Créteil – eTG (0-0) : la Croix de Savoie Académie se cherche.

Après la grève académique de la 29e journée de L2 suite au StéphaneGate, la CdSA se remet en question et vous propose différents styles dans cet article écrit à quatre couilles (grosses et velues).

Nan parce qu’avec toutes les choses, bonnes ou mauvaises, qui ont été tentées sur ces cîmes perdues du royaume d’HorsJeu (mâtin, quel site), se faire dire qu’on n’est ni caustique, ni didactique et trop anal, ça fait comme une sorte de fussoir. Sans parler d’un soit-disant manque de régularité alors même que nous n’avons pas raté un match en 2016. En réponse, nous vous livrons une acad’ d’hiver et avariée dans laquelle nous vous proposons de piocher ce qui vous plaît, afin de vous proposer le meilleur pour le futur. Parce qu’on vous aime. Las, sucez-nous ou lapidez-nous, mais c’est à vous de choisir dans ce qui suit.

Bonjour Mesdames et Messieurs,

Soucieux de la ligne éditoriale du nouvel HorsJeu dictée par Stéphane, j’écris cette académie d’une main résolument portée vers l’avenir. Un avenir qui s’assombrit pour nos Croix de Savoie au fil de cette saison, qui nous a offert un exercice bercé de promesses puis de faiblesses pour nous emmener finalement sur celui de la peur. L’enfer du National nous tend les mains, nos joueurs n’ont pas conscience que des salariés et leurs familles dépendent de leur résolution à porter haut l’emblème du club. Devant la politique austère du gouvernement qui fait la part belle au MEDEF et devant la précarité devenue honteusement ordinaire de la majorité de nos concitoyens, nos joueurs devaient se montrer conquérants pour sauver ces femmes et hommes de l’ombre afin qu’ils ne sombrent pas dans les méandres d’un pôle emploi dépassé par la crise économique qui traverse encore et toujours notre douce France.

Une Académie responsable et également biodégradable, afin de préserver nos beaux et bucoliques paysages – du moins ce que l’Homme et sa main destructrice n’a pas encore abimé- Savoyards, sa faune et sa flore qui me rappelle chaque matin que la nature me domine et non cette société de consommation sans émotion.

 

L’adversaire :

Créteil Lusitanos est un club très sympathique. Tout le contingent de joueurs n’est pas Portugais comme pourrait le laisser croire son nom. Le club a simplement fusionné avec le club de Lusitanos de Saint-Maur en 2002 sous l’impulsion du président Armand Lopes. Sportivement en revanche, Créteil est en mauvaise posture avant ce match seulement précédé du Paris FC avant cette rencontre. Cœur sur eux.

La compo :

Le 4/3/3 est reconduit et en l’absence de Tejeda, Kamin descend d’un cran. Retour en grâce de Keita au profit de Nsikulu, écarté du groupe. Retour de suspension pour Centonze qui reprend sa place de latéral gauche.

Le match :

Le premier quart d’heure voit les deux formations concéder une occasion chacune, Leroy repoussant une tentative de Dias et Saint-Louis ratant une énorme occasion après un bon travail dans la surface. Après plusieurs phase d’inertie, les visiteurs dominent les 20 dernières minutes avec de belles occasions du désormais quarantenaire Barbosa et Keita, toujours aussi maladroit dans le dernier geste.

Les Cristoliens font deux changements pour tenter de déstabiliser notre défense, ce qui leur réussit plutôt bien… Oh pis merde j’y arrive pas, je laisse la parole à Franck, va te faire gentiment enculer Stéphane.

On se retrouve donc pour faire le point sur le match contre Créteil et plus globalement sur la situation de nos Croix. Avant ce match on reste sur la fabuleuse série de 5 points sur 21, avec comme seul victoire un succès contre le dernier du championnat sur la plus courte des marges. Sim sonne à la porte pour me proposer un calembour, mais j’ai déjà tout ce qu’il faut. L’eTG, tel l’impudent touriste sur une piste noire, glisse ventre à terre vers le bas. Mais à l’inverse du touriste sus-mentionné, ça ne me fait pas rire. Créteil donc, histoire de se refaire la cerise avant un match contre Sochaux qui s’annonce pas comme les autres puisque décisif pour le maintien. Encore.

