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Revolution – Impact (2-4) : L’IMPACT ACADÉMIE livre ses notes

Vendredi 13 septembre 2013

The Revolution will be televised…

 

Cassé. Semaine blessure à Montréal. Au sortir de la game à Philly samedi dernier, j’étais heureux du point pris et des dégâts limités. Si le point est bel est bien acquis, l’Impact a subi quelques dommages collatéraux, et Hernan Bernardello a pris cher sur l’une de ses dernières actions. Résultat, une cheville gonflée comme un melon d’eau dimanche dernier, qui annonçait déjà au moins deux, trois semaines d’absence. L’acuponcture et les méthodes ancestrales de soins shintoïste n’y feront rien, Hernan manquera au minimum un mois de compèt’, et en profite pour tuer le crade-game sur Touitteur.

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Et comme une blessure ne suffit pas, c’est Adrian « Piscu » Lopez qui gagne une visite à l’Hôtel-Dieu, boîté qu’il fut par Blake Smith, deux joueurs sous-utilisés. Excès d’engagement ? Diagnostic : les croisés, saison terminée. Les deux recrues de juillet sont donc out, alors que Bernardello s’intégrait de mieux en mieux dans le milieu Bleu et Noir. Quant à Piscu, venu parer à une éventuelle fissure anale de Nesta, il n’aura eu l’occasion que de s’exprimer 45 minutes à Heredia, avant de découper du Guatémaltèque et se prendre un rouge (cf. Acad’ vs Heredia).

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copains comme blessés

 

Si le milieu montréalais est fourni et permet plusieurs solutions de rechange à la blessure de Hernan, l’absence de Lopez en défense centrale s’avère plus gênante, d’autant plus que le froid approchant, l’arthrose d’Alessandro a tendance à se réveiller. Il faudra probablement se décider à aligner les jeunes Tissot ou Lefèvre un jour ou l’autre. Mais plutôt l’autre. Tiens bon Sandro.

 

Matchday

Deuxième match sur la route de suite pour l’Impact, qui se déplace à Foxborough, MA, pour défier la Révolution de la Nouvelle-Angleterre. Un pré-game qui ressemble étrangement à celui de la semaine dernière, les Revs se battant à la cinquième place pour rester au-dessus de la ligne de flottaison des Séries, sous la pression constante du Dynamo Houston. Une victoire leur permettrait de se rapprocher à deux points.
Mais la pression est également sur les Bleu et Noir, qui joueront en Blanc et Bleu, car et Kansas City samedi, et New York dimanche après-midi se sont imposés facilement, respectivement contre Columbus et Houston. Toutes deux alors à 3 points, le blanchissage de la Nouvelle-Angleterre devient une priorité pour l’Impact s’il veut recoller de suite et conserver sa première place. Coach Schällibaum, de retour de suspension pour une période indéfinie, aligne cependant un milieu étonnant, avec 3 joueurs à vocation plus défensive resserrés dans l’axe, pour contrer la percussion des Rowe, Nguyen et Fagundez.

Et après tout, pour mater une Révolution, les exemples foisonnent.

 

Alignement

Révolution de la Nouvelle-Angleterre : Matt Reis – José Goncalves, Andrew Farrell, Chris Tierney, A.J. Soares – Kelyn Rowe, Scott Caldwell, Diego Fagundez, Lee Nguyen (Juan Toja 68’), Chad Barrett (Bobby Shuttleworth 7’) – Dimitry Imbongo (Saer Sene 74’).

Substituts inactifs : Darrius Barnes, Stephen McCarthy – Andy Dorman – Charlie Davies.

 

Impact de Montréal : Troy Perkins – Jeb Brovsky, Alessandro Nesta, Matteo Ferrari, Hassoun Camara – Collen Warner, Patrice Bernier, Davy Arnaud (Andrea Pisanu 80’), Felipe (Daniele Paponi 72’), Justin Mapp – Marco Di Vaio (Andrew Wenger 89’).

Substituts inactifs : Evan Bush – Maxim Tissot, Wandrille Lefèvre – Sanna Nyassi.

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Faits saillants

L’alignement proposé par coach Schällibaum doit nécessairement se montrer sur le terrain par un positionnement assez bas du bloc, devant sa surface de dédommagement, bloquant aux Nouveaux-Anglais les solutions dans l’axe. En explosant en contre par Mapp et Felipe, l’Impact espère ainsi contenir son adversaire et exploiter les quelques occasions qui s’offrent à lui. Un plan qui va parfaitement marcher durant les 4 premières minutes. Jusqu’à l’entrée en scène de Sorin Stoica.

