ASSE-OL (0-5) : La Gones Académie peut mourir tranquille

« Si on arrive à se faire haïr, on sait que le boulot est bien fait ». – Charles Bukowski. De toute évidence, l’OL a excellé ce dimanche.

Salut les Gones,

Il fut un temps où le derby n’était qu’une simple formalité pour l’OL. Un coup de patte de Juni et l’affaire était dans le sac, merci aurevoir. Seulement voilà, depuis quelques années, les mauvaises surprises se sont multipliées et avec elles, les soirées misérables passées à voir Romain Hamouma, Alexander Soderlund ou encore Ricky Van Wolfswinkel se jouer du cerveau atrophié de Lindsay Rose et de l’inexpérience de Corentin Tolisso. Le mépris du champion s’est ainsi muté en une haine retrouvée pour le voisin stéphanois, ses sécateurs humains et ses 5-3-2 toujours plus bas, toujours plus hideux.

Néanmoins, en ce 5 novembre 2017, de nombreux signaux positifs permettaient à l’OL d’espérer casser la mauvaise série à Geoffroy-Guichard : plusieurs victoire d’affilée, une efficacité offensive renouvelée et surtout une équipe de l’ASSE qui n’en n’impose pas plus qu’un vulgaire RC Strasbourg, sur le papier. Cependant, tous ceux qui ont fait la joie lyonnaise ces dernières années contre Saint-Etienne sont partis si bien qu’au coup d’envoi, aucun joueur de l’OL n’avait marqué dans un derby. Un vague doute planait, pourtant on ne pouvait espérer meilleure composition…


La compo

Tete est préféré à Rafael, ce qui était prévisible malgré l’excellent match du Brésilien contre Everton. Le staff a répété l’importance de l’impact physique pour cette rencontre. Néanmoins, Houssem Aouar est titularisé en lieu et place de Tanguy Ndombele. La probabilité affolante qu’un 36 tonnes noir et vert lui ramasse la cheville ne semble donc inquiéter personne au club. De notre côté nous tremblons comme des feuilles mortes à l’idée d’imaginer Théophile-Catherine mettre un terme à la carrière du futur meilleur milieu offensif français de tous les temps sur un tacle au niveau des genoux.


Le match

La partie commence par ne pas débuter. En bons imbéciles auto-reproduits, les supporters stéphanois enfument le stade tant et si bien que le match se voit interrompu pendant environ 10 minutes. Retour de karma fatidique pour les Bac-13 du Forez : sur le premier corner du match obtenu après une action bien construite, Hamouma se claque et dévisse son centre. L’OL en profite pour mener une contre-attaque éclair, en supériorité numérique. Memphis est servi à l’entrée de la surface par Aouar. Dans une position délicate, il temporise un bref instant avant de tenter un plat du pied malicieux qui déjoue l’anticipation de Stéphane Ruffier. 1-0. Petit rappel de biologie élémentaire pour les Nobel de pyrotechnie : quand le muscle reste inerte pendant 10 minutes, il se refroidit et le risque de claquage augmente de manière KOLOSSALE.

Bel hommage des Magic Fans aux derniers neurones de la tribune.

Un malheur n’arrivant jamais seul pour Sainté, Alexander Soderlund fait son apparition sur la pelouse et avec lui, son talent unique qui est d’être encore plus nul que Nolan Roux. Les verts se mettent alors à jouer avec leur force : leur force. Les frêles lyonnais explosent à l’impact, à l’image d’Houssem Aouar. Dans ces conditions, difficile de ressortir et de casser les lignes, donc d’être dangereux. Heureusement, en ce début de match, Saint-Etienne possède un gros point faible. Si l’envie d’écrire “ses 10 joueurs de champ” y est, nous nous concentrerons avec bonne foi sur Selnaes. Pas plus doué pour le football que ses compères catcheurs, il se trouve qu’il n’est par ailleurs ni véloce, ni puissant. Isolé par une compo résolument trop offensive, il fait office de proie idéale pour Nabil Fekir qui n’hésite pas à le souiller à répétition jusqu’à cette 25e minute. Combinant avec Traoré, Fekir se dégotte un petit lopin de terre inoccupée à 30m des buts adverses. Nabil n’est pas attaqué par Lacroix et la bannière lyonnaise est hissée de nouveau. 2-0. Le reste de la première période constitue un spectacle désolant que nous préférons ne pas narrer en détail : on retiendra qu’entre deux fautes bêtes et méchantes, l’ASSE a tenté des attaques placées. Normalement, cela doit suffire pour déjà susciter en vous le picotement typique des reflux acides qui précèdent le vomissement.

