Lyon-OM (1-0), La Canebière Académie chute

Aioli les sapiens,

 

Pénétrons sans plus attendre dans le vif du sujet, ce match au sommet de la Ligue 1, qui voit s’interrompre de sale manière notre série de victoires.

« Rien à signaler ici, à part des diatribes anti-arbitrales, des insanités régionalophobes, voire limite sexistes, ainsi que des sarcasmes litigieux sur les sexualités minoritaires. Mais je n’ai pas le temps de m’occuper de ça, le service censure a un code rouge en provenance de Guingamp, je file. »

 

L’équipe

Comme d’hab, si ce n’est que la tendance des latéraux à jouer à l’intérieur s’est très nettement affirmée ce soir : Mendy et Dja Djédjé, puis Lemina, ont ainsi squatté l’axe du terrain plus souvent qu’à leur tour en fonction des déplacements des milieux adverses.

 

Le match

Dix premières minutes difficiles, où Lyon nous presse et joue haut. Nous concédons des coups-francs sur des fautes d’une imbécillité digne du conseiller fiscal de Gilles Carrez, sans que nos adversaires n’en profitent. Première victime de ces débuts difficiles, Morel enchaîne une mauvaise passe suivie d’une faute idiote, sanctionnée d’un carton qui le privera du match à Paris.

Malgré une densité toujours forte au milieu de terrain, l’étreinte lyonnaise se relâche peu à peu. Il faut cependant attendre la 25e minute pour que nous proposions des combinaisons dignes de ce nom. Un tir d’Ayew au terme d’une belle action initiée par Thauvin est détourné par Lopes. Peu après, sur un excellent centre en profondeur de Payet, Bedimo enlace Thauvin et l’empêche de dévier le ballon. N’importe qui y verrait une faute passible d’un pénalty, sauf Monsieur Jaffredo, qui n’y voit que de l’amour.

Lyon nous met en danger notamment par des combinaisons côté gauche, où Ayew et Mendy sont souvent pris à revers sans qu’Imbula ou Morel ne parviennent à compenser. En ces occasions, la qualité immonde des centres adverses nous prouve que les joueurs lyonnais se fournissent chez le même opticien que M. Jaffredo, preuve s’il en était de leur connivence.

L’arbitre, justement, ne chôme pas tant le jeu est haché en cette première mi-temps. Une fois sur deux, le joueur qui parvient à faire la différence est proprement descendu, d’où une accumulation de coups-francs d’ailleurs aussi mal tirés d’un côté que de l’autre (Thauvin notamment, par ses passes invariablement foirées, tente lui aussi de se la jouer « solidarité entre amblyopes » pour s’attirer les bonnes grâces de l’homme en jaune).

Emportés par l’enthousiasme, Umtiti applique une semelle tout au long du tibia de Gignac, tandis que Tolisso trépane Dja Djédjé dans un duel aérien. Brice doit d’ailleurs sortir sur civière, remplacé par Lemina.

Au terme de cette première période, l’OM n’a pas semblé produire la débauche d’énergie habituelle ou, plus exactement, nos adversaires ont au moins autant couru que nous. D’ailleurs, si d’ordinaire la reprise nous est difficile, elle coïncide ici avec notre meilleure période de domination. Nos actions se déploient enfin et nous font progresser vers le but de la plus belle des manières. Mendy tire sur le poteau avant que Lopes, face à Ayew, rende hommage à son père spirituel Rémy Viercoutre : « Tâche de faire un arrêt miraculeux par an, si possible contre l’OM, ça fera peut-être oublier que tu es nul. »

C’est alors que, après un nouveau tir (rhéné) de Gignac, Lyon remonte tranquillement le ballon. Une petite séquence de passes plus tard, Lacazette pourrit Alaixys Romao et fixe à lui tout seul l’ensemble de notre défense, avant de décaler Gourcuff. Problème pour nous : préposé au marquage du bellâtre, Imbula le cherchait à l’infirmerie, par habitude. Le temps qu’il se rende compte de sa méprise, et Gourcuff avait déjà cinq mètres d’avance, que le Lyonnais s’empresse de perdre pour mieux humilier Gianelli d’un crochet avant de tromper Mandanda (1-0, 67e).

Occasions manquées on ne sait comment, but encaissé contre le cours du jeu : ce match a tout du massage prostatique appuyé. Aussi n’est-on guère surpris de voir l’arbitre ne pas siffler l’obstruction éléphantesque d’Umtiti sur Thauvin.

 

Malgré les protestations des Marseillais, Lionel Jaffredo reste impassible.

