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L’accademica rossanera note Tottenham-Milan A.C. (0-0)

Jeudi 10 mars 2011

Ce triste soir du 9 mars aura été placé sous le signe du regret, ce sentiment pénétrant, lourd à supporter et à la fois gênant. Le regret avant tout de quitter pour la troisième fois consécutive la plus prestigieuse des coupes par la petite porte, une nouvelle fois en huitièmes de finale. Mais le plus rageant au fond, est d’avoir soi même ouvert la porte sans jamais essayer de s’extirper de ce marasme ambiant.
Ce match nul à White Hart Lane est d’une logique implacable tant les Spurs ont parfaitement préparé leur coup et exécuté à merveille un système de jeu leur permettant de garder précieusement leur avantage chèrement acquis à l’aller. Bien aidés par une morne attaque en berne, ils n’auront été que très peu inquiétés au final.

Les rêves de quarts de finale se seront ainsi envolés lors du match aller, sur le pré mortuaire de San Siro. Il est maintenant temps de s’entraîner à préparer les plateaux repas pour les mardis et mercredis et de regarder les autres équipes tenter d’accrocher ce sacré Graal. Sacré Graal qui a décidément choisi de bouder les routes transalpines.
Malgré ce goût amer en bouche, il est impératif d’accrocher un autre sacré Graal, tant désiré depuis 7 ans, le scudetto.

Les rossoneri se présentent au coup d’envoi avec une formation en 4-4-2, Seedorf faisant son come back devant la défense, épaulé par Boateng et Flamini. Le trio Robinho- Pato- Ibrahimovic complète ce onze de départ.
En face les Spurs alignent la même équipe qu’au match aller en attendant l’entrée en jeu de la rockstar Bale, le commentateur s’étant pignolé comme devant un poster de Clara Morgane.

Les notes :

Abbiati (3/5) : Pas grand chose à lui reprocher. Il a quelque fois mis en difficulté ces défenseurs centraux en leur envoyant des ballons suicidaires alors que deux attaquants les entouraient. Une certaine façon de briser sa monotonie. Devrait penser à changer son maillot vert , qu’il n’a plus quitté depuis la saison 2008.

Abate (3/5) : Houppette au vent, le blondinet est une nouvelle fois l’auteur d’une prestation somme toute correcte. Il n’y a tout de même pas de quoi émoustiller Mauro Tassotti sur son banc, qui se souvient lui de ses grandes montées et d’un Milan invincible qui aurait fait trembler Hannibal Lecter. Les temps changent…

Nesta et Silva (3/5) : Bien embêtés par le jeu de coude de Peter Crouch, ils auront su répondre avec roublardise et ruse. Tranchants, ils ont réussi de nombreuses interceptions et auront tenté d’insuffler un nouveau souffle en tentant des remontées de balle lorsque cela était possible. En vain, à défaut de se coltiner Messi, Ronaldo ou Rooney, ça sera Giaccomazzi, Bogdani et Okaka…

Jankulovski (2/5) : Après vingt bonnes premières minutes où il aura proposé sans cesse une solution sur son couloir, il se sera transformé en un jeune asthmatique, effectuant des tours de terrain au stade Hernando Siles (enceinte où évolue l’équipe nationale de Bolivie). En manque d’oxygène, marqué par le temps qui semble le ronger et atteint de bakary sagnaïte aiguë, il sera logiquement remplacé à défaut d’avoir trouvé une bouteille d’oxygène et un pied gauche.

Seedorf (5/5) : Que dire tant l’émotion fut grande… Il mériterait un 4, mais son interview en fin de match sonnant le glas de sa carrière en ligue des champions et son émotion au micro de la télé italienne auront fait chavirer mon petit coeur. Placé inhabituellement devant la défense, il aura eu le rôle d’un rein, assainissant les passes lui parvenant et distribuant à sa guise le jeu autour de lui. Il aura parcouru des kilomètres sans jamais froncer les sourcils. Peut quitter la scène européenne la tête haute, très haute.

Flamini (3/5) : Toujours cette activité incessante, Mathieu aura été plus sifflé qu’Elton John dans un club gay. Ca n’a pas eu l’air de lui déplaire tant il aura récupéré un bon nombre de ballons sans jamais faillir à sa tâche défensive. Mouille le maillot à défaut d’être fidèle, commence à se chercher un club pour la fin de son contrat.

Boateng (2/5) : A l’accoutumée placé devant les deux attaquants, il aura reculé d’un cran et a dû s’atteler à un travail défensif qui ne lui sied guère.  » Moi jpréfer la baston, kan ça saigne comme lé cochon, nixamere l’travail défensif, jvais t’filer un cou d’canif » a-t-il tonné à la fin du match.

