AVRANCHES – LAVAL (2-1) : LA BUTÀLAVAL ACADÉMIE SE VOIT TROP BEAU

Le contexte : Un déplacement chez la lanterne rouge, 4 points en 10 matchs, zéro victoire à domicile, une odeur de poisson frit dans toute la ville. Bref, le match où tu te demandes juste si tu vas gagner de justesse ou largement, surtout que tu dois gagner avant d’être exempt le week-end prochain (et au final tu perds à la 90e, bref).

L’équipe : Scaramozzino est guéri (#askip) mais coach Nobilo préfère laisser Zéoula arrière gauche. Le jeune Perrier de nouveau titulaire comme milieu droit plutôt que Pandor. Sarr de retour au milieu. Le 11 : Hautbois – Perrot, Ba, Mendes, Zéoula – Perrier (Pandor, 46′), Sarr, Dabo, Neyou – Mayela (Etinof, 81′), Bosetti.

L’affiche du match : pêcheur contre paysan.

Le match : Ce match c’est un peu la soirée « shot à 1 euro » de tes jeudis soir étudiants les plus endiablés. Tu sens d’avance que ça va être génial, que ça peut potentiellement partir en vrille, mais t’es assez enthousiaste ; même si une légère once de crainte te titille par moment.

Bon, le début est sympa quand tu empiles les premiers shots : Laval est parfaitement rentré dans ce match, tactiquement, et un beau mouvement collectif amène l’ouverture du score avec un centre de Neyou et une tête de Mayela (0-1, 13′). Mais en fait la soirée devient vite un peu moins fun, t’es barbouillé, un peu mollasson. L’adversaire a plus d’envie, mais techniquement t’es supérieur.

Et statistiquement dans une soirée étudiante, si t’as une bonne réputation au lit et que tu fais bonne impression en début de soirée, même si t’es pas à ton maximum, normalement t’as toujours plus de chance de pécho qu’un mec moyen, qui se force à avoir confiance en lui. Du coup, à la mi-temps Avranches 0-1 Laval.

Les 90 minutes lavalloises en 3 secondes.

Mais aussi beau gosse et bien réputé que tu sois, il y a un moment où il faut quand même faire gaffe au mec moyen, surtout s’il a grave plus envie que toi. Dégagement d’Hautbois : un Avranchinais remporte le duel aérien dans le rond central, un autre prolonge le ballon en profondeur, un troisième (il s’appelle Charles Dutournier, au cas où ça a un quelconque intérêt) conclut aux dix-huit mètres (1-1, 55′). Net, rapide, précis. Pendant ce temps tu restes barbouillé, tu tentes des trucs mais ça marche pas. Par contre en face, ils ont la niaque les gars. Et alors que la soirée se termine, que tu sens qu’elle sera quoiqu’il arrive un peu ratée, t’es rendu au point d’espérer que ça parte pas complètement en vrille. Mais, 90e minute, coup-franc, cafouillage, marquage jemenfoutiste et Lusinga donne la victoire à Avranches (2-1, 90′).

Le genre de soirée où tu dis à ta meuf que tu pars à une soirée « shot à 1 euro » avec tes potes. Au début, tu dis à tes potes que tu vas prendre une bonne race, tu vas taper tout le monde aux fléchettes, et s’il y a moyen tu vas même pécho un coup d’un soir. Au final, t’as le bide souillé, tu passes une soirée pourrie, et quand tu rentres ta meuf est pas là, elle est chez un mec « mais c’est juste un pote ». Du coup faut faire un break : Laval sera exempt lors de la prochaine journée et ira défier le Stade Pontyvien de Pontivy au 7e tour de Coupe de France.

Le résumé vidéo :

Les notes :

Hautbois (2/5) : lâché par sa défense, deux buts encaissés.

Perrot (2/5) : se fait bouger physiquement parfois, la grinta ne suffit pas.

Mendes (2/5) : trop fougueux par moment, ce qui cause quelques erreurs de placement comme sur l’égalisation.

Ba (2/5) : lui a la vista défensive, mais manque de vitesse… comme sur l’égalisation.

Perrier (2/5) : de la bonne volonté, mais encore sacrifié au nom de l’équipe à la mi-temps.

Dabo (2/5) : quand Dabo tousse, toute l’équipe est malade.

Sarr (2-/5) : le souci du 4-4-2 à plat sur un match comme ça où il impose difficilement sa technique et manque d’impact.

Neyou (2+/5) : encourageant dans sa capacité à allier l’utile et l’agréable dans ses grigris.

Mayela (3/5) : un but, des efforts, d’autres occasions…

Bosetti (2/5) : des efforts, des occasions, pas de but ; beaucoup de volonté mais peu d’efficacité, à l’instar de toutes les fois où il dézone.

Remplaçants :

Pandor (1/5) : quelques accélérations, beaucoup de mauvais choix, des oublis défensifs, lâche le marquage sur le 2e but.

Etinof (non-noté) : chaque fois il rentre à la fin, le coach aime sûrement qu’on écrive son nom sans rien pouvoir dire.

 

Le comité Frantix
Sur Twitter : FrantixLeBasser

Frantix Le Basser

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *