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Metz-Créteil (3-1) : La Metz que Un Club Académie vient conquérir le monde

Samedi 8 septembre 2012

 Qu’est-ce qui a Créteil Lusitanos ? T’as cru que t’allais venir à Sinsinf’ et faire le patron avec ton accent à couper à la morue ? T’as cru que le Graoully allait te laisser des miettes, ne serait-ce qu’un point ? Nenni. Comme t’es venu, t’es reparti, avec 15 points, 5 victoires et pas plus. Car en haut, sur le fauteuil du patron, c’est le Gobert et sa bande de petits noirs !

Bon certes, sur le coup là, Rigobert fait un peu le malin. On dirait P’tit Louis avec des seins. Et puis certes, c’est que le premier ex-aequo de Natianal que Metz vient de bouffer tout cru, avec tout, et sauce blanche sur les portuguay. Mais ça faisait tellement longtemps que le Graoully n’avait troqué son grenâtre moribond, pour un grenat vermillon, sanguin et furibond !

Car, en effet, cela faisait belle lurette, voire très belle lurette, que Metz n’avait enchaîné 8 victoires d’affilée (champianal et Coupe Moustache confondus). Encore plus belle lurette, que Metz n’avait régalé ces supporters de la sorte, avec un jeu léché, un jeu pourléché même, à faire rougir Fernando ou Hristo en personne. En conséquence de quoi, cela faisait également des lustres de belle lurette que Sinsinf’ n’avait rugit de la sorte. Et Créteil Luchitanoch d’en faire les frais.

Footibol ! :

-2e : Se garer plus loin de Sinsinf’, piétiner avant l’arrivée au stade, faire la queue à l’entrée… Il n’y a des signes qui ne trompent pas, Metz est bien de retour en Liguain.

-1e : 10 000 personnes à Sinsinf’. En troisième division. Putain de merde.

-1e : Le speaker annonce l’absence d’Albert Cartier, hospitalisé en urgence dans l’après-midi. C’est donc l’adjoint, un belge, qui va coacher ce soir. Un belge coach. Comme si c’était possible.

1e : Sakho et Bussmann suspendus, ils sont remplacés respectivement par Gueye (Moussa pour les intimes) et Lejeune (Kévin de son état).

2e : BUUUUUUUUUUUT pour Metz. Keita ! Rigobert n’a rien vu mais il est content. C’est con quand même un Rigobert.

5e : Les Cristolliens-luchitaniens ne se laissent pas pour autant impressionner et tentent de faire du foot. Rigobert apprécie le geste…

9e : et se montrent dangereux sur CPA, notamment grâce à la patte du vétéran Jean-Michel Lesinge.

14e : Tête sur la barre d’un Portugay. Une fois de plus Carrasso décide de rester plantés là sur le corner et laisse le maçon portugay taper le ballon avec son front.

18e : Metz reprend de l’écaille de la bête.

25e : On ne s’ennuie pas : le match et plaisant et engagé. Guerriero qui regarde le match à la télé s’emballe un peu et tacle son salon.

32e : Et quand on s’ennuie un tantinet, il suffit de regarder jouer Virginie Le Sommer. Oui, elle joue à Créteil. Arrière droite. Et elle est nulle.

36e : Mayoro N’Doye (joueur de football professionnel du FC Metz) prend le ballon dans les panards de Cheick N’Doye (maçon de Créteil Luchitanoch), qui tacle et reprend possession du ballon. Un N’Doye partout.

40e : Coup-franc bien placé pour Lejeune. C’est enroulé, renvoyé par le maçon-de-but lusitanien, et repris par Gueye. 2-0, bonne ambiance.

42e : La fin est houleuse. Ça s’échauffoure sur le pré.

45e : Sur un corner, une fois n’est pas coutume, Metz est en difficulté, et Dabo marque entre les jambes de Gueye. 2-1. Gueye avouera après coup, ne pas savoir comment contrôler ses jambes.

46e : L’arbitre renvoie tout le monde aux vestiaires (sauf les Indiens et les Chinois parce qu’ils sont trop nombreux, et les vestiaires du FC Metz bien trop étriqués).

47e : Un Cristollien vient faire le malin d’un peu trop près de l’homme en jaune, et récolte un deuxième avertissement. Synonyme de… carton rouge. Rigobert n’a jamais rien compris à ces histoires de synonymes.

Mi-temps : Rigobert se demande ce que ça doit faire d’habiter à Carquefou.

49e : A onze contre dix, Metz déroule. Créteil joue son va-tout, et tente de construire le mur de brique le plus rapide de l’histoire du Portugal.

52e : Mais les accélérations fulgurantes des petits milieux messins mettent à mal le projet de mur Portugay et tantôt N’Gbakoto tantôt Sarr viennent étaler leur talent autour des reins de leurs adversaires.

54e : Bouna Sarr, impressionnant de facilité, marque en solo. 3-1. Belle lurette, Rigobert vous dit.

56e : Ça dribble, ça passe, ça tire. Le public entame une « ola ». Rigobert a la goutte à l’œil.

62e : Et dire que certains sont devant M6. Bande de hipsters.