Les gaillards :

 

Le roi est indéboulonnable dans les buts, la défense est relativement classique à l’exception d’une nouvelle tentative avec Centonze à gauche, les titulaires habituels du poste passent une Fall Soares. Tejeda étant blessé, outre le fait que le match perde une grande partie de son intérêt c’est aussi l’occasion pour Sorlin de moins sentir la naphtaline. Devant lui Gustavo et Kamin tenteront de décaler Keita et Barbosa sur les ailes de l’enfer du stade cristolien. En pointe, on retrouve un Dylan qui se rapproche plus de Saint-Louis pour sa dysenterie que pour ses guérisons d’écrouelles.

Le match :

Il y a des constantes en ce bas monde : celle de Planck, la mort, les impôts et les débuts de match foireux des Croix de Savoie. Mais cette fois on évite la punition d’entrée de jeu grâce à un sauvetage miraculeux d’un Leroy qui a filé direct à la préfecture pour changer son patronyme en Lempereur. On ne reverra pas les Cristoliens de la mi-temps. Du côté de notre attaque, on assiste à une belle ouverture dans le dos de la défense suite à un bel appel de St-Louis qui crochète le gardien et tire dans le but vide. C’était beau et à un retour de défenseur prêt c’était but. Quelques temps plus tard, c’est au tour de Mathusal… Barbosa de se retrouver face au portier adverse ; manque de bol, une vue défaillante et une arthrose carabinée l’oblige à une frappe de poussin sur son seul repère visuel, c’est à dire le gardien. Enfin, que serait un match de l’eTG sans le traditionnel drop de Keita, je vous le demande ? Heureusement ce dernier s’applique à suivre le cahier-décharge juste avant la mi-temps.

0-0 dans ce match qui fait honneur à la L2 de par sa vivacité, son engagement physique et son niveau techniq… nan je déconne, c’est pas très bandant, mais ça ressemble quand même presque à du foot.

Cette impression s’estompera dès l’entame du second acte pour s’évanouir tout à fait, telle la pucelle devant les différents actes de soutiens de vos serviteurs (#MoiJyCroix), lorsque Keita, harcelé par un monchu d’en face comme les acquis sociaux par Pierre Gattaz, tente un inverted high kick à la gorge dudit monchu. Rouge. Sur la fiche technique du match, l’arbitre a justifié la sanction disciplinaire par « une capacité neuronale inapte à la pratique du football ». Incontestable. Nous étions sur le reculoir, nous allons passer une demi-heure sur l’enculoir. Heureusement notre gardien est de retour de la préfecture et après la conquête continentale, il fait Führer dans ses buts. Après dix dernières minutes qui m’ont vu passer devant l’Italie au classement mondiale de la production d’huile, on finit par avoir le droit de rejoindre le vestiaire et le voisinage de la zone de relégation. 0-0, la tête à Toto, alors que Sochaux a vaincu Le Havre nous offrant ainsi une nouvelle finale de maintien.

Les notes :

Leroy : 5/5 : On lui doit le match nul parce qu’il a fait un bon match. Paradoxe.

Kassim : 3/5 : Il a un levé de coude à briller au PMU de Mieussy.

Betao : 3/5 : Il a fait le taf.

Appingandoye : 3/5 : Pas de boulette malgré ses pieds noirs.

Centonze : 2/5 : Latéral gauche, c’est non.

Kamin : 3/5 : Il a pris le jeu à son compte.

Sorlin : 2/5 : Il a pris l’eau.

Campanharo : 3/5 : Il a pris à pique.

Keita : 0/5 : C’est chiant ces quotas sur les handicapés.

St-Louis : 3/5 : Je suis généreux uniquement parce que ça me fait rire d’avoir Leroy – Saint-Louis sur le terrain.

Barbosa : 3/5 : Il ne fait pas ses 40 ans. Enfin si, un peu. Mais ça va quoi…

Les remplaçants :

Franchement, je me suis déjà fait chier à être sympa avec les titulaires sur une performance à la mords-moi le gland, je vais plutôt passer le relais à Fanfoué, brave berger des Aravis et rejeton d’une famille qui vit dans les alpages depuis dix générations, qu’elles ont toutes passées entre elles. Par chance, il sait s’exprimer en français.