 

Pour faire bonne mesure, Ayew est sanctionné d’un avertissement sévère qui lui fera rater le déplacement au Parc (paradoxalement, il aurait été moins choquant de le voir expulsé après avoir langoureusement agrippé ledit arbitre, dans l’objectif avoué de lui faire ranger son carton où je pense).

Malgré les changements (Alessandrini pour Morel, Barrada pour Payet), l’OM peine à se montrer dangereux tandis que Lyon, bien regroupé, se procure des contres méthodiquement salopés par leur nouvel entrant Clinton Njie.

Après un dernier arrêt de Mandanda, la défaite est consommée. Efforçons-nous de ne pas laisser la douleur anale embrumer notre capacité d’analyse :

  • Dans l’absolu, cette défaite n’a rien d’alarmant : les circonstances nous ont été nettement défavorables et un nul, voire une victoire, auraient mieux rendu compte de nos nombreuses occasions ;
  • Ceci étant dit, c’est plus ou moins ce que nous disions après le match perdu contre Monaco l’an dernier, inaugural d’une série de défaites dans les grandes affiches, elle-même prélude à une série de défaites tout court. Alors certes le niveau de jeu n’a rien à voir, certes on est toujours en tête, certes « on ne méritait pas de perdre », toujours est-il que l’effectif manque une nouvelle fois l’occasion de franchir un palier une fois pour toutes.

Les joueurs

Mandanda (3/5) : Impuissant face à Gourcuff. N’est pas Clément Grenier qui veut.

Romao (2/5) : Si l’on excepte les fautes de con en début de match, le carton jaune précoce et la passivité face à Lacazette à l’origine du but, c’est une performance correcte, dans l’ensemble.

Nkoulou (4-/5) : Un ou deux dérapages sans conséquence, le genre de mec qui ose émettre des flatulences dans un slip blanc, en confiance.

Morel (2/5) : Un peu plus de dérapages et un peu plus de conséquences, dont celle de nous interdire dès maintenant de rêver à un but victorieux de Jérémy au Parc des Princes. Cruel.

Alessandrini (73e): Entré alors que le match devenait quelque peu désordonné, il n’a pas su provoquer le danger.

Dja Djédjé (3-/5) : Plus milieu axial que latéral sur ce match, à l’excès d’ailleurs sur certaines de nos phases offensives. Mais il n’a pas eu besoin de se compliquer la vie à réfléchir à son placement, Tolisso s’étant chargé à sa place de lui fracturer le cerveau.

Lemina (35e, 3-/5) : Bof. Tiens, tu veux que je te dise, si tu veux un commentaire, t’as qu’à l’écrire toi-même. On est dans l’ère du participatif, mon gars.

Mendy (3/5) : Bah oui, trois seulement. C’est sûr, au meilleur de notre domination, il fut impressionnant ; reste que sur le plan défensif, il a commis quelques erreurs et parfois laissé des boulevards.

Et surtout, recrute vite un conseiller en réseaux sociaux, ça t’évitera de relayer des messages malheureux.

Imbula (2-/5) : Match difficile mais sans grosse erreur, jusqu’au but. Il a eu beau se tenir à plus de 5 mètres de Gourcuff, le beau Yohan a quand même réussi à le faire danser. C’est le métier qui rentre.

Thauvin (2/5) : Alors d’accord, il a un gros chat noir qui le suit en permanence, ces jours-ci. Mais quand on fait autant de mauvais choix, faut comprendre que même la Sainte-Vierge finisse par s’énerver.

Ayew (3/5) : Quelques difficultés défensives, une faute bête valant suspension contre le PSG, mais aussi une grosse présence offensive avec plusieurs occasions sauvées par un Lopes envoûté. Pour faire des arrêts aussi miraculeux, le type a dû livrer sa femme à une messe noire où elle se fait prendre en sandwich par Jean-Michel Aulas et Gérard Collomb sous Fourvière, je ne vois que ça.

Cavani effleure délicatement le bras et se fait jeter. André malaxe franchement le téton et n’est pas sanctionné. Finalement, un arbitre, ça s’amadoue comme une femme.

 

Payet (2/5) : Il a apporté du danger bien plus sporadiquement que d’habitude, bien isolé qu’il était par les joueurs adverses. Mais ne lui jetons pas la pierre, je ne connais pas grand monde capable de passer une heure et quart entouré de quatre Lyonnais sans éprouver d’envies suicidaires.

Barrada (78e) : N’apporte pas le coup d’éclat qui pourrait le sortir davantage de sa condition de remplaçant.