Robinho (1/5) : Le premier mot qu’il m’ait été admis de dire sur son match et sorti tout naturellement de mon gosier fut un « CREVE » retentissant. Il aura vendangé un superbe centre en retrait de Pato en le reprenant avec autant de pression qu’un attaquant somalien à qui on aurait promis un steak s’il mettait le ballon au fond. Ses jambes semblaient molles et ses crochets aussi efficaces que le jeu de tête de Passe partout. Le genre de joueur qui ne franchira jamais le pallier nécessaire pour devenir un fuoriclasse… ah mais merde il a déjà 27 ans c’est vrai…

Ibrahimovic (1/5) : Comment peut on prétendre être le meilleur attaquant au monde et rendre une telle copie lors d’un match si important ? Il doit être LE joueur qui doit faire la différence lors de ce genre de match, celui qui doit au moins tout tenter pour. Mais au contraire, il se sera empétré dans l’axe central anglais tentant de passer entre 4 joueurs et essayant des passes que Ben Arfa n’aurait même pas imaginées. Reste le chat noir de cette compétition qui semble le haïr au plus profond d’elle même. Plus un cri de déception que de la colère, il aura trahi les supporters du Milan qui espéraient voir sortir quelquechose de sa boîte magique.

Pato (3/5) : Le seul à s’être sorti les doigts du cul devant, il aura mis les mains dans le cambouis en parvenant à trouver quelques combinaisons grâce à ses excellents appels. Son côté virevoltant a de quoi faire tourner la tête à bien des défenses. A terriblement manqué d’un grand passeur derrière lui qui aurait pu l’emmener à la jouissance ultime du but.

Les entrants :

Antonini (non noté) : A remplacé le suffocant Jankulovski et a apporté une belle qualité de centre qu’on ne lui avait plus soupçonné depuis des lustres… A certainement regagné sa place, c’est pour dire le niveau des arrières gauche au Milan , vivement le retour de Papy Zambrotta.

Merkel et Strasser (non notés) : Ont disposé de trop peu de temps de jeu pour pouvoir obtenir une appréciation.

L’adversaire :

Tottenham avait décidé de préserver son avantage au score en défendant de fort belle manière avec un travail incessant de ses deux milieux excentrés, Pienaar et Lennon, qui n’ont pas rechigné au travail défensif. Gros match de Sandro, golgoth du milieu de terrain aspirant bon nombre de ballons.

L’environnement:

-La clairvoyance de Paul Le Guen associée à cet hystérique de Stéphane Guy, parfaite groupie du foot anglais. Si ça continue ainsi, ce type finira sourd dans 2 ans à force de s’astiquer si ardemment.

-Le courage et la tristesse des tifosi milanais qu’on a réussi à entendre dans ce soi disant enfer de White Hart Lane annoncé à tout bout de champ. Mais ont-ils déjà vu des images venant d’Amérique du Sud, de pays de l’est voire même de divisions inférieures italiennes pour appeler ça un chaudron ??

 
Vos commentaires (vous pouvez créer votre gravatar en cliquant ici)
  • Hugog dit :

    Pffff, je peux déjà pronostiquer les résultats de tout les 1/8ème restants.
    Facile quand je suis pour une équipe, elle perd u_u.

  • attaquerapide dit :

    Performance sur le plan du jeu très triste des Milanais. Peu de relation au milieu avec des mouvements et des appels très peu intéressant de la part de Pato et Robinho.

    Le bloc trop étiré n’a pas permis de développer du jeu.
    Et pourtant au vue du nombre d’action Milan pouvait tout de même s’en sortir.

    Tottenham a bien joué le coup, ralentissant le jeu notamment en deuxième et cassant le rythme.

    Certains ont joué en dessous de leur niveau de performance, c’est ça qui a fait la différence.

  • Chulo dit :

    Rien à dire, les Spurs méritent leur qualif’ sur les deux matchs.

    Par contre, l’histoire de l’enfer de white hart lane, mouhahhahahaha. Désolé, j’ai rien d’autre qui me vient en tête.

    PS : Leur foutu oh when the saints go marchin’in me casse les burnes méchamment maintenant ! Si quelqu’un peut se dévouer pour les faire taire !

  • quentin dit :

    Un barcelonais qui se permet de juger l’ambiance dans un stade, on aura tout vu.

  • Rhinit Michuls dit :

    « Seedorf (5/5) : Que dire tant l’émotion fut grande… Il mériterait un 4, mais son interview en fin de match sonnant le glas de sa carrière en ligue des champions et son émotion au micro de la télé italienne auront fait chavirer mon petit coeur. »
    C’était beau oui.

  • Trifon Poliakov dit :

    Ibracadabra, 1/5

    Mais lui c’est qui putain ?? Quel escroc..

  • Chulo dit :

    ah ba loin de moi l’idée d’affirmer que le Camp Nou est une arène bouillante. Mais c’est juste que le patacaisse de Stéphane Guy sur WHL faisait que le spectateur lambda s’attendait à assister à un match à la bombonera ou à un derby athénien…

  • BasilDukeLee dit :

    Seedorf m’a donné envie de chialer. Maldini déjà c’était dur mais à la limite il était pas vraiment de « ma génération », mais Clarence j’ai tout suivi, depuis la C1 qu’il nous prend avec l’ajax à 18piges jusqu’à son match retour phénoménal contre Manchester en 2007. Quand à cette saloperie de Robinho, je lui faisais confiance, je l’avais adopté, il était dans le cercle de confiance!!! Pippo a dû se dire qu’il aurait calé un triplé hier vu tout ce qu’a foiré cette chèvre. CREVE!

  • Rafael_Wunderbar dit :

    Content pour les Spurs, ils ont super bien géré leur double confrontation et obtiennent leur qualif avec mérite.

  • aleKsson dit :

    Content pour les spurs également, une équipe sympa.
    Très belle académica, les comm sur les joueurs sont vraiment excellents, bravo !

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