Après un très bon jeu en triangle aux abords de la surface par Arnaud, Di Vaio et Felipe, ce dernier trouve le Romain dans le dos de la défense. Marco foire sa reprise qui se transforme en un crochet dévastateur pour Matt Reis, le portier nouvel-anglais. Celui-ci attrape la guibole de Marco qui ne se fait pas prier pour s’effondrer. Le référé désigne plutôt logiquement le point de pénalité, mais révèle son vrai côté SM. Occupé pendant les 5 premières minutes à vaseliner ses imposants avant-bras, Stoica décide de double-fister tout le Massachussetts en sortant le rouge direct pour Reis. Le « gros goal » a beau bourrasser, Matteo Ferrari, en gars fin, lui explique malgré tout que « This is the law ». Chad Barrett cède sa place à Bobby Shuttleworth, plonge environ 45 secondes avant la course d’élan de Pat’ Bernier qui transforme. 0-1, 8e.

Commence alors une nouvelle game pour Montréal. Hésitant entre laisser la possession et attaquer de suite, les Bleu et Noir se retrouvent le cul entre deux chaises, et subissent la hargne des Tricolores. En jouant bas, l’Impact se couvre d’une éventuelle prise par derrière, mais s’expose à des fautes d’inattention. Comme prévu les Revs ne passent pas par les ailes, bien bloquées par Hassoun et Jeb. Après une ou deux alertes, Fagundez s’infiltre plein axe profitant de attentisme des milieux défensifs. Palabres entre ritals en défense permettant à Fagundez de glisser à Ibmongo, Jeb sort un gros tacle qui pin-ball sur Fagundez. 1-1, 26e. À ne pas savoir comment gérer et jouer, on s’expose à ce genre de nonoterie.

Sorin Stoica, acte I, scène 2. Quatre hors-jeu de Di Vaio plus tard, sur une bonne passe de Brovsky dans la surface, Felipe s’écroule face à la frôlette de Goncalvès. Penalty. Bernier s’en va varger une seconde fois Shuttleworth qui avait cette fois décidé de plonger 45 secondes après le shoot. 1-2. 33e. Deux péno affreusement/parfaitement tirés par le Pat’. Attitude pas très chalante du mec qui sait que rien n’est fait. <3.

Les Revs marquent le coup de ce deuxième péno vraiment pire que limite et Montréal, toujours un peu hésitant, en profite juste avant la mi-temps. Sur une circulation de balle au milieu du terrain, Hassoun envoie un baloune en une touche pied gauche à Marco par-dessus la défense. Marco enchaîne sa classique crochet-bisou-frappe et termine de mettre du sable dans les vagins des Révolutionnaires. 45e+1, 1-3. Crissement bien payé.

Heureusement (pour le jeu) la mi-temps fait beaucoup de bien aux Montréalais. Schällibaum a certainement redonné les bonnes consignes à son gang, celles qu’on donnerait à un team qui joue à 11 contre 10. Faites moi courir ces flôs et profitez des espaces. Les Revs reviennent eux-aussi motivés comme des robineux un jour de Free Burritos à Montréal. La paire Hassoun-Marco fait à nouveau du boulot propre 10 minutes après la reprise. Longue galette du premier dans les pieds du second. Un crochet, un bisou, une frappe. 1-4, 56e, de quoi fermer le claque-marde des commentateurs de CSN. Non, Marco n’est pas éternellement hors-jeu, d’une claque sur chaque foufoune il le leur a rappelé.

L’Impact va alors très bien endormir le match pendant 20 bonnes minutes de circulation, mais l’apathie les gagnant réveille les velléités des Révolutionnaires. Kelyn Rowe, tel Saint-Just s’élevant face au pouvoir absolu de l’équipe à la fleur de lys, tente à plusieurs reprises de percer la barricade qui se dresse devant son antre. Il y parvient à un quart d’heure de la fin sur un exploit personnel. Après un bon mouvement dans l’axe, il s’infiltre et niaise Matteo Ferrari avant de s’essayer à l’enroulade. Succès, le baloune finit dans la lunette d’un Perkins impuissant. 2-4, 76e. Toulayte les glandus.

Plus rien ne sera marqué, malgré quelques frayeurs des deux côtés. Blanchissage donc, mais match étrange tant il fut tué par le Référé dès la 5e. On appréciera néanmoins la bonne gestion de la deuxième demie, et personnellement le coaching de Schälli, qui a préféré assurer le résultat plutôt de que faire des expériences douteuses en fin de match, sentant bien que le team n’est toujours pas au top sur la route et que les Revs ne se sont jamais vraiment avoués vaincus.

