Marocains ont été meilleurs que nous, parce qu’ils ont un meilleur encadrement, parce qu’ils ont un meilleur championnat, parce qu’ils ont de meilleurs dirigeants. Et ils sont également meilleurs en PIB, en aménagement du territoire et tout ça sans manne pétrolière. Fini l’opium, place au bâton.
Pour conclure, je voulais m’associer aux nombreuses réactions de mes compatriotes qui ont massivement exprimé leur soutien aux Marocains pour la suite des événements que ce soit dans le football ou dans la rue (cf Kamal Ammari).
Tahar JsK
[1] Nom donné aux combattants qui ont participé ou prétendu participer à la guerre d’indépendance bénéficiant d’un certain nombre d’avantages.
[2] Apparemment c’est important vu qu’un autocollant attestant de l’isoïté des lieux orne chaque porte
[3] Cette fois c’est pour de vrai. Voilà une interview d’après le match pleine d’amour avec des Algériens, des Marocains et surtout des mecs qui veulent passer à la télé.
[4] Sympa le critère de sélection adapté à la principale ressource économique de la ville.
[5] Je sais, le glauque enlevé, il ne reste plus grand chose mais vous avez compris l’esprit.
One Two Three, mes condoléances à l’Algérie.
La classe dans la défaite, c’est peut être ce qui m’émeut le plus…
Un sans faute . Des perles presque à chaque paragraphe. Bravo l’artiste !
Alors ça c’est vraiment pas un travail d’arabe! Beau résumé, presque sans faute (« Quatre jours plutôt… »), pas facile de suivre une équipe aussi pauvre en terme de jeu que l’Algérie, cette équipe a joué sans âme alors que c’est ce qui l’aide à se surpasser habituellement. Et si Zidane avait encore la sienne, il pourrait venir rendre service à ce groupe qui en a bien besoin!
Bon article mais deux remarques: le PIB Algérien est supérieur au PIB marocain donc faut croire que le pétrole et le gaz ça aide et par ailleurs je ne pense pas que le championnat marocain joue un rôle important dans le succès de l’équipe nationale puisque très peu de joueurs ayant évolué lors de ce match en sont issus.
Enfin, je trouve regrettable mais compréhensible qu’il y ait un message politique à la fin de cet article, ça me donne trop envie d’y répondre
On mesure la grosse souffrance que ça a dû être… Ce fut une lecture sympa quoi qu’il en soit !
Mes excuses coach Vahid quand j’évoquais la supériorité marocaine en terme de PIB, je parlais bien de croissance.
Quand au message politique, il y a quand même plus engagé. La mort de ce manifestant faisait simplement la une de tout les journaux.
Tout a fait d’accord mais il faut dissocier le drame personnel et la cause politique (et merde j’ai répondu …)
Bon voila comme convenu avec l’éditeur du site je publie cette article sur la version Marocain du match, bonne lecture (enfin j’espere).
4-0 Un score clair,net et précis. Des Marocains dans un grand soir, qui non fait qu’une bouchée d’une bien piètre équipe Algerienne qui n’as su sortir la tête de l’eau que par intermitence étouffé par un pressing de Chamakh de tous les instants et un public déchainé. En quelques semaines la ville de Marrakech aura connu deux attentats ! Les malheureux du café d’Argana, et ce match historique qui restera dans les annales.
Pourtant le contexte s’annoncait délicat avant le debut de ce derby. Le départ de Taarabt, l’un des meilleurs joueurs de cette équipe, pouvait prévoire le pire. Un entraineur qui n’a aucun controle sur son effectif, un groupe désuni qui n’a aucune conscience de l’importance et de l’intensité de la partie, et qui n’allait reussir que ce qu’il fait de mieux : nous décevoir. Néanmoins, il n’en a été rien. Personne ne l’aurait cru, mais on allait ce soir retrouvé ces lions qui nous ont t’en fait rêver. La hargne et l’envie apparaissait sur chacun des visages présents sur la pelouse et en dehors, et la bataille pouvait commencer.