Viens pas m’emmerder toi, déjà que l’indifférence que j’ai d’habitude pour ce sport de con s’est transformée en gros ras-le-bol en regardant ce truc désespérant, l’eTG machin-chose là. Bordel ils jouent contre des relégables qu’ils ont enculé pendant toute une mi-temps et ils sont pas foutus de gagner ces gnagnious… Faut dire que sur la deuxième partie ils ont été vachement pénalisé par l’autre noir, là, celui avec les oreilles de Dumbo. Franchement, être con à ce point, en plus d’être feignant, faut pas nous en vouloir si on n’en veut pas chez nous, sans déconner. J’avais envie de lui foutre mon pied au cul mais dès que tu touches aux étrangers tu passes pour un raciste, alors que bon, moi, ce serait juste pour le motiver un peu quoi.

C’est comme ceux de derrière, là. Bon, déjà j’aime pas trop quand y’a des noirs derrières, rapport à leur gros machin, ça me complexe. Non parce qu’entre le manque d’iode et la consanguinité, on n’est pas fait pareil eux et moi, on va pas se le cacher hein. ‘Fin bref, les noirs c’est peut-être physique, mais tactiquement c’est pas ça, et c’est pas moi qui le dit, c’est Sagnol. Je veux dire, je cite un mec qui est entraîneur de Bordeaux, ça peut pas être une tanche. Comment ? Viré ? C’est un scoop que tu m’apportes là, une nouvelle qui a moins d’une semaine je vais pouvoir faire croire à ma femme, qui est aussi ma cousine puisque la fille de mon frère, qu’on a Internet. Pis quand c’est pas les noirs, c’est les pédés, comme l’autre Kamin. Oui, gamin aussi. Tu l’as vu oui ? Il enchaîne les dribbles comme des perles, faut voir ce qu’il leur met aux milieux adverses, honnêtement c’est sale, j’en parlais à Gentiane – Gentiane c’est ma génisse préférée – ça avait l’air de la dégoûter encore plus que ce que je lui faisais.

Kamin dans ses œuvres.

C’est pas chez nous que tu trouverais des pédales de ce genre, je veux dire, les derniers qu’on a repéré on les a butés, vu que c’est génétique on craint plus rien tu comprends. Et Barbosa ? Sorlin et mets l’autre, je sais pas moi, les gars sont plus vieux que mon grand-père ! A leur décharge c’est vrai qu’on se reproduit jeune chez nous, mais quand même, à cet âge-là nos vieux on les mets dans l’étable pour pas qu’ils crèvent de froid et quand les vaches s’écartent c’est qu’ils sont morts. Pratique non ? Tout ça pour dire que tu les fous pas en short à courir dans la nuit, ils vont bouffer les pissenlits par la racine plus vite que prévu à ce rythme. Ou alors tu les abrèges : l’autre soir on a abattu un vieux taureau qui tirait toujours plus fort que Barbosa, bin je peux te dire qu’on a vu du soulagement dans ses yeux. Dans son cul aussi, il a tout relâché le salaud, ça a fait un torrent de merde on aurait dit un communiqué de la LFP. Tout ça pour dire que c’est quand même bien une équipe de mal-branlés, faudrait qu’ils passent voir ma fille au refuge, elle soulage les randonneurs à la force du poignet, ça arrondit les fins de mois.

Merci Fanfoué. Si tu as tenu jusqu’ici, déjà bravo. Ensuite tu vas pouvoir participer un peu en choisissant ce que tu veux nous voir reconduire pour les prochaines acad’, histoire de voir si Stéphane a raison de vouloir nous censurer.

Franck Ripoux

Fondu de l’eTG, je porte ma Croix de Savoie académie dont je suis le papa, en relation ambiguë avec Pascal Diot-Maid avec qui j’ai trouvé la Tomme crochue. Je suis adepte du pragmatisme, et même Dupraz tique.

5 Comments

  1. C’était tellement bien parti….
    Non sérieusement, bravo.
    Super acad format long.

  2. J’avais l’impression d’être sous antidépresseur bordayl, il m’est impossible d’écrire comme l’Equipe. C’est la dernière fois que je considère l’avis d’un lecteur. Merci Franck et à Fanfoué.

  3. J’aime bien cet acad’ en tant que haut-savoyard je pige enfin les références des auteurs (Mieussy!)

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