Quoi qu’il en soit, l’Impact a pris 4 points sur ces deux matches sur la route qui s’annonçaient périlleux face à deux équipes très joueuses et douées, et conserve son trône du haut duquel il peut allégrement lâcher des perlouzes sur ses voisins Nouveaux-Yorkais et Kansassiens. Cette victoire fait d’autant plus de bien qu’elle permet d’éviter les questionnements inutiles relevant des choix du coach si le résultat avait été négatif. Il faudra néanmoins remontrer du jeu le week-end prochain.

 

Le tableau

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Un pack de Montréal

Troy Perkins (3/5) : Troy a fait le boulot, sans éclat, sans boulette non plus, bien qu’il sorte un peu vite sur l’égalisation des Revs, ce qui l’élimine d’office sur la frappe de Fagundez.

Jeb Brovsky (2/5) : Encore un match sur la route compliqué pour lui. S’il manque de chance sur son intervention de la 26e, il a surtout commis des erreurs de placement dangereuses.

Matteo Ferrari (2/5) : Matteo a également passé une soirée difficile. Aux pâquerettes total sur le premier but, il se fait balader par Rowe sur le second. De bonnes interventions malgré tout.

Alessandro Nesta (3/5) : Sandro enchaîne les bonnes perfs. Sans se livrer comme il a pu le faire, il est resté sur ses pieds et a bloqué nombre d’incursions nouvelles-anglaises. Avec Lopez absent, on prie pour ses cuissots.

Hassoun Camara (5/5) : Monstrueux Hassoun. Un mur défensive, et une soirée caviar pour lui, avec deux mentions d’aide à la crème pour Di Vaio, et un Impact (de Montréal) physique à liquéfier la dernière des nymphos.

Patrice Bernier (4/5) : Captain pas captain Pat’ toujours présent. Deux penalties tirés les mains dans les poches, mais surtout une tenue de baloune et une circulation très bien réalisée en seconde demie. Bel homme.

Davy Arnaud (cap) (4/5) : Captain, vraiment captain ce soir, Davy n’a pas fait le retour qu’on attendait vraiment. Il s’est imposé en première demie comme à la bonne époque, malgré son placement légèrement décallé sur la gauche. Il est à l’origine du premier but et s’est battu tant qu’il a pu. Classe.

Collen Warner (2/5) : L’absent. Trop peu de balounes touchés pour un milieu qui se voulait à la fois râtisseur et rampe de lancement. Il ne fut ni l’un ni l’autre, dépassé par la vitesse des Revs, comme sur le premier but où il était parti pisser.

Felipe Martins (3/5) : Souvent esseulé avec Marco devant, il a profité de ses quelques possessions pour montrer l’étendue de son talent. Un baloune sublime pour Marco sur le goal n°1, et une aisance technique appréciable dans ce genre de match. Costaud.

Justin Mapp (2/5) : Mais où étais-tu Justin ? Deuxième match un peu moins dedans pour Mapp qui marque peut-être un peu le coup de ses grosses perfs d’août. Pas d’épopée fantastique à se mettre sous la quenotte, mais un travail défensif régulier et nécessaire.

Marco Di Vaio (5/5) : Sept hors-jeu, deux véritables occaz’, deux buts. Marco est un tueur, il a anéanti les espoirs de la Révolution à lui tout seul, tel Bachar, en amenant l’expulsion du gardien. Puis, a fini le boulot en violant deux fois les corps nouveaux-anglais déjà meurtris.

 

Substituts

Daniele Paponi (pas grand-chose/5) : Il a voulu marquer le cinquième tout seul, il aurait dû faire la passe.

Andrea Pisanu (non noté) : Rentré.

Andrew Wenger (non noté) : Pareil, mais moins longtemps.

 

Mention spéciale aux Ultras qu’on a entendu chanter tout le match, une grosse performance, fallait pas confisquer le tifo.

 

Les faits saillants sont disponibles en vidéo ici, après l’avertissement
http://www.impactmontreal.com/fr/news/2013/09/highlights-ne-revolution-2-4-montreal-impact

À tantôt, soit samedi 14 septembre, pour le retour de l’Impact au Saputo. Ils y affronteront le Columbus Crew, des mecs qui se prennent pour des b-boys avec leur blaze de rappeur. Nous, on a Sidney. H.I.P.H.O.P.

Becs anaux.

Mauricio Vincello.

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  • Mèch Tuyot dit :

    Si jamais t’as leur numéro envoie je joie régulièrement central même si j’aime pas trop ça, je peux dépanner et je mange de la poutine avec plaisir.

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