Un match tactique, remporté haut la main par un Eric Gerets imperial face a un Benchikha désarmé qui s’est empressé de jeter l’éponge aussitôt le match fini. L’envie, la technique, la reussite (Comme sur cette tête de Djebbour à un mètre du but qui n’as trouvé que le poteau), Le Maroc était dans un grand soir ! Des longues balles pour des attaquants aussi rapide que bon balle au pied, un milieu solide qui a su répondre présent a l’impact physique imposé par l’équipe des fennecs, et une défense qui malgré plusieurs absents et un latéral droit defeuseur central de formation a gérer bien comme il faut les rares raides solitaires des Algériens.
En face, c’était le néant. Une équipe (Si on peut appeler ce qu’on a vu hier une équipe) qui n’a rien montré et qui a prouvé a ceux qui ont douté que la victoire du match aller n’était du qu’au simple arbitrage africain, execrable et qui avait ce soir la fait des siennes. Une défense fantomatique, un milieu aux abonnées absent et un attaquant trop esseulé pour réussir quoique ce soit.
Une action résumera a elle seul la déculoté reçu ce soir par les Algériens. Attention ce n’est pas le Barça qui joue, c’est bien le Maroc ! (http://www.facebook.com/video/video.php?v=192853764100210&oid=122007847827567&comments)
L’arbitre : Désiré Doué Normandiez
Exellent, et pour une fois. Cela faisait une éternité qu’un match africain n’avait plus connu un arbitrage aussi propre et sans bavure. Il a permis au deux équipes de construire, sifflant ce qui doit être sifflé et laissé l’avantage au bon moment. On peut retenir un hors-jeu inexistant sifflé contre El Arabi, mais ce n’est pas de sa faute.
Les buts :
26ème : Corner côté droit, centre de Belhanda prolongé au premier poteau par Kharja. Benatia n’avait plus qu’a poussé la balle au fond, et faire déchainer un pays assoifé de victoire.
39ème : Une chevauchée phénoménale du même Benatia digne d’un Beckenbauer des grands soirs, pour délivrer une passe dans le dos de la défense à Marouane Chamakh, qui d’un plat du pied magistral a prouvé a tout le monde qu’il savait jouer des pieds aussi.
61ème : Un dégagement à la Régis, une tête en chandelle qui n’aurait trompé aucune défense à part celle des Algériens. Youssef Hadji se retrouvont seul face a Mbolhi et qui n’a eu aucun mal a marqué, contre pied parfait.
70ème : Une énième longue passe dans une defense inexistance. Assaidi prend tout son temps, crochète le defenseur une premiere fois, puis une deuxieme fois lui faisant gouté par la meme occasion a la pelouse, puis petit pont sur le gardien. Impérial.
Les notes :
Lemyaghri (4/5) : Exellent sur le seul tir cadré du match. Sauvé par son poteau alors que l’attaquant n’était qu’a un metre du but. Un match tranquil, pour cause il a passé son temps a fêté les buts devant la caméra tellement il y’en avait.
Allioui (3/5) : Pour un defenseur central repositionné latéral droit c’est pas si mal, il a fait son match avec les moyens du bord, tenté quelques montées, bien maîtrisé Ziani. Il prend un carton jaune stupide -1.
Benatia (5/5) : Enorme, Colossal, Phénomenal, Monstrueux, Monumental. Aucun attaquant n’a reussi l’exploit de le dribbler, et pourtant ce n’est pas faut d’essayer. Un but, une passe décisive. What Else ?
El Kaoutari (4/5) : Un travail sobre mais efficace. Imposant par son physique, les attaquants Algériens n’ont pas osé le défier.
El Kaddouri (2/5) : Et encore je suis simpa de lui mettre un 2. Il a fait un match piètre, digne d’un Maxwell au Barça. Mis a mal par la rentré de Boudebouz, il a fallut les prières de tout un peuple reuni pour sauver ces débacles. Un couloir déserté, une technique balle au pied nul, des tacles en retard. Qu’on le jette au Lions !