73e : Séance de conservation. Metz joue au toro. Puis à la passe à dix. Puis à chat-perché. Créteil est aux abois.

82e : Un Gueye sort de Sinsinf’ sous les vivats du public. Ironie du sort, comme un symbole et tout et tout. Dommage qu’aucun journaleux sportif indigne de son nom n’ait été là.

87e : Entrée en jeu de Samy Kehli. La fête est gâchée.

90e : Il y aura huit ans de temps additionnel.

Fin du match : Rigobert peut mourir tranquille. Le plus tard possible, mais tranquille.

Des buts, des dribbles et des Portugay malheureux ici même.

Notes objectives et appréciations du jury monocéphale :

Johann Carrasso, 3/5 : Entrainé par l’euphorie, Rigobert perd son sang-froid et surnote le frère de. Un bel arrêt, deux belles sorties, cinq dégagements et ça fait trois. Y’a plus de saisons.

Romain Métaceinture, 5/5 : Putain de bolide qui a fait de son couloir une rampe de lancement. Rien ne pouvait passer ce soir. Même le vent avait du mal à dribbler Métanire. Dieu existe donc.

Kévin Lejeune, 4/5 : Replacé arrière gauche, pour pallier l’absence de l’homme-bus, Kévin a fait le travail comme un chef dans le secteur défensif, en dehors d’une ou deux petite frasques imputables à son prénom. Et dans le secteur offensif, Lejeune a bouffé de la morue.

Guido el’ patron Milan, 5/5 : Entre se battre en duel contre un ours blessé et Guido Milan endormi, Rigobert choisit la un. L’argentin n’a pas des cheveux, il a un lasso. Et que vous soyez maçon-footballeur portugay ou « balrog », croyez-en le Gobert « VOUS NE PASSEREZ PAS ! ».

Romain Inez, 3/5 : Dans les duels il est fort comme un turc. Par contre ne lui demandez pas de jouer au foot, il n’aime pas ça. Sorti sur blessure de la couille droite à la pause.

Grégory Captain Tonton Proment, 4/5 : Homme à tout faire. Proment fait le ménage, tacle, ratisse, relance, oriente, calme, accélère (non je déconne), ralentit, tire et gueule. 102% de passes réussies.

Mayoro N’Doye, 4/5 : Discret et impeccable, batailleur acharné et maître tacticien, Mayoro a trois Makélélé dans chaque jambe. Et Rigobert n’exagère pas.

Génie N’Gbakoto, 4/5 : Détonateur patenté, Yéni commence enfin à prendre la pleine mesure de son talent. Illustration avec cette action de classe : contrôle à 235 km/h, petit virage avec un râteau splendide et frappe du gauche que le maçon-de-but dévie en corner. Yéni Audessudulo.

Roi Bouna Sarr, 5/5 : Le petit homme chétif qui court droit comme un I, la tête haute et le ballon collé au pied, c’est le roi Bouna. Le petit gars qui a éliminé 892 adversaires directs ce soir, c’est le roi Bouna. Le petit être qui savait planté les choux à la mode de chez nous, c’est le roi Bouna. Homme parfait va.

Alhassane Keita, 4/5 : Buteur dans les premiers instants du match, Keita a bien facilité la tâche messine. Et s’il a parfois pêché dans l’avant-dernier geste, le dernier geste, le geste d’avant, le premier geste ou les autres gestes, il a compensé par un abattage considérable et un impact remarquable.

Moussaka Gueye, 3/5 : Un match moyen, relevé par son but. Car sinon, n’en déplaise à Sinsinf’, Moussa n’a pas montré qu’il valait le coup. Par contre il a montré ses grandes guiboles le Diabaté du pauvre. Du très pauvre.


Les remplaçants qui nous veulent du bien :

Ahmed Kashi, 4/5 : 45 minutes pour montrer ce qu’il savait faire. Mission accomplie. Ahmed a gratté un nombre considérable de ballons, et les a bonifiés en s’avérant plutôt à l’aise dans la construction. Et un crâne chauve et mat sur la pelouse commençait à manquer au Gobert.

Thibault Bourgeois, non noté : Il revenait de blessure. Comme toujours. A dans six mois.

Samy Kehli, 0/5 : Alors mon petit Samy, on croyait profiter de la ferveur collective pour passer inaperçu ? On pensait pouvoir échapper à l’œil du Gobert ? On se disait qu’après-tout, on n’avait rien fait de mal ? Scrogneugneu, arrête de geindre ou Rigobert fait les gros-yeux ! Trois minutes en jeu, c’est trois minutes de trop ! Ouste vilaine chose toute molle ! Misérable ! Enfant maudit ! Chien de la casse ! Pitre ! Branquignole ! Arménien !

Rigobert Pirès.

PS : Hors-jeu, ils sont gentils. Du coup si toi aussi tu préfères la gentillesse à la méchanceté, donne leur des sous. Cet argent œuvrera uniquement à lutter contre le SIDA et Jérémy Morel.

Sinon, tu peux retrouver Rigobert sur Facebook. Mais pas sur Tweeter, car c’est pour les homosexuels et les pédés.

 
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