AP Gignac (2-/5) : Pas un « deux » méchant, hein. Mais hélas, malgré son état d’esprit, André-Pierre s’est rarement trouvé en bonne position et, quand il le fut, s’est montré peu efficace. J’avais moins de remords à le sabrer quand il se traînait comme un gros sac.

 

L’invité zoologique : Hubert Fourmi

Industrieuse, grisâtre et pour tout dire ennuyeuse comme la mort, la fourmi est vantée pour des qualités de sérieux qui ne font pourtant bander que les plus rabougris des experts-comptables. Or, si tu enlèves la basilique grotesque et les quelques restaurants destinés à tromper le chaland en tentant de faire passer Lyon pour une ville de bons vivants, et que reste-t-il ? Un tas de terre rempli d’insectes mornes. Hubert Fourmi est donc bien l’invité approprié pour commenter ce match dans la capitale dégueule.

  • Les autres : Ils font chier. Bien organisés, solides au milieu, adroits devant (sauf ce pitre de Njie). Il faut vraiment leur rentrer dans le lard pour qu’ils craquent, ce que l’on n’a pas suffisamment réussi à faire ce soir. A part ceci, leur gardien est un escroc. Et Bisevac mérite aussi son étoile au Sergio Ramos’ Boulevard.
  • Vu d’en face : C’est là.
  • Vu d’ailleurs : L’analyse des Chroniques tactiques.
  • Le classement : On regarde toujours les autres de haut, c’est déjà ça.
  • La page abonnement: à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Le concours zoologique était d’ailleurs de haut niveau ce dimanche.

Bises massilianales,

Blaah

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

8 commentaires

  1. juste en passant, on sent à ta lecture que Antho Lopes est un imposteur…. Il est quand même meilleur que la fusion d’un coupet et d’un vercoutre (je vous laisse imaginer vos propres images pour la fusion)
    Sinon bon style

    Bonne saison

  2. ça fait chier de voir les lyonnais gagner pour la simple et bonne raison qu’on va devoir se coltiner leurs joueurs de merde pendant 120 ans en EdF…

  3. Superbe comparaison arbitres / femmes.
    je tente la miennen:
    Les arbitres c’est comme les femmes, on s en fout de savoir combien de temps ils mettent pour jouir.
    Désolé

  4. Bon ben faut voir la réaction à Paris.
    Je n’ai pas souvenir de m’être autant emporté contre l’arbitrage qu’hier…
    Mais bon fallait les coller au fond, même si effectivement, c’est ‘abord nous les fautif en n’aillant pas marqué…
    Mention spéciale pour Dimsou…LOL
    Et Fékir, putain, c’est quoi ces blagues avec N’Jie, c’est des joueur de L1???

  5. Le but de Gourcuff va rester dans votre tête durant toute la semaine.

    Bon style de rédaction.

  6. Analyse plutôt juste. 1e fois que je vois l’OM jouer cette saison, ben c’est pas mal du tout. Ca bouge bien, ça combine, ça défend pas mal. Je dois avouer que je suis plutôt d’accord sur les pénos, on peut dire merci à l’homme en jaune sur ce coup. Le match nul aurait été surement logique. Vous pouvez vous consoler qu’au moins on vous a pas mis un vieux but de raccroc.
    Good luck contre la bande à Zlatan.

  7. Défoncer Paris reste la meilleure manière pour vous d’oublier ce match.

    @homerc, c’est normal pour toi ne pas habituellement contester l’arbitrage, Porto, Pinto da Costa, toussa quoi…

  8. Sentiment bizarre, surtout quand on repense à notre précédent déplacement à Gerland où nous avions ramené le nul après avoir été piétiné durant 75mn mais c’était déjà une autre époque…
    Car nous sommes dans une nouvelle ère, et je ne partage pas ton analyse finale Blaah, dans mon souvenir nous n’avions quasiment pas existé contre Monaco en seconde mi-temps l’année dernière, rien à voir avec la prestation de dimanche.
    Sur les prochains gros matchs il faudra être plus efficace dans nos temps forts, les lyonnais ont eu de la chatte mais nous n’avons pas à rougir de notre performance.
    Encore 4 points d’avance, 2 matchs dont un amical en coupe de la ligue chez les rhennés pour faire tourner et un autre en championnat de coupe de France contre le petit poucet lensois, parfait pour se préparer avant Paris, cet accident de parcours n’a rien de catastrophique et restera anecdotique si nous reprenons de suite notre rythme de croisière.

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