Belhanda (3/5) : Une mauvaise premiere mi-temps, il n’as pas cessé de prendre les mauvais choix. Il s’est rattrapé comme il a pu dans la seconde, surtout sur la fin du match où il a pris son pied pour humilier tout ce qui passé à côté.
Hermach (4/5) : Un gros travail de récupération au milieu, il a répondu présent physiquement et fait son match proprement, faut dire qu’il veut a tout prix éviter la ligue 2, c’était le match a ne pas rater pour se faire remarquer.
Kharja (3/5) : A décu en tant que capitaine, il aurait du etre plus présent dans la construction du jeu. Il s’est rattrapé en fin de match lorsqu’il s’agissait de passe a dix.
Assaidi (5/5) : Innaretable, il s’est promené toute la soirée sur son côté gauche pour le plus grand malheur de Mostefa. Son but décrit bien toute la technique, le calme et la classe de ce joueur. Il a justifié toutes les attentes placés en lui par Gerets surtout, qui a misé gros. Bienvenue mon grand !
Hadji (4/5) : En véritable éléctron libre, il a fait ce qu’il voulait dans cette défense Algérienne. Un contre-pied parfait sur son but.
Chamakh (5/5) : RVP n’a qu’a bien se tenir, Chamakh est de retour. L’effet Premiere League se voit sur son jeu, il a affiné sa technique balle au pied et il est devenu meilleur dans le jeu aerien, sans pour autant perdre de son envie. Plat du pied parfait sur son but.
Les remplaçants :
Chihani (3/5) : (rentré à la 75ème) Il n’a rien eu a faire, la domination des marocains était total à son entrée. Un centre et puis s’en va.
Boussoufa (3/5) : (rentré à 80ème) Le petit poucet était attendu par tout un peuple, il a finalement déçu. Un superbe tir pied gauche pour conclure l’action du match, malheureusement Mbohli avait bien suivi.
El Arabi (3+1/5) : (rentré 85ème) Un but refusé sur hors jeu inexistant, un centre de Chihani sur un plateau raté à cause d’un innocent pied Algérien qui l’a fauché. +1 Pour le petit pont sur Lemmouchia. (http://www.youtube.com/watch?v=4TBh50Jg9Kk)
Aussitôt le match fini, les rues étaient bondaient de Marocains qui sortaient de nul part. Circulation coupée, des policiers par milliers pour éviter que l’échafaudage d’un soir ne se transforme en catastrophe. Mais il n’en était rien, l’humeur de 40 millions de personnes était à l’hystérie et la joie de la victoire. 5 années de disettes, 5 années ou on a du regarder des prestations nuls, des joueurs abérrants, des entraineurs à la ramasse, et ce soir s’était la récompense de cette attente. Les chants, plein d’insulte et de sarcasme, résonnaient sous l’impulsion d’un peuple en folie. L’Afrique n’a qu’a bien se tenir, le Maroc est bel et bien de retour !
Sur les lieux de l’attentat, les entraineurs étaient attendu pour la conférence de presse. Gerets donnait le ton.
– Le journaliste : « Une première question qu’on attendait depuis le départ de Adel Taarabt, on veut avoir votre version des choses, que s’est-il passé et comment vous expliquez le départ d’Adel Taarabt a 24h du début du match ? »
– Le grand, l’unique Eric Gerets : » Qui êtes-vous ? (Réponse du journaliste). C’est incroyable, vous êtes phénomenal. Mettez tous les caméras sur ce Monsieur pour le féliciter , qui a 15 joueurs qui ont couru, qui n’ont plus de souffle, y’as quelqu’un qui me casse les pieds (Je suis sur qu’il aurait voulu dire les couilles) de parler d’un joueur qui ne mérite PAS d’être ici ».
Ovation des journalistes surement ravi de l’humiliation de leur partenaire, et abasourdie par les paroles de cette homme. Tout cela s’est passé sous le regard d’un Benchikha les larmes au yeux. (http://www.facebook.com/video/video.php?v=231858856828080&oid=314394176640&comments)
2 acad’ en une, ca fait zizir.
Sinon désolé mais faudrait apprendre ce qu’est un STREAKER à la fin.