La seconde période démarre. Oscar Garcia tente un coup de coaching avec l’entrée de Florentin Pogba. Dans la minute, Fekir subit un modèle d’attentat de la part de Lacroix, rouge mérité. En voyant les larmes du capitaine lyonnais, la peur nous saisit mais finalement Nabil se relève, sèche ses yeux et retourne au combat tel un vaillant héros de Shonen. Puni pour son agressivité démesurée, puni pour avoir essayé d’apprendre le jeu de position à des videurs de boite de nuit, puni car c’est bien le thème de la soirée : à la 57e c’est Mariano qui inflige sa part de la correction. L’action part d’une passe verticale d’Aouar dans le halfspace pour Tete. Il aura donc fallu un Sainté misérable, à 10, pour voir un tel geste cette saison. La suite est forcément plus facile. En position idéale, Kenny centre pour Mariano qui reprend à bout portant. 3-0. Sur la célébration, le 9 lyonnais semble contenir une envie folle de montrer ses testicules au virage Nord de GG. Les lèvres encore pleines de bave, le regard rouge sang, Mariano entre en mode requin affamé. Une passe millimétrée pour Traoré, un bon repiquage pied gauche du Burkinabé et le match traverse irrémédiablement la frontière de l’humiliation. 4-0. A peine le temps de faire entrer Mendy et Ndombele que Mariano remet ça. Un caviar pour Fekir lancé à la limite du horsjeu.net envoie Nabil seul au duel avec Ruffier. Prenant bien le temps de faire danser le portier stéphanois, Fekir ajuste la mire avec facilité. 5-0. Le déshonneur est complet pour l’ASSE, les supporters se mettent à charger vers l’avant de la tribune tandis que le capitaine lyonnais retourne le couteau dans la plaie d’une célébration pas franchement innovante mais terriblement insolente.

FEKIR #18. A jamais dans l’histoire du derby et de l’OL.

Un envahissement de terrain clôt le spectacle tandis que les dernières minutes seront jouées sous les remontrances de Stéphane “C’est pas Gijon” Guy pour qui le manque d’humilité n’est d’habitude pas tellement un problème.


Les notes

Lopes (5/5) : L’arrêt qu’il fallait faire sur Hamouma. Le destin s’est chargé du reste.

Tete (5/5) : Défendre sur Kevin Monnet-Paquet, on a connu plus difficile comme job mais on s’en fout, prends ton 5 mon con.

Marcelo (5/5) : Des passes en touche et des 360 d’ahuri qui cherche la balle, c’est pas grave, prends ton 5 aussi, c’est mérité.

Morel (5/5) : Partout et en même temps nulle part, son vis-à-vis l’a fait danser. La la la Bamba… 5 pour nous avoir foutu cette chanson dans la tête.

Marçal (5/5) : Au début, il a eu du mal puis son couloir s’est trouvé encore plus dégagé que son front. 5 aussi.

Tousart (5/5) : On a marqué 5 buts, les stars de l’attaque ont brillé mais il ne faut pas nous prendre pour des jambons, lui aussi a été brillant.

Aouar (5/5) : Si Toth pesait son cœur, c’est Maât qui se ferait bouffer par un croco.

Memphis (5/5) : On n’oublie pas que c’est lui qui a débuté ce festival, le reste de la rencontre s’est donc déroulée sur la route de Memphis.

Traoré (5/5) : Il a pris part à la fête, en a mise une au fond puis est rentré chez lui pioncer tranquille. Le genre de mec « efficace » en soirée.

Fekir (5/5) : Le calife, le roi des rois. Il a décidé d’arrêter le match avant la fin et il y est arrivé. Il a décidé de faire pleurer Ruffier et, nom de Dieu, il y est arrivé.

Mariano (5/5) : Si on parle beaucoup de Pep sur le banc, ce soir on avait une chimère entre Kevin De Bruyne et Sergio Aguero en pointe. 5 plus que mérité.

Genesio (5/5) : Hélicobite, c’est la fête, prends ton 5 aussi Nénèse.

Voilà, on en termine ici de ce derby historique, que l’on aura pas fini de fêter.

BA,

LN&PI.

Lexie Najas

Forme avec Paul Igarque le duo d'anal-yse le plus infernal depuis Thierry Roland-JM. Larqué. Jour 307: Le respect des autres académiciens n'est toujours pas acquis.

6 Comments

  1. Citer Bukowski à propos de l’Olympique lyonnais, j’avais jamais rien lu d’aussi gonflé depuis « Le FN aurait voté Jean Moulin ».

  2. On peut certainement mourrir tranquille, mais les vers vont devoir attendre encore longtemps avant de nous bouffer

    • Idem pour Mariano, qui mériterait 6 ou 7.
      Le mec qui pendant 10 matchs fait croire à tous les défenseurs de France qu’il ne sait que frapper au but et qui sur une mi-temps se met à distribuer les caviars, le plan est diabolique!
      D’autant qu’il aurait pu avoir 3 passes décisives avec la splendide ouverture qui envoie Nabil en face à face avec Ruffier quelques minutes avant son but.

  3. c’est de bonne guerre, L’OL (rien que le nom fait rire) peut légitimement pavoiser.
    et ils peuvent sereinement continuer à jouer le haut du classement avec le PSG au championnat des clubs les plus détestés.

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